Scandale Norbourg

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 Divers

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Enyl

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MessageSujet: Re: Divers   Ven 2 Jan - 8:54

Une année sombre pour de modestes épargnants du Québec

Article rédigé par Rollyboy le vendredi 2 janvier 2009

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L’année 2008 fut parsemée d’événements nombreux, et malheureux, dans le domaine de la finance internationale. C’est ainsi que la crise financière, qui a ressuscité le spectre de la Grande Dépression des années 1930 chez les fiscalistes et chez les politiciens, touche de plus en plus de gens ayant des épargnes bien modestes tant en Europe qu’en Amérique. Or, l’année 2008 qui vient à peine de se terminer a été le théâtre du plus grand scandale financier de l’histoire du Québec: L’Affaire Norbourg. Je vous présente donc chers(ères) lecteurs, et lectrices, d’AgoraVox une rétrospective du plus grand scandale financier de l’histoire du Québec.

De toute l’histoire du domaine de la finance, le scandale couramment appelé «Affaire Norbourg» est sans contredit celui qui a attiré le plus d’attention des médias tant québécois que canadiens pendant l’année 2008. Il s’agit de la plus importante mystification financière ayant survenue au Québec. Deux acteurs ayant occupé des positions-clés au sein d’une entreprise de gestion de fonds de placements, dont le siège social était établi au 615 boulevard René-Lévesque à Montréal, furent impliqués. Il me semble utile de présenter sommairement les deux principaux protagonistes afin de mieux comprendre en quoi consiste ce triste événement.

Le premier est Vincent Lacroix. Originaire de la ville de Magog, située dans la région des Cantons-de-l’Est, il poursuivi ses études à l’université de Sherbrooke où il obtient une maîtrise en finance. Homme brillant, il fut embauché comme analyste en répartition des actifs au sein de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il occupa ce poste de prestige de 1991 à 1995. Puis, il changea de carrière en devenant tour-à-tour vice-président au sein des firmes de gestion chez Maxima Capital et chez Kogeva. Ce n’est que trois années plus tard qu’il fonda la société Norbourg où il occupa la fonction de Président-Directeur-Général jusqu’à la dissolution de celle-ci par l’Autorité des Marchés Financiers du Québec (A.M.F.) en 2005.

Le second acteur de ce scandale est Éric Asselin. Excellent comptable au sein de l’A.M.F., il quitta cette fonction pour occuper celle de vice-président aux finances chez Norbourg. Or, au cours de la saison estivale de 2005, et pour des motifs qui demeurent cachés jusqu’à maintenant, Éric Asselin se résolut à trahir son collègue de travail auprès de la section des crimes économiques de la Gendarmerie Royale du Canada et à l’A.M.F. Il coopéra également avec les avocats des épargnants qui entreprirent, suite à la perte de leurs épargnes, un recours collectif contre la firme Norbourg et son PDG Vincent Lacroix. Il va sans dire qu’Éric Asselin a joui d’une totale immunité de la part des tribunaux puisqu’il dénonça et collabora activement à l’enquête judiciaire qui déboucha à un retentissant procès en 2008.

Une question tout de même été occultée pendant ce procès. En effet, Éric Asselin avait-il signé une entente avec le syndic de faillite RSM Richter qui lui octroyait une certaine immunité juridique? Rien n’est clair puisque d’une part, RSM Richter ne se gêna pas pour affirmer qu’il n’y a jamais eu une telle entente et, d’autre part, Vincent Lacroix affirma sous serment qu’Éric Asselin était responsable de la fabrication de documents falsifiés lors de l’inspection de Norbourg réalisée par la Commission des valeurs mobilières du Québec en 2002 et en 2003. Tout ceci a bien sûr alimenté de nombreuses spéculations parmi le public.

Le scandale financier de la firme Norbourg se rapporte sur deux plans distincts. En effet, il concerne tout d’abord le détournement de près de 130 millions de dollars canadiens provenant de 9200 petits investisseurs qui avaient fait confiance à cette firme de gestion. Ensuite, Vincent Lacroix aurait effectué plus de 137 retraits illégaux chez Northen Trust. Cette somme totaliserait environ 115 millions de dollars canadiens. À cela vient s’y ajouter 23 millions à titre d’intérêt accumulé que la firme Norbourg aurait encaissé de manière tout à fait illégale. Notons que l’A.M.F. avait déjà signalé auprès de leurs responsables les conduites plus que problématiques de Vincent Lacroix dans ses méthodes de gestion. Cette somme dérobée au sein des petits épargnants avait permis à Norbourg, entre autres, d’acheter diverses entreprises, des immeubles, de prêter de l’argent à des parents et amis de Vincent Lacroix. D’ailleurs, la liste de ces activités illicites pourrait encore s’allonger étant donné quela G.R.C. poursuit encore ses enquêtes.

Au plan des poursuites au Civil, Vincent Lacroix fut accusé d’avoir faussé les valeurs qui se trouvèrent dans les fonds de placement Norbourg mais aussi d’avoir fourni à l’A.M.F. des documents financiers qui ne reflétèrent aucunement la réalité. Bref, il dût répondre à des accusations de malversation, de fraude et de production de faux documents. En ce qui concerne le droit pénal québécois, il s’agit-là d’inculpations qui doivent être réglées devant un juge de la Cour du Québec. Ce qui aurait été très différent si la poursuite avait eu lieu en cours criminel. Dans un tel cas, la cause aurait relevée du Code criminel canadien, héritier du Common Law britannique. Le procès de Vincent Lacroix dura approximativement huit semaines dans lequel l’A.M.F., à titre de demandeur, y présenta plus de seize témoins.

Au cours de ce méga-procès, Vincent Lacroix déclara que les problèmes financiers auxquels son entreprise devait répondre devant le tribunal provenaient en partie d’une transaction effectuée en 2003 avec la Caisse de dépôt et de placements du Québec concernantles Fonds Évolution qui appartenaient à la société Capital Teraxis. Or, cette dernière appartenait bel et bien à la Caisse de dépôt et de placements du Québec jusqu’à son achat par la firme Norbourg en décembre 2003. Qui plus est! Vincent Lacroix affirma également que sa propre firme avait enregistré une perte de plus de 20 millions de dollars dans les Fonds Évolution dès son achat en 2004. Perte qu’il attribua à la mauvaise gestion de la Caisse de dépôt et de placements du Québec. Ladite Caisse a sans cesse nié son implication dans une telle perte monétaire. Ce qui fut clairement prouvé à l’occasion d’un rapport comptable réalisé à la demande de l’A.M.F. et par la présentation de divers témoins de la poursuite qui, à leur tour, démentir qu’une telle perte existait et que même Vincent Lacroix n’avait jamais fait mention de cette situation.

Vincent Lacroix avait tenté à maintes reprises de faire admettre ses propres témoins pour sa défense. Mais, le juge de la Cour du Québec l’honorable Claude Leblond, refusa de lui donner son accord puisque la grande majorité n’avait aucun lien direct avec les chefs d’accusation dans cette cause. Il décida donc d’en écarter une bonne partie alors que Vincent Lacroix dégagea tous les autres à venir à la barre des témoins. En résumé, seul Éric Asselin joua le rôle de témoin dans ce procès.

Voyant la défaite de sa cause arrivée tôt ou tard, Vincent Lacroix ne présenta pas de défense ni de plaidoirie. Ce qui a incité le juge Claude Leblond à l’interroger longuement sur sa capacité à comprendre la nature de la poursuite, et de la preuve amenée par l’A.M.F., pendant le procès. Il est en effet d’une extrême rareté dans l’histoire de la justice canadienne qu’un accusé refuse de présenter à la fois une défense ET une plaidoirie. Au terme de ses interrogations, le juge Claude Leblond jugea que Vincent Lacroix était dans l’incapacité de contredire les accusations portées contre lui.

Coup de théâtre! Vincent Lacroix demande à l’État de lui payer un avocat d’office et ce, à deux reprises. Soit en décembre 2006 et en février 2007. Requête qui fut rejetée du revers de la main par les instances juridiques puisqu’elles prirent connaissance au fil des enquêtes menées par la Gendarmerie Royale du Canada que Vincent Lacroix avait à plus de … 35 millions de dollars répartis dans deux banques situées au Bahamas et aux Îles Cayman.

Au terme de cette saga judiciaire, l’honorable juge Claude Leblond condamna l’ex p.d.g. de Norbourg Vincent Lacroix à purger une sentence de 12 ans et à payer une amende, somme tout modeste compte tenue de la gravité des accusations, de 250 milles dollars. Cette anecdote rocambolesque dans les annales juridico-financières du Québec prit fin le 28 janvier 2008. Selon moi, c’est-là une date à retenir dans les livres d’histoire non seulement du Québec mais aussi du Canada.



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Enyl

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MessageSujet: Re: Divers   Ven 14 Nov - 7:58

Chasse à l’homme
Véronique Leduc, Métro
14 novembre 2008 05:00
De toute évidence, François Papineau et Robert Morin se sont amusés comme des gamins lors du tournage du film Papa à la chasse aux lagopèdes.




Après Requiem pour un beau sans-cœur, Yes sir! Madame..., Le Nèg’ et Que Dieu bénisse l’Amérique, le prolifique réalisateur Robert Morin présente son nouveau film à petit budget qui, lui aussi, tourne autour du thème de la confession et de l’introspection.


Dans Papa à la chasse aux lagopèdes, le personnage principal, Vincent Lemieux (François Papineau), clairement inspiré de l’ancien PDG de Norbourg, Vincent Lacroix, prend la fuite afin d’échapper à la police qui le recherche pour fraude.


Tout au long de sa cavale, qui le mènera vers le Grand Nord, Vincent Le­mieux se filmera afin d’expliquer ses gestes à ses deux filles qui le croient parti à la chasse aux lagopèdes.


«Je ne le cache pas, les fraudeurs ont été le point de départ de ce film, affirme Robert Morin. Moi, je me demande toujours ce que ces gars-là disent à leurs enfants le soir. Comment ils expliquent qu’ils sont des crosseurs?»


Fasciné par cette contradiction entre le rôle d’hom­me d’affaires froid et de père de famille chaleureux, Robert Morin parle de Papa à la chasse aux lagopèdes comme d’un film à la fois sur le capitalisme et sur l’humain.

Deuxième choix


Quand il a eu à choisir celui qui allait interpréter Vincent Lemieux, Robert Morin avoue avoir d’abord pensé à… lui-même.


«Finalement, j’ai réalisé que ce gars-là ne pouvait pas avoir ma face», dit-il. Il se tourne donc vers François Papineau avec qui il n’a jamais travaillé, mais qu’il connaît comme ami.


Le comédien, que l’on a vu autant à la télévision (Le négociateur, Les poupées russes) au cinéma (Le collectionneur, Post Mor­tem) et qu’au théâtre (L’Iliade, L’Odyssée) accepte de relever le défi et de porter le film sur ses épaules.


Même s’il interprète le seul personnage significatif du film, même s’il doit tout au long du processus ne s’adresser qu’à la caméra et même s’il n’a pas d’enfants, François Papi­neau dit ne pas avoir trouvé le rôle difficile.


«Le mandat est clair : il faut jouer le papa qui parle à ses filles, explique-t-il. Quand tu parles à la caméra, il faut que tu aies les personnages dans ta tête. C’est sûr qu’il n’y a jamais la réplique qui vient, mais au fond, c’est comme faire un monologue au théâtre.»

