Scandale Norbourg

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 Divers

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Enyl

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MessageSujet: Re: Divers   Jeu 27 Sep - 6:26

27 septembre 2007
Québec sur ordonnance
Réagissez à ce texte !


C'est grave, docteur?
Michel Defoy




Paul Arcand: «Le film est un snapshot de la réalité. J'espère qu'il va nous amener à nous interroger davantage.»
photo: Jocelyn Michel


Dans Québec sur ordonnance, Paul Arcand ouvre grand la porte de notre pharmacie collective. Ce qu'on y trouve est tout sauf rassurant.

Une petite pilule bleue pour tuer le stress. Une verte pour jouer les étalons sous l'édredon. Une jaune pour tomber dans les bras de Morphée. Une orange pour s'aider à se relever... N'en jetez plus, la pharmacie est pleine. Aujourd'hui, le moindre malaise, sérieux ou parfaitement bénin, suscite une réponse pharmaceutique. C'est le règne de la pilule. Et les Québécois ne donnent pas leur place quand il s'agit de le gober, le comprimé. L'homo quebecus moyen avale en moyenne 750 pilules par an. Ça commence tôt: nos enfants sont traités de plus en plus jeunes pour des maux d'adultes, comme la dépression. Ça se poursuit durant notre vie active, marquée par toutes ces épreuves qui démoralisent, détraquent, démolissent. Et ça finit tard, car nos aînés, de plus en plus traités comme des enfants, risquent de se voir prescrire un "petit quelque chose" histoire de ne pas perdre la tête.
Certes, tous les médicaments ne sont pas mauvais à prendre. Certains sauvent chaque jour des vies. Mais trop souvent, on ingurgite des produits à l'aveuglette, sans trop réfléchir. Ce comprimé miracle a-t-il été testé? Par qui? Quels sont ses effets secondaires? Pourquoi dois-je en consommer autant? Ce sont là quelques-unes des nombreuses questions soulevées par Paul Arcand dans Québec sur ordonnance, un documentaire chargé qui ne manquera pas de faire jaser dans les bungalows - et les salles d'attente - de la Belle Province.

Pour ce nouveau documentaire, l'industrieux homme de radio et de télé a choisi
de se pencher sur un (vaste) sujet rarement abordé sur la place publique. "Après Les Voleurs d'enfance, j'hésitais entre deux sujets: le système de santé et "les voleurs à cravate", comme Vincent Lacroix, au coeur du scandale Norbourg. C'est finalement le premier qui s'est imposé. Tout simplement parce que, dans le débat sur la santé, je trouvais qu'on focussait toujours sur les mêmes affaires."

PASSER LE MESSAGE AU GRAND OU AU PETIT ÉCRAN?

Question: pourquoi diable Paul Arcand, bien branché dans le milieu de la télé, a-t-il choisi le cinéma pour faire passer son message? La réponse, le journaliste nous l'avait déjà offerte à la sortie des Voleurs d'enfance: "Parce que le documentaire, c'est un point de vue d'auteur, soutient-il. Je le vois comme complémentaire à l'expérience qu'offre la télé. La télé, c'est bien, poursuit-il, mais on la regarde parfois distraitement. Au cinéma, on retrouve un nombre X de gens qui ont choisi d'être là; ils ont payé."

Modeste quant à ses talents de cinéaste, Paul Arcand répond en louvoyant lorsqu'on le questionne sur le tournage de Québec sur ordonnance. Le métier commençait-il à rentrer? Les réflexes venaient-ils plus facilement? "Je me considère comme un journaliste, dit-il. Je me suis bien entouré. Comme monteur, j'ai travaillé avec Paul Jutras, qui a fait C.R.A.Z.Y. Disons qu'on a eu de bons débats dans la salle de montage."

Paul Arcand ajoute qu'il a, pour ce deuxième film, privilégié une approche différente de celle qu'il avait prise pour Les Voleurs d'enfance. Reprenant à sa manière les méthodes d'un Michael Moore, il n'hésite pas à mettre le doigt sur le bobo... puis à appuyer même si ça fait mal. Sa méthode franche, directe - voire coup-de-poing - compte ses adeptes et ses détracteurs. Chose certaine, il traque inlassablement incohérences et absurdités - il faut le voir déballer quelques vérités douloureuses au ministre de la Santé Philippe Couillard, qui ne goûte visiblement pas la médecine qui lui est servie.

De facture somme toute assez classique, Québec sous ordonnance voit son sujet sérieux ponctué de quelques vignettes presque ludiques. Paul Arcand lui-même "anime" une scène rigolote où il administre une pilule miracle (un placebo, en fait) à des patients qui en redemandent. "Il y a beaucoup d'entrevues dans le film. Je pense que ces séquences viennent aérer le propos", explique-t-il.

Si l'on avait quelque chose à reprocher au diagnostic d'Arcand, ce serait son côté fourre-tout. Copinage entre le ministère de la Santé et l'industrie pharmaceutique, recel de médicaments, conséquences de la désinstitutionnalisation, erreurs médicales, et quoi encore... Trop vaste, le programme? Paul Arcand dira: "J'aurais pu faire plusieurs films, j'ai choisi de présenter un portrait d'ensemble."

LE VRAI MONDE...

Là où Québec sur ordonnance fait mouche, c'est dans ses portraits humains, souvent touchants. Raymond, qui a été "recruté" dans un forum, prend une vingtaine de médicaments chaque jour. Il ne sait plus pourquoi il doit les prendre, dit Paul Arcand. Son médecin non plus, constate-t-on pendant une visite à la clinique. Hughay, travailleur de nuit, soigne sa boule de stress à coups de cocktails chimiques. "La vie était plus simple du temps des colons. Ils se couchaient le soir et se réveillaient le lendemain", lance-t-il, philosophe.

Ces "accros à la pilule" sont des gens "comme vous et moi". On en connaît tous, ajouterait l'autre. "Ce ne sont pas des cas extrêmes, corrobore Paul Arcand. Au fond, c'est du monde ordinaire. J'aurais pu aller dans beaucoup plus fucké que ça." Plutôt que de puiser ses témoignages dans le club des ex, le réalisateur s'est efforcé de trouver des cas actuels. "Je voulais parler à des gens qui en prennent, des médicaments. Généralement, on interroge des gens qui en ont pris, mais qui ont cessé d'en prendre. Ça ne m'intéressait pas. C'est trop commun."


C'EST UN PEU NOTRE FAUTE...

Bon. Le constat est sérieux. Problèmes, il y a - on insiste sur le pluriel... Et alors, qui est coupable? Qui montrer du doigt? Les médecins, qui prescrivent n'importe quoi, n'importe comment? Les compagnies qui mettent en marché leurs produits comme s'il s'agissait de biens de consommation anodins? Nous-mêmes qui, pris dans le tourbillon de la vie, cherchons des solutions faciles? La panacée... en doses de 625 mg s'il vous plaît. "C'est en partie à cause de notre mode de vie, concède Paul Arcand. Mais de l'autre côté, même si je ne suis pas du genre à dire: voici le méchant système, il y a toute une industrie. Vous en voulez? On va vous en vendre. Comme le disait un des experts, il y a une niche, qu'on cherche toujours à élargir."

"Cela dit, les gens ne sont pas si dupes, ils commencent à se poser des questions. Ils vont faire des recherches sur Internet." Paul Arcand souhaite que son portrait pousse la population à faire preuve d'encore plus de vigilance. "Le film est un snapshot de la réalité. J'espère qu'il va nous amener à nous interroger davantage. À développer des réflexes moins soumis au discours des lobbies et à la publicité faite par les agences."

Et Paul Arcand se pose-t-il maintenant des questions avant d'ouvrir ses flacons? La réplique est précédée d'un large sourire: "Je ne prends pas de médicaments..."
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Valérie



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MessageSujet: L'Actualité 1er mars 2007   Jeu 26 Juil - 12:58

Lendemains d'arnaque
Des millions de dollars évaporés, 9 200 petits épargnants floués, une saga judiciaire qui ne fait que commencer: un an et demi après l'éclatement de l'affaire Norbourg, on ne sait toujours pas si un tel gâchis pourrait se reproduire...

par François Guérard

publilé dans L'actualité du 1er mars 2007
Réal Ouimet a un an et demi de rage dans les yeux. La chute de Norbourg, en août 2005, a ruiné sa retraite. Sur les 130 millions de dollars qui ont été détournés des fonds communs gérés par Vincent Lacroix, 310 000 appartenaient à l’ancien directeur de la police de Bromont. C’était son fonds de retraite, 38 ans d’épargne, son rêve de sillonner les États-Unis en véhicule récréatif avec sa femme. Cet été, il a reçu un chèque du liquidateur chargé de distribuer ce qui reste dans les coffres de Norbourg. «J’ai eu envie de le retourner», lance-t-il. La somme inscrite était de… 800 dollars!

Le grand moustachu de 63 ans s’est remis au travail, à temps plein. «Il faut bien payer le chauffage.» Il me reçoit, walkie-talkie à la main, dans son petit bureau de la station de ski Bromont, où il assure la sécurité autour des chalets. En août 2006, afin de marquer le premier anniversaire de l’affaire Norbourg, Réal Ouimet et une vingtaine d’autres investisseurs floués se sont rendus à Candiac pour manifester devant la maison de Vincent Lacroix. Celui-ci, accompagné d’un avocat, a invité une délégation de cinq manifestants à entrer. L’ex-policier était du groupe. «Vincent Lacroix nous a fait asseoir dans son grand salon et nous a offert un café.» La discussion a duré deux heures. «Nous lui avons dit qu’il méritait qu’on lui casse les deux jambes, mais que cela ne mènerait à rien. Ce que nous voulions, c’était qu’il nous rende notre argent.» L’ancien président de Norbourg est resté de marbre. Il a dit qu’il avait une stratégie pour rembourser les investisseurs. Mais qu’il ne pouvait en dévoiler les détails avant son procès, prévu en mai prochain.



Un an et demi après la perquisition policière dans les bureaux de Norbourg, à Montréal, Vincent Lacroix reste un homme libre. Et les propriétaires de parts de fonds communs de placement, comme Réal Ouimet, ne sont pas mieux protégés contre la fraude. Pourtant, les enjeux sont grands. Car les fonds communs sont les piliers des REER et des caisses de retraite de centaines de milliers de Québécois. Ils offrent généralement un meilleur rendement que les certificats de placement garanti et comportent moins de risques que les actions, sans causer les soucis d’un placement dans l’immobilier. Au Québec, en 2005, il y avait 84,1 milliards de dollars d’actif dans les fonds communs. C’est un magot énorme, près de quatre fois le budget annuel de la santé de la province.

Québec fait penser à un directeur de banque qui, des mois après un hold-up, se demande encore où installer de nouvelles caméras de sécurité. Dans la foulée de l’affaire Norbourg, le ministre des Finances, Michel Audet, a demandé à la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale de se pencher sur la question de la protection des épargnants. Il y a 10 mois, les députés membres de la Commission devaient entendre des experts et ensuite proposer des corrections à apporter dans le secteur des fonds communs. Mais les choses ont tardé. Les audiences publiques ont été reportées à l’automne 2006, puis à la première semaine de février 2007. Le député libéral Sam Hamad, qui préside la Commission, s’explique: «Nous avons eu des conflits d’horaire en avril dernier. Et à l’automne, notre vice-président, Rosaire Bertrand, a eu des problèmes de santé.» Rosaire Bertrand est un député péquiste et l’opposition tenait à ce qu’il soit présent, ajoute Sam Hamad.

