Scandale Norbourg

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 La Presse Affaires

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Valérie



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MessageSujet: Des nouvelles de notre beau bonhomme !   Lun 28 Jan - 12:17

Vincent Lacroix sera fixé à 14h

28 janvier 2008 - 07h57

Presse Canadienne


L'ancien grand patron de Norbourg, Vincent Lacroix, pourrait connaître sa sentence lundi à 14h, en Cour du Québec, si le juge Claude Leblond refuse de rouvrir l'enquête sur la détermination de sa peine.

Jeudi dernier, M. Lacroix a demandé au magistrat de repousser le prononcé de sa sentence, indiquant qu'il souhaitait attaquer la constitutionnalité de la Loi sur les valeurs mobilières du Québec.

S'il refusait d'entendre Vincent Lacroix, le juge Leblond a déjà prévenu qu'il fera connaître sa sentence sur-le-champ.

L'ancien pdg de Norbourg, coupable des 51 constats d'infractions portés contre lui par l'Autorité des marchés financiers, risque d'être condamné à 15 ans de prison.



L'AMF a réclamé l'imposition de la peine maximale prévue, soit cinq ans moins un jour, en plus de suggérer des peines cumulatives supplémentaires pour trois blocs d'infractions, notamment la manipulation de la valeur des parts se trouvant dans les fonds Norbourg.

Vincent Lacroix estime que la Loi sur les valeurs mobilières, qu'il veut contester, ouvre le porte à des peines de longue durée «cruelles et inusitées», violant ansi la Charte des droits.

Il a porté en appel auprès de la Cour supérieure le verdict de culpabilité. À cet égard, le 8 février prochain, la Cour conviendra d'un échéancier pour le dépôt de son mémoire d'appel.
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 24 Jan - 17:59

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080124/LAINFORMER/80124121/5891/LAINFORMER01/LAINFORMER01/?utm_campaign=retention&utm_source=bulletin&utm_medium=email

Commentaires:


j'aurai aimer qu'il entraine tout le mouvement Desjardins avec lui....dommage pour les esprits de clochers...Vincent Lacroix est surement un excellent père de famille avec des valeurs profondes que tous respectent hypocritement dans le creux de leur salon en écoutant le Banquier... »

Publié par ticoune le jeudi 24 janvier à 16h53

Quelle farce!
Le système judiciaire ne fonctionne tout simplement pas, Les avocats sont des crapules et ils s'amusent à chercher:" à qui la faute" plutot que les solutions. On a juste à observer ce qui se passe aux É-U pour comprendre que la justice est une vrai farce et n'existe tou... »

Publié par Fatmax le jeudi 24 janvier à 16h46

Lacroix a sciemment détourné des fonds et a sorti en cash des millions pour les dépenser et les cacher.

C'est un criminel, un voleur, un parasite de la société qui cherche tous les moyens pour s'en sauver.

Et pour répondre aux allégations insignifiantes de Michel Maya, il y a eu fra... »

Publié par André le jeudi 24 janvier à 16h17

Vincent Lacroix paye depuis des années et il paiera jusqu'à la fin de ses jours, quels que soient les dénouements et les aboutissants. A-t-il mérité ce qui lui arrive ? S'il n'avait pas écrit et vécu ses incompétences à vivre sa propre vie en se vautrant dans les plaisirs discutables de goût... o... »

Publié par etmoi le jeudi 24 janvier à 16h04

Qui est l'avocat criminaliste qui conseille Lacroix sans que personne ne le sache ? Lacroix ne peut pas avoir pensé à tout ça lui-même (plaider l'inconstitutionnalité). »

Publié par Homer j. Simpson le jeudi 24 janvier à 16h03

lACOIX C'EST UN TROU CUL »

Publié par Boivin le jeudi 24 janvier à 15h56

les personnes qui trouvent lacroix cool ses que vous avez jamais eu affaire a hyppocrite et sans scrupule comme lui, cet homme ce joue de tout et nous rie en pleine face des déchets comme ca dans la société ont pourrais sans passer...... »

Publié par copinesue le jeudi 24 janvier à 15h52

Je ne peut pas croire qu'il est seul dans cette affaire. Ce gars là n'est pas magicien c'est comme si, il aurait sortie les éléphants du ZOO en plein jours et que personnes n'a rien vu = IMPOSSIBLE.
Que faisaient les gardiens du ZOO?
Ou sont ses complices ????
Nous prend t 'on pour de... »

Publié par Claude le jeudi 24 janvier à 15h50

C`EST LE LAISSER ALLER DE NOS GOUVERNEMENTS EN MATIÈRE DE LOI QUI EST LE VRAI RESPONSABLE ET DE L`AMF....FRAUDE EN CRAVATE EST LÉGALISER UNE FOIS DE PLUS. »

Publié par Marcel le jeudi 24 janvier à 15h44

À quand des accusations au criminelles... Ça presse. »

Publié par Didi le jeudi 24 janvier à 15h39

Très difficile d'AVOIR CONFIANCE EN LA JUSTICE...
Il a été trouvé coupable de 51
chefs...
Et on le laisse contester les
procédures...
C'est une vraie farce pas drôle
du tout...et qui coûte cher...
Ça sent l'incompétence et la
naïveté... OUACH »

Publié par CYBER_ESSAI le jeudi 24 janvier à 15h37

Je trouve que Vincent Lacroix est très cool et qu'il se joue bien des sainte-nitouches qui pensent qu'on est coupable avant le procès. C'est un procès complexe et vos arguments volent à la hauteur de paquerettes, quelle joie de savoir que vous n'avez tous et chacuns aucune autorité en matière lé... »

Publié par Picasso le jeudi 24 janvier à 15h31

Vincent Lacroix = voleur TRÈS intelligent et "actuel". Si il n'y avait pas de victimes humaines, faudrait quand même avouer qu'il en fait baver à tout le monde. Quelques années passées en prison pour plusieurs millions en poche... hum ! Le plus triste, c'est les victimes. »

Publié par Daniel Landry le jeudi 24 janvier à 15h29

En prison, et qu'on le lave de tout ses biens »

Publié par Michel T le jeudi 24 janvier à 15h26

A Michel Maya:

Faux, Vincent Lacroix a détourné des fonds, c'est ce qui a été prouvé lors du procès pénale. Le procès criminel suivra bientôt. »

Publié par Alex P le jeudi 24 janvier à 14h57

Je trouve qu'on a déjà dépensé beaucoup pour ce voleur mais il y a une autre crapule qui devrait payer cette année, il se nomme Steve Demers qui a fait perdre beaucoup a des actionnaires d'Enviromondial et est aussi pire que Lacroix... »

Publié par Marianne le jeudi 24 janvier à 14h55

Inconstitutionnel ? On parle de... quoi? Est-ce inconstitutionnel de voler 9200 personnes et de mentir comme un enfoiré ? Si le gouvernement du Québec ne met pas sur pied une enquête publique concernant cette affaires de pur vol, il faut prévoir une période trouble... »

Publié par Yves Corbeil le jeudi 24 janvier à 14h46

J'en ai assez des commentaires à la con par des gens qui ne sont même pas foutu de ne rien comprendre. Lacroix n'a pas commis d'actes criminels sinon la GRC aurait porté des plaintes.
Il a fait du "décaissement" pour 4 000 clients qui n'ont rien perdu du tout. Les autres 5 200 ont ... »

Publié par Michel Maya le jeudi 24 janvier à 14h40

Il faudra que Me Desjardins fasse une petite recherche de jurisprudence. L'AMF a poursuivi Lacroix pour 51 chefs d'accusation. On aurait pu lui faire 51 procès sépoarés avec chacun 5 ans moins un jour de détention possible. Les 51 chefs sont pour moins de 5 ans chacun. Ce n'est pas en condamnant ... »

Publié par Ex Proc Déf. le jeudi 24 janvier à 14h39

Lacroix,rot in jail and after, in hell ! »

Publié par Caroline le jeudi 24 janvier à 14h37

ma simpathy vas au victime de cet fraude et je crois qu il devrait etre punie pour son crime mais le juge lui arefuser une defense pleine et entiere et l aide juridic elle aussi lui a refuser les services d un avocat je crois que ce proces cache beaucoup de chose et qu il y a d autre gens impliqu... »

Publié par andre le jeudi 24 janvier à 14h24

Cool... s'il va en prison et que c'est encore à la mode, on va peut-être avoir droit à un feuilleton télévisé pour le réhabiliter. Ça pourrait même s'intituler: À chacun sa croix! La vrai histoire!. »

Publié par Sénateur Dupont le jeudi 24 janvier à 14h13

Je ne peux pas croire au comnmentaire de M Charles Labrecque!
Monsieur ,si Vincent Lacroix vous avait volé comme il en a volé beaucoup seriez vous prêt à lui confier encore vos investissements pour l'aider à se sortir du trou?
La majaurité dont je suis souhaite plutôt qu'il y rentre . »

Publié par Jean-Pierre le jeudi 24 janvier à 14h10

Je ne peux pas croire au comnmentaire de M Charles Labrecque!
Monsieur ,si Vincent Lacroix vous avait volé comme il en a volé beaucoup seriez vous prêt à lui confier encore vos investissements pour l'aider à se sortir du trou?
La majaurité dont je suis souhaite plutôt qu'il y rentre . »

Publié par Jean-Pierre le jeudi 24 janvier à 14h10

En prison les voleurs! »

Publié par Gerry le jeudi 24 janvier à 14h06

Vincent Lacroix = crapule.
Pour avoir fait vivre sa famille et lui même a même l'argent de petit épargnant, qui on épargné toute leur vie.
faut vraiment ne pas avoir aucun scrupule pour agir comme ça.
Moi j'aurais honte de connaitre un tel homme.
Mais c'est certain il va sen sortir co... »

Publié par Corelly le jeudi 24 janvier à 14h06

La voie judeo-chretienne n'a pas dejà massacré des milliers de personnes parce qu'ils ne croyaient pas....on parle ici d'une crapule que l'on veut qu'il ne nuise plus à la société...au moins pour une quinzaine d'années...je trouve que l'on est très miséricordieux...il y en a plusieurs qui lui aur... »

Publié par jocelyn le jeudi 24 janvier à 14h02

Quelle perte de temps! Ca fait longtemps qu'il devrait être en prison. Mais ce qui me choque le plus c'est qu'on ne cherche pas où est l'argent. Autrefois, c'est bandit la déposait dans une "can de tabac" dans le jardin. Pensez-vous sérieusement que Lacroix ne possède plus rien des 115 ... »

Publié par JIPI le jeudi 24 janvier à 14h00

Je n'en reviens pas encore! Qu'est-ce qu'on attend pour mettre ce gars en prison. Vincent Lacroix est un filou, une crapule, un voleur, qui a abusé les gens et a fait la grosse vie avec leur argent. Je ne suis pas du nombre heureusement mais je trouve que la loi n'est pas assez sévère pour les ca... »

Publié par C Gervais le jeudi 24 janvier à 13h50

Je suis renversé, de lire autant de hargne contre un seul homme, pourtant l'enseignement judéo-chrétienne ne nous enseigne t'elle pas de pardonner à ceux qui nous fait du mal.
D'ailleurs qui vas payer les couts découlant de son emprisonnement? »

Publié par charles labrecque le jeudi 24 janvier à 13h29

il est chanceux que la loi existe car je présume que plusieurs lui aurait fait regrété d'être encore envie...
c'est innacceptable qu'il puisse se plaindre ainsi. ayant gâché la vie à autant de gens et le sachant très bien!
si la loi est claimante, elle lui inculperait une peine exemplaire d... »

Publié par nicolas le jeudi 24 janvier à 13h26

Lacroix prend tout le monde pour des imbéciles en disant qu'ils ne le sont pas. Tout le monde le sait et le comprend sauf Lacroix lui-même.