En toute simplicité


Dix jours de tournage à la baie James et trois jours en Floride ont été suffisants pour que l’équipe (Robert Morin, François Papineau et le preneur de son) termine le film.


«Moi, ça ne me frustre pas de ne pas avoir un gros budget; au contraire, les con­traintes me stimulent», explique le réalisateur, qui avoue que, selon lui, les dramatiques avec plusieurs acteurs diluent le propos.


«Un film, c’est une nouvelle, c’est un bref moment de la vie de quelqu’un. C’est quand j’ai vu trop gros que je me suis planté. Quand le concept est simple, t’es en business», continue celui qui, malgré son succès et ses nombreuses années de carrière, dit avoir toujours peur de faire un film de trop.


Malgré cette crainte, il travaille déjà sur son prochain long métrage qui portera sur un pédophile qui voyage en Afrique et dans lequel il sera l’acteur principal.


«Celui-là peut avoir ma face», affirme-t-il en riant.


Mais avant de se remettre au travail, il tient tout de même à passer du temps avec son ami François Papineau, avec qui il prévoit aller… à la chasse au caribou.

Papa à la chasse aux lagopèdes
En salle le 21 novembre
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 17 Sep - 13:46

Branchez-vous

Norbourg: Richard Duchesneau est coupable
Un des 13 représentants visés par une poursuite de 31,8 millions$ en lien avec le scandale Norbourg a été déclaré coupable par le comité de discipline de la Chambre de la sécurité financière (CSF).


La poursuite a été intentée par l'Autorité des marchés financiers qui veut récupérer cet argent auprès de Vincent Lacroix et d'autres représentants liés à Norbourg qui ont accepté des incitatifs pour transférer leurs clients.

Trois chefs d'accusation avaient été déposés contre Richard Duchesneau et le comité a jugé que le conseiller s'est placé dans une situation de conflit d'intérêts quand il a vendu sa clientèle à Vincent Lacroix et à Norbourg en mai 2003.

M. Duchesneau aurait aussi manqué à ses obligations déontologiques en de dévoilant pas à ses clients qu'il recevait des incitatifs financiers lorsque ceux-ci transféraient leur argent chez Norbourg.

Le comité de discipline a aussi reproché à CSF de s'être engagé auprès de Norbourg à inclure un pourcentage défini de fonds communs de Norbourg dans les portefeuilles qu'il continuait à administrer après l'accord.

Pour se défendre, Richard Duchesneau a dit qu'il avait accepté la transaction avec Norbourg parce que ses clients lui avaient de demander de trouver des placements à l'abri de la volatilité des marchés et le tout seulement après avoir consulté ses plus gros clients.

Il a aussi dit qu'il avait été impressionné par la présentation de Vincent Lacroix, faite un peu avant la transaction.

(Source: Le Journal de Montréal)
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MessageSujet: Re: Divers   Sam 12 Juil - 12:53

Le samedi 12 juil 2008


Cibles de la troisième vague

Luc Larochelle

La Tribune

Sherbrooke

François (Frank) Cameron s’attendait à une bonne nouvelle lundi dernier. Il devait, sans tambour ni trompette, être libéré d’une faillite personnelle.

L’homme de 62 ans s’est plutôt retrouvé au cœur d’une autre secousse médiatique avec un boulet accroché au pied par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Vincent Lacroix est en prison pour avoir enfreint la Loi sur les valeurs mobilières; de ses proches collaborateurs et lui font face à de multiples accusations criminelles pour fraude; François Cameron ainsi qu’un autre courtier de la région, René Joubert, eux, sont ciblés dans la troisième vague des procédures judiciaires du scandale Norbourg.

L’AMF leur réclame les montants qu’elle a versés pour indemniser leurs clients (6,8 M $ pour M. Cameron, 1 M $ pour M. Joubert), prétextant qu’ils ont été des «instruments de la manœuvre dolosive de Vincent Lacroix ».

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Cliquez icipour lire le document de la poursuite impliquant François Cameron et René Joubert dans le scandale Norbourg
Lire aussi:
Recours contre Lacroix et 13 représentants en épargne
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Comme promoteurs des produits Norbourg, ils se seraient placés en situation de conflit d’intérêts en privilégiant leurs avantages personnels au détriment de la protection de leurs clients.

Selon l’historique reconstitué par l’AMF et sur lequel s’appuient les recours intentés cette semaine, François Cameron aurait reçu des paiements totalisant 415 000 $ comme prix de vente de ses actifs pour se joindre à Norbourg Capital et pour prendre charge, au début de 2003, du bureau de Sherbrooke.

Il aurait également obtenu gratuitement 25% des actions dans la compagnie à numéros propriétaire de l’immeuble où logeait le bureau régional de Norbourg.

L’Autorité des marchés financiers entretient des doutes sur le manque d’objectivité et de clairvoyance de Frank Cameron en relevant qu’il a touché 86 400 $ provenant de chèques personnels de Vincent Lacroix.

«M. Lacroix n’était pratiquement jamais au bureau. Pour l’un de ces paiements, il me devait 37 000 $ plus mes comptes de dépenses accumulés. Ces paiements m’étaient dus depuis des mois. Alors, j’insistais pour qu’il me paye. Ce n’était pas à moi de surveiller la comptabilité», se défend M. Cameron en réaffirmant qu’il n’a jamais eu vent des manigances ayant conduit au démantèlement de Norbourg et à la condamnation de son président.

«J’avais l’impôt sur le dos et les agents du fisc m’ont posé 6000 questions, les mêmes que celles soulevées par l’Autorité des marchés financiers. Tant à Revenu Canada qu’à Revenu Québec, ils sont satisfaits de mes explications », soutient l’ex-courtier.

Frank Cameron a été informé en janvier dernier des poursuites à venir contre lui. Le mois suivant, il a contacté un syndic pour déclarer faillite.

«Y a-t-il un conseiller financier assez riche pour payer un montant semblable? Les gens de l’AMF connaissent très bien la situation dans laquelle je me trouve. Outre un REER de 100 000 $ qui était placé ailleurs et qui est gelé, je n’ai plus rien. J’ai perdu mes économies personnelles, ma maison. Je me déplace avec une voiture qu’un ami me prête. De toute façon, c’est l’argent des assurances qu’ils veulent», explique-t-il.

«Nous n’avons pas étudié la solvabilité des personnes visées par les recours. Chacune d’elles était toutefois tenue de détenir une assurance responsabilité. Notre devoir est d’entreprendre toutes les démarches dans l’intérêt des épargnants québécois », commente le porte-parole de l’AMF, Christian Barrette.

«J’étais assuré pour 2 M $. Pensez-vous vraiment que la compagnie Lloyds de Londres, qui assure d’autres courtiers dans cette affaire, va s’empresser de mettre un chèque dans la malle», questionne Frank Cameron.

Ce dernier croit que les soupçons entretenus à son égard sont sans fondement.

«On me reproche d’avoir transféré massivement l’argent de mes clients dans Norbourg. Sur un portefeuille de vingt millions, il en restait huit à l’extérieur. Quand j’étais chez Investors, la proportion des investissements dans les produits maisons était de 100 pour cent. Ça fonctionne ainsi dans plusieurs autres entreprises. L’AMF nous éclabousse pour essayer de sauver la face », prétend le courtier déchu.

René Joubert, encore actif comme conseiller en épargne, grinche des dents en se voyant associé à la fraude Norbourg.

Il était actionnaire de Groupe Futur, un cabinet en épargne collective et en planification financière, que Vincent Lacroix a acheté pour 1,8 M $ en 2003 via sa filiale Norbourg Groupe financier.

M. Joubert a touché 410 000 $.

«J’ai été partie prenante à une transaction comme cela aurait pu se faire pour n’importe quelle compagnie. On est très loin d’une relation copain-copain avec Vincent Lacroix », met-il en contexte.

La prétention de l’AMF est à l’effet que « le contrat initial d’achat démontre clairement l’intention de Lacroix d’imposer le transfert d’actifs, intention que les actionnaires vendeurs ne pouvaient ignorer ».

En acceptant pareille condition, en déduit le poursuivant, les actionnaires de Groupe Futur auraient protégé le prix de vente de leur entreprise au détriment de leurs clients.

«Ce sont de vagues prétentions, totalement erronées, et nous en ferons la preuve », répond M. Joubert sans vouloir débattre publiquement avant l’audition devant le tribunal.

«L’AMF tire partout et met tout le monde dans le même panier. C’est déplorable » se plaint également René Joubert.
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MessageSujet: Re: Divers   Jeu 10 Juil - 11:07

Un système de justice à deux vitesses
Article publié le 10 juillet 2008 à 9:13 par Jonathan Habel


Faites vous entendre : donnez votre avis sur cet article
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http://dimanchematin.com/2008/07/10/un-systeme-de-justice-a-deux-vitesses/


On le savait déjà, mais là les Québécois en ont eu un autre grossier exemple cette semaine : quand on est en prison, l’argent c’est payant. Faire pitié c’est payant. Avoir un complet veston-cravate, c’est payant. Ça peut vous enlever des années de prison de sur votre peine en un clin d’œil. Demandez à Vincent Lacroix son truc ; peu importe ce que c’est, ça vaut de l’or.



Après avoir écopé d’une peine de douze ans moins un jour dans le cadre du scandale Norbourg, Lacroix a fait appel de la sentence, et a vu sa peine se réduire considérablement, à huit ans et demi. Déduisez le temps déjà passé derrière les barreaux, à bouffer, être logé et à regarder la télé aux frais de l’État (donc à nos frais), et vous obtenez comme résultat une forte possibilité de rencontrer l’homme dans peu de temps dans les rues, du moins avant qu’on ait pu oublier le personnage. Avant que les investisseurs floués par ses pratiques criminels aient pu reconstruire leur vie.



Parce que si Vincent Lacroix s’est fait écoeurer un brin depuis son arrestation, certaines personnes ont tout de même trouvé le moyen de lui accorder des miettes de sympathie. Ce n’est pas un meurtrier, après tout. Il n’a pas violenté un couple de personnes âgées pour leur voler leur bas de laine. Il n’a pas battu un enfant pour lui prendre son 2 piasses. Il a volé de l’argent c’est beaucoup moins grave.



Ouais, en surface, ça semble moins pire. Sauf qu’il y avait 9200 investisseurs qui avaient placé leurs économies chez Norbourg, certains leur confiant tout ce qu’ils avaient pour leurs vieux jours. Ces gens-là, ainsi que leurs proches, vivent un cauchemar depuis des mois et des mois : après avoir pris une éternité pour juger cet homme, le système de justice a finalement décidé de réduire sa peine, « disproportionnée en comparaison du geste posé ». Autrement dit, mangez d’la marde, pis revenez-en, c’était juste de l’argent !



Le pire pour les victimes a dû être de supporter l’arrogance de Lacroix tout du long. Déclarant à qui voulait bien l’entendre qu’il était innocent (!) et qu’il allait éclairer tout cela en cour, Lacroix s’est aussi vu donner sa chance dans les médias de s’expliquer sur le scandale, dans une entrevue que TVA lui avait accordé peu après la découverte de la gigantesque fraude. Entre deux plaintes parce qu’il n’avait pas les moyens de se payer un avocat, il soulignait qu’il avait peine à faire l’épicerie, profitant que les caméras soient braquées sur lui pour prendre la place des victimes anonymes. Jamais ses fameux arguments-chocs n’ont été présentés, jamais l’ombre d’un doute n’est apparu sur la culpabilité évidente de Lacroix. Et maintenant, le système de justice a trouvé qu’on avait été trop chien avec. Vite, corrigeons la situation avant que le pauvre Lacroix ne souffre de cette inégalité, cette injustice éhontée, que dis-je, cette amère vengeance de la société sur un pauvre homme qui n’a fait que voler quelques millions en manipulant quelques malheureux chiffres !



