Scandale Norbourg

Échanges sur le scandale Norbourg
 
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 La Presse Affaires

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Nico



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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mar 13 Juin - 9:15

Ça n'a pas de bon sens.

Appelle Denis Arcand ou un autre et crache le morceau, il est devenu trop gros et indigeste!

Nous qui souffrons déjà d'écoeurantite aigue sommes au stade terminal, on continue de rire de nous!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mar 13 Juin - 7:49

When the shit hit the fan...... Twisted Evil Twisted Evil

L'été est arrivée, (+)
On va devoir attendre 3 mois (------)
Le soleil est bon pour le moral (+)
J'espère qu'il vous en reste du moral (-------)
On va avoir du petit change pour certain (+)
D'autres rien (------)
La vie est belle, il nous reste la santé (++++++)
On peux tu sortir de ce cauchemar et la garder notre santé (-----)

Le juge dit qu'il va passer un été difficile, lacroix une facile à bucher des fleurs dans son jardin et nous, devons nous nous résigner contre cette machine remplie de spécialistes qui coute une fortune si nous ne voulons pas y rester?????

Si j'en entends encore un qui me dit que son argent est placé à la caisse avec un air de winner, si j'entends encore un courtier qui me dit que chez eux c'est pas comme chez Norbourg au lieu d'avoir aidé la cause pour m'avoir comme cliente et toute cette gagne de spécialistes....Ce n'est pas juste d'avoir été volé, c'est tout ce qui a autour qui est frustrant et impossible à mettre en mot à moins d'y faire parti.

Je pars à la pêche perdu dans le bois avec les brulots, expier le méchant.

Brulots et maringuins: suceurs de sang qui partent avec le morceau, ça pique mais c'est pas grave quand on va dans le bois on s'attend à en avoir.

Finance et loi: suceurs de sang dont nous pensions être sous la protection et qui se charge de partir avec TOUTE le morceau. Ça saigne, c'est long à guérir et ça laisse de grosses cicatrices.
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mar 13 Juin - 7:30

Norbourg: le juge Jasmin aura un été chargé

Maxime Bergeron
13 juin 2006 - 06h49
Les avocats Jacques Larochelle et Serge Létourneau ont présenté lundi leurs ultimes arguments en vue de convaincre la Cour supérieure d'autoriser le déclenchement d'un recours collectif dans l'affaire Norbourg.

Les interventions des procureurs - et celles des nombreuses parties qu'ils souhaitent poursuivre - ont mis un terme à six journées d'audiences fort chargées.

«Je vais passer un bel été», a lancé à la blague le juge Pierre Jasmin, qui délibérera jusqu'en septembre avant d'indiquer s'il permet ou non le recours collectif.

Lundi matin, Jacques Larochelle a précisé certaines positions qu'il avait avancées au début de la semaine dernière.

Surtout, il a réitéré que l'Autorité des marchés financiers (AMF) doit absolument être tenue en partie responsable du scandale financier, qui a fait perdre 130 M$ Norbourg.

«C'est elle qui, au premier chef, doit s'assurer que l'argent contenu dans les fonds communs ne soit pas volé», a-t-il plaidé.

La semaine dernière, Doug Mitchell, procureur de l'AMF, avait balayé cet argument.

Dans sa présentation devant le juge, il avait soutenu que c'est le gardien de valeurs Northern Trust et les firmes comptables qui avaient mal fait leur travail de vérification.

« Le système s'effondrerait si on devait revérifier tous leurs chiffres », avait déclaré Me Doug Mitchell jeudi dernier.

Lundi, l'avocat de l'AMF, tout comme ceux des autres défendeurs, ont sorti leurs derniers arguments pour convaincre le juge Jasmin de ne pas autoriser le recours collectif. La plupart des interventions ont porté sur des questions juridiques très pointues.

Par ailleurs, le juge Jasmin s'est interrogé sur la pertinence d'inclure Claude Boisvenue dans la liste des défendeurs.