Après la faillite du courtier en énergie Enron, qui a ruiné des milliers d’épargnants en décembre 2001, il n’a fallu que sept mois au gouvernement américain pour agir. En juillet 2002, le président Bush signait la loi Sarbanes-Oxley, série de mesures strictes qui ont réformé de fond en comble les règles comptables des entreprises.

L’Assemblée nationale n’est pas restée immobile dans le dossier de la protection des épargnants en 2006, dit Sam Hamad. Entre autres modifications juridiques, les élus ont adopté un projet de loi qui ouvre une brèche dans le mur de confidentialité séparant les vérificateurs comptables et les enquêteurs de l’Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme des marchés au Québec. On corrige ainsi une absurdité du système: en raison du secret professionnel, les vérificateurs des entreprises faisant l’objet d’une enquête ne pouvaient transmettre d’information à l’AMF.

Cette dernière a pour sa part fait une annonce-surprise en janvier. Elle versera 31 millions de dollars afin d’indemniser 925 des 9 200 victimes de Norbourg. Ces privilégiés ont eu la «chance» d’acheter leurs parts de fonds communs chez l’un des quelque 20 représentants ayant reçu des commissions indues de Vincent Lacroix pour qu’ils vendent ses produits plutôt que d’autres. C’est ce qui explique le petit nombre d’investisseurs dédommagés: le Fonds d’indemnisation des services financiers, géré par l’AMF, protège les épargnants contre la fraude des vendeurs de produits financiers, mais pas contre celle des gestionnaires. L’ex-policier Réal Ouimet n’est pas du groupe des indemnisés.
Aussi, en 2006, l’AMF a obligé les gestionnaires de fonds communs à faire examiner les décisions d’investissement où il pourrait y avoir conflit d’intérêts par un comité indépendant d’au moins trois experts. Et elle planche sur un règlement pancanadien qui forcerait les sociétés de gestion à s’inscrire auprès des autorités, comme doivent le faire les représentants en assurances et en valeurs mobilières. Il n’existe actuellement aucun registre de gestionnaires que le public peut consulter.

On a changé deux ou trois roues dentées dans la machine. Mais le secteur des fonds communs a besoin de réglages plus importants, affirme Claude Béland, qui a dirigé le Mouvement Desjardins de 1987 à 2000. «Le gouvernement manque de leadership. Il ne donne pas l’impression que la protection des épargnants est une priorité.» Ce vieux routier de la finance est membre de la Coalition pour la protection des investisseurs, groupe d’experts qui doit se faire entendre à la Commission des finances publiques. Le groupe a reçu l’appui d’autres poids lourds, comme l’ex-premier ministre du Québec Bernard Landry et l’ancien ministre des Finances libéral Yves Séguin.




Le monde de la finance a bien changé depuis 20 ans, explique Claude Béland. Les fonds communs, qui s’adressaient à une clientèle d’investisseurs avertis, sont devenus des produits de consommation courante. Résultat: l’argent des comptes d’épargne a été transféré dans les fonds communs. En chemin, l’épargnant a perdu son filet de sécurité. L’assurance-dépôts garantit jusqu’à concurrence de 100 000 dollars les fonds déposés à la banque. Les fonds communs (la grande majorité, du moins) n’offrent aucune garantie, ni sur le rendement ni sur le capital. Acheter des parts de fonds communs d’actions, c’est placer ses jetons sur le grand tapis de jeu de la Bourse. Les fonds communs permettent d’atténuer le risque, en misant simultanément sur plusieurs numéros. Mais on peut perdre beaucoup si la roulette ne tourne pas en notre faveur. Surtout lorsque la petite boule s’arrête sur la case «fraude»...

«On a déplacé la responsabilité du risque de l’établissement financier vers l’épargnant, dit Claude Béland. Mais les autorités n’ont pas instauré un encadrement suffisamment solide.»

Ce financier n’est pas seul à se questionner sur l’efficacité du système canadien de réglementation des valeurs mobilières. Le gouverneur de la Banque du Canada, David Dodge, a dit lui-même, en 2004, que le Canada était perçu dans le monde comme le far west des marchés financiers. Le pays compte 13 organismes de réglementation dans ses provinces et territoires — l’AMF en est un. Cela donne une impression de fouillis, qui nuit aux entreprises canadiennes à la recherche de capitaux sur les marchés étrangers, avait conclu le patron de la banque fédérale.

La réputation du pays a été écorchée, en octobre, avec la parution dans l’influent Wall Street Journal d’un article au titre clair: «Au Canada, les cas de fraudes peuvent s’éterniser.» On y rappelait le scandale de Livent, ce promoteur torontois de spectacles de Broadway qui a fait une faillite retentissante en 1998. Son fondateur, Garth Drabinsky, a été accusé d’avoir dissimulé des pertes massives aux actionnaires. Neuf ans plus tard, son procès n’a toujours pas eu lieu. Le journal évoquait aussi le scandale de la compagnie minière Bre-X, une fraude boursière de six milliards — la plus importante de l’histoire du Canada — qui reste impunie après 10 ans!

Le dossier Norbourg a tout de même avancé d’un pas en mars 2006. Les premières accusations contre Vincent Lacroix ont été déposées par l’AMF.

L’enquête a montré, dit l’organisme, que le gestionnaire a manipulé la valeur des fonds sous sa responsabilité et camouflé l’opération en transmettant de faux renseignements aux autorités. S’il est reconnu coupable, Vincent Lacroix pourrait écoper d’une peine maximale de cinq ans de prison. C’est ce que prévoit la Loi sur les valeurs mobilières. Avec une libération conditionnelle au tiers de la peine, ce qui est courant pour une première condamnation, il ne passerait pas plus de 20 mois derrière les barreaux.

Cela pourrait toutefois être le début d’une longue saga judiciaire. Car un autre procès, criminel celui-là, pend comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête de Vincent Lacroix. Dans un tel procès, l’ancien président de Norbourg serait passible d’un maximum de 14 ans de prison. Mais il faudra peut-être attendre des mois, voire des années, avant que des accusations soient portées. L’Équipe intégrée de la police des marchés financiers — une escouade de la GRC qui a ses bureaux à la tour de la Bourse de Montréal — amasse méticuleusement les preuves. Les enquêtes sur les crimes de cols blancs sont de véritables casse-tête, dit la procureure de la Couronne Brigitte Bishop, du Bureau de lutte aux produits de la criminalité. «Dans une agression contre une personne, la preuve se trouve sur les lieux du crime et dans les témoignages des gens. Mais en cas de crime économique, elle se cache dans des documents.» Il faut les lire, comprendre les colonnes de chiffres, trouver les failles. «Je me souviens d’affaires où les boîtes de documents remplissaient un local entier!»
Punir les fraudeurs est nécessaire. Mais ce n’est pas assez, dit l’ancien président du Mouvement Desjardins Claude Béland. «Il faut créer un climat de confiance. Réduire le risque que court un épargnant lorsqu’il confie son argent à un gestionnaire chargé de l’investir sur les marchés.»

La solution? Mieux connaître les gestionnaires. Attribuons-leur une note, dit la Coalition pour la protection des investisseurs. Ainsi, l’investisseur saura à quoi s’attendre lorsqu’il achète des parts de fonds communs. Car dans le système actuel, l’épargnant avance à tâtons.

Reynald N. Harpin le sait bien. Ce financier, membre de la Coalition, a géré les 10 milliards de dollars des caisses de retraite d’Alcan de 1995 à 2005. Il devait sélectionner des gestionnaires de confiance partout dans le monde. «C’est une règle d’or en finance: les rendements passés d’un fonds ne sont pas garants de l’avenir», explique-t-il. Un investisseur avisé se renseignera plutôt sur le gestionnaire, sur son style de gestion, sa notoriété, son intégrité. Mais cette information ne se trouve pas dans Google. «Les grandes caisses de retraite, comme celle d’Alcan, ont l’avantage de disposer de bases de données et de consultants qui fournissent toutes sortes de renseignements sur les gestionnaires, dit-il. Mais le simple investisseur, lui, n’a rien de tout ça.»



Un système de notation sur le risque, comme celui qui régit le secteur des obligations, améliorerait les choses, dit Reynald N. Harpin. Les gestionnaires seraient notés selon une série de critères basés sur les meilleures pratiques de gestion dans le monde. La note indiquerait la possibilité plus ou moins élevée qu’une fraude se produise au sein de la société de gestion.

L’investisseur qui s’intéresse à un fonds particulier n’aurait qu’à demander à son planificateur financier la note du gestionnaire. Si un tel système avait existé il y a un an et demi, bien peu de gens auraient confié leur pécule à Vincent Lacroix. À Norbourg, les barrières de sécurité empêchant le gestionnaire d’avoir un accès direct à l’argent des fonds n’avaient pas été mises en place (voir «La vie après Norbourg», L’actualité, févr. 2006). Pour cette raison, Vincent Lacroix n’aurait pas franchi l’étape de la certification, qui précède la notation. «Il n’aurait même pas reçu de note!» dit Reynald N. Harpin.

L’idée de notation n’est pas nouvelle. Un système semblable existe depuis 1998 en France, en Angleterre, en Allemagne et en Belgique. Les États-Unis suivent aussi la tendance. Depuis janvier 2007, en vertu de la Pension Protection Act, les gestionnaires de régimes de retraite à cotisation déterminée (dans lesquels l’employé est responsable de ses investissements) doivent se soumettre chaque année à une évaluation.

La Coalition pour la protection des investisseurs va plus loin. Elle préconise la mise en place d’un fonds d’indemnisation contre la fraude d’un gestionnaire. Le fonds pourrait rembourser un investisseur floué jusqu’à concurrence d’une certaine somme: 200 000 dollars? 300 000? Il s’agirait en quelque sorte d’une assurance, dont les primes seraient établies d’après les notes des gestionnaires. «Pour un gestionnaire bien noté, la prime serait plus basse, car le risque de fraude serait moins élevé», dit Reynald N. Harpin.

L’idée est belle sur le papier, mais son application est impraticable, croit le conseiller en placement Michel Marcoux, président d’Avantages Services Financiers. L’assurance-dépôts montre la limite de ce type de protection, dit-il. Rien n’est plus solide financièrement qu’une banque. Pourtant, la couverture de cette assurance est limitée à 100 000 dollars. Il serait donc difficile d’offrir à prix abordable une couverture plus importante contre des fraudes qui peuvent s’élever à des centaines de millions de dollars. «Ce serait un poids pour ce secteur d’activité. Les entreprises refileraient les coûts supplémentaires aux investisseurs en augmentant les frais de gestion qu’elles leur imposent.»

Toutes ces réflexions ne redonneront pas à Réal Ouimet ses 310 000 dollars. Mais l’ancien directeur de la police de Bromont garde espoir. Un recours collectif au nom des investisseurs floués de Norbourg a été autorisé en septembre 2006 par un juge de la Cour supérieure du Québec. Il cible, entre autres, la filiale canadienne de Northern Trust, une grande société de Chicago. Ce gardien des valeurs, qui avait la charge de conserver en dépôt l’argent des fonds gérés par Norbourg, aurait transféré des sommes substantielles d’un compte à un autre sur simple demande de Vincent Lacroix, sans poser de questions, soutient la poursuite. L’AMF est aussi sur le banc des accusés. Elle aurait été négligente dans ses inspections de Norbourg et aurait commis de nombreuses fautes lors de l’enquête. L’AMF a rejeté ces allégations, rappelant que c’est elle qui a révélé au grand jour ce scandale financier. Un procès pourrait se tenir d’ici deux ans.