Les victimes de Norbourg, près de deux ans après l’éclatement de ce scandale, mangent encore leur beurrée de marde à tous les matins ; Lacroix, lui, peut commencer à penser à ses projets, qu’il mijote pour son grand retour en liberté. Fourrer des investisseurs, ça peut être payant, ça aide se pratiquer pour fourrer le système de justice, au cas où on se fait prendre…
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 25 Juin - 5:49

Branchez-vous



mercredi 25 juin 2008
Le petit magot

Depuis longtemps, j'ai ma petite idée à propos de la cachette des actifs restants de Norbourg. Bien, c'est aujourd'hui que je me commets. D'entrée de jeu, je vous l'avoue, je ne crois pas que le magot soit tellement volumineux. Il est modeste et de plus, une partie serait irrécupérable. Pauvre Vinny!
Avant d'aller dans le vif du sujet, il convient que je vous dise un peu que la majorité des dépenses s'expliquent. On l'a su, des millions ont été flambés pour alimenter le train de vie princier de Vinny. L'analyse des déboursés et transferts douteux de Lacroix prouve qu'il a eu beaucoup de plaisir. Loge au Centre Bell:191 000$ par an, 29 000$ chez Paré, 233 000$ au restaurant le grand Café, 47 000$ au bar de danseuses Embassy de Suisse, 78 000$ à madame Rosita Ivanovna (du même bar), location de Lear Jet pour les vacances, collier de diamants de 30 000$ à la légitime... etc.



Dans mon tableau ici joint, vous verrez la ventilation compilée par l'AMF. Elle est agrémentée de mes conclusions. Lesquelles sont toutes documentées et liés à des sources journalistiques ou provenant des autorités et du syndic. Ajoutons que j'ai été un conseiller et cadre de Teraxis avant son achat par Norbourg. J'ai ainsi déjà rencontré Lacroix à deux reprises et côtoyé régulièrement des conseillers et des victimes du personnage.

Des sommes récupérables

Il m'apparaît assez probable que la majorité des investisseurs lésés puissent récupérer la presque totalité de leurs économies. Suivez-moi. 115 millions ont été détournés des fonds. Une bonne portion des sommes a été injectée dans les opérations de Norbourg et perdue en salaires, frais de bureau et caprices du roi. Une autre partie importante a servi a acheter des demeures aux proches et complices. La valeur de ces biens ne peut être estimée qu'à la hausse. Aux fins de l'exercice, je les estimerais seulement au coût d'acquisition, car des frais de syndic, entretien et courtage immobilier pourraient en diminuer le profit. Plus de 12 millions seront ainsi récupérés.
La plus belle surprise se trouve du côté des investissements. Lacroix a effectué quelques placements non conformes aux mandats de ses fonds. Parmi ceux-ci se trouvent Planure, Hockey Sport DLL, Zip Jeans, le Grand Café...et Dianor! Ernst & Young a réussi à en soutirer 12 millions de dollars et un autre gain important n'est pas écarté. 8% de l'actif de cette exploratrice diamantifère est sous son contrôle. À 27 cents l'action, il reste donc au moins 2,8 millions en réserve. J'estime à 20 millions la somme récupérable des divers placements.

Peu avant la déconfiture de Norbourg, sous les bons conseils du fonctionnaire Jean Renaud, Lacroix a fait une déclaration d'impôt volontaire de 28 millions et 10,8 millions ont été versés. Le gouvernement du Québec a déjà annoncé que les sommes en jeu seront retournées aux investisseurs.

Ajoutons ensuite les prêts, achats de clientèles et prêts aux conseillers financiers qui "encourageaient" la famille Norbourg. L'AMF a déjà les noms et coordonnées de différents prestataires de ses remerciements pour "services rendus". Dans la plupart des cas, les conseillers qui ont cédé leur clientèle l'ont fait à des conditions défiant toutes logiques parfois à des prix dépassant de 25 à 200%, les sommes couramment offertes par le marché. Je connais même un conseiller de la région de Québec qui a vendu sa clientèle 250 000$ à Lacroix, le 24 août 2005. Ils devaient passer chez le notaire le 25, mais la descente policière a fait avorter la vente. Le conseiller a conservé le montant ET sa clientèle. Pour ses nombreux cas "DOUTEUX" j'estime que le syndic peut en récupérer aisément près de la moitié, soit 4 millions.

La CDP et Desjardins doivent rembourser 13 millions

En relisant les nombreux reportages sur la vente de Teraxis et des fonds Evolution on s'aperçoit qu'elle a été réglée en accéléré. Après le refus des offres de Dundee et de Standard Life, en 2003, Teraxis a négocié avec Norbourg. Le magazine spécialisé Conseiller a révélé dans son édition de juin 2006 que les délais normaux ont été raccourcis suite aux interventions politiques des dirigeants. Le rôle de l'ancien président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Jean-Claude Scraire est pour le moins nébuleux. Parmi les paiements à des consultants, le syndic a retrouvé des versements de 43 000$ à sa firme JCS Stratégies sans justification.... Il est aussi de notoriété publique que monsieur Scraire s'apprêtait à devenir membre du conseil d'administration de Norbourg. Ces faits et quelques autres m'amènent à penser que la CDP se doit de rembourser aux investisseurs le fruit de la vente de Teraxis et des fonds Evolution, soit 10,4 millions. Tant qu'une enquête démontrant hors de tout doute qu'aucun conflit d'intérêt ou influence politique n'a facilité la vente à Norbourg, les apparences jouent à l'encontre de la CDP.

Bien des investisseurs frileux ont été convaincus de faire confiance à Norbourg, car la Caisse de Dépôt lui a confié les clefs. Après tout, il est de la famille, il est un ancien employé. Ensuite, Lacroix confiait régulièrement être gestionnaire pour une division du Mouvement Desjardins. C'était vrai. Il a été démontré et précisé par Vincent Lacroix lui-même que le placement de la division Opvest de Desjardins dans l'administration de Norbourg a été dilapidé ou perdu dans des mauvais paris financiers. En 2004, devant le flot de rumeurs inquiétantes jumelé à la vantardise de Lacroix sur son contrat avec Desjardins (censé être confidentiel), Opvest a racheté son investissement. Lacroix y a ajouté 2,8 millions de façon purement arbitraire, comme paiement d'intérêt. Desjardins refuse de rendre les 22,8 millions. Elle n'est pas un organisme de charité prétend t'elle. Non, mais elle a servie de caution morale et comme mouvement coopératif et d'entraide voilà une belle occasion de valider leur slogan pompeux "ceci n'est pas une banque". Qu'elle reprenne ses 20 millions, on peut comprendre à la limite... mais les intérêts "fictifs de 2,8 millions sont totalement injustifiables et doivent être remboursés!
Bref, le total des sommes récupérables est important, sur le déficit de 115 millions, 75 millions peuvent être recouvrés. 31 millions ont déjà été pigés dans les poches de tous les conseillers financiers de la provinces par le fonds d'indemnisation. L'AMF branle donc dans le manche pour 9 millions! Avec la quantité de poursuites et la qualité de la preuve, elle récoltera au moins 5 fois ce montant! On comprend que si le gouvernement du Québec injecte les sommes manquantes, l'AMF pourra rembourser d'ici 36 à 60 mois.

Les pistes du petit magot

La juricomptable Guylaine Leclerc a été la première a parlé de blanchiment d'argent dans le cas de Norbourg. Lors du procès de Vincent Lacroix, madame Leclerc a démontré avec aplomb que les 26 comptes de banque utilisés par des transactions sans queue ni tête ne servaient qu'à noyer les traces et ramener ensuite l'argent dans l'entreprise ou dans les poches du dirigeant pour prendre des airs légitimes. Contrairement aux cas habituels, les paradis fiscaux ont passablement été épargnés dans ses stratagèmes. Mais, la volonté de brouiller les pistes est facilement identifiée.

En a t'il conservé ou caché quelques parts? Sans doute, mais après avoir juxtaposé plusieurs pièces du casse-tête, j'en conclus qu'il en reste moins qu'on serait porté de le penser.

Au début des années 2000, Norbourg a eu des activités en Suisse. Ses nombreux voyages faisant foi de son ambition à y établir une filiale européenne. Lacroix a été administrateur de Cybel et de Eurobourg. Il a été de ceux qui ont conseillé le fonds de retraite des enseignants du comté de Valais (CRPE). On a pointé du doigt sa mauvaise gestion responsable en partie de la fonte de 112 millions de francs suisses. Des commissions secrètes ont finalement été mises au jour et des Québécois ont défilé dans la presse locale. Le tout s'est terminé en queue de poisson et a terni la réputation de Norbourg en sol helvète. En 2005, ils n'ont eu autre choix que de fermer les portes.

On a retrouvé la trace de deux dépôts totalisant 200 000$ versé à la Banque cantonale de Fribourg. Pas de quoi faire une retraite de pacha.

Dans toute l'analyse de l'AMF, il y a 3 postes dans lesquels je considère que Lacroix a pu se servir pour "expatrier" un magot. Les déboursés divers qui totalisent 6,8 millions, les dépôts dans des comptes en fiducies d'avocats et de notaires:4 millions et le plus suspect, les versements faits à des bénéficiaires inconnus : 5,4 millions. On est donc devant un "possible" jackpot de plus de 16 millions.

Je crois personnellement que la vérité se situe quelque part au centre. 8 millions...ont peut-être été dirigés en Suisse ou aux Bahamas... ou mieux, sagement investis dans une banque canadienne!

Parmi les consultants "suspicieux", on trouve Martin Tremblay de Dominion Investments. 534 000$ ont été versés à sa firme pour de la recherche et du développement d'affaires!!! Ça fait cher les interurbains! Tremblay croupit dans une prison américaine pour une affaire de blanchiment d'argent. Donc, il sera difficile de faire des retraits.

Autre anomalie, le 26 mai 2005, 2 millions sont passés de Northern Trust à Norbourg International puis dans le compte en fiducie de l'avocat Robert Hindle. Me Hindle dit avoir transféré la somme dans des fonds des Bahamas (identifié plus tard comme appartenant à Ivest et Focus) sur les ordres de Lacroix. Affirmation niée par le principal intéressé. Le plus drôle? Si les 2 millions y ont été transférés, la mine déconfite de Lacroix s'explique, car à ses accusations criminelles s'ajoutent le fait que ses fonds offshore viennent de planter, l'actif s'est évaporé et ...les administrateurs en fuite.


Publié par Fabien Major à 0H04

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MessageSujet: Re: Divers   Dim 22 Juin - 12:32

Branchez-vous

dimanche 22 juin 2008
Crime économique VIOLENT

M. Fabien Major

Le meilleur spectacle de la St-Jean a déjà eu lieu. Le 18 juin dernier, la GRC a coincé les rats qui entouraient Vincent Lacroix. À peu près personne ne doutait du fait que l'affaire Norbourg n'est pas l'oeuvre d'un seul homme. La journée des arrestations pourra presque devenir "Fête nationale ". Après 3 longues années d'enquêtes et l'analyse de millions de pages de dossiers, on a de la preuve en béton. De la complaisance à la complicité étroite, Vinny avait de l'aide. La GRC parle de crime "violent" et dépose 922 chefs d'accusations.
Dream Team

À première vue, le terme violent est un peu fort, mais à bien y penser il est approprié. Jean "secondaire 4" Cholette, Serge "stratège" Beugré, Félicien "Y voit rien" Souka, Rémi "prestigitateur" Deschambault et Jean "haut placé" Renaud ont été accusés de fraudes, de complot pour fraudes, d'usage et de fabrication de faux, de falsification et de blanchiment d'argent.