L'histoire du gars saoul qui dit : Voyons-donc j'ai un problème de boisson moé??!! ... Voyons donc chu ben correct. Vous êtes malades! »

Publié par mfam le jeudi 24 janvier à 13h25

Invraisemblable mais néanmoins réel. Ce Vincent Lacroix est clairement la crapule la plus intelligente que le Québec ait connu depuis longtemps. Non seulemnent il a berné tout le milieu financier et le public pendant des années avant que sa gigantesque fraude ne soit découverte, il en remet dep... »

Publié par Serge Rollin le jeudi 24 janvier à 13h22

Un grand bandit,qui devrait déjà être derrière les barreaux depuis decembre. »

Publié par ladie chiasson le jeudi 24 janvier à 13h05

Prison pour ce voleur de patrimoines familiaux. Pendant qu'il se pavadait comme richissime dans les bars de Montréal avec l'argent des pauvres petits épargnants, les petits salariés eux, tantaient d'épargner leurs sous en pensant à la retraite un jours!!! Voilà, il a détruit des vies, qu'on dét... »

Publié par Jean-Marc Cousineau le jeudi 24 janvier à 12h54

C'est toujours rassurant de voir vincent lacroix crier à l'injustice quand il a balancé 9200 investisseurs depuis 29 mois dans un cauchemar dont certains sont des plus touchés et que personne ne s'occupe de donner de l'information. Dites vous bien que si vincent lacroix est le premier coupable, j... »

Publié par Lyne le jeudi 24 janvier à 12h53

Vincent Lacroix est probablement mort de rire en ce moment... et songe déjà à son prochain séjour au soleil avec l'argent de ces pauvres investisseurs. »

Publié par Lyne le jeudi 24 janvier à 12h43

Vincent Lacroix prend-t-il le juge Leblond pour un imbécile?
Après avoir volé sciemment des milliers de personnes il cherche encore à avoir la clémence et étirer encore son pròcès qui nous coûte la peau des fesses avec notre argent (tous les consommateurs et payeurs de taxes).
Il a du culot... »

Publié par Diane Courtemanche le jeudi 24 janvier à 12h12

Vincent Lacroix = Super Manipulateur Né. »

Publié par Fernand le jeudi 24 janvier à 12h09
































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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 24 Jan - 13:53

Vincent Lacroix invoque des procédures inconstitutionnelles

24 janvier 2008 - 11h48

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






Vincent Lacroix a tenté jeudi matin de convaincre le juge Claude Leblond de la Cour supérieure de lui accorder une remise de sentence.

Vincent Lacroix a prétendu qu'on ne peut lui imposer une peine équivalente à celle d'un procès criminel.

Il a affirmé en outre qu'il aurait dû obtenir un procès devant juge et jury. C'est ce qui fait dire à l'ex-président de Norbourg que les procédures prévues à la loi de l'AMF sont inconstitutionnelles.

L'AMF, qui avait porté les accusations contre lui, demande une peine de prison de plus de cinq ans ainsi que des amendes totalisant 287 000 $.

Suivant sa rhétorique, Vincent Lacroix a demandé au juge Leblond de reporter le prononcé de sa sentence, prévu lundi prochain, et de reprendre le procès.

Pour sa part, le juge Leblond a indiqué à Vincent Lacroix qu'il aurait du soulever cette question au moment des requêtes préliminaires.

Pour reprendre un procès, le juge a indiqué qu'il fallait des faits nouveaux, ce qui visiblement n'a pas été présenté par Vincent Lacroix.

Avant la tenue de son procès, le controversé homme d'affaires avait toutefois demandé un procès devant juge et jury mais n'avait pas invoqué l'inconstitutionnalité des procédures.

De son côté, l'AMF a fait savoir mardi qu'elle entendait contester vivement la requête de remise de sentence de Vincent Lacroix.

Il est impossible de savoir le moment où le juge Claude Leblond donnera sa réponse quant à la requête de Vincent Lacroix.

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 24 Jan - 10:16

Vincent Lacroix devant le juge

24 janvier 2008 - 09h02

Presse Canadienne






Contrairement à son habitude, Vincent Lacroix est resté silencieux face aux journalistes qui l'ont interrogé avec insistance alors qu'il gravissait l'escalier du Palais de justice de Montréal, jeudi matin, peu avant 8h30.

L'ex-président déchu de Norbourg est de retour devant le juge Claude Leblond, de la Cour supérieure, qui l'avait reconnu coupable le mois dernier de 51 chefs d'accusation.

Cette fois, il veut convaincre la Cour de lui accorder une remise de sentence.

Avant le prononcé de la peine, M.Lacroix veut que soit entendue une requête de sa part sur l'inconstitutionnalité de la Loi sur l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Les journalistes ont notamment voulu savoir de Vincent Lacroix pourquoi il présentait sa requête et s'il avait peur d'être emprisonné, mais le fraudeur a refusé de leur répondre.

La date pour le prononcé de la sentence de Lacroix avait déjà été fixée au 28 janvier.

L'AMF, qui avait porté les accusations contre lui, demande une peine de prison de plus de cinq ans ainsi que des amendes totalisant 287 000 $.

L'AMF a fait savoir mardi qu'elle entendait contester vivement la requête de remise de sentence de Lacroix.

Elle dit d'ailleurs y voir une nouvelle manoeuvre de Vincent Lacroix visant à retarder le processus judiciaire.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 23 Jan - 15:43

Promutuel peut acheter Triglobal

23 janvier 2008 - 13h39

LaPresseAffaires.com

Michel Munger




Le Groupe Promutuel, spécialisé en assurance et services financiers, achète un réseau ayant déjà fait l'objet d'une enquête en mettant la main sur Capital Triglobal.

C'est la filiale Promutuel Capital qui s'accapare du réseau de représentants en épargne collective après avoir reçu le feu vert de Raymond Chabot Grant Thornton et fait une vérification diligente. Cette firme était l'administrateur provisoire de Triglobal.

L'acquéreur ne dévoile pas le prix payé dans son communiqué, mais le montant de 3 M$ a déjà circulé.

Promutuel Capital, de Québec, qui compte 175 représentants et gère un actif d'environ 700 M$, peut doubler son nombre de représentants en épargne collective et ajouter 1 G$ d'actifs avec cette acquisition.

Triglobal a été mise sous tutelle en décembre, à la demande de l'Autorité des marchés financiers, pour des soupçons d'investissements illégaux extracôtiers (offshore).

Promutuel estime maintenant qu'elle fait partie des cinq plus grands distributeurs de fonds de placement au Québec.

«Nous sommes très heureux de la conclusion de cette transaction qui nous permet d'envisager de nouvelles avenues pour le développement de nos services financiers», déclare Claude Robitaille, PDG du Groupe Promutuel.

Ceci n'est pas la première acquisition «controversée» de Promutuel, qui a acheté en 2005 le groupe Tandem, le réseau de distribution de Norbourg.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 3 Jan - 11:24

Norbourg et Jitec: la manne pour des cabinets privés

3 janvier 2008 - 06h21

La Presse

Marie Tison


Si les affaires Norbourg et Jitec ont appauvri plusieurs petits investisseurs, elles ont enrichi des cabinets privés d'avocats et de juricomptables.


L'Autorité des marchés financiers a versé plus de 3,4 M$ à la firme Leclerc Juricomptables et aux cabinets juridiques Fasken Martineau et Hébert Downs dans le cadre de ces dossiers.


C'est ce que révèlent des documents transmis par l'AMF à La Presse à la suite de demandes d'accès à l'information.


Entre décembre 2004 et novembre 2007, l'AMF a versé près de 2,2 M$ à la firme Leclerc Juricomptables, qui a analysé des centaines de documents et des milliers de transactions bancaires dans l'affaire Norbourg.


Les enquêteurs de la firme ont rencontré environ 75 personnes. L'équipe a produit un volumineux rapport d'enquête et 164 annexes, en plus de dresser les organigrammes du groupe Norbourg de 2000 à 2005.


La firme a notamment présenté la structure des fonds et le système de gestion interne, en plus d'identifier les comptes bancaires qui ont servi à faire transiter les sommes détournées par l'ex-dirigeant de Norbourg, Vincent Lacroix.


À l'origine, la valeur du contrat de service accordé à Leclerc Juricomptables était estimée à 45 000 $. L'AMF a dû apporter des modifications à l'entente pour aller au-delà de ce montant.


Au plus fort de l'enquête, en février et mars 2006, Leclerc Juricomptables a facturé plus de 2600 heures de travail. Or, les tarifs horaires étaient plutôt importants.


Le contrat prévoyait ainsi un tarif de 275 $ de l'heure pour les services de la fondatrice de Leclerc Juricomptables, Guylaine Leclerc.


Il prévoyait également un tarif de 175 $ de l'heure pour le directeur principal, 150 $ de l'heure pour le directeur et 75 $ de l'heure pour un analyste.


Le cabinet d'avocat Hébert Downs a également bénéficié de l'affaire Norbourg. Entre mai 2006 et novembre 2007, l'AMF a ainsi versé 738 600 $ au cabinet, qui était chargé de la représenter devant les tribunaux et de la conseiller dans le cadre de ce dossier.


En vertu du contrat, Me Éric Downs pouvait compter sur un tarif horaire de 275 dollars pour représenter l'AMF. D'autres avocats du cabinet Hébert Downs pouvaient quant à eux bénéficier de tarifs horaires de 150 à 175 $.


Le contrat prévoyait un montant limite de 400 000 $. Comme dans le cas de la firme Leclerc Juricomptables, il a été nécessaire d'apporter des modifications pour hausser cette limite.


C'est le 11 décembre dernier que le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, a déclaré Vincent Lacroix coupable des 51 chefs d'accusation qui pesaient contre lui. M. Lacroix a détourné à son profit 115 M$ au détriment de 9200 investisseurs.


Il connaîtra sa sentence le 28 janvier. L'AMF a réclamé une peine d'emprisonnement de près de 15 ans.


Dans le cas de la firme d'informatique Jitec et de son ex-dirigeant Benoît Laliberté, l'AMF a choisi de confier le dossier à deux avocats de firmes externes pour éviter toute apparence de conflits d'intérêts.


Benoît Laliberté a en effet déposé à l'automne 2003 une poursuite de 117 M$ contre la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ), l'ancêtre de l'AMF, suite à une affaire de pot-de-vin.


L'un des enquêteurs de la commission, Paul Trudeau, aurait accepté un pot-de-vin de 1000$ de la part de l'homme d'affaires Herbert Black. Or, M. Black était l'un de ceux qui informaient la CVMQ des irrégularités boursières sur Jitec.


M. Laliberté a été accusé d'avoir diffusé huit communications fausses ou trompeuses aux marchés boursiers ou à des investisseurs, d'avoir fait quatre délits d'initié, d'avoir garanti trois fois le prix de l'action de Jitec à des investisseurs et d'avoir divulgué en retard, ou pas du tout, 33 transactions sur le titre de Jitec.


Entre mars 2004 et décembre 2007, l'AMF a versé 486 566 dollars au cabinet Fasken Martineau pour les services de Me Marc-André Fabien dans le cadre de ce dossier.


Le tarif horaire de Me Fabien a été fixé à 325 $. Le contrat initial prévoyait un versement total de 100 000 $. Il a donc fallu le modifier en cours de route.


La juge Céline Lacerte-Lamontagne, de la Cour du Québec, rendra son verdict dans cette affaire le 11 février.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Sam 29 Déc - 17:38

Retour à l'article - Aide

Les victimes de Lacroix prennent le micro
samedi 15 déc, 02 h 45






Une ancienne retraitée qui vit seule dans la pauvreté hors de sa ville natale, un conseiller financier qui fait de l'hypertension et un débosseleur de 68 ans. Voici les conséquences du scandale Norbourg.

Les représentations sur sentence se sont amorcées mercredi matin après le verdict de culpabilité au procès pénal de Vincent Lacroix. Le procureur Eric Downs, qui représente l'AMF, a présenté une série de témoignages afin de démontrer les conséquences négatives des infractions commises par le PDG déchu.

Des investisseurs victimes de Vincent Lacroix se sont présentés devant le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, pour illustrer leurs malheurs.

Le cas le plus frappant a été celui de Diane Ruest, 61 ans. Ayant pris sa retraite d'Hydro-Québec en 1997, elle a perdu plus de 60 000 $ dans les fonds Evolution.

Ne pouvant trouver un emploi dans sa région natale de Rimouski, elle a dû déménager à Trois-Rivières pour trouver un revenu grâce à un poste déniché dans un centre d'appels.



Elle vit maintenant seule, dans la pauvreté. Elle ne voit que rarement sa petite sœur, affectée par des problèmes cognitifs entraînés par un anévrisme en 1996.

Le scandale Norbourg a donc détruit la vie qu'elle avait auparavant. En plus, trouver un emploi était difficile à son âge.

«C'était anéanti, je n'avais plus d'avenir, a dit Mme Ruest, luttant contre les sanglots devant le juge. Je me suis cogné le nez à bien des portes. J'ai dû quitter mon logement avant la fin de mon bail. Je n'avais plus d'argent quand j'ai reçu ma première paie.»

Travaillant à temps plein, Diane Ruest a dû diminuer le rythme à 34 heures par semaine. Affectée par l'hypertension, le cholestérol et le diabète, elle a aussi vendu sa voiture pour se procurer un véhicule usagé.

«J'ai sérieusement pensé au suicide», a avoué cette femme originaire de Rimouski.

Son témoignage s'est terminé sur une très mauvaise note: «Je vais passer Noël et le jour de l'An seule et pauvre.»