Mais Réal Ouimet croit à un règlement à l’amiable. «Une grande entreprise comme Northern Trust ne laissera pas une faute grave entacher sa réputation.» Il me regarde dans les yeux, comme pour me convaincre. «Elle paiera.»
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Enyl

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MessageSujet: Re: Divers   Mar 17 Juil - 8:00

Le mardi 17 juil 2007


Les jeunes loups de Scoop 5 mordront-ils?

Hugo Dumas

Décidément, une tendance se profile: après Chambres en ville: Les enfants rois et Omertà 4, c'est au tour de la série Scoop de faire l'objet d'une - possible - résurrection.

Selon nos informations, le projet Scoop 5: Les jeunes loups entrerait en développement au printemps prochain, si les plans fonctionnent comme prévu. Réjean Tremblay l'écrirait seul et ferait équipe avec le producteur André Provencher, patron de La Presse Télé.

Et l'histoire? Scoop 5: Les jeunes loups tournerait autour d'un reporter économique de L'Express, début trentaine, qui déterrerait un gigantesque scandale financier. Un truc d'une envergure Norbourg ou Conrad Black, par exemple. Évidemment, la mise au jour de cette magouille éclabousserait plusieurs figures connues du Québec Inc, dont certaines gravitant dans l'entourage très proche du journaliste-enquêteur.

«La télévision nous a rapprochés du Plateau Mont-Royal, mais nous a éloignés de la grande bourgeoisie. Ça faisait des années que je travaillais Réjean pour qu'il écrive une télésérie sur les questions de crises économiques et leurs vedettes. Les mois ont passé et Réjean a finalement trouvé la façon pour raconter les scandales financiers: en se servant des journalistes», détaille le producteur de Scoop 5, André Provencher.

Radio-Canada a exprimé son intérêt pour Scoop 5, même si les contrats pour le développement n'ont pas encore été paraphés. Hier, André Provencher a qualifié le projet de «très sérieux». Au plus tôt, la série entrerait en ondes en 2009 ou début 2010.

Contrairement à Omertà 4, où l'auteur Luc Dionne et l'ancienne maison de production Motion (rachetée depuis par TVA Films) se disputent les droits de suite, cette épineuse question ne déclenchera pas de chicanes pour Scoop 5. Après leur séparation, Fabienne Larouche a gardé les droits pour Urgence, tandis que Réjean Tremblay a conservé ceux de Scoop.

Il est encore beaucoup trop tôt pour déterminer quels anciens personnages de Scoop pourraient réapparaître dans la salle de rédaction fictive de L'Express. Et comme ce nouveau volet porte sur les jeunes loups, gageons que plusieurs nouveaux visages se pointeront. De son côté, André Provencher évoquait hier un possible retour de Francine Ruel et Rémy Girard, qui ont respectivement incarné la chroniqueuse télé Léonne «la lionne» Vigneault et le chef de pupitre Lionel Rivard, dont le patois était «cercueil».

Scoop 4 a quitté l'antenne de la SRC en avril 1995. Dans la scène finale, tournée à l'aéroport de Mirabel, le reporter Michel Gagné (Roy Dupuis) se séparait de Stéphanie Rousseau (Macha Grenon), la propriétaire du Scoop qui roulait en Porsche. Les chiffres d'audience dépassaient les deux millions de téléspectateurs.

En 52 épisodes, répartis sur quatre saisons, Scoop nous a donné toute une galerie de personnages colorés, que l'on pense à la comptable volage Manon Berthiaume (Sophie Lorain), le timide Tintin (Martin Drainville), l'étrange éditorialiste Gilles Bernard (Denis Mercier), le grand reporter François Dumoulin (René Gagnon), l'impitoyable Émile Rousseau (Claude Léveillée), le photographe Serge Vandal (Michel Barrette), l'administrateur bourru Paul «Calvaire» Vézina (Raymond Bouchard) et Alice Simard (Micheline Lanctôt), la rivale de Léonne.

Michel Gagné avait aussi un fils, ce qui pourrait ouvrir une porte à Réjean Tremblay s'il décidait de planter l'action de Scoop 5 15 ans après Scoop 4.
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Enyl

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MessageSujet: Re: Divers   Dim 1 Juil - 18:11

Affaire Norbourg : Fin de la première manche
vendredi 15 jui, 17 h 23



Après 23 jours d'audiences qui auront permis à l'Autorité des marchés financiers (AMF) de déposer sa preuve, le procès pour fraude de Vincent Lacroix est ajourné pour la saison estivale.

L'analyste financier Pierre Therrien a fait, vendredi, un bilan désastreux de son passage chez Norbourg, de 2000 à 2005. Non seulement lui et ses proches ont perdu quelque 400 000 $ qui avaient été placés dans les fonds de placement gérés par Vincent Lacroix, mais il considère que sa crédibilité et sa réputation ont été entachées.

Interrogé par l'avocat de l'AMF, Pierre Therrien a décrit un Lacroix constamment soucieux de présenter des états financiers performants, qui prenait toutes les décisions d'investissement et payait certaines dépenses d'affaires à même un compte de chèque personnel. S'il n'a pas été témoin de retraits irréguliers, il trouvait toutefois que Lacroix aurait pu mieux faire profiter l'argent détenu dans les divers fonds.

Pierre Therrien avait notamment suggéré que l'encaisse (argent liquide) des fonds de couverture gérés pour Desjardins serve à acheter des bons du Trésor (des placements à court terme et sûrs). L'ex-PDG de Norbourg lui aurait dit qu'il avait une bonne entente avec le gardien de valeurs, lui assurant un meilleur taux de rendement sur l'encaisse que des bons du Trésor.

L'analyste a raconté ses efforts pour devenir actionnaire, pour décrocher une augmentation. Après avoir tergiversé, Vincent Lacroix lui a accordé un montant forfaitaire et remis un chèque tiré sur un compte personnel. « Il voulait éviter que ça paraisse dans ses états financiers. Il préférait le faire comme ça. »

Par ailleurs, Pierre Therrien n'a jamais rien entendu à propos du « trou » de plusieurs millions de dollars dont Vincent Lacroix aurait hérité à la suite de l'achat, en 2004, des Fonds Evolution, de Capital Teraxis, une société détenue à 80 % par la Caisse de dépôt et placement du Québec.

L'AMF accuse Vincent Lacroix d'avoir enfreint à 51 reprises la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, soit d'avoir fait des manoeuvres pour influer sur le cours des valeurs à son profit et de lui avoir fourni des informations fausses ou trompeuses. Il a entraîné 9200 investisseurs dans sa déroute en août 2005, qui ont perdu toutes leurs économies dans bien des cas.

Il s'agit du plus gros scandale de ce type au Québec. L'AMF, qui pendant toutes ces années a fait preuve de laxisme, a décidé d'en faire une cause exemplaire.

Le procès présidé par le juge Claude Leblond de la Cour du Québec reprendra le 5 septembre et devrait durer jusqu'au mois de novembre.
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MessageSujet: Re: Divers   Mar 19 Juin - 19:38

La triste histoire des investisseurs de Norbourg
mai 28th, 2007

La semaine dernière, il y a une nouvelle qui m’a “titillé l’oreille” dans le procès de Vincent Lacroix, soit le sort qui arrive aux investisseurs, par exemple:

Deux orphelines se demandent si, un jour, elles toucheront les quelque 200 000$ que leurs tuteurs ont investis dans un fonds Norbourg. Je me suis rappelé l’accident terrible qu’il y avait eu en janvier 2003 et au cours duquel, les enfants avaient perdus leur parents et ça m’a fais penser à tous ces investisseurs qui avaient placé leur argent là ont vécus bien des drames de tout sorte depuis que le scandale a éclaté.

Maudit Vincent Lacroix et ses sbires!!! Je souhaite le voir en prison
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MessageSujet: Re: Divers   Mar 19 Juin - 19:34

Un avocat poursuivi dans l’affaire Norbourg
Par : Droit-Inc.com le : 2007-05-18 [13:06 UTC]


Ça se bouscule dans l’affaire Norbourg. Un avocat de Montréal est même poursuivi par le syndic de la faillite, révèle ce matin le quotidien La Presse.

Gilles Robillard, de RMS-Richter, réclame en effet deux millions de dollars à Me Robert Hindle, avocat sénior du cabinet Hindle & Associés.

En 2005, selon la Presse, quelques semaines avant les perquisitions du 25 août chez Norbourg, Me Hindle a transféré aux Bahamas 2 millions de dollars que Vincent Lacroix lui avait confiés.
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MessageSujet: Re: Divers   Ven 15 Juin - 16:26

Norbourg: un analyste financier a perdu argent, réputation et crédibilité
à 16h07 HNE, le 15 juin 2007.
MONTREAL (PC) - L'analyste financier Pierre Therrien a fait vendredi un bilan désastreux de son passage chez Norbourg, de 2000 à 2005 alors que lui et de ses proches ont perdu quelque 400 000 $ qui avaient été placés dans les fonds de placement gérés par Vincent Lacroix.

«La vie de beaucoup de personnes a changé. En plus des pertes d'argent, mon passage chez Norbourg a entaché ma crédibilité et ma réputation», a-t-il dit au 23e et dernier jour du procès de Vincent Lacroix avant la pause estivale.

Sans jamais regarder son ex-patron, Pierre Therrien s'est prêté de bonne grâce aux questions posées par l'avocat de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Eric Downs qui a voulu savoir ce qu'il pensait de la gestion des fonds Norbourg faite par Lacroix.

L'analyste a décrit un Lacroix constamment soucieux de présenter des états financiers performants, qui fonctionnait en vase clos, prenait toutes les décisions d'investissement et payait certaines dépenses d'affaires à même un compte de chèque personnel.

Pour ce qui est de la provenance des fonds qui lui permettaient de faire croître son entreprise à un rythme grande vitesse, Lacroix disait qu'ils lui venaient de sa famille, de sa fortune personnelle, de la gestion de fonds européens, d'investisseurs québécois à qui il avait fait faire beaucoup d'argent à un moment donné et qui désiraient le soutenir et de programmes gouvernementaux mis en place pour mousser la croissance de l'industrie des fonds communs.

Quant à sa propre gestion des fonds, Pierre Therrien considère qu'«il avait un style extrêmement prudent. Il conservait en argent liquide 50 pour cent des sommes sous gestion», a signalé l'analyste.

«L'argent ne sortait pas. Ce n'était pas illégal», a avancé M. Therrien qui trouvait toutefois que Lacroix aurait pu mieux faire profiter l'argent détenu dans les divers fonds.

Quand il a fait valoir son point de vue à son patron, à la faveur d'un comité de placement, celui-ci lui a dit que ce qui lui importait par dessous tout était d'éviter «d'afficher un rendement négatif au cours des premières années», afin de mettre les investisseurs en confiance.

Comme Pierre Therrien était d'abord chez Norbourg pour peaufiner une stratégie de placement en fonds de couverture (hedge funds), au profit de Desjardins qui y consacrait 20 millions $, il a suggéré que l'encaisse (argent liquide) serve à acheter des bons du Trésor (des placements à court terme et sûrs) pour obtenir un meilleur rendement.

«Lacroix me disait qu'il avait une bonne entente avec le gardien de valeurs qui lui assurait un meilleur taux de rendement sur l'encaisse que des bons du Trésor», a-t-il relaté.