On reproche à ce Dream Team de la finance québécoise d'avoir aspirer 95 millions de dollars appartenant à de simples épargnants qui bien souvent cherchaient à faire des économies d'impôt et un peu d'épargne dans des fonds communs équilibrés ou relativement stables.

Leurs crimes sont violents, car, les répercussions causent des drames humains. Il n'y a pas que l'inquiétude et l'angoisse. L'insécurité que vivent des gens très proches de la retraite se transforme en stress, en maladie, en déchirements familiaux, en tentatives de suicides et pertes d'estime de soi. A ce point, tous les humains sont semblables. L'autonomie apporte la dignité. Prouver à quelqu'un qu'il doit maintenant, pour subsister, recevoir l'aide de la famille ou pire, de l'état et... vous venez d'en faire un citoyen "stigmatisé".

9 200 Québécois se lèvent maintenant chaque matin avec beaucoup moins de fierté.

Leurs erreurs:
1-Avoir fait confiance à une entreprise "subventionnée" par l'état québécois
2-Avoir fait confiance à la vigilance de la Caisse de dépôt et placement dans le choix du successeur de ses affaires
3-Avoir fait confiance à l'AMF dans ses processus de surveillance

Coûts sociaux et remboursements

Est-ce que quelqu'un au ministère des Affaires sociales peut chiffrer l'impact de l'affaire Norbourg dans le portefeuille de l'état? Le gouvernement Charest ne veut pas rembourser les investisseurs, car ce serait là un dangereux précédent. Mais justement, ce crime est sans précédent! La complaisance de la CDP et de Desjardins (qui a reprit son dépôt de 20 millions, remboursé par les fonds des épargnants) démontre que même les spécialistes et grands gestionnaires se sont fait avoir. Maintenant on sait qu'un fonctionnaire et ses copains au ministère des finances manœuvraient en faveur de Lacroix. Il y a trop de complices dans l'appareil gouvernemental maintenant!

La maladie, les congés payés, les médicaments, les thérapies, les prestations d'aide sociale et de suppléments de revenus SONT des coûts sociaux directs de cette affaire. Rembourser les investisseurs et se garder le droit de poursuivre les grandes firmes de vérifications et de surveillance (Northern Trust et Ernst & Young) fera arriver quatre vingt cinq sous dans la piasse de l'état. Le peu de fierté que le peuple québécois manifeste, ne s'en portera qu'un peu mieux!

Commentaires.... http://major.branchez-vous.com/2008/06/crime_economique_violent.html#publier_commentaire
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 11 Juin - 19:21

11 juin 2008 à 17h20
Richard Sirois reconnu coupable de fraude
Par Nicolas Ouellet


Richard Sirois, courtier financier de la région de Rivière-du-Loup, a été accusé le 24 mai dernier de fraude et radié de son ordre à vie. Richard Sirois a fraudé des clients pour un montant de 25 208$.

Les faits qui lui sont reprochés se sont produits entre avril 2004 et janvier 2006. Les cinq plaignants sont originaires de Trois-Pistoles, l'Isle-Verte et Rivière-du-Loup. Outre la radiation, Sirois est également tenu de rembourser 4 400$ aux plaignants. Dans son jugement, la Chambre de la sécurité des services financiers du Québec recommande au Fonds d'indemnisation des services financiers d'analyser la cause des clients en cause et de les rembourser le cas échéant.

Tout n'est donc pas nécessairement perdu pour les victimes, mais le processus pour se faire rembourser peut s'avérer long et pénible, comme on l'a vu à plus grande échelle dans le scandale Norbourg.

Dans le jugement rendu par la Chambre de la sécurité des services financiers, on mentionne que Sirois vivait des difficultés «liées à une consommation excessive de boissons alcooliques, à l'usage de stupéfiants et au jeu compulsif. Ces travers l'auraient conduit à un déficit budgétaire financier qui l'aurait incité à commettre les infractions pour lesquelles il a plaidé coupable.»

Sirois a débuté sa carrière en 1978 et n'avait aucun antécédent disciplinaire. Il n'avait pas renouvelé ses permis ou certificats depuis 2005.
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MessageSujet: Re: Divers   Ven 23 Mai - 16:12

Les propriétaires du Pichet lancent la serviette
par Patrick Trudeau
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Article mis en ligne le 23 mai 2008 à 14:00
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Considéré comme une institution dans le milieu de la restauration, le Pichet a fermé ses portes après plus de 25 ans d'opération. (photo: Patrick Trudeau) Les propriétaires du Pichet lancent la serviette
Incapables d'absorber les baisses répétées de la clientèle, les propriétaires du restaurant Le Pichet, Denis Turcotte et Chantal Mireault, ont été contraints de fermer boutique le 6 mai dernier.
M. Turcotte affirmait dans nos pages, il y a quelques semaines seulement, pouvoir tenir le coup grâce à sa clientèle régulière. Mais il a bien fallu se rendre à l'évidence que ce noyau n'était pas suffisant pour assumer la gestion d'un tel commerce. «Depuis que nous avons acheté en 2002, on dit qu'il s'est perdu 5500 emplois à Magog, et principalement dans le parc industriel. Graduellement, ça a entraîné une baisse d'environ 50 % de nos dîners durant la semaine. La fermeture de Quebecor World a été la goutte qui a fait déborder le vase», a reconnu Denis Turcotte, après avoir tenté, sans succès, de vendre son établissement.

«Le marché de la restauration est très difficile à Magog. Pendant que les établissements de longue date tentent de survivre, d'autres restaurants ouvrent leurs portes et tassent ceux qui sont là. Dans mon cas, les changements dans les habitudes de consommation des clients ont aussi fait très mal. Depuis quelques années, les gens boient beaucoup moins et ne fument plus dans les restaurants. Ce sont des changements que j'approuve mais qui, paradoxalement, n'ont pas aidé un commerce comme le mien», a-t-il laissé entendre.

L'aventure du couple Turcotte-Mireault a été parsemée de nombreuses embûches tout au long des six dernières années. En 2004, ils ont notamment eu maille à partir avec le ministère du Revenu. «Le gouvernement a vérifié nos livres et il a conclu qu'il y avait de l'inventaire non déclaré. Pourtant, nous étions convaincus d'être en règle. Malheureusement, nous avons été incapables de faire valoir notre version et nous avons dû payer un important montant en TPS et TVQ. Et comme si ce n'était pas suffisant, l'affaire Norbourg est venue chercher les économies que nous avions», raconte Denis Turcotte.

«Nous aurions pu fermer boutique en 2005, mais nous avons voulu poursuivre l'aventure pour conserver les emplois. Ce qui me console aujourd'hui, c'est de voir que tous nos anciens employés ont réussi à se trouver un autre boulot. En ce qui nous concerne, c'est un mauvais moment à passer, mais on va s'en sortir. Nous avons arrêté avant d'y laisser notre santé. Nous gardons malgré tout d'excellents souvenirs de notre expérience. Nous tenons d'ailleurs à remercier tous les clients qui nous ont été fidèles durant toutes ces années», a conclu M. Turcotte.
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MessageSujet: Re: Divers   Jeu 15 Mai - 12:33

