Scandale Norbourg

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 ON VEUT L'ENQUÊTE PUBLIQUE

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MessageSujet: Re: ON VEUT L'ENQUÊTE PUBLIQUE   Jeu 17 Avr - 22:24

L'ADQ réclame de l'aide au nom des investisseurs floués

Quelques investisseurs floués dans le dossier de Norbourg poursuivent leurs pressions et sont à Québec aujourd'hui. La délégation a notamment rencontré le député adéquiste et critique en matière de Finances, Gilles Taillon, en début d'après-midi.

Ils ont convaincu le député de demander au gouvernement Charest de prendre les moyens pour aider les 9200 investisseurs floués dans ce scandale de 130 millions de dollars à récupérer une portion de leur dû.

Le leader adjoint de l'ADQ, Gilles Taillon, réclame également une enquête publique.

Toutefois, la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, s'est montrée fermée à ces idées.




http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2008/04/20080417-155258.html

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MessageSujet: Re: ON VEUT L'ENQUÊTE PUBLIQUE   Mar 29 Jan - 10:49

Le mardi 29 janv 2008


L'État doit dédommager

Pierre Jury

Journal Le Droit


Plusieurs applaudissements ont été entendus lorsque le juge Claude Leblond a prononcé une sentence de 12 ans moins un jour dans le dossier de Vincent Lacroix, le triste patron de la société Norbourg. Ces gens réagissaient spontanément en appréciant que la longueur de cette sentence fracassait des records dans le domaine pénal canadien.

Lorsqu'on pense que Jean Lafleur, un des principaux acteurs du scandale des commandites, a écopé 42 mois pour sa culpabilité à 28 chefs d'accusation et une fraude de plus de 1,5 million $. Vincent Lacroix devrait donc servir environ quatre fois plus.

Les parlements et les cours reconnaissent de plus en plus que les crimes économiques ne doivent pas être considérés comme des crimes de moindre importance. Les victimes de crimes économiques ne sont pas moins des victimes que ceux qui sont roués de coups par des brigands, par exemple.

Dans le cas de Norbourg, ce sont 9200 épargnants qui ont été déjoués. Ils ont collectivement vu 115 millions $ de leurs économies disparaître et la décision du juge Leblond, hier, ne représente qu'un faible baume pour les milliers de drames humains qui se cachent derrière toutes ces pertes. Parce que le jugement ne rend rien à toutes ces victimes : des familles qui avaient économisé pendant des années, fait des sacrifices, bien fait fructifier leur "bas de laine" avant de tomber dans les mailles d'un escroc.

Pour eux, le jugement d'hier ne leur procure rien qu'une victoire morale. Cela ne doit pas être.

L'Autorité des marchés financiers a dédommagé, à même son Fonds d'indemnisation, 900 des 9200 épargnants. Les autres ont été refusés sur ce qui peut paraître comme une technicalité.

Pour les épargnants donc, tout cela ne fait aucune différence. Les portefeuilles de Norbourg géraient de leur argent et il a été dilapidé, gaspillé, perdu ou peut-être même dissimulé. Ils ont bien entamé une procédure en recours collectif mais cela prendra du temps, de nombreuses années... avant d'obtenir une décision. Encore devra-t-elle être favorable. Entretemps, des vies auront été brisées. Des retraités condamnés à retourner sur le marché du travail, à vivre maigre parce qu'un filou les aura dupés.

Dans le domaine du droit, délai de justice équivaut à déni de justice. Pour un épargnant qui aura été floué dans l'affaire Norbourg et qui sera décédé avant un éventuel gain à un recours collectif, le long délai des procédures juridiques aura été un net déni de justice.

En ce sens, le gouvernement du Québec, qui a créé l'Autorité des marchés financiers, ferait bien de prendre le relais de milliers d'épargnants pour lesquels les délais de justice seront indus. L'AMF n'a pu prévenir la fraude dans le dossier Norbourg, n'a voulu (selon ses règlements) dédommager toutes les victimes : ainsi, l'État doit prendre le relais, quitte à reprendre ses billes si le recours collectif s'avère fructueux, en bout de ligne.

Il s'agit d'une question de justice pour toutes les victimes, particulièrement celles qui ne vivront pas pour voir l'aboutissement de cette triste affaire.

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MessageSujet: Re: ON VEUT L'ENQUÊTE PUBLIQUE   Sam 15 Déc - 9:19

Lacroix par lui-même

14 décembre 2007 - 06h39

La Presse

Sophie Cousineau




Il n'y avait plus autant de caméras à l'entrée de la salle où se tient le procès de Vincent Lacroix, jeudi.