Non satisfait du salaire qu'il recevait, Pierre Therrien a raconté les efforts faits pour devenir actionnaire, pour décrocher une augmentation. Vincent Lacroix tergiversait, disait qu'il devait consulter la famille. Finalement, il lui a accordé un montant forfaitaire et remis un chèque tiré sur un compte personnel. «Il voulait éviter que ça paraisse dans ses états financiers. Il préférait le faire comme ça».

Malgré tout, Pierre Therrien demeurait chez Norbourg. Sa motivation tenait aux 29 fonds, aux 700 représentants, à l'existence d'un réseau et aux 400 millions $ d'actifs sous gestion. Il avait vu les débuts modestes de Norbourg: une jeune entreprise familiale constituée de quelques personnes et qui tenaient kiosque aux salons d'épargne placements.

Finalement, alors que Vincent Lacroix a souvent soutenu avoir hérité d'un «trou» de plusieurs millions de dollars à la suite de l'achat en 2004 des Fonds Evolution, de Capital Teraxis, une société détenue à 80 pour cent par la Caisse de dépôt et placement du Québec, Pierre Therrien assure qu'il n'a jamais au grand jamais rien entendu à ce sujet.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) estime que Vincent Lacroix a enfreint à 51 reprises la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, soit d'avoir fait des manoeuvres pour influer sur le cours des valeurs à son profit et de lui avoir fourni des informations fausses ou trompeuses.

Le procès présidé par le juge Claude Leblond de la Cour du Québec reprendra le 5 septembre et devrait durer jusqu'à mois de novembre.
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MessageSujet: Re: Divers   Ven 15 Juin - 13:50

L'analyste Therrien a perdu de l'argent et aussi réputation et crédibilité
à 13h09 HNE, le 15 juin 2007.
MONTREAL (PC) - Dans sa façon de gérer les fonds des diverses sociétés de Norbourg, Vincent Lacroix avait «un style extrêmement prudent» et conservait en argent liquide 50 pour cent des sommes que lui confiaient les investisseurs, a avancé l'analyste financier Pierre Therrien qui y a travaillé de 2000 à 2005.

Au 23e jour du procès de Vincent Lacroix intenté par l'Autorité des marchés financiers (AMF), Pierre Therrien a fait valoir, vendredi, qu'il n'était pas d'accord avec le choix de Lacroix de garder un tel niveau d'encaisse et de renoncer à faire des transactions, comme l'achat d'actions.

M. Lacroix voulait éviter que ses fonds affichent un rendement négatif au cours des premières années, ce qui aurait éloigné les investisseurs, lui expliquait-il.

Pour ce qui est des rapports sur la situation des fonds Norbourg, en provenance du gardien de valeurs Northern Trust, qui aurait pu lui permettre de voir que quelque chose ne tournait pas rond chez Norbourg, M. Therrien a affirmé n'en avoir vu aucun. Ni en ligne ni sur papier. Il s'agissait d'une information que se réservait Vincent Lacroix et David Simoneau.

Comme le témoin précédent, Pierre Therrien était en confiance chez Norbourg. Il y a investi 40 000 $ avec sa conjointe et a incité des amis à en faire autant. Ils y ont mis environ 400 000 $. Ils ont tout perdu.

Pour sa part, l'analyste Therrien estime avoir perdu davantage que de l'argent dans l'entreprise de Lacroix, soit sa réputation et sa crédibilité.

Le procès reprendra maintenant le 5 septembre.
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MessageSujet: Re: Divers   Jeu 14 Juin - 15:57

Le jeudi 14 juin 2007


Norbourg: au moins 40 Estriens seront indemnisés

Gilles Fisette

SHERBROOKE


Au cours des dernières semaines, une quarantaine de personnes de la région de Sherbrooke, clients de Vincent Lacroix et de Norbourg, ont reçu une bonne nouvelle de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Finalement, leur apprend-on, ils auront droit au fonds d'indemnisation, qui leur remboursera la totalité de leur placement, à quelques dollars près.

--------------------
Lire aussi:
Section spéciale Vincent Lacroix
--------------------

C'est du moins ce qu'a révélé leur avocat, Me Gilles Fontaine, par qui la bonne nouvelle de l'AMF a transité.

Pour l'instant, a précisé Me Fontaine, on parle d'une quarantaine d'épargnants mais ce nombre pourrait croître au fil des jours puisque les actions entreprises par l'avocat sherbrookois auprès de l'AMF portaient sur le cas de 109 personnes.

"Et comme tous ces dossiers sont semblables, tout laisse croire que tous ces gens recevront une décision semblable", a avancé le juriste.

La quarantaine de personnes à qui ont vient d'apprendre que le fonds d'indemnisation couvre effectivement leurs pertes à la suite des manipulations malhonnêtes dont est accusé Vincent Lacroix, pourront donc revoir leurs dûs, soit des sommes d'argent qui varient entre une dizaine de milliers de dollars et deux cent mille dollars.
La moyenne des sommes récupérées est de cent mille dollars.

La somme de deux cent mille dollars est le maximum couvert par le fonds d'indemnisation de l'AMF. Si l'épargnant avait confié une somme supérieure à Vincent Lacroix, il devra compter sur d'autres recours juridiques possibles pour retrouver une partie de son dû.

Comme l'a expliqué Me Fontaine, le cas de ses 109 clients n'est pas extensible à l'ensemble des gens floués dans l'affaire Norbourg. Ces gens avaient des particularités en commun.

"L'argent de ces personnes s'est retrouvé dans cinq fonds de Norbourg Capital qui ont été entièrement pillés. Nous, on prétendait que ces gens avaient droit à la couverture offerte par le fonds d'indemnisation de l'AMF. Mais, dans un premier temps, l'AMF a soutenu le contraire. Nous avons développé neuf arguments, dont le fait que, dans ces cas-ci, le cabinet financier, le gestionnaire et le fiduciaire étaient une seule et même personne, soit Vincent Lacroix, et que dans toute la chaîne, on n'était pas sans savoir, qu'en bout de ligne, le fonds serait pillé", a résumé Me Fontaine.

Finalement, dans un premier temps, les épargnants ont reçu un avis de l'AMF comme quoi l'analyse de leur demande serait approfondie.

C'est par la suite que les lettres porteuses de la bonne nouvelle ont commencé à être acheminées.
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 13 Juin - 16:03

Desjardins s'est tourné vers Norbourg pour développer un secteur particulier Canadian Press
Published: Wednesday, June 13, 2007 Article tools
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Font: * * * * MONTREAL (PC) - Desjardins a confié 20 millions $ à Norbourg pour que l'équipe de Vincent Lacroix les fasse fructifier dans des fonds de couverture (hedge funds), au moment où il n'y avait aucun gestionnaire canadien dans ce secteur dominé par les Américains, a expliqué mercredi un dirigeant de Gestion d'actifs Desjardins.

Au 20e jour du procès fait à Vincent Lacroix par l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jacques Lussier, de Desjardins, a expliqué que l'investissement fait en 2000 a été retiré quatre ans plus tard pour deux raisons majeures: Vincent Lacroix manquait de discrétion en se vantant de compter Desjardins parmi ses clients, mais surtout certaines voix dans le milieu des affaires s'interrogeaient sur la provenance des moyens financiers permettant à Norbourg une croissance si fulgurante.

Ce questionnement était perçu "négativement", a indiqué Jacques Lussier, vice-président de Gestion d'actifs Desjardins.

M. Lussier a raconté avoir été mis sur la piste de Lacroix, de Norbourg, au moment où deux anciens collègues, professeurs comme lui à l'école des Hautes études commerciales, Mario Lavallé et Jean Bourgeois, cherchaient à tester une stratégie d'investissement qu'ils avaient mise au point dans le secteur des fonds de couverture.

Au cours de son témoignage récent, le juricomptable François Filion a indiqué que Norbourg a remboursé l'investissement initial fait par Desjardins (20 millions $) et a versé en plus 2,3 millions $ de rendement en puisant dans trois des fonds Evolution, une famille de fonds détenue par de petits investisseurs.

Vincent Lacroix fait face à 51 chefs d'accusation relativement à des infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, soit d'avoir fait des manoeuvres pour influer sur le cours des valeurs à son profit et d'avoir fourni des informations fausses ou trompeuses à l'AMF.

© La Presse Canadienne 2007
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 6 Juin - 15:43

Le 6 juin 2007 - 15:11 | Olivier Caron [AgenceNews]


--------------------------------------------------------------------------------

Vincent Lacroix
Le procès pénal de Vincent Lacroix se continuait ce mercredi, alors que l'accusé a continué à contre-interroger le juricomptable François Fillion.

L'ancien PDG de Norbourg a tenté de faire des rapprochements entre un "trou comptable" dont il aurait hérité de la Caisse de dépôt et placement du Québec et l'argent remboursé à Desjardins à l'été 2004. Tallonant le juricomptable, Vincent Lacroix a réussi à lui faire convenir que lorsqu'ont été transférés les fonds Perfolio de la Caisse de dépôt à Norbourg, il manquait 22 millions de dollars.

Vincent Lacroix fait face à 51 chefs d'accusation pour des infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec. Il aurait détourné environ 130 millions de dollars, flouant ainsi 9200 investisseurs. Son procès va se poursuivre jeudi
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MessageSujet: Re: Divers   Sam 2 Juin - 6:33

Bon Dieu que j'aimerais mettre la main sur cet article juste pour y voir la photo de son album de finissant...

Citation :
Le Reflet du Lac (Magog), no. Vol: 19 No: 31
Actualités, dimanche 3 juin 2007, p. 6
Vincent Lacroix a aussi dépensé des millions à Magog

Jacques, Dany

Vincent Lacroix aurait dépensé des millions au Québec, en Suisse, aux États-Unis et à Cuba avec l`argent d`investisseurs floués de Norbourg, mais aussi à Magog pour acquérir une auberge et trois maisons à la Plage Southière.

Les premières semaines du procès de cet ancien PDG de Norbourg ont été consacrées au témoignage du juricomptable de l'Autorité des marchés financiers (AMF), François Fillion.

Le Magogois d'origine fait face à 51 chefs d'accusation tournant autour de manipulations frauduleuses de Fonds Norbourg ainsi que de transmission d'informations fausses et trompeuses.

L'enquêteur Fillion avait comme objectif de démontrer clairement au juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, la route frauduleuse de 115 millions de dollars en provenance de 137 retraits irréguliers.

Parmi les somptueuses dépenses de M. Lacroixqui auraient été grâce à l`argent des investisseurs, notons l'acquisition de l'Auberge l'Étoile-sur-le-Lac au coût de 2,6 M $, par l'intermédiaire de Gestion Lacroix.

S'ajoute une résidence de 800 000 $ au nom de sa conjointe Sylvie Giguère, située au 328, avenue de la Chapelle.

Deux autres résidences du secteur Canton à Magog figurent aussi sur la liste des retraits illégaux préparée par l'AMF: une maison de 240 000 $ au nom de Sylvie Giguère (30, avenue de la Plage) et une seconde de 145 000 $ au nom de David Cloutier, le conjoint de Stéphanie Lacroix, la soeur de Vincent Lacroix (196, avenue du Parc).

S'ajoutent également des débours importants fait à ses proches, comme 140 000 $ d'un jet à son père Donald Lacroix, 181 000 $ à son frère Patrick (avec qui il a acquis l'auberge) et 200 000 $ à son ami d'enfance Éric Streel.

Des salaires totalisant 240 000 $ pour sa soeur Stéphanie et 50 000 $ à David Cloutier (le conjoint de Stéphanie) apparaissent aussi sur la liste des retraits irréguliers de Vincent Lacroix.