NORBOURG
16 Santé inc. mars / avril 2008 mars / avril 2008 Santé inc. 17
L’arrière-cour d’une demeure d’Outremont.
Dans le solarium orné de masques
exotiques récoltés au cours de nombreuses
expéditions, le spécialiste de la
médecine nucléaire de 67 ans se fait
philosophe. Questionné sur la fraude
dont il a été victime, il lance: «Heureusement,
pour mes investissements, j'y ai
été à la manière de la vie et de la nature,
par la diversité!» Comme bon nombre de
ses collègues, le Dr Jean Léveillé avait
déposé une part de son revenu chez
Services financiers DR, le fonds d'épargne
qui a été plongé dans le trou noir
de Norbourg, en août 2004.
Depuis 1995, l'Association des médecins
de langue française du Canada (AMLFC)
recommandait à ses 5 000 membres de
remettre leurs épargnes aux bons soins
de Claude Boisvenue, le fondateur des
Services financiers DR. L'AMLFC, dont le
Dr Jean Léveillé a été le président en
2001 et 2002, entretenait des liens privilégiés
avec le conseiller financier. «Il
avait une réputation enviable dans son
domaine. Rien n'indique, encore aujourd'hui,
que Boisvenue ait été malhonnête
dans cette histoire, soutient le Dr
Léveillé. Les rendements allaient bien,
mais il a vendu sa clientèle à Norbourg
sans qu'on en soit avisé auparavant. Une
décision qui s'est avérée néfaste.»
Lorsque la fraude éclate, en juin 2005,
l'AMLFC informe ses membres que
Claude Boisvenue n'agira plus en partenariat
avec l'association.
Pour son rôle, Boisvenue devra tout de
même affronter un recours collectif
mené par un autre ancien président de
l'AMLFC, le Dr Wilhem B. Pellemans. Ce
dernier l'accuse d'avoir accepté un
paiement trop élevé pour la vente de sa
clientèle à Norbourg, ce qui «aurait dû
lui révéler que Lacroix cachait des pratiques
irrégulières». Le juge de la Cour
supérieure qui a autorisé le recours mené
par le Dr Pellemans contre Vincent
Lacroix, Northern Trust (NT) et l'Agence
des marchés financiers (AMF), a émis
l'avis que l'inclusion de Boisvenue dans
la liste des défendeurs «sentait un peu
la vendetta». Au moment de la vente, les
Services financiers DR géraient l'actif
d'une clientèle enviable, s'élevant à 85
millions de dollars. La transaction à Norbourg
aurait remporté 1,4 million de dollars
à Boisvenue, en août 2004.
Boisvenue se défend en affirmant qu'au
moment de l'offre, il avait analysé «à la
virgule près» l'offre de Lacroix, mais qu'à
la fin, on lui faisait une offre qu'il «ne
pouvait pas refuser». L'AMLFC et les
épargnants n'ont été avisés de la transaction
que trois mois plus tard.
En tout, la fraude de l'affaire Norbourg a
touché près de 7 000 victimes pour une
perte de 115 millions de dollars. Le 11
décembre dernier, Vincent Lacroix a été
reconnu coupable des 51 chefs d’accusation
qui pesaient contre lui. Pour l'instant,
seuls les fraudés ayant acheté leurs
fonds communs Norbourg d'une vingtaine
de représentants appartenant à
Norbourg capital inc. et le groupe Futur
inc. sont admissibles au fonds de 31
millions en indemnisation de l'AMF. «De
la poudre aux yeux» pour masquer la défaillance
de l'AMF, selon l'instigateur du
recours collectif, Dr Pellemans.
La poursuite de l'AMF contre Lacroix
aura permis de lever le voile sur le
processus de fraude. Une opération qui
se déroulait en trois étapes. L'argent investi
dans les fonds de Norbourg se
dirigeait chez Northern Trust (NT), le gardien
des valeurs. Norbourg demandait
ensuite à NT de lui retourner des
sommes de plus en plus importantes
entre 2000 et 2005. En effet, 137 retraits
irréguliers ont eu lieu en cinq ans:
5 millions en 2000; 2,2 millions en
2001; 8,3 millions en 2002; 26 millions
en 2003; 37 millions en 2004 et 37
millions au cours des huit premiers mois
DES MÉDECINS ONT
PERDU DES MILLIONS
DANS NORBOURG
COMMENT DES MÉDECINS SE SONT FAIT PIÉGER
PAR PAUL THERRIEN
SANTEINC@CMA.CA
de 2005. Lacroix falsifiait les rapports
qu'il recevait de NT pour ensuite les envoyer
à l'AMF. Au total, des sommes de
115 millions allaient directement dans
les sept comptes bancaires contrôlés par
Lacroix, qui ensuite les redirigeait vers
un autre groupe de 26 comptes corporatifs
personnels.
Lacroix et Norbourg utilisaient ce capital
pour acquérir d'autres entreprises, lancer
des offres d'achat et d'embauche qu'on
ne «pouvait pas refuser». C'est de cette
manière que Norbourg est devenue l'étoile
montante de la finance au Québec,
car de sa fondation en 1998 jusqu'au
début de 2003, la nouvelle entreprise
laissait le secteur des services financiers
indifférent. Lors de son achat des Services
financiers DR (devenu Perfolio et
Évolution, par la suite), le feu roulant
d'acquisitions qu'était Norbourg faisait
sourciller plus d'un observateur: comment
la société générait-elle les revenus
et les profits nécessaires pour ses nombreuses
acquisitions? Un an plus tard,
Éric Asselin, proche associé de Lacroix,
dévoile tout à l'AMF et le scandale éclate.
L'AMF a bloqué les quatre fonds Perfolio
à la suite du détournement présumé de
fonds de presque 70 millions de dollars.
L'AMLFC ne gardant pas de dossier de
placements de ses membres, il s'avère difficile
de savoir combien de médecins ont
perdu aux mains de l'entreprise de Vincent
Lacroix. Selon Gilles Lapierre, directeur
des finances de l'AMLFC, une quarantaine
de membres fraudés ont pu être retracés.
Selon M. Lapierre, les médecins ayant investi
malgré eux chez Norbourg auraient
perdu en moyenne entre 5 000 et 1 million
de dollars. L'AMLFC aurait elle-même
perdu près de 300 000 $, en suspens en
attendant les décisions concernant la redistribution
des fonds en fiducie.
Pour sa part, le Dr Jean Léveillé considère
que le noeud du problème entourant
l'affaire Norbourg se trouve bien au-delà
des quantités disparues: «L'important,
c'est que l'État s'assure d'une réforme en
profondeur au plus tôt afin d'éviter
d'autres fraudes semblables.» Des gens
peuvent bien accuser les petits
épargnants de ne pas savoir où allait leur
argent dans cette histoire, il demeure
que «c'était le boulot des structures de
surveillance de nous protéger». Le Dr
Léveillé déplore sans ambages la responsabilité
du gouvernement, de
l’Autorité des marchés financiers et de
Northern Trust. «À eux, donc, de compenser
les gens floués. Sommes-nous
une république de bananes où n'importe
quoi peut arriver? Où sont les organisations
sérieuses?», déplore-t-il.
Pas une seule fois durant notre entretien
avec le Dr Léveillé ne mentionne-t-il le
nom de Vincent Lacroix. «Pourquoi? On
passerait à côté du problème. Nous
sommes trop heureux de trouver un
coupable, de mettre quelqu'un sous clé.
Un ami juge m'a déjà dit qu'en mettant
une personne en prison, nous en sortons
nécessairement un autre.» Pas une
méthode assez efficace pour ramener la
confiance chez les épargnants, croit-il. Il
reviendrait donc au gouvernement de
veiller au ménage à l'AMF.
Atteignant la fin de la soixantaine,
plusieurs travailleurs autonomes s'inquièteraient
de perdre des réserves pour
la retraite. Mais se retirer pleinement du
marché du travail est une perspective
qui n’emballe pas trop le Dr Léveillé:
«C'est une forme de mort prématurée.
Je vois tellement de retraités dans ma
pratique qui perdent la notion de vivre!
Ce n’est pas quelque chose que j’envisage
dans mon avenir. C'est pour faire
quoi, au juste? J'ai des amis partis en
semi-retraite qui n'ont pas tardé à
revenir.» Pour une vie riche et diversifiée,
il maintient qu'un être humain nécessite
plus d'entraînement mental que
physique. «Demeurer actif toute ma vie
dans le domaine médical m'assurera de
rester vif d'esprit», dit-il.
Si jamais il songeait à réduire ses heures
consacrées à la médecine nucléaire à
Sorel et Val-D'Or, l'ornithologue, conférencier
et chercheur en lui ne risquent
pas de le laisser inactif. Le Dr Léveillé a
rédigé plusieurs livres grand public sur
les oiseaux. Si, pour De Rosney, la vie est
une grande parade, le Dr Léveillé la voit
comme un voyage, un peu à la manière
d'une migration d'oiseaux. Et les enfants
dans les classes d'école à qui il parle des
bêtes à plumes l'attendront à l'estuaire
pour plusieurs saisons à venir. ⌧
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 7 Mai - 9:31

métro :
Citation :
Un livre sur le scandale de Norbourg Ancien vice-président aux affaires corporatives de Norbourg de 2002 à 2003, Philippe Terninck lance aujourd'hui Dans l'antre de Norbourg, un livre dans lequel il raconte les magouilles dont il a été témoin et celles auxquelles il a participé malgré lui
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MessageSujet: Re: Divers   Mar 29 Avr - 19:21

Jonathan Allard : il a enquêté dans l’affaire Norbourg
par Reine Côté
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Article mis en ligne le 29 avril 2008 à 15:56
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Jonathan Allard Internet Jonathan Allard : il a enquêté dans l’affaire Norbourg
Le département de comptabilité et de gestion du cégep de L’Assomption tenait la semaine dernière son colloque annuel en employabilité. Plus d’une dizaine d’anciens étudiants de l’institution à la carrière florissante se sont déplacés pour rencontrer les 60 étudiants inscrits en 1re et 2e année de cette technique administrative.
Pour le professeur responsable du département de comptabilité et de gestion, Martin Lafontaine, ces rencontres sont des moments privilégiés permettant à ses élèves de s’interroger sur leur choix de carrière. « Quand tu fais un choix à 16 ans, il y a des aléatoires. En écoutant ces invités raconter leur parcours, cela confirme ou infirme le choix de carrière. Ça précise un profil », estime M. Lafontaine.

Depuis dix ans, le taux de placement des finissants en administration atteint presque 100%. Les finissants – une cohorte d’en moyenne 25 étudiants – trouvent un emploi dans les bureaux de comptables, les institutions financières, et aussi dans la fonction publique, principalement au ministère du Revenu qui embauche souvent les quatre à huit étudiants y faisant leur stage.

Malgré la hausse d’inscription constante au cégep de L’Assomption depuis quelques années, on observe toutefois une baisse de la clientèle du côté du département de la comptabilité et de la gestion. M. Lafontaine ne sait pas comment expliquer ce mouvement. « Peut-être le nom est-il associé à la fonction de comptabilité ?» lance le professeur en guise d’hypothèse.
Juriscomptable?
Parmi les conférenciers ayant retenu l’attention des étudiants, il y a Jonathan Allard, un juriscomptable. Le jumelage des deux termes laisse déjà entrevoir un lien entre le métier de comptable et le milieu judiciaire. Confirmation faite par M. Allard. Ce dernier travaille sur les enquêtes de fraude. Il interroge des témoins liés à l’affaire en cours, amasse des données financières, analyse ces informations pour ensuite faire un rapport qui sera déposé à la Cour.

Tout comme ses confrères juriscomptables, Jonathan Allard témoigne régulièrement à la Cour dans le cadre de ses fonctions puisqu’il détient une expertise spécialisée.

Son emploi chez Leclerc Juriscomptables Inc. l’a d’ailleurs amené à traiter un dossier tout à fait particulier ces dernières années : l’affaire Norbourg.

« C’est la plus grosse enquête de fraude effectuée au Québec », fait savoir l’ancien étudiant du cégep de L’Assomption. Jonathan Allard avoue avoir été particulièrement frappé par la simplicité avec laquelle cette fraude a été faite et le stratagème utilisé par Vincent Lacroix.

Cette enquête qui a duré 7-8 mois a exigé l’implication d’une vingtaine de juriscomptables de son cabinet. L’Affaire Norbourg étant très médiatisée, l’équipe a dû travailler dans la discrétion la plus complète. « On a dû louer un local sécurisé avec un contrôle d’accès 24 heures sur 24 pour éviter la fuite d’informations. Qu’allions-nous faire pour photocopier autant de rapports, nous sommes-nous demandé ? Eh bien, on a dû faire venir l’imprimeur sur place pour reproduire le rapport en toute confidentialité. » Norbourg n’est pas une exception, tous les dossiers leur étant confiés doivent être traités en toute confidentialité. M. Allard se rappelle aussi le cas d’un entrepreneur lanaudois soupçonnant l’un de ses employés de fraude. L’équipe de juriscomptable est donc débarquée en pleine nuit pour enquêter.

On fait aussi appel à ce genre d’experts pour quantifier des dommages monétaires à la suite d’un bris de contrat, une violation de propriété intellectuelle ou encore pour déterminer la valeur d’une entreprise lorsque des actionnaires ou des époux ne parviennent pas à s’entendre sur les sommes d’argent à partager en brisant leur contrat. « Partout où il y a de la chicane, on est là, ironise le juriscomptable. Il faut être capable de garder son sang-froid et de calmer les gens. C’est un gros défi intellectuel. C’est très cérébral comme travail et ça demande du gros bon sens.»
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MessageSujet: Re: Divers   Lun 28 Avr - 20:16

Journal Médical
Par Michel Dongois
2008-04-28

Scandale Norbourg/ Dr. Wilhelm B. Pellemans
Un médecin porte-parole des 9200 investisseurs floués
Environ 160 médecins et l’association des médecins de langue française du Canada (AMLFC) figurent parmi les 9200 victimes de la fraude financière de Norbourg. Parmi eux, le Dr. Wilhelm B. Pellemans, 68 ans, chirurgien plasticien à Laval et ex-président de L’AMLFC. Comme requérant principal au recours collectif, il entreprend une sorte de deuxième carrière…Bénévole.
Avez-vous perdu beaucoup avec Norbourg?
Près du tiers de mes placements. Comme je n’avais pas que des fonds Norbourg ou Évolution, je ne me suis pas fait entièrement plumer. J’ai du repousser d’environ deux ans mon départ à la retraite, soit à 2010, au lieu d’arrêter cette année, comme je m’y étais préparé.
Certains médecins investisseurs à la veille de la retraite ou l’ayant prise dépuis peu ne l’ont pas trouvée drôle. Plusieurs collègues retraités, dont un cardiologue de Québec et un anesthésiste de la Rive-Sud, ont dû retourner au travail.
Comment avez-vous réagi en apprenant le scandale?
Mal, comme à l’annonce d’une maladie. Je me suis dit; pourquoi moi? C’est mon épouse qui m’a alerté, après avoir vu à la télé, en août 2005, la perquisition et la fermeture de Norbourg. J’ai immédiatement tenté de joindre Claude Boisvenue, avec qui nous transigions. Il s’était volatilisé…
L’AMLFC faisait affaire avec ce monsieur à qui bien des médecins avaient graduellement confié leurs actifs. M. Boisvenue en a transféré une partie à Norbourg, omettant de mentionner qu’il s’agissait d’une vente complète, non d’une association avec Norbourg; le tout pour une somme de 4.5 millions$. Il s’agit des fonds Perfolio et Évolution, que Vincent Lacroix siphonnait allègrement. Pour ces fonds où les médecins ont massivement investi, les pertes avoisinent les 30 à 35%. J’en veux à M. Boisvenue d’avoir trahi la confiance que nous avions placée en lui.
Y a-t-il des médecins complètement lessivés?
Non, ils ont eu de la chance dans leur malheur, la majeure partie de leurs fonds se trouvant dans des catégories que Lacroix n’a pas eu le temps de piller. À quelques exceptions près, les docteurs figuraient parmi les plus gros investisseurs. Nous étions persuadés d’avoir des placements sécuritaires. Eh bien, ni les comptables, ni le gardien des valeurs, ni l’AMF ou son équivalent d’alors, n’ont rien vu pendant quatre ans. Inconcevable!
Comment êtes-vous devenu le requérant principal au recours collectif?