Le débosseleur de 68 ans

Michel Vézina, 68 ans, a aussi goûté à la médecine Norbourg. Ayant perdu 310 000 $ avec sa femme dans les fonds Évolution, Après 48 ans de travail comme débosseleur et estimateur automobile, il croyait bien pouvoir connaître une retraite normale.

Faux. Il a dû liquider des biens et redevenir débosseleur à temps partiel pour remettre ses finances à flot, n'ayant reçu aucune indemnité pour les fonds perdus.

«Ça change une vie, a dit M. Vézina au juge. Je suis obligé de travailler 20 à 25 heures par semaine. Je n'ai pas les capacités physiques d'en faire plus. Ça demande tellement d'énergie qu'à 20h ou 20h30 le soir, je suis couché.»

«Je n'ai pas de pouvoir d'emprunt et je ne peux pas prendre une hypothèque sur ma propriété, ajoute l'homme. Je n'ai pas les moyens de faire réparer mes appareils auditifs numériques qui valent 5000 $. Ma tension artérielle et mon cholestérol ont fait un bond assez impressionnant.»

C'est sans compter un suivi médical sur son système cardiovasculaire, des périodes dépressives et des sautes d'humeur qui affectent sa vie personnelle. Décidément, les 115 M$ pigés dans l'épargne des investisseurs ne sont pas que des chiffres sur des feuilles de papier.

En marge des audiences au palais de justice de Montréal, Michel Vézina s'est dit déçu de la Caisse de dépôt et placement qui a vendu les fonds Évolution à Norbourg. «Je les tiens tous entièrement responsables» du scandale.

Il a écrit à la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, sur le sujet. Il n'a pas apprécié de se faire rappeler que la mission de la Caisse est entre autres de générer du rendement. Quand une situation du genre se produit, «tu veux tuer tout le monde. Il n'y a personne d'humain là-dedans.»

Le conseiller financier hypertendu

Un autre témoignage remarqué aura été celui de Gilles Viel, conseiller financier de 61 ans. Cet homme porte deux chapeaux: il a perdu 260 000 $ dans les fonds Evolution et ses clients en ont perdu 1,2 M$.

M. Viel a monté le ton à plusieurs occasions en témoignant, exprimant la rage qui habite certains investisseurs victimes de Vincent Lacroix et de Norbourg. Il a bien reçu un chèque de 27 000 $ à titre de dédommagement, mais ça ne lui donne pas la rente de 4000 $ par mois qu'il planifiait auparavant.

Ses clients, eux, comptaient sur son expertise et la réputation de la Caisse pour la sécurité de leurs placements quand ils sont passés sous la gouverne du groupe Norbourg.

«Je suis coincé entre la colère et la dépression, a confié Gilles Viel au juge Leblond. Mes clients sont comme mes enfants.»

Il a avoué avoir déjà eu le goût de s'enfermer dans une «petite cabane en Alaska», mais qu'il se lève chaque jour pour travailler au nom de ses clients, de ses six enfants et ses six petits-enfants.

Les questions des clients ont poussé M. Viel à faire des vérifications sur Norbourg à l'époque. Mais même la firme Morningstar donnait une belle cote aux fonds communs. De quoi se faire rassurant auprès des épargnants. Après le scandale, certains ont fui vers les banques, même s'ils aimaient bien leur conseiller financier.

«Norbourg a fait dérailler le train de la confiance, a dit le témoin. On a jamais pensé que quelqu'un pouvait piger [dans des fonds d'obligations]. J'ai pleuré avec des clients. C'était un méchant billet de loterie.»

«Je suis comme un volcan, ajoute Gilles Viel. Ma tension artérielle ne tient plus. Norbourg est comme un cancer dans mon corps.»

Après son témoignage, Vincent Lacroix a distribué à la poursuite et au juge un document reproduisant un courrier électronique que lui a envoyé M. Viel. Le contenu n'a toutefois pas fait l'objet de discussions.

L'audience a aussi permis à Jean-Guy Houle, 68 ans, de prendre la parole. Le grand-père de deux orphelines, Daphney et Abygail, a déjà fait les manchettes pour l'héritage perdu dans Norbourg deux ans après le décès de leurs parents dans un accident de circulation.

En fin d'avant-midi, une entrevue donnée par Vincent Lacroix au canal Argent à la fin d'août 2005 a été visionnée. Il y promettait que les investisseurs seraient remboursés.

Et en après-midi, la «séance vidéo» s'est poursuivie, avec des entrevues accordées par l'ancien PDG. Le rappel de ses déclarations, dans lesquelles il tirait à bout portant sur la Caisse de dépôt et placement, l'AMF et ses anciens collaborateurs n'a pas manqué de provoquer quelques sourires et sourcillements dans la salle d'audiences.









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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mar 18 Déc - 8:43

Une victime de Norbourg refuse des dons

18 décembre 2007 - 06h32

La Presse

Denis Arcand






Diane Ruest, la victime de Norbourg qui a ému le Québec par sa dignité et son courage lors de son témoignage récent au procès de Vincent Lacroix, refuse la charité mais accepte les prières.

Mme Ruest est cette retraitée d'Hydro-Québec ruinée par le détournement des fonds Norbourg, qui a quitté famille et amis à Rimouski en 2006 pour recommencer à travailler à 9$ l'heure dans un centre d'appels de Trois-Rivières. Mme Ruest n'avait trouvé aucun emploi à temps complet dans sa région.

Cette femme réservée de 61 ans a livré un témoignage impressionnant en cour, mercredi dernier, au lendemain du verdict de culpabilité prononcé contre Vincent Lacroix.

Elle et quatre autres victimes de l'affaire Norbourg ont comparu pour raconter l'impact de la fraude sur leurs vies et pour aider le juge Claude Leblond à déterminer la sentence de M. Lacroix.

Le projet de retraite de Mme Ruest était de s'occuper de sa soeur, lourdement handicapée par un anévrisme cérébral en 1996. Mais elle a perdu l'essentiel des 62 000$ qu'elle avait investis dans les Fonds Evolution, qui ont été pillés par M. Lacroix.

La semaine dernière, plusieurs lecteurs ont contacté La Presse pour exprimer leur soutien aux cinq victimes de Norbourg qui sont venues témoigner.

Sophie Lavoie, gestionnaire qui habite Boucherville, a laissé un message à La Presse Affaires, se disant touchée par les malheurs de Mme Ruest et demandant comment joindre Mme Ruest afin de lui offrir sa solidarité et son aide financière.

On a suggéré à Mme Lavoie de consulter les numéros publiquement disponibles sur le site internet Canada411.

Contactée hier, Mme Lavoie a dit à La Presse Affaires qu'elle a téléphoné à Mme Ruest à Trois-Rivières, mais que cette dernière a refusé toute aide financière.

«Mme Ruest est une femme très brave et vraiment une très bonne personne», a dit Mme Lavoie, qui dit avoir été touchée par l'attitude de Mme Ruest face au désastre qu'a été pour elle la disparition de son fonds de retraite.

«Nous avons connecté, je pense, on a jasé pendant un bon moment, a dit Mme Lavoie. Elle m'a dit qu'elle n'est pas une personne qui peut accepter de l'argent d'autrui. Elle m'a dit qu'elle ne voulait pas qu'on la prenne en pitié et qu'elle n'avait pas témoigné dans le but d'attirer l'attention sur elle.»

Mme Ruest ne voulant pas d'argent, Mme Lavoie lui a demandé s'il y avait une autre façon de l'aider. «Elle m'a demandé de prier pour elle», a dit Mme Lavoie.

«Je fais ce qu'elle m'a demandé», a dit Mme Lavoie.

Mme Ruest et ses quatre compagnons d'infortune ont été appelés à la barre des témoins par l'Autorité des marchés financiers durant les «représentations sur sentence» de M. Lacroix.

Cette démarche visait à donner un visage humain aux infractions comptables et réglementaires très arides et techniques pour lesquelles M. Lacroix a été condamné.

Mme Ruest, femme menue et discrète, a dit ne pas tenir à ce que M. Lacroix «pourrisse en prison», mais elle tenait à ce qu'il sache les conséquences de ses gestes.

«Si je n'avais pas perdu ces fonds, je serais encore à Rimouski. Mais je vais passer Noël seule et pauvre», dans une ville où elle est heureuse de pouvoir gagner sa vie, mais où elle est étrangère et loin de sa soeur.

Le moment le plus intense de sa présence en cour s'est produit à la fin de son témoignage, lorsque M. Lacroix l'a regardée. Mme Ruest a longuement soutenu son regard et M. Lacroix a détourné les yeux.

Mme Ruest avait manifesté sa surprise que les médias s'intéressent à elle mercredi dernier, et avait clairement indiqué qu'elle ne tenait pas à l'attention dont elle a fait l'objet. Elle n'a pas rappelé La Presse Affaires lundi.

L'ex-PDG de Norbourg a été reconnu coupable, mardi dernier, de 51 chefs d'accusation d'avoir manipulé la valeur des parts de Norbourg et d'avoir remis des états financiers tripotés aux investisseurs et à l'Autorité des marchés financiers.

Environ 9200 investisseurs ont été floués de sommes totalisant 115 millions par de dollars M. Lacroix et ses complices.
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Valérie



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MessageSujet: FAUX PAS-Jerome Forget   Sam 15 Déc - 20:05

Jérôme-Forget demande une peine sévère pour Lacroix

Denis Lessard

La Presse

La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, pourrait bien avoir mis le pied sur une peau de banane en exhortant le juge Claude Leblond à mettre de côté la compassion et à imposer une peine sévère à Vincent Lacroix, reconnu coupable de 51 chefs d'accusation.

«On attend une sentence. Nous souhaitons vivement que cette sentence reflète l'indignation que nous avons tous, ici, dans cette Assemblée, à l'endroit de ce qui est arrivé aux épargnants», a-t-elle déclaré à l'Assemblée nationale.

De la part d'un politicien, une telle adresse à l'intention d'un juge en délibération est une entorse manifeste à la séparation du pouvoir politique et judiciaire.

«Le gouvernement peut demander aux procureurs de demander des sentences plus lourdes. L'Autorité des marchés financiers a, je pense, donné ce mandat à ses procureurs», a soutenu la ministre, appelée à s'expliquer sur sa déclaration.

Spécialiste de ces questions, le constitutionnaliste et sénateur à la retraite Gérald Beaudoin a exprimé son étonnement: «C'est mal foutu comme déclaration. Elle a fait une erreur, surtout en ajoutant «dans cette Assemblée». C'est aller contre la séparation des pouvoirs.»

En Chambre, le péquiste François Legault a vite vu l'impair de son adversaire. «Mme Jérôme-Forget devrait être plus prudente sur le cas précis de Norbourg et de la pénalité qui sera donnée à M. Lacroix», a-t-il dit en point de presse.
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MessageSujet: MICHEL GIRARD   Sam 15 Déc - 19:53

Québec devrait dédommager les victimes de Norbourg

15 décembre 2007 - 08h46

La Presse

Michel Girard


Des orphelins se sont fait voler l'argent de leur survie et de leur avenir. Des retraités se sont fait voler les économies d'une vie.



Cliquez pour en savoir plus : Jean Charest | Vincent Lacroix | Autorité des marchés financiers
Des drames humains, il en reste plus de 8000 dans l'affaire Norbourg. Huit mille victimes qui n'ont pas récupéré un cent des 100 M$ que leur a volés Vincent Lacroix.

Quelle histoire abracadabrante. L'affaire Norbourg a mis en lumière des failles inacceptables dans la surveillance du secteur financier québécois et la protection des épargnants contre les magouilleurs de la finance.

Comme cette surveillance relève de l'organisme gouvernemental, l'Autorité des marchés financiers (AMF), le gouvernement Charest devrait faire preuve de compassion envers les épargnants floués et les dédommager, sur une base exceptionnelle, bien entendu.

Nous ne sommes pas ici en présence d'épargnants qui ont perdu des sommes colossales en jouant au spéculateur.


Nous sommes ici en présence d'épargnants qui ont investi de façon conservatrice leurs épargnes dans des fonds communs de placement que l'AMF devait surveiller.

Pour se faire rembourser, que le gouvernement du Québec poursuive les gens et les institutions impliqués dans le scandale.

Mais bon! Pour l'heure, l'Autorité des marchés financiers s'est dite «satisfaite» du jugement du juge Claude Leblond qui a reconnu Vincent Lacroix coupable des 51 chefs d'accusation pour avoir contrevenu à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec.

La ministre des Finances Monique Jérôme-Forget a tenu à féliciter son organisme de réglementation et d'encadrement du secteur financier du Québec (l'AMF) pour avoir pris l'initiative desdites poursuites.

Pour sa part, le premier ministre Jean Charest a sauté sur l'occasion pour rappeler aux membres de l'Assemblée nationale que son gouvernement avait déjà pris des mesures pour aider les investisseurs floués et pour donner à l'avenir plus de pouvoirs l'AMF.