L'AMF poursuivra le procès prévu sur quelques semaines avec d'autres témoins de l'AMF, de Norbourg et de Northern Trust, le gardien de valeurs.




Illustration(s) :

L'auteur du texte accompagnant la photo de Vincent Lacroix dans son album de finissants de La Ruche (1983-1984) lisait-il dans une boule de cristal? On y lit que "Chief se dit assez intelligent, paresseux et pas nerveux. C'est en tous cas un gars actif. Plusieurs le reconnaissent par ses performances au hockey et au soccer. Ce gars, qui a pour idole "soi-même" en personne rêve de posséder un condo en Floride et une couple de belles femmes... Le plus drôle, c'est sa phobie; mais ça ne s'écrit pas! Demandez-lui ce que c'est..."
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 30 Mai - 14:09

Vincent Lacroix a aussi dépensé des millions à Magog
par Dany Jacques
Voir tous les articles de Dany Jacques
Article mis en ligne le 30 mai 2007 à 13:41
Soyez le premier à commenter cet article

Vincent Lacroix Vincent Lacroix a aussi dépensé des millions à Magog
Vincent Lacroix aurait dépensé des millions au Québec, en Suisse, aux États-Unis et à Cuba avec l`argent d`investisseurs floués de Norbourg, mais aussi à Magog pour acquérir une auberge et trois maisons à la Plage Southière.
Les premières semaines du procès de cet ancien PDG de Norbourg ont été consacrées au témoignage du juricomptable de l’Autorité des marchés financiers (AMF), François Fillion.

Le Magogois d’origine fait face à 51 chefs d’accusation tournant autour de manipulations frauduleuses de Fonds Norbourg ainsi que de transmission d’informations fausses et trompeuses.

L’enquêteur Fillion avait comme objectif de démontrer clairement au juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, la route frauduleuse de 115 millions de dollars en provenance de 137 retraits irréguliers.

Parmi les somptueuses dépenses de M. Lacroixqui auraient été grâce à l`argent des investisseurs, notons l’acquisition de l’Auberge l’Étoile-sur-le-Lac au coût de 2,6 M $, par l’intermédiaire de Gestion Lacroix.

S’ajoute une résidence de 800 000 $ au nom de sa conjointe Sylvie Giguère, située au 328, avenue de la Chapelle.

Deux autres résidences du secteur Canton à Magog figurent aussi sur la liste des retraits illégaux préparée par l’AMF: une maison de 240 000 $ au nom de Sylvie Giguère (30, avenue de la Plage) et une seconde de 145 000 $ au nom de David Cloutier, le conjoint de Stéphanie Lacroix, la soeur de Vincent Lacroix (196, avenue du Parc).

S’ajoutent également des débours importants fait à ses proches, comme 140 000 $ d’un jet à son père Donald Lacroix, 181 000 $ à son frère Patrick (avec qui il a acquis l’auberge) et 200 000 $ à son ami d’enfance Éric Streel.

Des salaires totalisant 240 000 $ pour sa soeur Stéphanie et 50 000 $ à David Cloutier (le conjoint de Stéphanie) apparaissent aussi sur la liste des retraits irréguliers de Vincent Lacroix.

L’AMF poursuivra le procès prévu sur quelques semaines avec d’autres témoins de l’AMF, de Norbourg et de Northern Trust, le gardien de valeurs.
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MessageSujet: Re: Divers   Mar 29 Mai - 17:01

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MessageSujet: Re: Divers   Mar 29 Mai - 9:47

Fonds Norbourg et Évolution
Lacroix savait appâter les investisseurs
Le Journal de Québec
29/05/2007 09h24

Le stratagème utilisé par Vincent Lacroix pour transférer à son profit 115,3 M$ des Fonds Norbourg et Évolution incluait un système élaboré destiné à appâter les investisseurs et à leur jeter de la poudre aux yeux par la suite, soutient l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Au cours de l'avant-dernière journée de son témoignage qui s'étire depuis plus de deux semaines, le juricompatable François Filion a expliqué que les documents aux investisseurs étaient le dernier maillon de la chaîne de falsification ourdie par l'ex-président de Norbourg.


D'abord, pour attirer les investissements, Norbourg produisait des prospectus avec de fausses informations, a soutenu M. Filion.


Le prospectus est le document réclamé par les autorités réglementaires et qui sert à se faire une tête au sujet d'un placement envisagé.


Celui, entre autres, du Fonds de répartition tactique des actifs canadiens faisait une liste des titres prétendument détenus au 20 novembre 2001, parmi lesquels figuraient ceux du Canadien National, de Weston, de Bombardier, de Research In Motion et de Brascan, a dit le témoin de l'AMF.


Or, a soutenu M. Filion, non seulement le fonds en question ne détenait aucun de ces ti-tres, mais il affichait un solde de 0 cent depuis trois mois.


Rapports tronqués


Les états financiers et les rapports annuels des différents fonds du portefeuille de Norbourg servaient également à flouer les investisseurs et à masquer les retraits frauduleux effectués par M. Lacroix, a ajouté M. Filion.


C'est ainsi que le rapport annuel du 31 décembre 2002, par exemple, faisait état d'un capital investi de près de 8 M$ dans les Fonds Norbourg alors que des documents récupérés après la perquisition d'août 2005 indiquent que le solde réel se chiffrait plutôt à 4,6 M$, soit quelque 3,3 M$ de moins.


Les relevés envoyés à chacun des investisseurs contribuaient aussi à faire tourner la roue, a soutenu François Filion.


Un fonds qui fonctionne bien


En septembre 2004, les détenteurs de parts du Fonds de débentures convertibles - où 16,6 M$ auraient fait l'objet de ponctions illégales attribuées à Vincent Lacroix - se sont fait dire que chaque part valait 12,56 $. Le vrai chiffre, correspondant au solde réel du fonds compte tenu des retraits irréguliers, était 0,33 $, a dit M. Filion.


«Comme la valeur était plus élevée, ça attirait les investisseurs et on faisait plus de ventes parce que c'était présenté comme un fonds qui fonctionne bien?», a résumé le juge Claude Leblond, sous forme de question.


Le juricomptable Filion devrait terminer son témoignage, aujourd'hui, après quoi Vincent Lacroix le contre-interrogera, à compter de demain.
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MessageSujet: Re: Divers   Sam 26 Mai - 10:42

Michel Vastel
Allons-y gaiement, renversons les gouvernements!

26/05/2007 09h27


Le Québec est le paradis des gérants d'estrade tant la politique y a l'air simple. Depuis jeudi soir, les scénarios les plus fantaisistes sont écrits, les prédictions les plus inédites sont faites... On a même déjà une date pour le prochain scrutin: le 9 juillet 2007!

Il faut dire que nous ne faisons pas les choses à moitié dans la belle province. Les oppositions ont passé quatre ans à reprocher à Jean Charest de ne pas respecter sa promesse de 2003 de réduire les impôts d'un milliard de dollars par année. Péquistes et Adéquistes ont tellement magané le gouvernement libéral qu'il s'est retrouvé minoritaire. Et voilà qu'on ne veut plus qu'il réduise les impôts d'un milliard de dollars année. Même pas de 950 millions $. Allez comprendre...

Au fait, qui peut bien être contre des baisses d'impôt? On se le demande en effet. Pour la première fois dans l'histoire de l'Occident, un gouvernement aura été battu pour avoir voulu baisser les impôts! Au Québec, notez bien, cela peut marcher: près de la moitié des contribuables - 2,3 millions sur 5,7 millions - ne paient pas d'impôts. Ceux-là sont contre les baisses d'impôt, c'est sûr.

Et puis ces 950 millions ne viennent pas d'une noble redistribution de la richesse entre les Québécois. Cette cagnotte est constituée d'argent «sale» car elle vient, pour l'essentiel, d'Ottawa. De l'argent fédéral! Mais il aurait fallu s'en débarrasser tout de suite tant il nous brûle les doigts! L'envoyer dans le panier sans fond de la dette publique était encore ce qu'il y avait de mieux à faire... Charest n'a rien compris!

On savait que l'action démocratique de Mario Dumont, prenant ses responsabilités d'Opposition officielle au sérieux, allait voter contre ce Budget. Mais le Parti québécois? Avec lui, on ne sait plus sur quel pied danser depuis le 8 mai, jour de la démission d'André Boisclair. On croit le gouvernement tranquille, et le Budget de Monique Jérôme-Forget sain et sauf: tant que le Parti québécois sera décapité, ses élus à l'Assemblée nationale n'oseront pas renverser le gouvernement, d'autant moins que s'annonce une lutte de titans pour la succession.

Pauline Marois

Mais Pauline Marois semble maintenant seule sur les rangs. Les sondages n'ont jamais été aussi bons pour le Parti québécois. Allons-y gaiement, renversons le gouvernement! Qu'est-ce qu'une autre élection générale? Juste 72 millions $...

Pendant qu'on y est, voyons ce qui va survenir par la suite, après le 9 juillet. On ne dira plus que le Parti québécois est mort au contraire: le prochain sondage va démontrer que, bien ressuscité, il pourrait reprendre le pouvoir, ou reprendre sa place sur les banquettes de l'opposition officielle. Mario Dumont serait premier ministre, enfin! Et le Parti libéral serait réduit au rang de tiers parti. Jean Charest lui-même serait battu dans sa propre circonscription de Sherbrooke grâce à un pacte entre Parti québécois et Québec Solidaire.

J'attends même avec impatience le jour où un chroniqueur va renvoyer Jean Charest à Ottawa... Moi je le vois plutôt reprendre ses activités d'avocat de la défense. Il y a tellement de filous dans les Cantons de l'Est qui tournaient autour des deux gouvernements - les Commandites à Ottawa, Option Canada à Québec, Vincent Lacroix et ses comparses de Norbourg: il y a de quoi nourrir tout un bureau d'avocats!
Bernard Grenier

Car oui, le rapport du juge Bernard Grenier sera enfin connu la semaine prochaine. D'autres filous seront confondus, notamment d'anciens collaborateurs du chef du Parti libéral du Québec, Alfred Pilon et Jocelyn Beaudoin d'Option Canada. Certes, le lien avec Jean Charest sera difficile à faire puisqu'au moment du référendum d'octobre 1995, Charest n'était pas un libéral du Québec mais un conservateur du Canada. Il n'empêche qu'aussitôt arrivé au pouvoir à Québec, il s'est empressé de confier des responsabilités importantes à Pilon et Beaudoin.

Il ne manquerait plus que le gouvernement de Stephen Harper à Ottawa ne soit victime d'un accident. Ou que Stéphane Dion ne fasse l'objet d'une mutinerie...

Quand je vous dis que le Québec est le paradis des gérants d'estrade!
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MessageSujet: Re: Divers   Jeu 24 Mai - 9:17

Le Nouvelliste (Trois-Rivières)
Opinions, jeudi 24 mai 2007, p. 11
Les mains sales

Ma présente intervention porte sur le fait que Desjardins ayant réclamé
l'argent qu'elle avait placé chez Norbourg (environ 20 millions $),
Vincent Lacroix a pigé dans les fonds Évolution pour lui rendre son
bien. Desjardins est donc en possession d'un bien volé (entre autres le
mien).