Par un concours de circonstances et un jeu de réseautage. J’ai été à ce titre très sollicité lors de la condamnation de M. Lacroix (51 chefs d’accusation), en décembre dernier. Je me suis récemment présenté devant les 16 avocats des intimés, chacun m’interrogeant à tour de rôle. Jusqu’à présent, je le confirme, les seuls qui font des sous dans toute cette histoire, ce sont les avocats.
Quelle a été la réaction première des médecins floués par Norbourg?
La colère. Entre nous, nous avons discuté de la façon de nous défendre pour récupérer nos billes; poursuite, enquête publique, représentations auprès des gouvernements. Le recours collectif nous est apparu comme une meilleur idée. L’État d’esprit ‘’combatif’’ des médecins duré six mois. Depuis, le monde médical concerné ne se manifeste plus. Il attend les résultats du recours.
Quand?
D’ici 2010, appels inclus, tout doit être réglé. On a hâte à la première audition, car là, on pense poursuivre et commencer à infléchir le cours des choses. Si à l’automne 2008 aucune date n’est fixée pour le début de l’audition, on se lancera dans une campagne médiatique, car c’est scandaleux de laisser pourrir ainsi la situation. Le juge en chef a la haute main sur le calendrier; il a repoussé à deux reprises le début des audiences du recours collectif. Il n’a pas à donner de raison. Certains investisseurs âgés risquent de ne pas voir l’aboutissement du recours. D’oû l’urgence d’agir dans des délais raisonnables.
Vous attendez-vous à un règlement hors cours?
Ce serait une solution; nous voulons démontrer l’irresponsabilité de ceux qui n’ont pas su arrêter le pillage. Pour vous donner une idée du climat qui régnait chez Norbourg. C’est comme si je téléphonais un matin au gardien des valeurs et que je lui disais; ‘’Tenez, transférez-moi donc 500 000$ sur mon compte bancaire de la rue de la Gare à Saint-Sauveur.’ Il en informe ma banque, qui s’exécute sans poser de questions. Lacroix a fait ça pour 115 millions$. Il est même arrivé que des sommes soient transférées à partir de comptes déjà vidés!
La commission des valeurs mobilière du Québec (CVMQ) ancêtres de l’AMF, nourrissait des doutes sur »Norbourg dès 2002 et songeait à mener une enquête. Rien ne s’est passé avant août 2005. Que dire des comptables qui recevaient, d’une main, les papiers officiels du gardien des valeurs et, de l’autre, les faux rapports de M. Lacroix et qui n’ont pas eu le réflexe de comparer les deux écritures? Nous voulons que ces acteurs, qui sont par ailleurs tous bien assurés, soient condamnés ou nous présentent un plan de règlement hors cours.
Selon vous, le scandale a-t-il changé la vision des médecins investisseurs?
Oui. Plusieurs d’entre eux, dont moi, sont depuis retournés vers les banques traditionnelles ou leurs fédérations ou associations, dans des fonds dont nous espérons le contrôle plus sévère. Environ 20% peut-être des médecins gèrent leurs affaires eux-mêmes, à la Bouse notamment. Ces temps-ci, cependant, c’est surtout dans le recours collectif que je m’investis à fond et bénévolement.
Comment vivez-vous ce rôle de requérant principal?
Plutôt bien, car je le prends comme une cause. Toul un monde s’ouvre à moi avec cette responsabilité nouvelle. Par exemple, je commence à apprendre les rouages des mondes juridiques et de la finance, qui sont des univers en soi. Je me suis familiarisé aussi avec celui des médias. C’est une ouverture insoupçonnée sur des plans entiers de la société que je ne connaissais pas.
Avez-vous rencontré les petits investisseurs que vous représentez?
Oui, J’ai eu des contacts avec environ 80 d’entre eux. Ils me demandent régulièrement quand la distribution aura lieu. Je suis incapable d’obtenir la liste complète de ces investisseurs; elle est en la possession de la firme dépositaire du résiduel de Norbourg. Chez certains, cependant, j’ai percu un sentiment mitigé à notre égard, du genre : ‘’ On sait bien, pour vous, les docteurs, c’est moins pire que pour nous. ‘’ Même si ma situation est fatigante, d’autres sont certes plus mal pris que moi. Reste que chaque investisseur floué vit une tragédie à sa façon, même si les médecins ne sont pas les plus à plaindre. J’ai vu des petit investisseurs complètement dévastés, comme cet homme de 75 ans, qui se demandait s’il vivrait jusqu’à l’aboutissement du recours.
Comment vous entez-vous à cette étape précédant les audiences du recours collectifs?
Plutôt Zen, parce que j’ai pris une certaine distance avec le scandale. Avec un peu d’introspection, je crois qu’on peut quand même faire face calmement à des situations qui semblaient au départ difficile à résoudre. Cela dit, pourquoi faut-il attendre des fraudes de cette ampleur pour que les règles soient plus difficiles à contourner? C’est difficile à admettre, mais certaines personnes font profession de chercher de détourner les systèmes de défense érigés contre eux. Je l’ai appris à mes dépens et près de 9200 autres personnes aussi.
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MessageSujet: Re: Divers   Lun 21 Avr - 12:33

M.Michel Vézina va passer à l'émission ''A vous de juger'' à canal VOX ou TVRS (canal 9 ) jeudi le 24 avril à 19 hrs.

Bon reportage Michel....
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MessageSujet: Re: Divers   Jeu 17 Avr - 16:47

Votre porte d'entrée au gouvernement du Québec
Portail Québec > Fil de presse

Aile parlementaire de l'opposition officielle - Investisseurs floués dans le scandale Norbourg - L'ADQ exige réparation



QUÉBEC, le 17 avril /CNW Telbec/ - Pendant que le gouvernement libéral
fuit ses responsabilités et qu'un député du Parti québécois demande aux
investisseurs d'oublier et de pardonner à Vincent Lacroix, le porte-parole de
l'opposition officielle en matière de finances, M. Gilles Taillon, a exigé que
les investisseurs floués par Norbourg soient dédommagés par le gouvernement.
«Le gouvernement a une responsabilité morale envers les investisseurs qui ont
confié leurs épargnes à la Caisse de dépôt qui, elle, a transféré ces fonds à
Norbourg avec la bénédiction de l'AMF. Ces milliers de Québécois ont agi en
citoyens responsables, ils ont fait confiance à une institution publique, ils
méritent d'être dédommagés par le gouvernement libéral.»
Accompagné de certains investisseurs floués, le député adéquiste a porté
leur cause devant l'Assemblée nationale aujourd'hui. «Les libéraux et les
péquistes sont complètement insensibles face à la détresse des investisseurs
qui ont perdu l'épargne de toute une vie. J'offre aujourd'hui deux scénarios
aux libéraux et aux péquistes, une modification à la loi pour indemniser les
victimes par l'intermédiaire d'un fonds d'indemnisation ou une indemnisation
directe du gouvernement qui serait remboursée par les poursuites judiciaires
entreprises. Pour l'ADQ, l'abandon orchestré par les libéraux n'est pas un
scénario.»
Au passage, Gilles Taillon a rappelé que l'actuelle chef péquiste,
Pauline Marois, alors qu'elle était ministre des Finances, a permis à Vincent
Lacroix de poursuivre ses activités en lui avançant un crédit d'impôt de près
d'un million pour procéder au lancement des Fonds Norbourg. «En 2001, Pauline
Marois a permis à Norbourg de survivre et elle doit fournir des explications.
On ne fait pas un crédit d'un million de dollars sur le coin d'une table, sans
réfléchir. Pauline Marois doit s'expliquer car son geste pourrait bien avoir
sauvé Vincent Lacroix de la faillite et permis le scandale que l'on connaît
aujourd'hui», a conclu l'adjoint au chef de l'opposition officielle.




-30-
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MessageSujet: Re: Divers   Dim 13 Avr - 19:26

Collection de crapules
Auteur: Fabien Major
Date de publication: dimanche 13 avril 2008
Adresse internet: http://major.branchez-vous.com/2008/04/tueur_violeur_fraudeur_gangste.html

Certains collectionnent les cartes de hockey, d'autres les revues pornos, les contraventions, les échecs amoureux, les portos, les voyages exotiques...etc. On a tous sa motivation ou sa perversité qui le justifie. Mais collectionner les crapules, je veux comprendre!


Rénald Côté a été reconnu coupable de 14 chefs d'accusation d'inceste, d'agression sexuelle et de séquestration sur sa fille Isabelle en 2003 et condamné à 14 ans et cinq mois de prison.

Alex Hilton n'est pas récolté que des exploits dans le ring. En 1988, au moment où il purgeait déjà une peine en prison, il a été condamné à cinq ans d'incarcération pour avoir physiquement et sexuellement agressé un codétenu.

Vito Rizzuto, présumé parrain de la mafia montréalaise a été condamné pour sa participation à l'assassinat, en mai 1981, de trois mafiosi du clan Bonnano, à Brooklyn. Jusqu'en cour suprême, il a tenté d'empêcher son extradition.

Vincent Lacroix, ex-président de Norbourg a été condamné à 12 ans de prison. Il a été reconnu coupable de 51 chefs d'accusation d'infraction à la loi sur les valeurs mobilières. Il a détourné plus de 130 millions de dollars de petits épargnants québécois.

...et il y en a d'autres aussi célèbres.


Leur point commun? Maître Clemente Monterosso. Cet avocat criminaliste semble collectionner un genre humain particulier, les crapules! Expliquez-moi l'inexplicable, j'ai besoin d'aide. Comment fait-on pour défendre avec sérieux et convictions, des ordures de la sorte? Qu'est-ce qui peut motiver un avocat là-dedans? Ce genre d'avocat ne travaille pas pour rien. Je n'en reviens tout simplement pas, que certains se trouvent motivés à plaider des causes de ce genre! La célébrité, l'argent, la joute oratoire...etc? Qu'est-ce que je ne saisis pas?