Et pendant que le porte-parole de l'ADQ, Gilles Taillon, réclamait une enquête indépendante sur la responsabilité de l'AMF dans l'affaire Norbourg, la chef péquiste, Pauline Marois, suggérait notamment que l'AMF offre un soutien aux victimes de fraude.

Bref, les autorités gouvernementales sont bien contentes de voir Lacroix se faire enfin épingler sur les 27 chefs d'accusation qui portaient sur ses pratiques déloyales, abusives et frauduleuses et sur les 24 autres chefs qui portaient sur la remise à l'AMF de documents (états financiers, rapports annuels, notices) contenant de l'information fausse ou trompeuse.

Avec raison, le grand patron de l'AMF, Jean St-Gelais, a qualifié les crimes économiques de graves et de dommageables pour les investisseurs et la société en général.

«Ils devraient être sanctionnés avec toute la sévérité nécessaire. Les sanctions doivent être les plus dissuasives possible afin d'envoyer un message clair. Il est intolérable de croire que les fraudeurs puissent s'en tirer facilement.»

Après avoir souligné «l'excellent travail des enquêteurs, des avocats et d'autres experts afin de présenter une preuve accablante sur la culpabilité de Vincent Lacroix», M. St-Gelais a rappelé que la priorité de l'AMF a toujours été de retourner le plus rapidement possible le maximum d'argent aux investisseurs floués.

«Il ne faut jamais perdre de vue que 9200 personnes ont perdu près de 130 millions dans cette histoire et c'est pour elles que nos actions doivent se poursuivre.»

Bravo pour ces paroles rassurantes! Justement, je trouve que les victimes de Norbourg devraient être exceptionnellement dédommagées par le Fonds d'indemnisation de l'Autorité des marchés, ou tout autre programme gouvernemental.

Après tout, si Vincent Lacroix a pu flouer d'aplomb ses 9200 clients c'est parce que l'Autorité des marchés, en tant qu'organisme de surveillance du réseau de distribution des fonds communs de placement au Québec, a notamment fait preuve de laxisme.

Voici quelques passages du communiqué que l'AMF a émis le 22 mars 2006 et dans lequel elle faisait le point sur une enquête interne concernant la tentative de Vincent Lacroix de soudoyer un des employés de l'Autorité.

«Heureusement, l'employé en question a refusé séance tenante les offres de Vincent Lacroix. () Toutefois, l'Autorité en est venue à la conclusion que certains employés ont fait preuve d'imprudence et d'un manque de jugement. L'Autorité prend donc des mesures afin de s'assurer que de telles situations ne se reproduisent plus. Des activités de sensibilisation sont prévues à cet effet. () Par ailleurs, des sanctions disciplinaires ont été prises et huit employés ont été suspendus pour des périodes variant entre cinq jours et trois mois.»

Ajoutons à cela le fameux fax que le CANAFE (Centre d'analyse des opérations et des déclarations financières du Canada) avait envoyé en avril 2005 à l'Autorité des marchés dans le but d'attirer son attention sur de louches transferts de fonds en provenance de Norbourg.

Par manque de vigilance, ledit fax est longtemps resté sur les tablettes de l'AMF.

Que dire aussi du manque de vigilance de l'AMF devant des rapports de Norbourg remplis de fausses informations financières.

Comme on sait, le Fonds d'indemnisation de l'AMF n'a accepté de dédommager que 900 des 9200 clients des fonds Norbourg (et Évolution). Raison évoquée: les 8300 autres victimes de Norbourg n'étaient pas des clients directs du conseiller financier Vincent Lacroix.

C'est le Vincent Lacroix gestionnaire des portefeuilles de Norbourg et Évolution qui les a floués et non le conseiller.

Méchante nuance, quand on sait qu'il s'agit du même filou! Qu'à cela ne tienne, c'est là-dessus que l'Autorité mise pour refuser d'indemniser ces 8300 victimes.

Je propose au gouvernement Charest de jouer non pas au père Noël mais plutôt au bon Samaritain!
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Sam 15 Déc - 9:18

Lacroix par lui-même

14 décembre 2007 - 06h39

La Presse

Sophie Cousineau






Il n'y avait plus autant de caméras à l'entrée de la salle où se tient le procès de Vincent Lacroix, jeudi.



Cliquez pour en savoir plus : Vincent Lacroix | Éric Asselin | Autorité des marchés financiers
Mené par Jean-René Dufort, qui avait revêtu mardi le vieux costume de la mascotte des Fonds Évolution, le cirque était déjà reparti.

Il n'y avait pas autant de tension, non plus. Le fondateur de Norbourg est déjà 51 fois coupable. Et puis, après une cinquantaine de journées d'audience, à potasser des chiffres et à décrypter des tableaux qui ressemblent à des panneaux électriques, une certaine lassitude s'est installée.

Il n'empêche que s'il y avait une journée pour aller au procès de Vincent Lacroix, c'était hier. L'homme par qui le malheur est arrivé pour 9200 petits investisseurs a livré sa version des faits. À certains égards, c'est la défense qu'il n'a jamais présentée.

Vincent Lacroix n'avait aucune trace d'émotion dans la voix, même s'il a préfacé sa présentation d'une explication sur son apparent manque d'empathie envers les victimes de Norbourg.


«Ce n'est pas parce que je suis insensible que je ne témoigne pas beaucoup d'émotions», a-t-il dit. Le milieu de la finance l'aurait endurci. Dans ce monde, a-t-il dit en citant le courtier véreux joué par Michael Douglas dans le film Wall Street, «si tu veux un ami, tu t'achètes un chien». Je vous laisse choisir le chien...

Vincent Lacroix n'a pas beaucoup plus de crédibilité que Karlheinz Schreiber qui cherche par tous les moyens à retarder son extradition en Allemagne, où l'attend la prison.

Et son témoignage de jeudi était bourré de ouï-dire, ce qui a eu l'heur d'énerver l'avocat de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Mais de cette histoire complexe qui a été racontée par bribes sur plusieurs mois, il a enfin été possible de dégager un récit tout simple. «C'était comme une fusée qui décolle mais qui se trompe de quelques degrés au départ», a résumé Vincent Lacroix.

Il était une fois un ti-cul de la finance et son cousin. En 1998, ils se sont lancés en affaires. Ils décrochent leur premier gros contrat par l'entremise de l'ancien prof et mentor du ti-cul.

Manque de chance, ils ne sont pas sitôt arrivés sur le marché que l'euphorie se transforme en krach des technos. Or, ils ont acheté un paquet de Nortel.

Ce qui aggrave leur cas, c'est qu'ils se chargent eux-mêmes de leurs services de soutien administratif, le back office en bon français.

Et qu'ils se trompent dans leurs calculs, en comptabilisant deux fois certaines entrées de fonds. Non seulement c'était une «monumentale erreur de jeunesse», c'était «l'erreur fondamentale de Norbourg», a précisé Vincent Lacroix.

La perte sur l'investissement de départ de 5 millions n'est pas de 800 000$. À l'automne 2000, elle serait plutôt de 1,2 million. Gênant. Tellement qu'ils se taisent.

«On a voulu la réparer sans en parler», dit Vincent Lacroix, qui raconte avoir pris sur lui de régler le problème. Pour combler le trou qui est de plus en plus grand dans la comptabilité parallèle, Vincent Lacroix met au point ce qu'il surnomme la «théorie des vases communicants».

Cela dit ce que cela veut dire.

Il n'y a pas que les erreurs du back office qui pèsent. Norbourg prête 500 000 dollars à la firme de courtage Maxima Capital, pour laquelle Vincent Lacroix a déjà travaillé.

Mais la firme qu'il aimerait acquérir est dans la ligne de mire des autorités, qui lui reprochent une série d'irrégularités. Elle finira d'ailleurs par faire faillite.

Or, si ce prêt est irrécupérable, Norbourg est largement déficitaire. En septembre 2001, l'AMF, qui est personnifiée par un personnage clef, l'inspecteur Éric Asselin - futur vice-président finances de Norbourg! - lui intime l'ordre de renflouer les coffres.

À défaut de quoi la firme sera fermée dans les jours suivants, a raconté jeudi le fondateur de Norbourg.

Vincent Lacroix sait que le gouvernement du Québec lui a octroyé une subvention de 900 000$.

À la fin des années 90, en effet, le ministre des Finances Bernard Landry multiplie les crédits d'impôt pour que Montréal retrouve son antique statut de capitale financière. C'est la solution à tous les problèmes de Norbourg!

Malheureusement, le chèque du gouvernement n'est pas encore arrivé. Alors Vincent Lacroix appelle un haut gradé du ministère des Finances.

«Cela ne te tenterait pas de nous écrire une belle petite lettre pour prouver que nous ne sommes pas dans le trou», lui demande-t-il en substance. Le fonctionnaire s'est exécuté.

Et c'est ainsi que Québec a sauvé Norbourg d'une mort certaine en septembre 2001! J'insiste sur le 2001.

La suite, on la connaît trop bien. «Nous avons pris une série de mauvaises décisions, et en essayant de régler le problème, on l'a amplifié», a résumé Vincent Lacroix.

Vincent Lacroix ne cache aucunement qu'il est responsable des retraits irréguliers. Mais il rejette le blâme pour l'information trompeuse qui a été communiquée sur Éric Asselin, cet ancien inspecteur et enquêteur qui agissait «comme un magicien avec les inspecteurs de la CVMQ», qui porte aujourd'hui le nom d'AMF.

Sa magie était tellement créatrice, a raconté Lacroix jeudi, que celui-ci apprenait des nouvelles comme un projet d'acquisition dans les documents transmis aux autorités!

Vincent Lacroix, on le sait, souffre d'un grand problème de crédibilité. Il cherche à descendre le délateur Éric Asselin, qui jouit d'une entente d'immunité.

Mais ce qui est troublant dans cette affaire, c'est la proximité entre Norbourg et la CVMQ à l'époque. Proximité qui se retrouve dans un autre affaire à retentissement, Jitec.

Dans ce cas, un employé de la CVMQ a reçu 1000$ d'un délateur aux motivations louches. Employé qui fut dénoncé par une ex-employée de la CVMQ, qui s'inquiétait après avoir entendu parler d'un autre employé corrompu.

Le ver était-il dans la pomme? Était-ce des cas isolés? Et est-ce que les problèmes dont était affligée la CVMQ à l'époque sont aujourd'hui corrigés?

Voilà pourquoi il faudrait tenir une enquête publique sur le scandale Norbourg. Parce que si des scandales financiers retentissants ont aussi eu lieu dans d'autres provinces, comme le fait valoir la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, aucun n'a touché d'aussi près l'organisme qui était censé veiller au grain.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Sam 15 Déc - 9:13

Vincent Lacroix recevra sa sentence le 28 janvier

14 décembre 2007 - 17h38

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






Qualifiant Vincent Lacroix de «manipulateur irrécupérable», l'Autorité des marchés financiers demande au juge Claude Leblond de lui imposer une peine dépassant 5 ans de prison.

Le procureur de l'AMF, Eric Downs, a plaidé pendant deux bonnes heures vendredi après-midi en disant que chacun des 51 chefs valait 5 ans moins un jour de prison et 5000 $ d'amende.

Sans demander la multiplication du temps d'emprisonnement par 51, il demande toutefois au magistrat de la Cour du Québec d'introduire un élément de «consécutivité» à la sentence.

Il a même suggéré une peine multipliée par «blocs d'infractions». Pendant les audiences, l'AMF a souvent divisé les 51 chefs en trois blocs. Si le juge Leblond devait s'inspirer de cela, il imposerait 15 ans moins trois jours d'emprisonnement à Vincent Lacroix.

Claude Leblond a dit que la jurisprudence n'établissait pas des règles limpides en la matière, mais Eric Downs lui a répondu que la cour se trouvait dans une situation «sans précédent» dans le dossier Norbourg.

La sentence sera rendue le lundi 28 janvier en après-midi.

Une dure plaidoirie

En présentant une plaidoirie de 31 pages, Eric Downs a démontré plus de mordant que pendant tout le reste de ce procès pénal.

D'entrée de jeu, il s'est attaqué au témoignage fait ces derniers jours par Vincent Lacroix, le traitant de «manipulateur irrécupérable et sans remords». Même après le jugement de mardi, ajoute le juriste, le PDG déchu «hésite à reconnaître sa responsabilité».

Me Downs estime que Vincent Lacroix blâme tout le monde pour le scandale Norbourg: ses anciens collaborateurs, les institutions comme la Caisse de dépôt de placement du Québec, la date où se sont produites les perquisitions et même le syndic RSM Richter.

Il poursuit que les explications de cette semaine sont «invraisemblables». La thèse de la «gestion de rattrapage» pour renflouer les investisseurs avec 115 M$ de retraits irréguliers est «surréelle».