Claude Boisvenue a vendu sa société de conseils en placements à Vincent Lacroix (le président déchu de Norbourg) en 2004. Il a par la suite joint les rangs du groupe Norbourg.

Le magistrat a souligné que cela sentait « un peu la vendetta » de la part des deux initiateurs du recours collectif, soit l'investisseur Wilhelm B. Pellemans (résidant de Morin-Heights) et l'avocat Yves Lauzon (qui a par la suite cédé sa place à Jacques Larochelle à cause d'un conflit d'intérêts).

Dans leur requête d'autorisation en recours collectif, les avocats Jacques Larochelle et Serge Létourneau déplorent notamment la « négligence » et les « omissions » dont aurait fait preuve M. Boisvenue.

Ils le tiennent solidairement responsable du scandale.
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 9 Juin - 15:57

Norbourg: fin d'une semaine chargée

Maxime Bergeron
09 juin 2006 - 14h44
La firme PriceWaterhouseCoopers, visée par la procédure de recours collectif que veut intenter un avocat dans le dossier Norbourg, se fait entendre cet après-midi au palais de justice de Montréal.

Texte: Envoyer Imprimer © Reproduire

Cette représentation mettra un terme à une semaine chargée pour les nombreuses parties engagées dans la cause.

Depuis lundi, une flopée d'avocats ont défilé devant le juge Pierre Jasmin, de la Cour supérieure du Québec, en vue de défendre leurs positions respectives.

À l'origine de toutes ces représentations se trouve une requête de Me Jacques Larochelle, de Québec.

L'avocat tente de convaincre le tribunal de l'autoriser à intenter un recours collectif afin de récupérer le plus d'argent possible pour les 9200 investisseurs floués dans le scandale Norbourg.

Dans sa requête, Me Larochelle vise notamment Vincent Lacroix (le président déchu de Norbourg), l'Autorité des marchés financiers (AMF), le gardien de valeurs Northern Trust et diverses firmes comptables, dont KPMG et PriceWaterhouseCoopers.

Jacques Larochelle, qui a déjà plaidé lundi et mardi derniers, reviendra devant le juge Pierre Jasmin lundi prochain pour faire entendre ses derniers arguments.

Le magistrat prendra ensuite la cause en délibéré, pour décider s'il autorisera ou non le recours collectif.

Si jamais il autorise le recours, le juge devra aussi déterminer quelles firmes et individus seront ciblés.

L'AMF a déjà intenté de son côté un «recours extraordinaire», qui vise aussi à récupérer les 130 millions de dollars détournés des fonds Norbourg et Évolution.

L'Autorité, accusée de «négligence» par Jacques Larochelle, a tenté de convaincre le juge Jasmin qu'elle avait bien agi dans ses vérifications de Norbourg et de ses filiales. Elle voudrait que le recours collectif proposé par Me Larochelle soit uni à sa propre procédure.

Par ailleurs, le juge Robert Mongeon, lui aussi de la Cour supérieure, a autorisé mardi une distribution partielle des fonds restants dans les coffres de Norbourg.

Quelque 6000 chèques seront ainsi expédiés d'ici deux semaines, pour un total de 32 millions.

Sur les 205 millions qu'auraient du contenir les 31 fonds du Groupe Norbourg quand le scandale a éclaté, seuls 75 millions ont été retrouvés.
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adèle



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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 9 Juin - 14:59

Y'ont peur l amf. Ils ont pas fait leur job, c'est pas grâce à eux qui reste de l,$, si leur job avait été faite, y'aurait 130 million dans les fonds.
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 9 Juin - 14:26

Norbourg: l'AMF se défend

Maxime Bergeron
09 juin 2006 - 06h49
Piquée au vif, l'Autorité des marchés financiers (AMF) s'est défendue jeudi d'avoir mal fait son travail de vérification dans le dossier Norbourg.


Lundi et mardi, l'avocat Jacques Larochelle a tenté de convaincre un juge de la Cour supérieure de l'autoriser à lancer un recours collectif au nom des investisseurs floués.