Cliquez pour en savoir plus : Vincent Lacroix | Éric Asselin | Autorité des marchés financiers
Mené par Jean-René Dufort, qui avait revêtu mardi le vieux costume de la mascotte des Fonds Évolution, le cirque était déjà reparti.

Il n'y avait pas autant de tension, non plus. Le fondateur de Norbourg est déjà 51 fois coupable. Et puis, après une cinquantaine de journées d'audience, à potasser des chiffres et à décrypter des tableaux qui ressemblent à des panneaux électriques, une certaine lassitude s'est installée.

Il n'empêche que s'il y avait une journée pour aller au procès de Vincent Lacroix, c'était hier. L'homme par qui le malheur est arrivé pour 9200 petits investisseurs a livré sa version des faits. À certains égards, c'est la défense qu'il n'a jamais présentée.

Vincent Lacroix n'avait aucune trace d'émotion dans la voix, même s'il a préfacé sa présentation d'une explication sur son apparent manque d'empathie envers les victimes de Norbourg.


«Ce n'est pas parce que je suis insensible que je ne témoigne pas beaucoup d'émotions», a-t-il dit. Le milieu de la finance l'aurait endurci. Dans ce monde, a-t-il dit en citant le courtier véreux joué par Michael Douglas dans le film Wall Street, «si tu veux un ami, tu t'achètes un chien». Je vous laisse choisir le chien...

Vincent Lacroix n'a pas beaucoup plus de crédibilité que Karlheinz Schreiber qui cherche par tous les moyens à retarder son extradition en Allemagne, où l'attend la prison.

Et son témoignage de jeudi était bourré de ouï-dire, ce qui a eu l'heur d'énerver l'avocat de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Mais de cette histoire complexe qui a été racontée par bribes sur plusieurs mois, il a enfin été possible de dégager un récit tout simple. «C'était comme une fusée qui décolle mais qui se trompe de quelques degrés au départ», a résumé Vincent Lacroix.

Il était une fois un ti-cul de la finance et son cousin. En 1998, ils se sont lancés en affaires. Ils décrochent leur premier gros contrat par l'entremise de l'ancien prof et mentor du ti-cul.

Manque de chance, ils ne sont pas sitôt arrivés sur le marché que l'euphorie se transforme en krach des technos. Or, ils ont acheté un paquet de Nortel.

Ce qui aggrave leur cas, c'est qu'ils se chargent eux-mêmes de leurs services de soutien administratif, le back office en bon français.

Et qu'ils se trompent dans leurs calculs, en comptabilisant deux fois certaines entrées de fonds. Non seulement c'était une «monumentale erreur de jeunesse», c'était «l'erreur fondamentale de Norbourg», a précisé Vincent Lacroix.

La perte sur l'investissement de départ de 5 millions n'est pas de 800 000$. À l'automne 2000, elle serait plutôt de 1,2 million. Gênant. Tellement qu'ils se taisent.

«On a voulu la réparer sans en parler», dit Vincent Lacroix, qui raconte avoir pris sur lui de régler le problème. Pour combler le trou qui est de plus en plus grand dans la comptabilité parallèle, Vincent Lacroix met au point ce qu'il surnomme la «théorie des vases communicants».

Cela dit ce que cela veut dire.

Il n'y a pas que les erreurs du back office qui pèsent. Norbourg prête 500 000 dollars à la firme de courtage Maxima Capital, pour laquelle Vincent Lacroix a déjà travaillé.

Mais la firme qu'il aimerait acquérir est dans la ligne de mire des autorités, qui lui reprochent une série d'irrégularités. Elle finira d'ailleurs par faire faillite.

Or, si ce prêt est irrécupérable, Norbourg est largement déficitaire. En septembre 2001, l'AMF, qui est personnifiée par un personnage clef, l'inspecteur Éric Asselin - futur vice-président finances de Norbourg! - lui intime l'ordre de renflouer les coffres.

À défaut de quoi la firme sera fermée dans les jours suivants, a raconté jeudi le fondateur de Norbourg.

Vincent Lacroix sait que le gouvernement du Québec lui a octroyé une subvention de 900 000$.

À la fin des années 90, en effet, le ministre des Finances Bernard Landry multiplie les crédits d'impôt pour que Montréal retrouve son antique statut de capitale financière. C'est la solution à tous les problèmes de Norbourg!

Malheureusement, le chèque du gouvernement n'est pas encore arrivé. Alors Vincent Lacroix appelle un haut gradé du ministère des Finances.

«Cela ne te tenterait pas de nous écrire une belle petite lettre pour prouver que nous ne sommes pas dans le trou», lui demande-t-il en substance. Le fonctionnaire s'est exécuté.