«Il a raison de parler d'une fusée qui a manqué son décollage, tonne le procureur. Ce qu'il souhaite, c'est nous amener dans les nuages. M. Lacroix a agi par appât du gain. On ne peut expliquer ça par une erreur de jeunesse. Nous n'avons pas tous un MBA mais nous avons tous un gros bon sens.»

L'idée que Norbourg était en bonne voie de rembourser ses investisseurs à la fin de 2003 a fait réagir Me Downs. Celui-ci a plaidé qu'au 23 janvier 2004, M. Lacroix avait fait 55 retraits pour 45,5 M$ dans les fonds. Il avait dépensé 4,7 M$ pour des fins personnelles comme des propriétés, des prêts à son entourage et l'achat de compagnies comme Zip Jeans.

«Il a le culot de dire qu'il voulait faire une gestion de rattrapage par des vases communicants», ajoute Eric Downs.

Et l'investissement dans l'explorateur Dianor en 2005, «c'était la panacée. Il voulait jouer au poker aveugle sur un titre spéculatif. Il aurait peut-être fallu arrêter de faire des retraits irréguliers.»

Après cet investissement au printemps 2005, souligne le procureur de l'AMF, Vincent Lacroix a retiré 17 M$ illégalement à même l'épargne des investisseurs. Il s'en est servi pour acheter l'Auberge de l'Étoile, le Grand Café et des entreprises comme Investpro. «On est en train de se refaire», a-t-il ironisé en imitant le témoignage de M. Lacroix.

La plaidoirie comportait aussi une foule d'autres points, dont des commentaires sur le rôle d'Éric Asselin. «Il n'a jamais signé de demande de retrait, de chèques, il n'a jamais bénéficié de 115 M$.»

L'avocat écarte du revers de la main tout blâme sur Northern Trust, sur l'Autorité des marchés financiers, sur la Caisse ou sur le personnel de Norbourg. Il maintient que les propos de Vincent Lacroix ne tiennent pas la route.

En 137 retraits et 5 ans d'actions au quotidien, il estime qu'«on prémédite, on planifie, on persiste. Il a toujours eu le choix de l'illégalité, de l'appât du gain.»

Des choix comme l'achat d'un onéreux collier de perles, de maisons... et de congédier Éric Asselin s'il l'avait voulu.

Me Downs n'a pas non plus digéré la tentative de Vincent Lacroix de démontrer des remords en cour. «Des excuses, ça se manifeste par un comportement. Après le 25 août 2005, il a continué à berner les gens, à berner les victimes [...] Il savait pertinemment l'ampleur du problème.»

Quant à la collaboration dont le PDG déchu dit avoir fait preuve avec les autorités, le procureur a dit que cela n'avait rien d'atténuant.

En somme c'est «un manipulateur susceptible de récidiver» qui a «causé préjudice aux épargnants» et «de la détresse humaine», résume l'avocat.

Invoquant les témoignages de cette semaine de la part des victimes et les études démontrant l'impact des infractions à la loi sur les valeurs mobilières sur la confiance envers les marchés financiers, Me Downs juge que les facteurs aggravants se sont multipliés.

Afin de justifier la peine demandée, Eric Downs a cité une «preuve excessivement volumineuse», un stratagème visant à maquiller les infractions et le «caractère prémédité» des gestes de M. Lacroix. C'est sans oublier l'enregistrement de nouvelles compagnies après coup, ce qu'il qualifie d'«assez préoccupant».

Si la jurisprudence pénale canadienne ne comprend pas d'exemples similaires au scandale Norbourg, le «contexte d'abus de confiance» et le préjudice causé par les infractions justifieraient des peines consécutives de prison.

«Vous avez [devant vous] un cas sans précédent, a plaidé Eric Downs. C'est une situation hors normes, hors de proportions.»

Accordant la priorité au temps passé derrière les barreaux, il ne réclame pas plus de 5000 $ d'amende par chef, ce qui équivaudrait quand même à 255 000 $. Il suggère plutôt que le juge a le pouvoir d'imposer une longue peine.

«Si une situation mérite une consécutivité, dit Me Downs au juge Leblond, c'est celle-ci.»

Choisissant la date du 28 janvier pour prononcer la sentence, le magistrat a répondu que faire cette réflexion «ne sera pas facile, mais je vais le faire.»
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 14 Déc - 13:59

Lacroix offre «9200 excuses»

14 décembre 2007 - 12h45

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






Ponctuant un témoignage décousu en représentation sur sentence à son procès pénal, Vincent Lacroix a offert «9200 excuses» aux investisseurs qui ont perdu 130 M$ en retraits irrégulier et rendement dans le scandale Norbourg.

«Malgré tout ce qui a été dit, ajoute M. Lacroix d'une voix faible devant la Cour du Québec, j'ai beaucoup de sensibilités» par rapport à ce qui s'est passé.

M. Lacroix offre ses excuses aux employés et aux représentants ayant œuvré chez Norbourg. Il dit que les ponctions de 115 M$ faites dans l'épargne des investisseurs ne l'ont pas été avec le but de s'enrichir personnellement.

Il maintient la thèse selon laquelle sa «gestion de rattrapage» a transformé un trou comptable de 300 000 $ en 2000 à des investissements et des dépenses de 115 M$ en 2005.

«Il y a une question de compétence, il y a une question de maturité» dans tout cela», a dit Vincent Lacroix, devant le juge Claude Leblond qui l'écoutait avec curiosité. «Nous avons perdu la tête et il y avait des problèmes de boisson pour plusieurs personnes chez Norbourg, incluant moi-même.»

Selon lui, seul le sort de 2 M$ versés à l'avocat Robert Hindle pour des placements de couverture n'a pu être élucidé pendant le procès. M. Lacroix nie donc avoir déposé une telle somme dans une fiducie familiale aux Bahamas.

Invoquant les menaces de mort faites à son égard ces dernières années et sa crédibilité anéantie, il dit ne pouvoir rien faire d'autre que soutenir le travail de ceux qui veulent faire le ménage dans le scandale Norbourg.

Après ces excuses, le procureur de l'AMF, Eric Downs, s'est levé pour affirmer qu'il n'avait aucunement l'intention de contre-interroger Vincent Lacroix.

«Nous estimons inutile un contre-interrogatoire qui porterait sur sa crédibilité. Il n'en a aucune», a lâché l'avocat.

Me Downs préfère plaider cet après-midi pour demander la sentence «exemplaire» dont il a parlé après le verdict de culpabilité prononcé mardi par Claude Leblond. M. Lacroix n'entend pas faire le même exercice. Il ne restera au magistrat qu'à décider la date où il livrera la sentence.

La fin de témoignage était plutôt désorganisée plus tôt en avant-midi. Vincent Lacroix a voulu déposer des articles de journaux minimisant la complexité du stratagème de Norbourg, du moins en comparaison avec celui de Norshield.

Eric Downs s'est souvent levé pour questionner l'utilité des documents en cour, rappelant que le défendeur s'éloignait souvent de la preuve faite lors du procès. Par exemple, l'avocat semblait préférer ne pas trop débattre de la falsification de documents par Eric Asselin en ce qui a trait à des taxes apparemment non payées par Norbourg.

Vincent Lacroix a voulu faire preuve de bonne foi en disant qu'il voulait réparer les pots cassés mais qu'on lui avait interdit l'accès à la documentation chez Norbourg. Il a d'ailleurs déposé en cour un courrier électronique qui a circulé pour donner le mot d'ordre à l'interne qu'aucune information ne devait être envoyée vers l'extérieur.

«J'ai en tout temps collaboré avec l'enquête de la GRC» sur Norbourg, avec le syndic de faillite RSM Richter et avec le liquidateur Ernst & Young dans le dossier, a-t-il juré.

Afin de démontrer l'ampleur de sa collaboration, il a même évoqué la possibilité de déposer l'interrogatoire effectué par RSM Richter, qui représente des milliers de pages, à titre de preuve. L'idée n'a pas plu à Eric Downs et ne semblait pas convaincre le juge.

D'ailleurs, le juge Leblond lui a rappelé qu'en posant un tel geste, Vincent Lacroix pouvait sacrifier la protection judiciaire normalement rattachée à un document de ce type. Rappelons que pendant le procès, l'interrogatoire ne pouvait être utilisé pour éviter une incrimination par l'accusé lui-même car il était effectué sous la contrainte.

Le PDG déchu en a aussi remis sur le compte d'Éric Asselin, disant que c'était lui qui falsifiait tant de documents chez Norbourg et les conservait dans son bureau jusqu'à l'été 2005. Et que c'est lui qui a flambé quelques 6000 $ le 19 janvier 2005 pour payer la tournée à des employés de l'Autorité des marchés financiers.

Le juge Leblond a toutefois rappelé que ces histoires n'avaient à peu près rien à voir avec les infractions pour lesquelles Vincent Lacroix a été déclaré coupable mardi.
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Dominique



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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 13 Déc - 15:24

On approche de 2004, année où il a acquis les Services financiers dr. devenus les fonds Perfolio.

J'ai vraiment hâte de savoir comment ça s'est passé...
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 13 Déc - 14:43

Vincent Lacroix s'explique

13 décembre 2007 - 13h34

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






Vincent Lacroix est finalement sorti de son quasi-mutisme à son procès pénal jeudi matin en commençant à livrer sa version des faits devant le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec.

Reconnu coupable d'avoir violé 51 fois la loi sur les valeurs mobilières chez Norbourg, l'ancien PDG a commencé à témoigner lors des représentations sur sentence.

Il a livré le début de son récit à partir de son historique dans le monde financier, alors qu'il était analyste pour la Caisse de dépôt et placement du Québec de 1991 à 1994.

Rapidement, il a raconté avoir travaillé chez Maxima Capital en 1995 et 1996, pour passer chez Cogeva et ensuite fonder Norbourg Services financiers en 1998. Il a dit vouloir donner une explication aux investisseurs.

Ainsi, il a pu récolter le mandat de Desjardins Opvest en l'an 2000, mais que les événements se sont corsés dès le départ.

Norbourg a perdu des centaines de milliers de dollars dans ses placements avec Nortel et le portefeuille initial de 5 M$ d'Opvest a chuté à 4,2 M$.

Mais une erreur dans l'administration du fonds, un travail fait par M. Lacroix et son cousin David Simoneau, s'est glissée pour sous-évaluer un portefeuille qui valait en réalité 3,8 ou 3,9 M$.

Selon Vincent Lacroix, c'est là que le scandale Norbourg a pris racine. Le PDG déchu dit avoir voulu corriger le problème sans en parler. Il voulait faire des transactions et obtenir une subvention afin de boucher ce trou, qui s'est creusé à 500 000 $ à la fin de 2000.

C'est là que M. Lacroix dit avoir eu recours à la «solution» des «vases communicants» qui a engendré des retraits irréguliers mais aussi la tentative d'acheter le courtier (et ancien employeur) Maxima Capital.

Un stratagème a commencé à prendre forme. Le lancement des fonds Norbourg a eu lieu en 2001 et Éric Asselin est arrivé dans le portrait.

M. Asselin travaillait à l'époque pour la Commission des valeurs mobilières du Québec. Norbourg voulait acheter Maxima Capital, empruntant 500 000 $ à titre de mise de fonds.

Eric Asselin posait déjà des questions pour la CVMQ sur cette somme. Si Maxima Capital devait cesser ses opérations, le montant se transformait en perte et rendait déficitaire le fonds de roulement de Norbourg.

M. Lacroix s'est donc adressé au ministère des Finances pour obtenir la preuve que Norbourg se ferait attribuer 900 000 $ en subventions pour le lancement de fonds. Les pressions de la CVMQ commençaient à faire effet sur l'entreprise, qui craignait de devoir fermer ses portes si elle ne pouvait pas prouver qu'elle avait l'argent pour poursuivre ses activités.

Vincent Lacroix a dit avoir commis une «deuxième grande erreur» quand il a voulu attirer les anciens représentants de Maxima Capital. Il leur a versé des sommes d'argent «assez importantes». Il disait être dans une situation «assez problématique» à la fin de 2001.

Au début de 2002, Éric Asselin devenait son chef des finances. Selon Vincent Lacroix, M. Asselin était parfaitement au courant de ce qui se passait chez Norbourg. «Éric Asselin et Vincent Lacroix savaient très bien la profondeur de l'iceberg», précise le PDG déchu.

Avec la CVMQ qui effectuait une inspection dans les bureaux de Norbourg dès octobre 2002, Éric Asselin aurait lancé une stratégie afin de créer des faux revenus dans les états financiers.

M. Asselin lui aurait amené des clients en gestion privée par la voie d'intermédiaires du monde financier. Toutefois, les comptes auraient compris des investissements dans les produits dérivés, des placements que Norbourg n'avait pas l'autorisation de gérer. De faux relevés de Northern Trust auraient été produits afin de camoufler ces dérivés.