Dans sa présentation, il a longuement discrédité l'AMF, qu'il tient aussi responsable du scandale financier.

Citant plusieurs exemples, Me Larochelle a décrit les « faute graves » et la « négligence » dont a fait preuve selon lui l'AMF dans la vérification des activités de Norbourg et de ses filiales.

Doug Mitchell, procureur de l'AMF, a rejeté cette version des faits jeudi.

« C'est notre enquête qui a forcé ceux qui ont participé à la fraude à se mettre à table, alors on trouve ça dur de se faire traiter d'incompétents », a-t-il lancé jeudi au juge Pierre Jasmin.

L'intervention de l'AMF a permis de stopper les virements illégaux des fonds Norbourg et Evolution « pendant qu'il restait encore de l'argent », contrairement à ce qui s'est produit dans la fraude d'Enron aux États-Unis, a plaidé Me Mitchell.

Ce sont plutôt les firmes comptables et le gardien de valeurs Northern Trust - aussi visés par Me Larochelle - qui ont erré dans leur vérification des activités de Norbourg, a ajouté l'avocat.

L'AMF s'est fiée aux documents officiels produits par ces firmes, a expliqué Me Mitchell. « Le système s'effondrerait si on devait revérifier tous leurs chiffres. »

Par ailleurs, l'AMF exhorte le juge Jasmin à ne pas autoriser le recours collectif piloté par Me Larochelle. L'AMF veut plutôt que la procédure soit unie au « recours extraordinaire » qu'elle a déjà intenté au nom des investisseurs.

Quelque 9200 investisseurs ont été floués dans l'affaire Norbourg. Mardi, un juge de la Cour supérieure a autorisé une première distribution partielle de 32 M$, que se partageront 6000 victimes.
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Dominique



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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 9 Juin - 11:04

Il y a un terme très intéressant en psychiâtrie pour décrire ce genre de personnalité... hmmm... laissez-moi y réfléchir et je vous reviens.
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Valérie



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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 9 Juin - 9:55

Faut croire que c'est une corde sensible chez lui ! Peut-être se sent t'il plus concerné par sa pratique que par le reste. Les investisseurs, ça l'intéresse pas trop, ses faillites.....de l'argent il doit en avoir de cacher en masse alors voici un premier point intéressant à protéger pour lui !! Sa propre personne !!!!!!
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M

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 9 Juin - 8:56

vl se réveille:
"oupss ce ma prend un avocat"
vous savez que certains faits très importants seront dévoilés lors de cette audience et vl est un peu timide Neutral
vl fait tout pour nous faire suer Sad
vl disait : je vais aidé les investisseurs, écoute vl tu nous prends pour qui?? tu sais la vérité va finir par sortir un jour quoi que tu fasses, alors assez le niaisage svp
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Nico



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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 9 Juin - 8:40

Ah! Tout à coup, il a l'$ pour se payer un avocat.......bizarre pour un gars à pied et en faillite???????????????

Le Comité de discipline devrait lui enlever son permis automatiquement, ce n'est plus de la tolérance mais de la naiveté mêlée d'ignorance! Une biére et une blonde aux gros seins avec ça!!!!!!!!!!!!!!!
Les manipulations continuent, quand est-ce qu'on va arrêter ce maudit con?
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 9 Juin - 8:06

Parce que lacroix ne sait pas encore que ça lui prend un avocat?????Depuis quand savait-il qu'il devait se présenter????Dieu, qu'on est tolérant au Québec pour les crottés....
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 9 Juin - 7:24

Vincent Lacroix se cherche un avocat

Maxime Bergeron
09 juin 2006 - 06h53
Constatant « l'importance » de la plainte déposée contre lui par le syndic de son ordre professionnel, Vincent Lacroix a demandé - et obtenu - un délai avant de comparaître devant ses pairs.