Imaginons une situation fictive où je visite un vendeur d'automobiles
pour m'acheter une auto. Ce dernier m'en vend une. Or, cette voiture
était une voiture volée. Saviez-vous qu'il est de ma responsabilité
de m'assurer que la voiture que j'achète est libre de dettes et n'est
pas une voiture volée? Donc, étant en possession d'une voiture volée, je
deviens aux yeux de la loi un receleur, un criminel. De plus, je dois
rendre la voiture et probablement payer de lourdes amendes. Et pourtant,
tout le long de cette histoire, j'étais de bonne foi .

Revenons maintenant au cas Desjardins vs Norbourg et faisons l'analogie
avec mon cas fictif. Desjardins est en possession d'un bien volé et il
était aussi de bonne foi, car ce n'est pas lui qui a pigé dans les
fonds Évolution, mais Vincent Lacroix. Par contre, si la loi est égale à
tous les niveaux, Desjardins est receleur d'un bien volé et doit le
rendre à ses propriétaires, ce que ses dirigeants se refusent à faire.
Dans ce dossier, Desjardins a les mains sales, très sales. C'est ce
pauvre Alphonse qui doit se désoler de la situation.

Donald Tapp

secteur Gentilly


Catégorie : Éditorial et opinions
Taille : Court, 184 mots

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Doc. : news·20070524·NV·0019
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 23 Mai - 18:56

Actualité Affaires

Vincent Lacroix était sur ses gardes et transigeait avec les mêmes personnes

Vincent Lacroix. (PC/Ryan Remiorz)
PAR ROLLANDE PARENT



MONTREAL (PC) - Malgré une allure débonnaire, Vincent Lacroix, de Norbourg, était un homme sur ses gardes. Il avait retenu les services d'une firme spécialisée pour détecter si de l'écoute électronique se faisait à son bureau du centre-ville et à sa résidence de Candiac, entre autres.

Les services de Rapide Investigation, une entreprise de sécurité, ont coûté 2,2 millions $ à Vincent Lacroix. Selon la preuve présentée mercredi par François Filion, le juricomptable embauché par l'Autorité des marchés financiers dans le procès de Lacroix, ce sont les investisseurs floués de Norbourg qui auraient payé pour ces services.

Rapide Investigation a également fourni du matériel informatique, du gardiennage, des caméras et un système d'alarme, selon ce qu'indique un contrat signé le 31 mars 2003.

L'existence d'une détection d'écoute électronique est loin d'être la seule révélation faite au septième jour du procès de Vincent Lacroix, poursuivi par l'Autorité des marchés financiers pour 51 infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec.

Le juricomptable a pris une bonne partie de la journée de mercredi à présenter différents moyens utilisés par Lacroix pour brouiller les pistes et rendre terriblement difficile le suivi des 115 millions $ détournés à son profit. Dans plusieurs transactions, soit des acquisitions dans les secteurs de l'immobilier et du placement, dans des prêts d'argent, dans des achats d'actifs, les membres de sa famille ont été mis à contribution. Au premier chef sa conjointe Sylvie Giguère, son père Donald, son frère Patrick, sa soeur Stéphanie, l'épouse de son vice-président aux finances (Chantal Thibodeau) ainsi que son chauffeur personnel. La plupart de ces noms se trouvaient sur les organigrammes et la liste de fournisseurs de Norbourg.

Comme l'a fait remarquer le juge Claude Leblond de la Cour du Québec, les noms des mêmes personnes reviennent à divers titres. Par exemple, celui d'Alain Langlois, propriétaire de Sport Hockey BLL, une concession de la Ligue nord-américaine de hockey, à Thetford Mines, aurait vendu à Lacroix des actions pour quelque 550 000 $. Ce même Langlois refait surface quand, à titre de représentant en fonds communs de placement, il vend sa clientèle à Lacroix pour près d'un million $. Autre exemple, non seulement le représentant de fonds communs Denis Lemieux a vendu sa clientèle à Lacroix, mais il a également profité d'un prêt de 35 000 $. Même situation pour Denis Robitaille avec un prêt de 60 000 $.

Le juricomptable a également indiqué qu'après l'achat du Groupe Futur par Lacroix pour 1,7 million $, un des actionnaires, Robert Duval, a vendu sa clientèle à Norbourg pour 600 000 $ et sa conjointe, Nancy Harvey, a profité d'un prêt de 403 000 $ de Lacroix. Deux autres actionnaires du Groupe Futur, soit Jules Dionne et Larry Davidson, ont aussi vendu leur clientèle à Lacroix pour respectivement 200 000 $ et 1 million $.

A un certain moment, le juge a paru intrigué par l'importance des actifs sous gestion des représentants de fonds communs qui vendaient leur clientèle à Lacroix. Ces montants tournaient plus ou moins autour de 20 millions $. Le magistrat a d'abord demandé si les actifs sous gestion dont le montant apparaissait aux contrats reflétaient bien la réalité. Il a voulu ensuite savoir si ces actifs s'étaient véritablement retrouvés dans le Groupe Nobourg. Le juricomptable Filion a dit qu'il ne lui appartenait pas de faire ce suivi. On sait qu'une enquête criminelle est en cours.

Finalement, le juricomptable a signalé que Pierre Therrien, un employé de Norbourg, a signé un contrat avec Vincent Lacroix, en juillet 2005, un mois avant les perquisitions, au moment où il quittait la compagnie "pour services à venir" pour la somme de 270 000 $.

Le procès se poursuit jeudi pour une huitième journée.



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MessageSujet: Re: Divers   Mer 23 Mai - 16:31

Procès de Vincent Lacroix: la famille de l'accusé était mise à contribution
Le 23 mai 2007 - 16:07 | Olivier Caron [AgenceNews]


--------------------------------------------------------------------------------
Au septième jour du procès de l'ex-pdg de Norbourg, Vincent Lacroix, le juricomptable François Fillion, qui a enquêté sur le cas Norbourg pour l' Autorité des marchés financiers, a tenté de démontrer les moyens pris par l'homme de finance pour que la piste de l'argent détourné soit dure à suivre.

François Fillion s'est entre autres attardé à des transactions immobilières totalisant 12,5 millions faites par Vincent Lacroix, pour lesquelles ce dernier mettait à contribution sa famille et des employés. Des contrats d'achat auraient été signés par la conjointe de Lacroix, son frère et sa soeur. Selon ce que rapporte la Presse Canadienne, un chauffeur aurait également signé un contrat d'achat.

Les investissements de l'entreprise ont également été examinés ce mercredi. Des acquisitions auraient en effet été effectuées, pour une valeur de 25 millions.

Vincent Lacroix fait face à 51 chefs d'accusation pour des infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec. Il aurait détourné environ 130 millions de dollars, flouant ainsi 9200 investisseurs.
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 9 Mai - 19:56

Mise à jour: 09/05/2007 18:47
Justice
L'ultime requête de Lacroix est en grande partie rejetée

(PC) Rollande Parent

Vincent Lacroix, anciennement de Norbourg, ne pourra interroger la demi-douzaine de personnes à qui il avait transmis des citations à comparaître.
Le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, qui présidera son procès pour des infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, a jugé que les soupçons de fausses déclarations nourris par Vincent Lacroix à l'égard de ces personnes ne tenaient pas la route, ne reposaient sur aucune preuve.

Il reste cependant deux éléments à trancher avant l'ouverture proprement dite du procès. Dans un premier temps, le juge doit décider si Alain Lajoie, juricomptable et enquêteur de l'Autorité des marchés financiers (AMF), a fourni des informations fausses au juge de paix pour obtenir la délivrance de neuf mandats de perquisition au bureau de Norbourg du centre-ville de Montréal et à d'autres endroits reliés à Norbourg.

M. Lacroix a avancé que si M. Lajoie avait rempli correctement sa tâche, il aurait été en mesure de constater que deux versions différentes d'une même information concernant Eric Asselin, qui a été vice-président des finances chez Norbourg, se retrouvaient dans la déclaration assermentée soumise au juge de paix. Vincent Lacroix y voit une tentative de tromper le juge de paix.

La première information indiquait qu'Asselin avait dit avoir reçu de Norbourg 1,1 million $ pour des travaux de recherche et de gestion, alors que la seconde information voulait que ce montant était fictif et que la somme d'argent reçue provenait d'un fonds fantôme sous la gouverne de Vincent Lacroix.

Si le juge lui donne raison, la preuve recueillie à la faveur de ces perquisitions serait jugée illégale et, par ricochet, inutilisable par l'AMF au cours du procès.

Comme M. Lacroix n'a pas d'avocat, le juge l'a aidé tout au long de la journée de mercredi à préciser sa pensée, notamment sur ce point. A plusieurs reprises, il a reformulé les arguments de Vincent Lacroix, quitte à leur donner un poids supplémentaire.

À l'égard «des deux versions» en question, le juge a, à un certain moment, dit ce qu'il en pensait. «M. Lajoie a révélé au juge de paix les deux versions données par Asselin. Il a donné l'heure juste», a-t-il commenté. Reste à voir s'il maintiendra ce point de vue à l'ouverture de la séance de travail de jeudi.

Dans un deuxième temps, le magistrat devra décider si le secret professionnel empêchait Eric Asselin de dévoiler à l'AMF les irrégularités présumées qu'il constatait dans les façons de faire de Norbourg et de Vincent Lacroix. Le procureur de l'AMF, Eric Downs, a annoncé son intention de soutenir que, devant la commission d'infractions, le secret professionnel ne tenait plus.

Ces deux questions réglées, le sort des requêtes de Vincent Lacroix qualifiées de «pot-pourri» par l'avocat de l'AMF sera scellé. Jusqu'ici cinq ont été rejetées tandis qu'une autre demeure en suspens.

Vincent Lacroix est accusé d'avoir fait de l'agiotage (des manoeuvres pour influer sur le cours des valeurs à son profit) ainsi que d'avoir fourni des informations fausses ou trompeuses à l'Autorité des marchés financiers. Son procès pénal pourrait durer jusqu'à six semaines.





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MessageSujet: Re: Divers   Mer 21 Mar - 16:57

Le journal de la communauté universitaire ÉDITION DU 22 MARS 2007
Volume 42, numéro 26
Retour au sommaire

Première remise de bourses en journalisme économique
La Fondation de l’Université Laval et la Faculté des lettres ont procédé, le 14 mars à la remise de bourses aux deux premiers étudiants de la nouvelle spécialisation en journalisme économique. Thierry Lavoie et Dominique Lemoine ont reçu leur bourse des représentants des donateurs qui ont rendu possible la création d’un nouveau fonds, lequel permettra à trois étudiants de se consacrer entièrement à leurs études grâce à une bourse annuelle de 15 000 $ pour chacune des deux années de leur programme de maîtrise en communication publique.

L’actualité économique fait de plus en plus partie du quotidien des citoyens. Les récentes affaires Enron, Nortel et, plus récemment, Norbourg ont montré l’importance du journalisme économique dans notre société. Or, il ne peut y avoir de presse économique de qualité sans journalistes qualifiés, d’autant plus que la relève, ici comme ailleurs, demeure un défi de taille. «Le nouveau cheminement de maîtrise avec stage en journalisme économique permettra aux étudiants d’acquérir les fondements de la science économique, de comprendre les mécanismes de construction de l’actualité aussi bien que les problématiques et enjeux du journalisme économique, ces futurs diplômés seront un atout formidable pour les entreprises de presse et l’ensemble de la société», fait valoir le professeur Alain Lavigne, directeur des programmes de 2e cycle au Département d’information et de communication.