Vincent Lacroix a ajouté que les questions de la CVMQ sur les irrégularités représentaient une «épée de Damoclès» sur Norbourg afin de justifier ses activités. Et c'est ce qui l'aurait mené à participer à un stratagème incluant la production de faux,

M. Lacroix a d'ailleurs qualifié Éric Asselin de «magicien» auprès des représentants de la CVMQ. Même si des «erreurs monumentales» se glissaient dans les documents falsifiés aux fins de présentation aux inspecteurs, le chef des finances avait réponse à tout.

«Éric Asselin en menait large», résume l'homme déclaré coupable mardi.

Vers la fin de l'avant-midi, l'ex-PDG a parlé d'une lettre envoyée à la CVMQ afin de détailler son propos. La lettre porte une signature qui s'apparente à la sienne. Pourtant, au cours du procès, une experte en écriture n'a pu authentifier la signature de M. Lacroix.

Dans la lettre, des réponses aux questions des inspecteurs sont «extrêmement compliquées» alors qu'elles auraient pu être simples, dit Vincent Lacroix.

Le procureur Eric Downs, qui représente l'Autorité des marchés financiers dans ce procès, s'est levé pour questionner la pertinence du document qui ne fait pas partie de sa preuve.

Le juge Leblond lui a rétorqué que Vincent Lacroix pouvait, lors d'une défense pleine et entière, lui exposer sa perception des choses et du rôle qu'il jouait dans le stratagème ayant entraîné sa culpabilité.

Claude Leblond a dit avoir compris que le stratagème de Norbourg devait être simple selon les plans de Vincent Lacroix mais qu'il s'est complexifié avec l'intervention d'Eric Asselin. Le magistrat se réserve toutefois l'occasion de croire ou non le témoignage de M. Lacroix avant de prononcer sa sentence.

Vincent Lacroix n'a pas eu le temps d'aller plus loin avant l'ajournement du midi. Toutefois, il a terminé l'audience en affirmant qu'à l'automne 2003, il croyait bien pouvoir combler le «trou» dans les fonds des investisseurs grâce à la création de Norbourg Capital, à l'acquisition de Groupe Futur et à celle d'Investissement BBA.
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Valérie



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MessageSujet: Suite et fin de l'article précédent   Mer 12 Déc - 15:50

Les victimes de Vincent Lacroix prennent le micro

12 décembre 2007 - 13h33

LaPresseAffaires.com

Michel Munger

Une ancienne retraitée qui vit seule dans la pauvreté hors de sa ville natale, un conseiller financier qui fait de l'hypertension et un débosseleur de 68 ans. Voici les conséquences du scandale Norbourg.

Les représentations sur sentence se sont amorcées mercredi matin après le verdict de culpabilité au procès pénal de Vincent Lacroix. Le procureur Eric Downs, qui représente l'AMF, a présenté une série de témoignages afin de démontrer les conséquences négatives des infractions commises par le PDG déchu.

Des investisseurs victimes de Vincent Lacroix se sont présentés devant le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, pour illustrer leurs malheurs.

Le cas le plus frappant a été celui de Diane Ruest, 61 ans. Ayant pris sa retraite d'Hydro-Québec en 1997, elle a perdu plus de 60 000 $ dans les fonds Evolution.



Ne pouvant trouver un emploi dans sa région natale de Rimouski, elle a dû déménager à Trois-Rivières pour trouver un revenu grâce à un poste déniché dans un centre d'appels.

Elle vit maintenant seule, dans la pauvreté. Elle ne voit que rarement sa petite sœur, affectée par des problèmes cognitifs entraînés par un anévrisme en 1996.

Le scandale Norbourg a donc détruit la vie qu'elle avait auparavant. En plus, trouver un emploi était difficile à son âge.

«C'était anéanti, je n'avais plus d'avenir, a dit Mme Ruest, luttant contre les sanglots devant le juge. Je me suis cogné le nez à bien des portes. J'ai dû quitter mon logement avant la fin de mon bail. Je n'avais plus d'argent quand j'ai reçu ma première paie.»

Travaillant à temps plein, Diane Ruest a dû diminuer le rythme à 34 heures par semaine. Affectée par l'hypertension, le cholestérol et le diabète, elle a aussi vendu sa voiture pour se procurer un véhicule usagé.

«J'ai sérieusement pensé au suicide», a avoué cette femme originaire de Rimouski.

Son témoignage s'est terminé sur une très mauvaise note: «Je vais passer Noël et le jour de l'An seule et pauvre.»

Le débosseleur de 68 ans

Michel Vézina, 68 ans, a aussi goûté à la médecine Norbourg. Ayant perdu 310 000 $ avec sa femme dans les fonds Évolution, Après 48 ans de travail comme débosseleur et estimateur automobile, il croyait bien pouvoir connaître une retraite normale.

Faux. Il a dû liquider des biens et redevenir débosseleur à temps partiel pour remettre ses finances à flot, n'ayant reçu aucune indemnité pour les fonds perdus.

«Ça change une vie, a dit M. Vézina au juge. Je suis obligé de travailler 20 à 25 heures par semaine. Je n'ai pas les capacités physiques d'en faire plus. Ça demande tellement d'énergie qu'à 20h ou 20h30 le soir, je suis couché.»

«Je n'ai pas de pouvoir d'emprunt et je ne peux pas prendre une hypothèque sur ma propriété, ajoute l'homme. Je n'ai pas les moyens de faire réparer mes appareils auditifs numériques qui valent 5000 $. Ma tension artérielle et mon cholestérol ont fait un bond assez impressionnant.»

C'est sans compter un suivi médical sur son système cardiovasculaire, des périodes dépressives et des sautes d'humeur qui affectent sa vie personnelle. Décidément, les 115 M$ pigés dans l'épargne des investisseurs ne sont pas que des chiffres sur des feuilles de papier.

En marge des audiences au palais de justice de Montréal, Michel Vézina s'est dit déçu de la Caisse de dépôt et placement qui a vendu les fonds Évolution à Norbourg. «Je les tiens tous entièrement responsables» du scandale.

Il a écrit à la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, sur le sujet. Il n'a pas apprécié de se faire rappeler que la mission de la Caisse est entre autres de générer du rendement. Quand une situation du genre se produit, «tu veux tuer tout le monde. Il n'y a personne d'humain là-dedans.»

Le conseiller financier hypertendu

Un autre témoignage remarqué aura été celui de Gilles Viel, conseiller financier de 61 ans. Cet homme porte deux chapeaux: il a perdu 260 000 $ dans les fonds Evolution et ses clients en ont perdu 1,2 M$.

M. Viel a monté le ton à plusieurs occasions en témoignant, exprimant la rage qui habite certains investisseurs victimes de Vincent Lacroix et de Norbourg. Il a bien reçu un chèque de 27 000 $ à titre de dédommagement, mais ça ne lui donne pas la rente de 4000 $ par mois qu'il planifiait auparavant.

Ses clients, eux, comptaient sur son expertise et la réputation de la Caisse pour la sécurité de leurs placements quand ils sont passés sous la gouverne du groupe Norbourg.

«Je suis coincé entre la colère et la dépression, a confié Gilles Viel au juge Leblond. Mes clients sont comme mes enfants.»

Il a avoué avoir déjà eu le goût de s'enfermer dans une «petite cabane en Alaska», mais qu'il se lève chaque jour pour travailler au nom de ses clients, de ses six enfants et ses six petits-enfants.

Les questions des clients ont poussé M. Viel à faire des vérifications sur Norbourg à l'époque. Mais même la firme Morningstar donnait une belle cote aux fonds communs. De quoi se faire rassurant auprès des épargnants. Après le scandale, certains ont fui vers les banques, même s'ils aimaient bien leur conseiller financier.

«Norbourg a fait dérailler le train de la confiance, a dit le témoin. On a jamais pensé que quelqu'un pouvait piger [dans des fonds d'obligations]. J'ai pleuré avec des clients. C'était un méchant billet de loterie.»

«Je suis comme un volcan, ajoute Gilles Viel. Ma tension artérielle ne tient plus. Norbourg est comme un cancer dans mon corps.»

Après son témoignage, Vincent Lacroix a distribué à la poursuite et au juge un document reproduisant un courrier électronique que lui a envoyé M. Viel. Le contenu n'a toutefois pas fait l'objet de discussions.

L'audience a aussi permis à Jean-Guy Houle, 68 ans, de prendre la parole. Le grand-père de deux orphelines, Daphney et Abygail, a déjà fait les manchettes pour l'héritage perdu dans Norbourg deux ans après le décès de leurs parents dans un accident de circulation.

En après-midi, l'Autorité des marchés financiers compte diffuser des enregistrements vidéo, notamment en provenance d'Internet. Déjà, une entrevue donnée par Vincent Lacroix au canal Argent à la fin d'août 2005 a été visionnée. Il y promettait que les investisseurs seraient remboursés...


Dernière édition par le Sam 15 Déc - 19:56, édité 1 fois
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 12 Déc - 14:20

Les victimes de Vincent Lacroix prennent le micro

12 décembre 2007 - 13h02

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Michel Munger






Une ancienne retraitée qui vit seule dans la pauvreté hors de sa ville natale, un conseiller financier qui fait de l'hypertension et un débosseleur de 68 ans. Voici les conséquences du scandale Norbourg.

Les représentations sur sentence se sont amorcées mercredi matin après le verdict de culpabilité au procès pénal de Vincent Lacroix. Le procureur Eric Downs, qui représente l'AMF, a présenté une série de témoignages afin de démontrer les conséquences négatives des infractions commises par le PDG déchu.

Des investisseurs victimes de Vincent Lacroix se sont présentés devant le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, pour illustrer leurs malheurs..

Le cas le plus frappant a été celui de Diane Ruest, 61 ans. Ayant pris sa retraite d'Hydro-Québec en 1997, elle a perdu plus de 60 000 $ dans les fonds Evolution.

Ne pouvant trouver un emploi dans sa région natale de Rimouski, elle a dû déménager à Trois-Rivières pour trouver un revenu grâce à un poste déniché dans un centre d'appels.

Elle vit maintenant seule, dans la pauvreté. Elle ne voit que rarement sa petite sœur, affectée par des problèmes cognitifs entraînés par un anévrisme en 1996.

Le scandale Norbourg a donc détruit la vie qu'elle avait auparavant. En plus, trouver un emploi était difficile à son âge.

«C'était anéanti, je n'avais plus d'avenir, a dit Mme Ruest, luttant contre les sanglots devant le juge. Je me suis cogné le nez à bien des portes. J'ai dû quitter mon logement avant la fin de mon bail. Je n'avais plus d'argent quand j'ai reçu ma première paie.»

Travaillant à temps plein, Diane Ruest a dû diminuer le rythme à 34 heures par semaine. Affectée par l'hypertension, le cholestérol et le diabète, elle a aussi vendu sa voiture pour se procurer un véhicule usagé.

«J'ai sérieusement pensé au suicide», a avoué cette femme originaire de Rimouski.

Son témoignage s'est terminé sur une très mauvaise note: «Je vais passer Noël et le jour de l'An seule et pauvre.»

Plus de détails à venir.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 12 Déc - 11:17

La culture de l'arnaque


Denis Moffet

L'auteur est professeur titulaire au département de finance et assurance de la faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval.

Vincent Lacroix était accusé de 27 chefs d'accusation de manipulation de parts de fonds d'investissement et de 24 chefs d'accusation de production de documents trompeurs.

Hier, le juge Claude Leblond l'a reconnu coupable à chacun de ces 51 chefs d'accusation. Avec ce verdict, le Québec vient de s'inscrire dans la nouvelle culture financière nord-américaine, soit celle de la fraude et de l'arnaque. On saura plus tard quelles seront les sanctions imposées au coupable.

Cette culture de l'arnaque et de la fraude remonte à une vingtaine d'années lors de la frénésie des obligations de pacotille (junk bonds) et fut marquée par l'emprisonnement de Michael Milken, en 1990. Plus récemment, en 2006, l'affaire Enron conduisit à l'emprisonnement d'Andy Fastow, le contrôleur de l'entreprise.

Comment, à partir d'une culture judéo-chrétienne préconisant l'honnêteté, en sommes-nous arrivés là? Pour répondre à cette question, je ferai appel à notre culture littéraire en citant d'abord le fabuliste Jean de La Fontaine qui dit «Qui vole un oeuf, vole un boeuf» et au journaliste-philosophe Alphonse Allais, qui passe par une logique de continuité pour nous amener à la maxime «Une fois que les limites sont franchies, il n'y a plus de borne».