Au départ, le président déchu de Norbourg devait se présenter jeudi matin devant le comité de discipline de la Chambre de la sécurité financière (CSF), à Montréal, qui doit décider s'il peut garder son permis de représentant en épargne collective. Il a toutefois réussi à obtenir un report, le temps de mieux se préparer... et de trouver un avocat.

Selon Luc Labelle, vice-président à la direction de la CSF, les informations qui devaient être dévoilées jeudi auraient pu avoir un impact majeur.

« Ç'aurait été la première fois qu'on aurait eu la preuve de ce que tout le monde soupçonne », a-t-il dit à La Presse Affaires.

Vincent Lacroix et d'autres ex-dirigeants de Norbourg sont soupçonnés d'avoir détourné 130 millions de dollars dans les 31 fonds communs de placement que géraient les sociétés du groupe. Quelque 9200 investisseurs ont été pénalisés par le stratagème.

S'il n'en avait tenu qu'au syndic adjoint de la CSF, Lena Thibault, Vincent Lacroix aurait été forcé de comparaître hier. « Le président du comité de discipline a toutefois jugé que la remise était méritée », a souligné Luc Labelle.

C'est le 27 juin prochain qu'une nouvelle date sera fixée pour la comparution de Vincent Lacroix devant le comité de discipline.

La mission de la CSF est de veiller à la formation et à la déontologie des professionnels du secteur financier. Après l'éclatement de l'affaire Norbourg l'été dernier, le syndic avait déclenché une enquête sur Vincent Lacroix, qui a notamment permis de conclure à de « l'appropriation de fonds ».

S'il était reconnu coupable devant son ordre professionnel, la pire sanction que pourrait subir l'ex-dirigeant est une radiation à vie. Or, l'homme a déjà remis son permis dans la foulée du scandale et n'exerce plus.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a déposé 51 chefs d'accusation contre lui en mars dernier, et des accusations de nature criminelle pourraient suivre.

Il a été impossible de parler à Vincent Lacroix jeudi. L'avocat qui le représenterait au cabinet Lapointe Rosenstein n'a pas non plus rappelé La Presse Affaires.

Le mois dernier, Lacroix s'est défendu seul pendant les audiences sur la requête de mise en faillite qui le visait. Le juge Robert Mongeon a finalement ordonné la séquestration de ses biens.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mar 6 Juin - 17:07

Norbourg: réquisitoire accablant contre l'AMF

Sophie Brouillet
06 juin 2006 - 13h51
L'Autorité des marchés financiers aurait pu empêcher le scandale Norbourg en prenant des mesures «très simples et très élémentaires», a plaidé ce matin (mardi) Me Jacques Larochelle, l'avocat du recours collectif qui vise notamment le gendarme boursier québécois.

Par ailleurs, un premier déblocage de fonds s'est produit dans le dossier de Norbourg: 30 M$ seront versés aux investisseurs floués au cours des deux prochaines semaines, comme le demandait le liquidateur Ernst & Young.

Me Larochelle doit convaincre le juge Pierre Jasmin d'autoriser le recours qu'il pilote au nom des investisseurs floués de Norbourg. Or, la loi protège l'AMF contre les poursuites, sauf dans les cas de fautes graves commises de mauvaise foi.

L'avocat a accusé l'Autorité d'une série de défaillances majeures, faisant valoir que les détournements de fonds commis chez Norbourg tombaient en plein dans son champ de compétence. Le groupe financier a dû enfreindre plusieurs articles de la Loi sur les valeurs mobilières pour causer des pertes à 9200 investisseurs, a souligné Me Larochelle.

Il a aussi reproché aux inspecteurs de l'institution de n'avoir pas décelé ces fraudes malgré 166 heures passées dans les dossiers Norbourg, un temps gaspillé selon lui sur des points de détail.

Pour Me Larochelle, l'AMF se tire dans le pied lorsqu'elle accuse Norbourg et différentes sociétés d'actes et d'omissions qu'elle aurait pu et dû empêcher.