La Caisse de dépôt et placement du Québec, Transcontinental, l’Association des économistes québécois, Jean-Luc Landry, président de Landry Morin gestionnaire de portefeuille et la Fondation Reader’s Digest du Canada sont les partenaires de première heure du projet qui prend forme dans le cadre de la campagne «De toutes les révolutions». Selon l’éditeur émérite du journal Les Affaires (Transcontinental), Jean-Paul Gagné, «les programmes de journalisme de l’Université Laval ont déjà montré leur capacité à former de bonnes recrues, nul doute que la spécialisation en journalisme économique saura combler nos attentes!» «Ces premiers boursiers sont des pionniers et nous souhaitons que les candidats aux bourses soient nombreux afin de combler les besoins en matière d’information économique au Québec», souligne Lucie Frenière, directrice principale, relations avec les médias et soutien au développement d’affaires de la Caisse de dépôt et placement.

La campagne se poursuit afin de compléter le financement du Fonds qui permettra d’offrir une bourse à tous les étudiants qui seront admis au programme (trois par année) et d’attirer ainsi les meilleurs candidats. Ceux-ci doivent avoir complété un baccalauréat dans une discipline liée à la spécialité (économique, administration des affaires, etc.) et posséder une expérience professionnelle pertinente d’au moins un an ou avoir réussi un certificat en journalisme. La maîtrise du français et de l’anglais fait aussi partie des critères d’admission.
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MessageSujet: Re: Divers   Dim 25 Fév - 8:15

Rouleau Serge
Bureaucratie et immobilisme.
dimanche 25 février 2007 Nouveau


« Bureaucrate » est un mot employé par la plupart des gens pour signifier : paperasse, tracas, lenteur, arbitraire, autocratique, arrogant, lent, etc. La bureaucratie au Québec c’est comme la température : tout le monde en parlent, mais considèrent qu’ils n’ont pas d’autres choix que celui de la subir. Les politiciens les plus dynamiques admettent qu’il est très difficile de changer quoi que ce soit. La bureaucratie contrôle le gouvernement et non l’inverse. Les députés dévouent une portion considérable de leur temps à convaincre les bureaucrates. Les entreprises embauchent des lobbyistes pour essayer d’y voir clair.

L’organigramme du gouvernement du Québec est d’une complexité difficile à imaginer : 22 ministres, 4 ministres délégués, 194 organismes gouvernementaux, 11 commissions parlementaires, 3 réseaux d’éducations, 72 commissions scolaires, 103 municipalités régionales de comté (MRC), 15 agences de santé et services sociaux, etc. Les organisations se superposent, se chevauchent et se jalousent de sorte qu’il est toujours très compliqué d’obtenir les services que l’on requiert. Comme si cela n’était pas suffisant, il faut ajouter aux bureaucraties municipales et provinciales celle du fédéral.

Ainsi, les trois niveaux de gouvernement employaient en 2005 sur le territoire du Québec l’équivalent de 700 500 fonctionnaires à temps plein, soit près de 20% des travailleurs québécois. De ce nombre, seulement 387 000 rendent des services directs à la population : les enseignants (97 000), les professionnels et techniciens du système de santé (220 000), les policiers et employés du système de justice (17 000) et les employés des sociétés d’état (53 000). Donc, 313 500 ou 45% des fonctionnaires gèrent les programmes gouvernementaux et encadrent et surveillent les fonctionnaires qui desservent directement la population. C’est à ces derniers que je réfère lorsque je parle de bureaucratie.

Les rôles et les activités de la bureaucratie.

La tâche première des bureaucrates consiste à gérer les centaines de programmes créés par les gouvernements. Chaque programme subventionne des centaines de projets. Ainsi des milliers de fonctionnaires étudient, approuvent et gèrent des milliers de projets représentant des milliards de dépenses annuellement. Selon une étude de la Fédération des Chambres de Commerce du Québec (FCCQ), les subventions, l’aide fiscale, l’aide au financement, le développement régional et les interventions sectorielles totalisent des dépenses annuelles de plus de 4 milliards. De plus, des subventions totalisant environ 1 milliard de dollars annuellement sont distribuées à plus de 5 000 organismes sociaux et communautaires.

La deuxième tâche en importance de la bureaucratie québécoise consiste à développer et à surveiller l’application de milliers de règlements. Il n’existe malheureusement pas de mesure précise du fardeau réglementaire québécois. Par contre, selon une étude de l’Institut Économique de Montréal (IÉDM) le Québec avec 2345 règlements en 2003 domine largement la scène canadienne. Entre 1990 et 1999 le Québec a produit plus de 5 000 pages de lois et règlements contre moins de 1600 pages en Ontario et en Alberta. En 2003, la Fédération Canadienne de l’Entreprise Indépendante (FCEI) évaluait à plus de 7 milliards de dollars les coûts annuels encourus par les entreprises québécoises pour se conformer à une réglementation omniprésente, tatillonne et souvent inutile.

L’Institut Fraser dans son étude « Economic Freedom North America 2006 », conclut que le Québec se situe au 59e rang sur 60 en Amérique du Nord. James Gwartney, principal responsable de cette étude définit la liberté économique comme suit :

« Individuals have economic freedom when (a) property they acquire without the use of force, fraud, or theft is protected from physical invasions by others and (b) they are free to use, exchange, or give their property as long as their actions do not violate the identical rights of others. Thus, an index of economic freedom should measure the extent to which rightly acquired property is protected and individuals are engaged in voluntary transactions. »(Gwartney, Lawson, and Block, 1996 : 12)

Les subventions et une réglementation excessive sont les facteurs qui limitent le plus la liberté économique des Québécois. Le Québec souffre d’un immobilisme appauvrissant. Son économie recule par rapport à celle de ses principaux partenaires.

Une perspective historique.

Ce n’est pas nouveau, depuis les tous débuts de la colonie, les observateurs et critiques de la société québécoise dénoncent la bureaucratie. Elle est perçue comme coûteuse et inefficace. Malgré tout, son rythme de croissance s’est remarquablement accéléré au cours des 40 dernières années. Faut-il en déduire que la croissance de la bureaucratie est incontrôlable et qu’un jour la société québécoise croulera sous son poids comme cela s’est produit dans les pays du bloc communiste ?

L’histoire semble nous enseigner que le simple fait de dénoncer la bureaucratie soit insuffisant pour changer les choses. Au mieux, réussit-on à la faire reculer de quelques pas, mais elle reprend rapidement l’initiative pour atteindre de nouveaux sommets.

Il est certainement possible de gérer efficacement la fonction publique. Les individus qui composent la bureaucratie gouvernementale ne sont pas différents de ceux qui composent l’ensemble de la société. Donc, en leur fournissant les outils appropriés et en créant un environnement propice ils atteindraient une productivité semblable à celle obtenue dans le secteur privé. Certes, une plus grande efficacité permettrait de réduire la taille de la fonction publique. Toutefois, cela règlerait seulement une partie du problème. Comme nous l’avons vu plus tôt, 45% des fonctionnaires sont assignés à des tâches d’encadrement et de surveillance. Trop souvent, ces fonctionnaires, de par la nature même de leurs tâches, nuisent à la productivité de ceux qui servent le public.

L’origine des problèmes.

Les fonctionnaires ne sont pas à l’origine des problèmes découlant de la bureaucratie. Après tout, la fonction publique est composée d’organismes dans lesquels les individus travaillent dans le but d’atteindre les objectifs qui leur ont été assignés. Les bureaucrates sont des individus ayant les mêmes besoins et motivation que nous tous. Ils peuvent être avenants ou désagréables, travaillants ou paresseux, bons époux ou coureurs de jupons, religieux ou athées, etc.

Les problèmes que nous attribuons à la bureaucratie découlent des tâches que nous lui assignons. Les fonctionnaires ne sont pas tous des bureaucrates. Les policiers, les infirmières, les professeurs, pour ne nommer que ceux-là, ne sont pas des bureaucrates. Ce terme réfère aux 313 500 fonctionnaires qui encadrent et surveillent les 387 000 qui desservent la population. Les bureaucrates ne fournissent pas de services à la population. Ils élaborent des règlements, en surveillent l’application et préparent des analyses et rapports pour les hauts fonctionnaires et les politiciens. Pour faire leur travail, ils accumulent des quantités phénoménales d’informations qui doivent leur être fournies par les fonctionnaires œuvrant sur le terrain. Ce faisant ils nuisent grandement à l’efficacité de ces derniers.

Évidemment les bureaucrates justifient leur raison d’être en affirmant qu’ils protègent la vie et la propriété des gens. Est-ce vraiment le cas ? Trop souvent, les règlements concoctés par les bureaucrates limitent inutilement le droit de propriété au lieu de le protéger. Les lois n’ont pas d’influence sur la très petite minorité de gens malhonnêtes présents dans toute société. Par contre, ces mêmes lois briment les libertés de la très grande majorité des gens honnêtes. Même dans les cas où la réglementation protège des droits fondamentaux, le fait demeure que les bureaucrates ne fournissent pas de services directs à la population. Ils s’emploient à règlementer et à surveiller le travail des autres. C’est cette caractéristique « d’autorité sans responsabilité de résultats » qui définit ces fonctionnaires comme bureaucrates.

L’inévitable paperasserie.

La plainte la plus fréquente concerne la paperasserie générée par la bureaucratie. Quiconque requiert un permis s’oblige à fournir des quantités faramineuses d’informations aux différents niveaux de gouvernement impliqués. Une entreprise œuvrant dans une industrie réglementée doit, en plus d’obtenir un permis, fournir périodiquement des rapports, affidavits, documents notariés, démontrant qu’elle se conforme aux règlements en vigueur. Cette paperasserie, qu’elle soit sous forme papier ou électronique, est ce qui justifie l’existence de la bureaucratie auprès de la population. Le seul lien entre la bureaucratie et la population est la paperasserie. Donc, exiger la réduction de la paperasserie équivaut à exiger la réduction de la bureaucratie.

La seule chose qui puisse limiter la quantité de paperasserie nécessaire pour assurer l’application d’un règlement est le manque d’imagination des bureaucrates. Chaque fois que, malgré la réglementation, il se produit un évènement inattendu, les politiciens s’engagent à renforcer la réglementation. Donc, plus de bureaucratie et plus de paperasse. Rarement, en particulier dans les sociétés favorisant un état providence, remet-on en question l’utilité même de la réglementation.

Les bureaucraties sont lentes et inefficaces.

Les bureaucraties sont hésitantes, lentes et souvent arbitraires et capricieuses. Ces caractéristiques sont les deux côtés d’une même pièce. Elles peuvent être décisives et rapides, mais seulement en étant plus arbitraires et capricieuses. Ces caractéristiques bureaucratiques découlent du fait que les bureaucrates sont les premières victimes des politiciens lorsque vient le temps d’apaiser la grogne populaire. De plus, les exigences électoralistes des politiciens compliquent sérieusement leur travail. Ainsi, ils doivent s’assurer que leurs décisions sont inattaquables. Dans ce cas, la meilleure protection qu’un bureaucrate puisse obtenir consiste à refiler le problème à d’autres ou à retarder une décision jusqu’à ce qu’elle s’impose d’elle-même. Salomon n’aurait pas survécu à un tel régime.

Les bureaucrates produisent les règlements et en surveillent l’application, mais ne sont pas responsables des résultats. Ce sont les entreprises privées ou les fonctionnaires desservant directement la population qui en assument la responsabilité. Lorsqu’une réglementation ne donne pas les résultats escomptés ce sera parce qu’on a mal interprété l’intention du règlement ou qu’on a erré dans la façon de l’appliquer. Ainsi, les nombreux règlements, mal conçus, nuisent et démotivent les fonctionnaires et génèrent des coûts considérables pour l’entreprise privée.