Il m'apparaît que la morale de la finance s'est détériorée par un processus progressif de transgression. Ainsi, il semble que, déjà à l'université, on observe une propension à tricher plus grande dans les programmes de MBÀ que dans le autres programmes.

Une étude menée, il y a quelques années, a révélé que 56% des étudiants au MBÀ ont admis avoir triché dans la dernière année, comparativement à 47% dans les autres facultés. Les étudiants disent tricher parce qu'ils pensent que leurs pairs trichent également.

«Qui vole un oeuf, vole un boeuf.» Si on vole ses notes à l'université, que volera-t-on une fois devenus des professionnels de la finance? Si on veut que nos professionnels soient intègres, il faut exiger l'intégrité à tous les niveaux du système d'éducation.

Au delà de la culture de la fraude et de l'arnaque, il y a aussi la culture de l'enrichissement rapide. À ces fins, l'ingénierie financière a créé des produits dérivés théoriquement présentés comme des instruments de gestion de risques mais facilement utilisés à des fins spéculatives. On a vu que la culture des produits dérivés peut produire des dommages collatéraux considérables. Que l'on prenne à titre d'exemple l'effondrement en 1998, du fonds de couverture Long Term Capital Management qui, pourtant, avait pris la précaution d'inviter deux grands spécialistes des produits dérivés les professeurs Scholes et Merton, à faire partie de sa direction.

Récemment, le système financier a connu une crise de liquidité causée par l'apparition de produits structurés à partir de rassemblements en fonds, d'hypothèques individuelles à risque qui ont enrichi rapidement les premiers courtiers dans la chaîne de mise en marché.

Si on revient à M. Lacroix, il est vraisemblablement un exemple de la maxime d'Allais: «Une fois que les limites sont franchies, il n'y a plus de borne.» En effet, on peut imaginer que M. Lacroix a d'abord franchi les limites et constatant qu'il ne s'était pas électrocuté, et a décidé par la suite d'en profiter à fond de train. C'est donc dire toute l'importance d'attraper les délinquants avant qu'ils ne s'habituent à leur délinquance.

Dans le cas de M. Lacroix il est étonnant de constater qu'il a pu très librement retirer des fonds chez le gardien des valeurs sans que le chien de garde n'aboie.

Manifestement le gardien de valeurs n'a pas fait son travail et l'AMF ne semble pas avoir été très vigilante. Ce qui ne diminue en rien, à mon avis, la responsabilité de M. Lacroix.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 12 Déc - 8:39

Norbourg: remboursement demandé pour deux orphelines

12 décembre 2007 - 06h42

La Presse

Vincent Brousseau-Pouliot






Quand ses deux petites-filles ont perdu leurs parents dans un accident d'automobile, Jean-Guy Houle croyait bien faire en mettant leur héritage à l'abri dans les fonds de Norbourg.

«J'avais consulté le courtier de mon fils, qui m'avait suggéré ces fonds», se rappelle leur grand-père.

Trois ans plus tard, Jean-Guy Houle s'en veut. Non pas que ce soit sa faute. Prudent, il n'a fait que suivre les conseils de son courtier. Mais ses petites filles Daphney, 13 ans, et Abygail, 6 ans, ont tout de même perdu leur héritage de 97 500$ chacune. Enfin, presque tout leur héritage.

«On nous a remboursé 303 dollars et deux sous», précise-t-il, l'air songeur.

Mardi, pour la première fois depuis le début du procès de Vincent Lacroix, Jean-Guy Houle s'est déplacé au Palais de justice de Montréal.

Bien sûr, il voulait connaître le sort réservé à l'ancien PDG de Norbourg. Mais il souhaitait surtout lui remettre une lettre en mains propres.

Une demande de remboursement au nom de ses deux petites filles.

«Je l'ai regardé dans les yeux et je lui ai dit: voici un cadeau de Noël de la part de mes deux petites filles», dit-il.

«Il m'a dit qu'il allait me rappeler, mais sa parole vaut ce qu'elle vaut.»

Jean-Guy Houle n'a aucun doute: même si l'ancien PDG de Norbourg a été mis en faillite par la Cour supérieure, Vincent Lacroix a les moyens de les rembourser.

«Il a de l'argent dans les paradis fiscaux», dit-il.

Comme les autres curieux réunis mardi matin au Palais de justice de Montréal, Jean-Guy Houle a assisté à la condamnation de Vincent Lacroix. Un verdict qui ne lui donne pas satisfaction.

«Il va faire le dixième de sa sentence et il va ensuite aller se prélasser sur la plage avec notre argent», dit-il.

Un verdict qui lui rappelle aussi les moments difficiles vécus par sa famille depuis l'accident d'auto ayant coûté la vie aux parents et à la soeur de Daphney et Abygail, en janvier 2003.

«On venait de vivre un drame terrible, dit Jean-Guy Houle. Un accident d'auto. Trois décès en même temps. On commençait à peine à se remettre de tout ça quand Vincent Lacroix est arrivé dans le décor.»
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 12 Déc - 7:57

Quelle sentence pour Lacroix?

12 décembre 2007 - 06h33

La Presse

René Lewandowski, collaboration spéciale






Vincent Lacroix se retrouvera probablement derrière les barreaux. Mais combien de temps passera-t-il en prison? Les avocats ne le savent pas.

Tous les avocats interrogés par La Presse son unanimes: Vincent Lacroix ira en prison, à la suite du jugement de culpabilité rendu hier par le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec.

Mais la question qui hante les juristes, c'est le temps que passera le PDG déchu de Norbourg derrière les barreaux.

«Nous sommes tous dans le noir», dit l'associé du cabinet BCF Bertrand Giroux.

Vincent Lacroix risque au maximum cinq ans moins un jour de prison, même s'il a été reconnu coupable de 51 chefs d'accusation.

«Parce que, selon le code de procédure pénal, la Loi ne prévoit pas expressément la possibilité de prononcer des peines cumulatives», explique le criminaliste Jean-Claude Hébert.

Les amendes, en revanche, peuvent être cumulatives.

Le problème, estime Me Giroux, c'est qu'il n'y pas de jurisprudence au Québec dans le cas d'infractions à la Loi sur les valeurs mobilières, ni dans le cas de fraudes d'une telle ampleur.

Le juge pourrait donc aussi bien être tenté d'imposer la peine maximum et faire de cette cause un exemple, ou à l'opposé, y aller mollo pour laisser aux juges une marge de manoeuvre dans les causes qui suivront.

Marc-André Boutin, associé chez Davies Ward Phillips & Vineberg, doute cependant que Vincent Lacroix obtienne la clémence du juge. Vrai, admet-il, que la peine maximum doit être imposée dans le cas du pire crime possible.

«Mais on imagine difficilement une affaire de fraude plus grande que celle-ci», dit-il.

Il souligne aussi que Lacroix n'a manifesté aucun remords, et qu'il a été reconnu coupable sur toute la ligne. «Cinquante et un chefs d'accusation, c'est énorme», soutient l'avocat.

Autre élément qui joue en défaveur de Vincent Lacroix: un des critères que doit considérer le juge est le préjudice subi par les victimes.

Or, l'Autorité des marchés financiers a déjà indiqué vouloir faire témoigner des petits investisseurs qui ont tout perdu lors de la représentation sur sentence.

Pour se faire une idée, le juge pourrait aussi se fier à des jugements prononcés ailleurs, là où les systèmes de justice ont des similitudes avec celui du Québec, souligne Jean-François Pelland, associé chez McMillan Binch Mendelsohn.

Au Canada, une demi-douzaine de personnes ont été condamnées pour crimes économiques, notamment au Manitoba, en Ontario et en Alberta. Les peines carcérales ont varié entre deux et 30 mois.

Il n'empêche que la sentence que prononcera le juge est d'une importante capitale.

«Elle établira pour l'avenir les balises à suivre dans le cas d'infractions à la Loi des valeurs mobilières», soutient Mason Poplaw, associé au cabinet McCarthy Tétrault.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 29 Nov - 9:04

Éric Asselin déclare faillite

29 novembre 2007 - 06h45

La Presse

Denis Arcand




Éric Asselin, ancien bras droit de Vincent Lacroix chez Norbourg, est en faillite personnelle.

Ainsi en a décidé un surintendant des faillites, mercredi à Montréal, quand les trois créanciers ont voté contre la proposition concordataire faite par M. Asselin.

Revenu Québec -l'ancien employeur de M. Asselin-, Revenu Canada ainsi que la firme d'experts-comptables RSM-Richter ont tous voté contre, a dit le syndic Gilles Robillard, de RSM-Richter, qui gère la liquidation des firmes Norbourg.

«À partir du jour même où Norbourg s'est mis en faillite (en 2005), M. Asselin a mis tous ses actifs en argent comptant et je ne suis pas satisfait des réponses qu'il a données durant son interrogatoire au sujet de ce qu'il a fait de cet argent», a dit M. Robillard, qui a interrogé plusieurs fois M. Asselin dans le cadre de sa faillite personnelle et de celle de Norbourg.

Selon M. Robillard, M. Asselin affirme avoir dépensé des centaines de milliers de dollars mais en donnant peu de précisions.

M. Asselin et sa femme, Chantal Thibodeau, se sont déclarés insolvables dans les mois qui ont suivi une poursuite entreprise par le syndic Robillard contre eux.

Dans cette poursuite, il est allégué que Vincent Lacroix a fait des versements irréguliers de centaines de milliers de dollars à M. Asselin en 2004 et en 2005.

Ces sommes, affirme le syndic, provenaient des fonds communs Norbourg, allègue M. Robillard, qui tente de faire vendre la résidence achetée avec cet argent à Beauport, en banlieue de Québec.

Environ 800 000$ sont réclamés à M. Asselin, sans compter une créance de 240 000$ du fisc.

M. Asselin, qui a été percepteur à Revenu Québec avant de devenir enquêteur à la Commission des valeurs mobilières du Québec, s'est joint à Norbourg comme vice-président aux finances en mars 2004.

Comptable en management, M. Asselin se retrouve automatiquement exclu de son ordre professionnel, tant qu'il ne sera pas libéré de sa faillite.
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 15 Nov - 7:27

Lacroix coupable ou innocent le 11 décembre

14 novembre 2007 - 16h15

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






Vincent Lacroix sera fixé sur son sort le 11 décembre prochain. C'est à cette date que Claude Leblond, juge de la Cour du Québec, prononcera son verdict au procès pénal du PDG déchu.

Mercredi a marqué la fin des plaidoiries après 49 jours d'audience dans la salle 5.12 du palais de justice de Montréal.

Après une plaidoirie de l'Autorité des marchés financiers effectuée par son procureur Eric Downs, Vincent Lacroix a refusé de répliquer afin de semer le doute dans l'esprit du juge quant à la décision à prendre.

L'accusé qui affronte 51 chefs d'accusation pour avoir fait 115 M$ de retraits irréguliers et produit 111 faux documents, saura donc ce qui lui arrivera dans moins d'un mois.

S'il est déclaré coupable, des représentations sur sentence auront lieu. L'AMF a annoncé dès le début des procédures qu'elle réclame 5 ans moins un jour de prison et une amende s'élevant jusqu'à 5 M$ pour chaque chef.

«Ils ne sauront jamais la vraie histoire»

Répondant aux questions des journalistes à la sortie du palais de justice, M. Lacroix ne cachait pas son amertume après un procès difficile.

A-t-il des excuses à présenter aux 9200 investisseurs qui ont perdu 130 M$ dans l'affaire Norbourg ?

«Oui, j'en ai, dit Vincent Lacroix. Je l'ai dit plusieurs fois dans les médias, mais la réaction a toujours été négative. Ce qui est malheureux, c'est qu'ils ne sauront jamais la vraie histoire. Je n'ai pas pu le raconter parce que je n'ai pas pu présenter de défense.»

L'ancien PDG de Norbourg estime qu'il est ardu de se défendre dans un domaine réglementaire aussi large que celui des valeurs mobilières sans être avocat. «J'en ai appris sur la législation des valeurs mobilières au cours du procès.»

Au point où ses plans n'ont jamais porté fruit. «En cour, ça revenait aux deux P: pas en preuve et pas pertinent. Je n'ai pas baissé les bras. On m'a vraiment refusé une première liste de témoins et la deuxième n'était pas pertinente.»

Craint-il une arrestation par la GRC maintenant que son procès pénal est terminé en attendant un jugement ? Va-t-il aller en appel s'il se fait condamner le 11 décembre ? «Je prends ça une journée à la fois et je fais face aux procédures, lance-t-il. On verra par après.»

Pour la suite des choses, Vincent Lacroix devra affronter un recours devant la Chambre de la sécurité financière le 20 décembre.