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MessageSujet: Re: Divers   Sam 12 Avr - 8:26

L’impact de la retraite des baby boomers en informatique



Par Ma carrière en TI http://macarriereti.wordpress.com

Ça fait longtemps qu’on nous annonce un exode majeur des Baby Boomers dans le monde du travail, phénomène attendu avec impatience par les membres des générations X et Y qui pourront ainsi occuper des postes décisionnels et profiter d’une demande croissante pour leur expertise. Ça fait tellement longtemps que j’entends ça que je me demande si c’est déjà passé, est-ce que j’ai manqué le bateau?

Dans un vieil article de 2005 (!), Le Devoir offrait une description de la situation à venir. On y lisait que c’est en 2011 que le ratio “retraites vs entrées sur le marché du travail” va commencer à être négatif, et ce pour une période d’environ 15 ans. Encore 3 ans, soyez patients les jeunes.

Dernièrement, Jobboom a annoncé qu’au “cours de l’année 2007, le taux de chômage dans l’ensemble de la province a glissé sous la barre des 7 %, une première en 30 ans. Selon Emploi-Québec, 685 800 postes seront à pourvoir d’ici à 2011. Parmi eux, plus de la moitié seront attribuables aux départs à la retraite, soit 440 000.” Mais on lisait aussi dans Lesaffaires.com il y a quelques semaines que selon une étude de la CIBC, les Baby Boomers ne sont vraiment pas pressés de quitter le marché de l’emploi.

Et c’est normal quand on y pense un peu. La situation n’est jamais aussi simple que les chiffres la présentent et plusieurs phénomènes viennent troubler les prédictions statistiques. Par exemple :

* les actions de Nortel et autres “valeurs sûres” pour les fonds de pension qui ont planté et qui ont modifié la planification financière de plusieurs (ou encore plus triste un certain M. Lacroix et son Norbourg crapuleux) en faisant disparaître des économies accumulées pour la retraite;
* une espérance de vie en hausse qui oblige d’amasser plus d’argent pour se donner le niveau de vie assez élevé durant une longue période;
* des employeurs qui s’accrochent aux Baby Boomers et leur offrent de belles conditions pour continuer, par peur de perdre trop d’expertise et de mémoire corporative en même temps;
* ou tout simplement des futurs retraités qui se trouvent encore assez en forme pour continuer, même si ce n’est qu’ temps partiel et dans le but de se valoriser un peu`par une vie professionnelle active.

Je crois que la pénurie de main d’oeuvre sera réelle, mais moins apocalyptique qu’annoncée et pas seulement causée par les retraites. En informatique, des quantités impressionantes de systèmes roulent encore avec des langages que seuls les plus âgés des informaticiens connaissent. Cela devrait leur assurer une demande constante et les motiver à poursuivre leur carrière.

Bien sûr, nous les jeunes, nous serons en grande demande et nous pourrons probablement pouvoir nous remplir les poches. Mais déjà certaines entreprises plus prévoyantes ont des mécanismes pour se préparer. Aussi, même si nous sous-performons à ce niveau, l’informatisation et l’automatisation permet des économies importantes en ressources humaines. Ceux qui sont impliqués dans le domaine informatique savent qu’il y a encore un potentiel énorme à ce niveau. Et il y a finalement l’immigration et l’impartition à l’étranger qui peuvent combler certains manques.

Mais à mon avis, le plus intéressant phénomène à observer sera la modification de l’environnement de travail. Les générations X et Y chialent tellement en ce moment qu’il est impossible qu’elles ne profitent pas de l’occasion pour tout changer. À moins qu’encore une fois les chialeux ne se révèlent incapables d’imaginer mieux … ou de vraiment faire des changements…

Par K.S. le 12-04-2008
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MessageSujet: Re: Divers   Lun 31 Déc - 17:12

Norbourg : un planificateur de la région demande une enquête publique

(François-Olivier Dénommé) 11/12/2007. Le verdict du procès de Vincent Lacroix n'apaisera pas les investisseurs floués en région. L'ancien président de Norbourg a été reconnu coupable de 51 chefs d'accusation pour fraude, dans le plus gros scandale financier de l'histoire du Québec.
Plus de 9 000 investisseurs ont perdu de l'argent dans ce scandale, dont plusieurs en Abitibi-Témiscamingue.

En région, la fin du cas de Vincent Lacroix ne fermera pas le dossier. Réal Dostie, qui était planificateur financier à Ville-Marie au moment du crime, demande une enquête publique pour rendre responsables tous ceux qui n'ont pas pris leurs responsabilités.

" Je fais référence à l'Autorité des marchés financiers, (à la Caisse de dépôt et de placement) et le gouvernement, étant donné que c'est leur "bébelle" pour nous protéger, ils devraient être imputables et responsables conjointement avec Vincent Lacroix et nous rembourser ce qu'on n'aura pas de Vincent Lacroix", de dire Réal Dostie.

Réal Dostie ne peut évidemment pas donner de noms, mais il reconnaît que plusieurs de ses clients ont carrément tout perdu.

" J'ai des gens qui ont perdu tout ce qu'ils avaient. Moi, personnellement, j'ai perdu 6 000$. Ce n'est pas drôle, personne aimerait perdre 6 000$. J'imagine ce que c'est pour mes clients qui ont perdu quelque chose qui correspond à 100% de leurs actifs" d'ajouter M. Dostie.

Le planificateur financier déplore que les autorités n'aient pas réagi et craint que le Québec ne soit pas à l'abri d'un autre scandale d'envergure.
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MessageSujet: Re: Divers   Jeu 13 Déc - 8:36

Vincent Lacroix pourrait témoigner aujourd'hui…
Le 13 décembre 2007 - 06:43 | Colette Cyr


--------------------------------------------------------------------------------
L'ex-pdg de Norbourg se rend à nouveau ce jeudi matin au Palais de justice de Montréal. Il pourrait devoir témoigner devant le juge Claude Leblond. Hier (mercredi) cinq des 9000 investisseurs floués sont venus raconter leur drame.

Rappelons qu'hier Vincent Lacroix, reconnu coupable de quelque 51 chefs d'accusations, est demeuré de glace hier au cours des différents témoignages de ses victimes qu'il a détroussés de 115 millions de dollars.

Lacroix est passible d'une amende de cinq millions de dollars et de cinq ans de prison.
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MessageSujet: Re: Divers   Ven 23 Nov - 9:05

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/11/21/les-couts-communautaires-de-norbourg-enron-et-autres-fraudes/
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 24 Oct - 9:25

mercredi 24 octobre 2007
Relire Vincent Lacroix en riant
Nous n'entendrons jamais la défense de Vincent Lacroix dans l'affaire Norbourg. Dommage. Mais une belle occasion de ressortir une vieille publicité de Norbourg, parue avant le scandale du même nom. Avec le recul, c'est pissant.
Depuis des mois, Vincent Lacroix se dit la première victime dans toute cette formidable fraude qui a fait perdre des millions aux petits investisseurs. Il montre du doigt la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDP) et l'Autorité des marchés financiers.

Il prétend que, parce qu'il a acheté Capital Teraxis de la CDP en 2004, Norbourg aurait "hérité" d'un trou de 20 millions de dollars. Un trou qui aurait marqué le début de la fin pour Norbourg, selon Lacroix.

Et pourtant, dans une vieille pub de Norbourg parue dans un magazine quelque temps avant que le scandale éclate, Vincent Lacroix parlait des dirigeants de la CDP en se disant "fier d'être l'héritier de ces visionnaires..."

Je copie ici le texte de l'annonce en question. Parce que c'est comique. La suite est authentique. Elle est signée "Vincent Lacroix, Président-directeur général de Norbourg Groupe financier inc.":



Les Claude Prieur, Marcel Cazavan [...] Jean-Paul Scraire et Henri-Paul Rousseau ont tenu très haute la barre qui a permis au Québec de tracer une voie nouvelle dans la façon d'investir et d'assurer le développement et la sécurité financière du Québec. Nous avons bénéficié de leur expertise et de leur savoir-faire.


Ouf. Imaginez si Norbourg n'avait pas bénéficié de cette "expertise"! Poursuivons:



Le style de gestion de la Caisse constitue un modèle innovateur et inspirant pour nous.


Riez-vous autant que moi? On continue...



Nous sommes fiers d'être les héritiers de ces visionnaires et de contribuer à notre façon à l'avenir de notre société. Nous voulons exprimer notre appréciation et notre confiance à l'égard de la Caisse de dépôt et placement qui en étant ce qu'elle est, nous a permis de devenir ce que nous sommes.


Pitié, je n'en peux plus! J'ai mal aux côtes!

Pendant ce temps...

L'auteure de la série Harry Potter savait depuis longtemps que le sorcier Dumblebore était gai. Ça, c'est de la vraie nouvelle.
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MessageSujet: Re: Divers   Mar 23 Oct - 15:27

par Dany Jacques
Voir tous les articles de Dany Jacques
Article mis en ligne le 23 octobre 2007 à 14:04
Soyez le premier à commenter cet article

Le Reflet sur le lac

Vincent Lacroix Vincent Lacroix refuse de se défendre
Vincent Lacroix a mis fin à sa défense en refusant de témoigner en plus d'annuler le témoignage d'Éric Asselin.

La défense du Magogois d'origine n'aura duré que deux jours comparativement aux 44 journées de la poursuite. Ce coup de théâtre s'explique en partie par la décision du juge de couper sa liste de témoins de 30 à seulement deux. Il entendait faire le procès de l'Autorité des marchés financiers en assignant 14 représentants de cet organisme (AMF), quelques-uns de la Caisse de dépôt et placement et des firmes comptables KPMG et Ernst & Young, deux de la Banque Royale et un journaliste de La Presse.

Il reste à savoir quand débuteront les plaidoiries. Vincent Lacroix est accusé d'avoir enfreint la Loi sur les valeurs mobilières du Québec à 51 reprises. Son délit consiste au détournement de 130 millions de dollars à quelques 9200 investisseurs. Il ne témoignera malheureusement donc pas pour éclairer le mystère Norbourg.
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 10 Oct - 17:20

Julien Béliveau
Une commission nationale des valeurs mobilières: ben voyons donc!
Canoë
10/10/2007 15h17


Selon un sondage Decima du mois d’avril dernier, les baby-boomers canadiens s’apprêteraient à laisser en héritage au cours des 20 prochaines années environ un million de milliards de dollars à leurs descendants.
Si la fraude fait présentement des ravages, imaginez ce qui arrivera quand des centaines de milliers de personnes hériteront d’environ 300 000$ chacun. D’innombrables chevaliers d’industrie vont alors sortir de leurs tanières pour «conseiller» ces nouveaux riches, les convainquant qu’ils seraient bien sots de se contenter de quatre ou cinq pour cent de rendement annuel, alors qu’eux leur garantissent 15, 20 ou même 30%.

Selon le ministre des Finances (et aussi ancien ministre des Finances de l’Ontario), l’antidote à ces malversations, c’est une commission nationale des valeurs mobilières, un concept mis de l’avant à chaque décennie par les fonctionnaires fédéraux et combattu, avec autant de zèle et à chaque fois, par la plupart des provinces. Selon un quotidien torontois, le gouvernement fédéral songerait même à demander l’avis de la Cour suprême sur la constitutionnalité d’une telle créature. Avec un seul organisme, soutient le bon ministre, les malfrats seraient impitoyablement mis hors d’état de nuire.

Bien.

Au-delà de l’intention louable d’Ottawa, regardons cependant la réalité. Il serait étonnant que Montréal (ou Charlottetown) accueille l’organisme en question. Toronto, ce sera, Ontario oblige. D’autant plus qu’elle est la seule à appuyer le plan en question. Comprenant, doit-on présumer, un bureau satellite à Montréal qui agira, in the French language, comme courroie de transmission et de rationalisation des décisions de Bay Street.