De même, les bureaucrates ne sont pas responsables de l’efficacité des programmes de subventions. Personne ne se préoccupe de savoir si ces programmes atteignent les objectifs visés. Ces subventions servent avant tout aux politiciens pour mousser leur popularité à la veille d’une élection. Si par malheur il se produit un fiasco - Commandites, Papiers Gaspésia, la SONACC - il suffit de nommer une commission d’enquête et attendre que la tempête passe.

Peut-on y faire quelque chose ?

Les individus vivant en société ont besoin d’être protégés contre les fraudes, les bandits et les abus. Toutefois, l’expérience démontre qu’une bureaucratie, quel que soit son ampleur, joue rarement ce rôle.

L’immense bureaucratie québécoise n’a pas empêchée le fiasco de Norbourg, l’épidémie de C-difficile ou l’effondrement du viaduc Concorde à Laval. On peut même prétendre que c’est tout le contraire. Dans un système d’état providence comme celui que nous connaissons au Québec, tous les intervenants - les entreprises, les institutions publiques, les syndicats et les individus - se fient au gouvernement pour veiller à leurs intérêts. Les grandes entreprises exigent des lois protectionnistes et des subventions pour compenser leur manque de dynamisme. Les syndicats réclament toujours plus d’étatisation et des lois du travail qui leur procurent un membership captif. Les institutions publiques expliquent leur médiocrité et leur manque d’imagination par le manque d’argent. Les individus tiennent le gouvernement responsable de tout sans même faire l’effort de veiller à leurs propres intérêts.

L’expérience démontre que les individus sont mieux protégés par :
un système de loi axé sur les libertés individuelles et la protection de la propriété privée ;
un environnement économique de libre marché favorisant la compétition ;
la responsabilisation des individus envers eux-mêmes et la société.

que par une bureaucratie anonyme et souvent inhumaine.

Conclusion.

Les bureaucraties sont des manufactures de paperasseries en continuelle croissance et impossible à gérer. Tous les efforts pour les réformer sont voués à l’échec. Au mieux on fera des gains marginaux à court terme. À la première occasion elles reprendront le chemin de la croissance.

Pour avoir un effet à long terme il faut plutôt éliminer la bureaucratie. Toutefois, ceci représente un défi titanesque :
dans un premier temps il faut repenser et mettre à jour les lois avec comme premier objectif la protection des libertés individuelles et de la propriété privée. Il serait opportun de réviser en priorité la Charte des droits et libertés pour en faire une Charte des droits, libertés et responsabilités ;
ensuite, il faut éliminer tous les règlements qui ne sont pas absolument nécessaires, ou dans le pire des cas les simplifier, et s’en remettre à l’application des lois. L’élimination des règlements inutiles permettra de réduire d’autant la bureaucratie devenue superflue. Mais, encore plus important, l’élimination de ces règlements créera un environnement dynamique favorable à la responsabilisation des individus et à la création de richesse ;
finalement, un environnement économique et social dynamique sera suffisant pour attirer et retenir les individus et les entreprises au Québec. Il sera donc possible de canceller la plupart, sinon la totalité, des programmes de subventions. En plus des économies ainsi obtenues, il deviendra possible d’éliminer la bureaucratie assignée à la création et la gestion de ces programmes de subventions.

En s’engageant résolument dans un processus de réduction de la bureaucratie on crée un cercle vertueux : moins de bureaucratie crée un environnement économique et social dynamique ; cet environnement favorise l’utilisation optimale des ressources ; la société s’enrichit ; l’ensemble de la population peut s’offrir plus de services ; et ainsi de suite.
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MessageSujet: Re: Divers   Lun 19 Fév - 7:26

Venant directement de l'ACADIE




Vincent Lacroix continue de faire des affaires
Mise à jour le lundi 19 février 2007
Par: PC
MONTRÉAL - L'ancien président de Norbourg, Vincent Lacroix, a lancé deux entreprises cet automne toujours dans le domaine de la finance.

Au cours d'un témoignage en Cour supérieure, vendredi, au Palais de justice de Montréal, l'homme au centre du plus grand scandale financier du Québec a confirmé qu'il travaillait à la structure des deux nouvelles entreprises: l'une est E-Finance, un site Internet qui fournit des commentaires en valeurs mobilières; l'autre est baptisée Institut fiduciaire international, vise à évaluer les risques de fraude dans les entreprises et a été incorporée le 28 septembre 2006.

M. Lacroix est actuellement devant le juge Claude Leblond, qui entendra son procès, pour demander à être admissible aux services de l'aide juridique, ce à quoi s'oppose l'Autorité des marchés financiers (AMF), qui le poursuit.

M. Lacroix a reconnu avoir incorporé ses deux nouvelles entreprises à l'Inspecteur des institutions financières du Québec, un processus de routine qui lui a coûté 1792 $. C'est le procureur de l'AMF, Me Eric Downs, qui a confronté M. Lacroix à l'existence de ces compagnies.

"C'est présentement ce que je vais essayer de faire, a-t-il expliqué en entrevue à Radio-Canada. Maintenant, on verra avec les mois ou les années si on peut le faire ou pas, mais c'est mon intention, effectivement."

L'ex-patron de Norbourg est actionnaire des deux entreprises, mais n'est pas l'administrateur, en raison des dispositions des lois sur la faillite qui lui interdisent d'occuper ce poste.

Ni l'une ni l'autre des deux firmes n'est encore opérationnelle, a affirmé M. Lacroix: "Aucune institution financière canadienne n'accepte de m'ouvrir un compte bancaire", a-t-il dit.

Comme jeudi, Me Downs a tenté, vendredi, de démontrer les capacités financières de la famille de M. Lacroix. Il a documenté une série de démarches faites tout récemment par M. Lacroix, au nom de son épouse, Sylvie Giguère, visant à signer des hypothèques pour lesquelles le couple aurait payé 9130 $ par mois.

L'engagement du couple à payer de telles mensualités n'est pas compatible avec le statut d'un accusé qui plaide l'indigence, estime Me Downs.

Le juge Leblond a posé beaucoup de questions sur le fait que M. Lacroix et son épouse n'aient pas tenté de louer le "chalet" de 14 pièces qui est au nom de Mme Lacroix au bord du lac Memphrémagog.

Le juge s'est aussi étonné du fait que les parents de M. Lacroix vivent dans une des trois maisons au nom de l'épouse de M. Lacroix, sans payer de loyer.

"Est-ce qu'il a été question que ces maisons soient vendues et que vous déménagiez dans une maison plus petite ou un appartement?" a demandé le juge. Les taxes municipales et scolaires des deux résidences familiales s'élèvent à 7300 $ par année.

L'audience sur les frais d'avocat de M. Lacroix doit reprendre vendredi prochain.

Environ 9200 investisseurs ont été floués dans l'affaire Norbourg, qui a été mise au jour en août 2005. Les victimes ont perdu approximativement 130 millions $, sur les 205 millions $ qu'ils avaient confiés à la société de fonds communs de placement et qui ont disparu des coffres de l'entreprise entre 2003 et 2005.

L'AMF entend indemniser 925 des 9200 investisseurs floués de Norbourg pour un montant total évalué à 31 millions $.

L'AMF a porté 51 accusations pénales contre Vincent Lacroix et un premier procès devrait s'amorcer le 7 mai.

Plusieurs recours juridiques, poursuites criminelles et civiles et une enquête de la GRC sont toujours en cours dans ce dossier.
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MessageSujet: Re: Divers   Mer 7 Fév - 8:29

Cet article a été vu sur:

Le 6 février 2007 - 23:58


Un conseiller qui travaillait pour Vincent Lacroix est accusé en déontologie
Olivier Caron [AgenceNews]

Un conseiller financier qui a recommandé à ses clients d'acheter des fonds Norbourg alors qu'il travaillait pour Vincent Lacroix est accusé par la Chambre de la sécurité financière du Québec de conflit d'intérêts.

Selon la télévision de Radio-Canada, le groupe de déontologie de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a porté 46 chefs d'infraction contre Robert Duval, ce qui pourrait mener à sa radiation.

"Cela va de ne pas avoir fait primer l'intérêt du client dans la démarche, de s'être placé en situation de conflit d'intérêts, de ne pas avoir respecté le profil de l'investisseur ou d'avoir évité de le faire", a détaillé à la télévision publique le vice-président exécutif de la Chambre de la sécurité financière, Luc Labelle.

Selon le reportage de Radio-Canada, la compagnie dont M. Duval était actionnaire a été rachetée en 2003 par Norbourg Capital, une des sociétés de Vincent Lacroix. Robert Duval est cependant demeuré conseiller financier pour l'entreprise et aurait recommandé à ses clients d'investir dans des fonds Norbourg, leur déconseillant du même coup de diversifier leurs investissements. Ses clients étaient principalement en Abitibi.

Robert Duval aurait aussi fondé une compagnie de copeaux de bois, dont l'usine était aussi financée par Vincent Lacroix, le patron de Norbourg. En février 2004, ce dernier avait prêté 1,23 million $ à Robert Duval.

Environ 9200 investisseurs ont été floués dans l'affaire Norbourg, considérée comme le plus gros scandale financier de l'histoire du Québec moderne. Les victimes ont perdu un total d'environ 130 millions $ sur les 205 millions $ qu'ils avaient confiés à la firme de fonds communs de placement.

Plusieurs recours juridiques, poursuites criminelles et civiles et une enquête de la GRC sont toujours en cours dans ce dossier. Cette dernière pourrait mener à des accusations criminelles.

L'AMF a porté 51 accusations pénales contre Vincent Lacroix, et un premier procès est prévu au printemps.

Rien n'indique que M. Duval était au courant des détournements de fonds de M. Lacroix, a précisé le réseau de télévision.

M. Duval a abandonné sa carrière de conseiller financier il y a un an. Selon Radio-Canada, il nie les faits qui lui sont reprochés.
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MessageSujet: Re: Divers   Mar 23 Jan - 7:27

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Racisme et guerre de mots



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La question du racisme et des accommodements raisonnables ainsi que la publication d'un sondage de Léger Marketing ont été le théâtre d'une véritable guerre de mots et de chiffres cette semaine entre les médias québécois. Le dossier a occupé 4,76% de toutes les nouvelles de la semaine dont 6,62% des médias électroniques.

Soulignons par ailleurs que même si la presse québécoise n'en a pas fait une de ses principales nouvelles, le décès de Julie Winnefred Bertrand, doyenne du monde à 115 ans, a été souligné dans plus de 400 médias sur les cinq continents.

Les négociations difficiles à l'usine d'Olymel ont occupé 1,13% de toutes les nouvelles.

Décidément, rien n'est simple quand il s'agit de Patrick Roy. Son altercation avec un représentant des Saguenéens de Chicoutimi a généré un volume de 1,03%.

De retour à l'avant-scène, Stephen Harper a occupé 0,88% de l'actualité avec son plan vert de 1,5 milliard$.

Avec un poids de 0,83%, le dédommagement d'une faible proportion des anciens clients de Norbourg a soulevé beaucoup d'indignation dans les médias.

Soulignons en terminant que la nouvelle de la semaine au Canada anglais sera sans doute le procès de Robert Pickton, accusé de 26 meurtres en banlieue de Vancouver. Pour l'instant, les médias québécois semblent les moins intéressés par le dossier.

Le Top 5 de l'actualité est préparé par Influence Communication. Pour connaître la méthodologie utilisée, cliquez ici.



- Jean-François Dumas, Influence Communication
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