M. Lacroix croit encore dur comme fer que d'autres entités sont aussi à blâmer dans ce scandale financier. «Je suis en faillite. Deuxièmement, les syndics analysent présentement l'ensemble des transactions. Il faut leur demander s'il reste de l'argent. J'ai hâte qu'ils parlent à ce sujet-là pour savoir où il est caché.»
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 14 Nov - 15:10

Le navire de Lacroix coule à vue d'oeil

14 novembre 2007 - 13h06

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






Vincent Lacroix avait indéniablement l'intention de faire des déclarations fausses et trompeuses à l'Autorité des marchés financiers et aux investisseurs.

Voilà, en une phrase, ce qui résume la matinée dans la salle d'audience 5.12 alors que se poursuivait la plaidoirie d'Eric Downs, procureur de l'AMF, contre l'ex-PDG de Norbourg à son procès pénal.

Détaillant la vingtaine de points qui démontrent selon lui l'intention coupable de Vincent Lacroix (avec l'aide de son cousin David Simoneau) pour tromper le public sur la valeur des fonds communs, Me Downs a multiplié les exemples.

Le juriste a rappelé devant le juge Claude Leblond (Cour du Québec) que M. Lacroix avait en sa possession de faux documents concernant des faux comptes de gestion privée chez le gardien de valeurs Northern Trust.

Rappelons que M. Lacroix aurait fabriqué ces documents pour transformer des retraits irréguliers faits à même l'épargne des investisseurs en revenus légitimes. Et que les détenir prouve qu'il entendait tromper autrui.

«Il serait étonnant que Vincent Lacroix ait eu dans son bureau des faux relevés de type Northern Trust, pour des comptes qui n'existaient pas. Les hommes d'affaires n'ont pas ces relevés dans leurs classeurs.»

Parlant de faux documents, Eric Downs a longuement insisté sur la connaissance de l'accusé de la manipulation de rapports Northern Trust. Il fallait, selon lui, faire cela pour cacher au fournisseur de soutien administratif Citac les retraits effectués dans les fonds Norbourg et Evolution.

Selon la plaidoirie écrite, «Vincent Lacroix est en copie conforme invisible des courriels envoyés par [son employé] Félicien Souka à Manon Sansfaçon [de Citac] alors que David Simoneau est en copie conforme.»

M. Lacroix savait donc ce qui se passait, allègue l'AMF.

À ces arguments s'ajoute un autre point compromettant pour l'accusé. Il était le seul, avec David Simoneau, autorisé à faire des retraits auprès du gardien de valeurs. Des retraits irréguliers ne pouvaient être faits sans lui, ce qui démontre son intention coupable.

De plus, à partir de l'enquête administrative de l'AMF sur Norbourg en 2004, le PDG déchu a signé et approuvé 39 des 48 demandes de retraits envoyées à Northern Trust.

«C'est comme si la participation de David Simoneau s'estompait vers la fin et que Vincent Lacroix persistait et continuait», a lâché le procureur Downs.

L'avocat a aussi fait allusion aux 12,4 M$ d'immobilier acquis à partir de l'argent pigé dans les poches de ceux qui ont confié leur argent à Norbourg.

C'est sans oublier l'existence ce que l'AMF qualifie de «compte fantôme», un compte de Norbourg ouvert par M. Lacroix en personne à la Caisse populaire de La Prairie et par lequel des retraits irréguliers ont transité. «La connaissance que ça ne faisait pas partie des états financiers de Norbourg est cruciale» pour renforcer la notion d'intention coupable, a résumé Me Downs.

La plaidoirie de la poursuite doit se terminer mercredi après-midi. Après coup, il faudra établir quand les représentations sur sentence auront lieu afin de mettre la table pour le jugement.

Vincent Lacroix affronte 51 chefs d'accusation pour avoir fait 115 M$ de retraits irréguliers et produit 111 faux documents. L'AMF réclame 5 ans moins un jour de prison et une amende s'élevant jusqu'à 5 M$ pour chaque chef.
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Valérie



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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mar 13 Nov - 14:58

Plaidoirie-massue de l'AMF contre Vincent Lacroix

13 novembre 2007 - 13h15

LaPresseAffaires.com

Michel Munger

Eric Downs (au centre) et Tristan Desjardins, procureur qui l'assiste au procès Lacroix.

Vincent Lacroix ne se souviendra pas du 13 novembre 2007 comme d'une journée glorieuse. Il se rappellera plutôt que l'Autorité des marchés financiers y a amorcé une plaidoirie-massue contre lui.



Cliquez pour en savoir plus : Services financiers et professionnels | Macro-économie | Services bancaires | Vincent Lacroix | Norbourg | Marchés financiers | Eric Downs | Lois et règlements | Me Downs | Autorité des marchés financiers
En effet, le procureur Eric Downs a commencé à plaider mardi matin pour convaincre le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, que le PDG déchu de Norbourg a bien violé à 51 reprises la Loi sur les valeurs mobilières.

Dès le départ, Me Downs a annoncé qu'en version écrite, sa plaidoirie faisait 88 pages et qu'il ne la lirait pas en entier. Il allait plutôt laisser la chance au juge de poser des questions sur le résumé de la preuve pour se concentrer sur ce qui responsabilise Vincent Lacroix.

Eric Downs a souligné que M. Lacroix se trouvait à la tête d'une «pyramide hiérarchique» de compagnies chez Norbourg, où ont eu lieu 137 retraits irréguliers pour 115 M$ et la production de 111 faux documents.



Les témoins du procès pénal ont démontré que «sa gestion était de type contrôlante, que c'était un patron qui centralisait les décisions et qui savait tout ce qui se passait au sein de son groupe», a lancé l'avocat.

«Les acteurs [impliqués dans le scandale] relevaient tous directement de Vincent Lacroix. C'est le cas pour David Simoneau, c'est le cas pour le soutien administratif des opérations.»

D'ailleurs, certains documents déposés par la défense confirmeraient la position de contrôle du PDG déchu.

Selon Me Downs, le juricomptable François Filion a su démontrer lors de son témoignage en mai dernier qu'avec l'argent détourné, le PDG de Norbourg a fait l'acquisition d'entreprises.

«Les contrats d'acquisition étaient signés par Vincent Lacroix. Au niveau de l'implication et du contrôle, c'est un élément qui doit être considéré quand on présente le groupe Norbourg», a martelé le juriste.

Rappelons que l'Autorité des marchés financiers «soulève la question» de l'intention coupable de Vincent Lacroix sur les 27 premiers chefs d'accusation (retraits irréguliers) et demande au juge de statuer qu'il avait une intention coupable pour les chefs 28 à 51 (production de faux documents).

À cet effet, le procureur Eric Downs entend aborder un peu plus tard 19 points qui démontrent la responsabilité de M. Lacroix dans le fiasco financier de Norbourg.

Mais au début de sa plaidoirie, il s'est empressé d'ajouter que cette liste n'était pas exhaustive, et que d'autres points s'y ajoutaient en cours de route.

Justement, un vingtième point a été ajouté d'entrée de jeu : Vincent Lacroix était propriétaire et PDG des sociétés Norbourg ainsi que signataire unique des comptes bancaires leur appartenant.

«Il faut comprendre qui a ouvert les comptes et qui signait les chèques, a asséné l'avocat. C'est Vincent Lacroix. C'est un élément d'intention coupable.»

Celui qui représente l'AMF a revu rapidement le stratagème que M. Lacroix est accusé d'avoir mis sur pied pour détourner l'épargne des investisseurs. Il s'agit de 137 retraits irréguliers ont transité par 26 comptes bancaires en 10 000 transactions.

Aussi, 111 faux documents ont été produits pour camoufler les activités douteuses et expliquer la capacité de Norbourg de faire une série d'acquisitions.

L'accusé contestait la définition d'un retrait irrégulier depuis le début du procès en disant que de l'argent qui ne transitait pas par un compte en fiducie ne constituait pas nécessairement une anomalie,

Eric Downs a pris le soin de répliquer avec un argument de poids en plaidoirie. Un écart de valeur de 130 M$ (en retraits et en rendement manquant) a été constaté dans les fonds par le comptable Michel Martin, comptable chez Norbourg et ensuite chez le liquidateur Ernst & Young après les perquisitions du 25 août 2005.

Le chemin inhabituel pris par l'argent a simplement permis de repérer le problème, ajoute Me Downs, et c'est la valeur perdue par les investisseurs qui a rendu les retraits irréguliers.

Au passage, l'avocat s'est encore rabattu sur la responsabilité de Vincent Lacroix. «Des retraits irréguliers, il y a deux personnes qui en ont fait. Ce sont Vincent Lacroix et David Simoneau.»

En fin d'avant-midi, il ajoutait qu'au total, les 137 retraits irréguliers ont affecté les fonds à 289 reprises car un retrait pouvait toucher plusieurs fonds à la fois.

Les fonds les plus taxés étaient souvent les fonds Norbourg, certains ayant été touchés jusqu'à 67 fois. Mais les fonds dans lesquels l'on retrouvait un seul retrait pouvaient voir 2 M$ disparaître d'un seul coup.

Avant d'ajourner l'audience pour la pause du midi, le procureur plaidait avec de plus en plus de verve et d'énergie. Le juge Leblond a dû insister pour l'interrompre...

La plaidoirie de la poursuite reprendra en après-midi. Les 36 premières pages en version écrite, remises aux membres des médias, font une description d'une partie des témoignages et du détournement d'argent en provenance des fonds communs.

Lors des audiences consacrées à la poursuite, 16 témoins ont été entendus par le juge Leblond, le plus marquant ayant été le juricomptable François Filion. Ce dernier pris presque un mois pour expliquer le stratagème attribué à l'ex-patron de Norbourg.

L'AMF a déposé 75 pièces en preuve, la défense ayant pour sa part déposé 84 pièces, surtout en contre-interrogatoire.

Pour chacun des 51 chefs d'accusation, l'AMF réclame 5 ans moins un jour de prison et une amende s'élevant jusqu'à 5 M$.
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Lun 12 Nov - 21:18

Lacroix: «J'aurais dû présenter une défense»

12 novembre 2007 - 17h13

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






En sortant du palais de justice de Montréal lundi, Vincent Lacroix a admis avoir commis une erreur stratégique en ne présentant pas de défense à son procès pénal.

L'ancien PDG de Norbourg, qui n'avait pas préparé la plaidoirie «d'au plus une journée» qu'il avait promis de livrer en Cour du Québec, le regrette maintenant car il a dû répondre aux questions du juge Claude Leblond en se servant uniquement de la preuve qui pèse contre lui.

«J'aurais dû présenter une défense, a dit M. Lacroix devant les micros. Comme je le dis depuis le début, il y a des retraits qui n'ont rien avoir avec des irrégularités.»

Vincent Lacroix n'a toutefois pas fait les efforts nécessaires pour le prouver même s'il était soumis aux questions incessantes du juge. Ce dernier cherchait à «provoquer une plaidoirie» et à donner la chance à l'accusé de contrer la preuve de l'Autorité des marchés financiers. Sans résultat.

Après avoir examiné 27 chefs d'accusation en matinée, le magistrat et l'accusé ont passé en revue durant l'après-midi les chefs 28 à 36, qui portent sur la production de faux documents financiers.

Aussi, ils se sont penchés sur les chefs 37, 44 et 49, qui portent sur de fausses données trouvées dans le système informatique interne de Norbourg. Les chiffres auraient entraîné une surévaluation des fonds chez Norbourg et donc faussé les documents financiers publics de la compagnie.

M. Lacroix a été incapable, malgré toutes les tentatives du juge, de soulever un seul point permettant de semer un doute raisonnable sur un seul chef d'accusation.

Vers la fin de l'audience, l'ancien patron de Norbourg a même admis «ne pas avoir fait les calculs» nécessaires sur les états financiers pour être en mesure de contrer la preuve de l'Autorité des marchés financiers.

C'est avec un air abattu que Vincent Lacroix s'est présenté devant les journalistes en fin d'après-midi.

«J'ai été surpris que toute la journée le juge me pose des questions, avoue-t-il. Je ne comprends pas le processus. Demain, je vais amener mes pièces pour continuer l'exercice. De ce que je comprends, je n'avais pas le choix [de répondre aux questions]. Je ne vois pas ce que j'aurais pu faire d'autre.»

Comment le PDG déchu peut-il expliquer pourquoi il ne s'est pas préparé à plaider même s'il risque la prison ?

«Quand on regarde l'ampleur des documents en deux semaines, répond-il, il n'était pas possible de lier tous les aspects que je voulais amener en plaidoirie. Je vais faire face aux procédures et on verra par après.»

Rappelons que Vincent Lacroix fait face à 51 chefs d'accusation pour avoir fait 115 M$ de retraits irréguliers et avoir contribué à la production de 111 faux documents à l'AMF.

Pour chaque chef, l'AMF demande cinq ans moins un jour de prison et une amende s'élevant jusqu'à 5 M$.
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