Et c'est ainsi que Québec a sauvé Norbourg d'une mort certaine en septembre 2001! J'insiste sur le 2001.

La suite, on la connaît trop bien. «Nous avons pris une série de mauvaises décisions, et en essayant de régler le problème, on l'a amplifié», a résumé Vincent Lacroix.

Vincent Lacroix ne cache aucunement qu'il est responsable des retraits irréguliers. Mais il rejette le blâme pour l'information trompeuse qui a été communiquée sur Éric Asselin, cet ancien inspecteur et enquêteur qui agissait «comme un magicien avec les inspecteurs de la CVMQ», qui porte aujourd'hui le nom d'AMF.

Sa magie était tellement créatrice, a raconté Lacroix jeudi, que celui-ci apprenait des nouvelles comme un projet d'acquisition dans les documents transmis aux autorités!

Vincent Lacroix, on le sait, souffre d'un grand problème de crédibilité. Il cherche à descendre le délateur Éric Asselin, qui jouit d'une entente d'immunité.

Mais ce qui est troublant dans cette affaire, c'est la proximité entre Norbourg et la CVMQ à l'époque. Proximité qui se retrouve dans un autre affaire à retentissement, Jitec.

Dans ce cas, un employé de la CVMQ a reçu 1000$ d'un délateur aux motivations louches. Employé qui fut dénoncé par une ex-employée de la CVMQ, qui s'inquiétait après avoir entendu parler d'un autre employé corrompu.

Le ver était-il dans la pomme? Était-ce des cas isolés? Et est-ce que les problèmes dont était affligée la CVMQ à l'époque sont aujourd'hui corrigés?

Voilà pourquoi il faudrait tenir une enquête publique sur le scandale Norbourg. Parce que si des scandales financiers retentissants ont aussi eu lieu dans d'autres provinces, comme le fait valoir la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, aucun n'a touché d'aussi près l'organisme qui était censé veiller au grain.

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MessageSujet: ON VEUT L'ENQUÊTE PUBLIQUE   Lun 29 Oct - 20:56

Le 29 octobre, 2007

Objet : Demande d’une commission d’enquête publique sur le scandale Norbourg, suivi…

Bonjour,

Suite à la reprise des travaux parlementaires à l’Assemblée nationale et à la fin éminente du procès de Vincent Lacroix, plusieurs investisseurs floués dans l’affaire Norbourg s’interrogent à savoir si notre demande au gouvernement du Québec en mai 2006 concernant la tenue d’une commission d’enquête publique relative à ce scandale appuyée par près de 2500 signataires, a des chances de voir le jour ?

Cette interrogation apparaît tout à fait logique compte tenu que le déroulement du procès de Vincent Lacroix n’a apporté aucun éclairage significatif relatif à l’implication des différents groupes et organismes reliés de près ou de loin à ce détournement de fonds de 115 millions : L’AMF, la caisse de dépôt et placement du Québec, Northern trust, KPMG et autres cabinets de vérificateurs-comptables, etc... Le contexte politique en 2007 étant différent de celui de mai 2006, où le gouvernement libéral du Québec était majoritaire, l’association des victimes de Norbourg estime que la tenue d’une commission d’enquête publique sur l’affaire Norbourg est plausible. L’ADQ a récemment par l’entremise de Gilles Taillon indiqué publiquement son accord avec la création d’une commission d’enquête publique rejoignant ainsi la position de PQ à cet effet qui après vérification auprès de ce dernier, maintient sa position prise lors du dépôt de notre pétition à l’Assemblée nationale par Rosaire Bertrand en mai 2006. Le gouvernement Charest peut-il encore refuser cette enquête publique ?

Il ne reste que le recours collectif qui s’annonce très long et si jamais il y a entente hors cour, personne ne saura jamais la vérité et jamais les erreurs commises ne seront corrigées. Nous vous remercions à l’avance !

L’association des victimes de Norbourg.
Lyne Arcand : enylarcand@videotron.ca
Fernand Deguise : fdeguise@videotron.ca

EN BREF, L'ADQ S'EST PUBLIQUEMENT POSITIONNÉ EN FAVEUR DE LA DEMANDE D'ENQUÊTE PUBLIQUE ET APRÈS VÉRIFICATION AUPRÈS DU PQ, CELUI-CI L'EST ÉGALEMENT ÉTANT CEUX QUI L'ON DÉPOSÉ À L'ASSEMBLÉE NATIONALE LE 3 MAI 2006...ALORS NOUS AVONS DEUX PARTIS CONTRE UN.....ON VEUT L'ENQUÊTE PUBLIQUE POUR AVOIR LA VÉRITÉ......

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