Penchons-nous ensuite sur la performance de l’actuelle Ontario Securities Commission (OSC). Elle a connu, de son propre aveu, un cuisant échec dans sa dernière poursuite pénale pour délit d’initié. Dans le dossier Conrad Black, même si Argus et Hollinger étaient des sociétés très torontoises, l’OSC n’a rien fait. Ditto dans le cas de Nortel, dont le siège social est pourtant à Mississauga. Dans ces deux cas, on a préféré laisser agir les Américains!

Tertio, ce n’est pas la réglementation qui est faiblarde; c’est la capacité d’enquête. Ce qui manque pour que les dispositions existantes soient appliquées, c’est une police financière d’élite formée de professionnels en comptabilité et finance et secondée par des policiers, plutôt que formée de policiers à la retraite ou recyclés ou laissés pour compte. Et en nombre suffisant, s’il vous plait.

Ensuite, il faut que le Parlement fédéral resserre les pénalités et impose des balises: certains juges semblent ne voir aucune différence entre une fraude de 10 000$, une de 100 000$ et une arnaque de centaines de milliers ou de millions de dollars, entre voler 10% d’un patrimoine ou 100%. Qu’un avocat, comme ce fut le cas, puisse soutirer 700 000$ à ses clients pour s’en tirer avec deux années de travaux communautaires, est scandaleux.

Et finalement, que le Code criminel soit modifié pour que les simples faits de conseiller en matière de placements sans y être autorisé, d’offrir des placements sans prospectus (ou dispense) ou lorsque autorisés, d’utiliser les fonds recueillis de façon différente que prévu au prospectus soit réputés être des fraudes, assorties automatiquement de peines de prison. Le cas échéant, les escrocs y penseraient à deux fois avant de délester les gens de leurs économies, car face au tribunal, leurs larmes de crocodile ne serviraient à rien.

Un commission nationale fédérale aurait-elle empêché les Norbourg, Norshield et MountReal de ce monde? Je ne le crois pas. Par contre, les mesures proposées ici auraient peut-être effrayé les escrocs et si non, l’existence d’un «FBI» du crime économique les aurait menés là où ils appartiennent, à la prison.
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MessageSujet: Re: Divers   Mar 2 Oct - 14:29

Voici l'étude mentionné dans l'article de la Presse affaire.

Pour publication immédiate
Le 2 octobre 2007

Une étude des ACVM démontre qu’un Canadien sur 20 a déjà été victime de fraude – le fraudeur est souvent présenté par une personne de confiance
Montréal – Une nouvelle étude menée à l’échelle du pays sur la fraude financière et ses conséquences sociales a permis d’estimer que plus de un million de Canadiens adultes ont déjà été victimes d’une fraude financière, et que la moitié d’entre eux ont rencontré le fraudeur par l’entremise d’une personne de confiance, par exemple un ami, un collègue ou un membre de la famille.

Selon la dernière étude des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) sur les investisseurs intitulée « Comprendre les conséquences sociales de la fraude financière », la fraude financière se traduit souvent chez la victime par la perte de confiance envers les proches et dans le système en général. En fait, 68 % des victimes de fraude affirment être moins disposées à faire confiance et 63 % se disent moins enclines à faire des placements.

« La principale conséquence de la fraude est la perte de confiance de la victime envers autrui ainsi qu’à l’égard des placements et des marchés des capitaux, a déclaré Jean St Gelais, président des ACVM. En tant qu’autorités en valeurs mobilières, la situation nous préoccupe lorsque les investisseurs n’ont plus assez confiance pour investir dans les marchés des capitaux. Nous devons poursuivre nos efforts de sensibilisation pour aider les gens à reconnaître la fraude, à l’éviter et à la dénoncer. »

L’étude a révélé également que la perte de confiance n’est pas la seule conséquence de la fraude, en particulier chez les victimes ayant perdu plus de 10 000 $. Les victimes ont observé une détérioration de leur santé et de leurs relations sociales.

Selon l’étude, diverses attitudes tendent à rendre les investisseurs vulnérables à la fraude financière. Les personnes qui ne font pas confiance aux professionnels du placement, celles qui croient qu’il faut contourner les règles pour avancer dans la vie et celles qui jugent que chaque placement est un pari sont deux à trois fois plus susceptibles de se faire escroquer que le Canadien moyen.

« Nous voulons que les gens comprennent que personne n’est à l’abri de la fraude financière. L’étude a révélé que bon nombre de personnes sont couramment exposées au risque de fraude financière. En fait, près de un Canadien sur 20 en a déjà été victime. Tous les investisseurs sont vulnérables et gagneraient à se renseigner avant d’investir. Les autorités en valeurs mobilières disposent d’information et de ressources pour les aider », a affirmé Jean St-Gelais.

L’étude révèle également que plus de 90 % des Canadiens estiment que les conséquences de la fraude financière sont aussi graves que celles des crimes avec violence, mais la plupart croient que le système de justice pénale ne considère généralement pas la fraude financière aussi sérieusement que les autres actes criminels. Et si les gens estiment qu’ils gagnent à dénoncer la fraude, bien peu le font en réalité. En effet, seulement 17 % de ceux à qui on a proposé un placement frauduleux ont dénoncé la dernière tentative de fraude dont ils ont fait l’objet (à la GRC, à la police provinciale, à des membres de la collectivité juridique, aux associations du secteur financier, aux associations de protection des consommateurs et aux autorités en valeurs mobilières). En outre, seulement 22 % des personnes ayant été victimes de fraude à une seule occasion et 28 % de celles qui en ont été victimes plus d’une fois ont dénoncé la dernière fraude dont elles ont fait l’objet.

Le site Web des ACVM et les autorités provinciales et territoriales en valeurs mobilières disposent de ressources pour aider les investisseurs à se munir des outils nécessaires pour repérer et dénoncer la fraude. On peut consulter le résumé de l’étude sur le site Web des ACVM à l’adresse suivante : www.csa-acvm.ca. On peut également obtenir la version intégrale de l’étude sur demande.

Les ACVM ont retenu les services d’Innovative Research Group, Inc, cabinet national de recherche sur l’opinion publique, pour réaliser l’étude 2007 des ACVM sur les investisseurs intitulée « Comprendre les conséquences sociales de la fraude financière ». L’étude a été menée du 16 au 31 juillet 2007. Les résultats sont fondés sur 5 868 entrevues réalisées en ligne auprès de Canadiens de 18 ans et plus.

Les ACVM sont le conseil composé des autorités provinciales et territoriales en valeurs mobilières. Elles coordonnent et harmonisent la réglementation des marchés des capitaux du Canada. Elles ont pour mandat de protéger les investisseurs contre les pratiques déloyales et frauduleuses par la réglementation du secteur des valeurs mobilières. À cette fin, elles s’efforcent notamment de sensibiliser les investisseurs aux risques, aux responsabilités et aux avantages associés à l’investissement.

Pour obtenir une entrevue avec Jean St-Gelais, président des ACVM, veuillez communiquer avec :

Frédéric Alberro
Autorité des marchés financiers
514-940-2176

Pour de plus amples renseignements :

Frédéric Alberro
Autorité des marchés financiers
514-940-2176 Laurie Gillett
Commission des valeurs mobilières de l’Ontario
416-595-8913
Tamera Van Brunt
Alberta Securities Commission
403-297-2664 Andrew Poon
British Columbia Securities Commission
604-899-6880
Barbara Shourounis
Saskatchewan Financial Services Commission
306-787-5842
Ainsley Cunningham
Commission des valeurs mobilières du Manitoba
204-945-4733
Jane Gillies
Commission des valeurs mobilières du Nouveau-Brunswick
506-643-7745 Chris Pottie
Nova Scotia Securities Commission
902-424-5393
Marc Gallant
Prince Edward Island Office of the Attorney General
902-368-4552 Bette Boyd
Registraire des valeurs mobilières Yukon
867-667-5225
Donald MacDougall
Securities Registration of the Northwest Territories
867-920-8984 Doug Connolly
Financial Services Regulation Division, Terre-Neuve-et-Labrador
709-729-4909
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MessageSujet: Re: Divers   Ven 28 Sep - 15:09

It's not a Quebec affair!
Auteur: Fabien Major
Date de publication: vendredi 28 septembre 2007 à 9H56
Adresse internet: http://blogue.mesfinances.branchez-vous.com/2007/09/its_not_a_quebec_affair.html

Les scandales financiers des dernières années faisaient sourire les cravates de Bay Street à Toronto. Tout comme le scandale des commandites, les financiers levaient un sourcil de mépris en commentant que c'était là une autre preuve de l'incapacité d'honnêteté et de l'incompétence des gestionnaires du Québec. "It's just another Quebec affair" Disaient-ils. La mémoire est courte, car les "Ontarian affairs" il y en a eu et il y en aura d'autres. La dernière : L'affaire Portus pourrait faire un film de suspense (avec 800 millions de dollars qui disparaissent)!


La presse canadienne rapportait ceci dans nos pages : "Des accusations sont portées contre les cofondateurs de Portus Alternative Asset Management, une société de gestion de fonds spéculatifs, ont été accusés de plusieurs chefs de fraude, de blanchiment d'argent et de possession de biens obtenus de manière criminelle. La société, qui a déjà eu jusqu'à 800 millions $ CAN d'actifs sous gestion, a été mise sous séquestre, en 2005, par la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO). Boaz Manor, 33 ans, de Toronto, mais vivant actuellement en Israël, est l'objet d'un mandat d'arrestation alors que son ancien associé, Michael Mendelson, 41 ans, également de Toronto, a été arrêté, a indiqué mercredi la Gendarmerie royale du Canada." Ces Ding et Dong d'Ontario passaient eux aussi pour des KingPins. Selon la GRC, ils avaient réussi à réunir un joyeux magot. Entre janvier 2003 et mars 2005, Portus a géré les fonds d'environ 26 000 investisseurs, surtout des Canadiens et qui avaient investi environ 750 millions $ CAN et ceux de quelque 700 investisseurs étrangers dont la majorité habitait au Canada, à Hong Kong, à Taiwan et aux Bermudes, et qui avaient investi environ 52,8 millions $ US. Le party a pris fin en 2005. Un peu comme le Norbourgeois, la police soutient que les dirigeants se sont servis des fonds pour exploiter l'entreprise contrairement à ce qu'ils avaient indiqué, et ce, sans en informer les investisseurs.

On soutient aussi que Boaz Manor a fraudé les investisseurs étrangers en n'investissant pas l'argent américain confié au groupe. Un détail, il manque 53 millions. Du petit change, quoi!

C'est ici que moi je pogne les nerfs; l'enquête criminelle, qui a duré 27 mois, a été menée à l'échelle internationale. Des éléments de preuve ont été recueillis dans plusieurs pays.Une bonne partie des fonds qui, selon l'enquête policière, ont fait l'objet d'un détournement, ont été retracés par KPMG. Me semble que la GRC n'a pas été aussi efficace avec Norshield, MountReal, Castor Holding et Norbourg! Mais là, comme les pressions de Bay Street sont plus intenses, ils ont l'air d'avoir déployé toutes les énergies possibles.

Des 800 millions, on en aurait même retrouvé plus de 500.Comme on pourrait le remarquer, lorsque c'est une affaire ontarienne, il faut se grouiller un peu plus le képi!



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