Il allègue notamment que la firme de vérification Beaulieu Deschambault n'a fait aucune vérification dans les comptes de Norbourg de 2001 et 2003, une énormité que l'Autorité n'aurait pas décelée.

«Si l'AMF avait demandé le dossier de vérification, elle aurait obtenu une chemise vide», a-t-il soutenu.

«En reprochant aux autres leurs fautes, ils révèlent les leurs», a déclaré l'avocat un peu plus tard.

Il a reproché à l'AMF une supervision très molle des nombreuses acquisitions de Vincent Lacroix, qui «achetait tout ce qui bougeait» sans jamais emprunter.

«Il faisait des dépenses inimaginables, des dizaines de millions, il était impossible de concevoir d'où ça venait mais il n'y a pas eu de questions», a plaidé l'avocat.

Lorsque Vincent Lacroix a déclaré détenir 30M$ placés dans un compte chez le gardien de valeurs Northern Trust, le gendarme boursier n'aurait pas non plus vérifié l'existence de ce compte, qui était fictif.

Me Larochelle accuse l'institution de ne s'être pas arrêtée à l'achat par Norbourg, auprès de la Caisse de dépôt, de fonds ayant produit leurs rapports en retard et étant déficitaires.

L'avocat reproche aussi à l'Autorité d'avoir réagi mollement à l'entêtement de Vincent Lacroix à acquérir la firme Maxima Capital. L'AMF considérait cette firme comme délinquante et a fortement déconseillé son achat à M. Lacroix, selon Me Larochelle. La transaction faite malgré tout aurait dû «éveiller sa méfiance et sa vigilance».

Il a également plaidé que l'AMF avait failli à faire respecter les quotas de liquidités imposées par la loi aux fonds Norbourg, même si elle savait que Vincent Lacroix transgressait les règles. L'homme d'affaires investissait le moins possible l'argent des fonds, pour pouvoir ponctionner ces derniers plus facilement, selon le recours.

L'AMF s'est aperçue de ce type d'irrégularités en 2002, a demandé à M. Lacroix des documents pour la rassurer, en a obtenu durant deux mois seulement, et n'a plus rien réclamé ensuite, accuse Me Larochelle.

Selon lui, le gendarme boursier n'a pas non plus sourcillé devant la composition du conseil d'administration de Norbourg, où siégeaient des gens «n'ayant aucune expérience des fonds» et «ne comprenant rien de ce qui se passait».

Parmi les autres allégations, le recours accuse l'AMF de ne pas s'être interrogé sur le passage brusque de Norbourg des pertes aux profits au tournant de 2002, et d'avoir négligé durant des mois un document important envoyé par Fax par la SQ au sujet de Norbourg, au début de 2005.

Selon Me Larochelle, l'ensemble de ces allégations justifie que l'AMF perde son immunité dans l'affaire Norbourg. Il s'en est aussi pris aux firmes de vérification comptable Beaulieu Deschambault et KPMG ainsi qu'au cabinet comptable Price Waterhouse, également visés par le recours collectif.

L'Autorité, qui a intenté son propre recours au nom des investisseurs, plaide de son côté pour l'unification des démarches. Elle soutient être la mieux placée pour défendre les intérêts des victimes de Norbourg, et fait valoir qu'il en coûtera moins cher à ces dernières de cette façon.

On s'attend à ce que le juge Jasmin continue à entendre la requête d'autorisation du recours collectif au moins une bonne partie de la semaine.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 2 Juin - 19:39

Vincent Lacroix n'est pas fou

Sophie Brouillet
02 juin 2006 - 16h07
Vincent Lacroix se croit peut-être lui-même quand il minimise l'affaire Norbourg, estiment différents spécialistes en psychologie. Mais il n'est pas fou.

Texte: Envoyer Imprimer © Reproduire

L'ex-président du groupe financier a souvent semé la perplexité chez les spectateurs de son flegme, de son déni en apparence sincère du scandale et de sa bonne conscience affichée. Hypocrite ou dérangé? Ni l'un ni l'autre, répondent des experts.

«Il est évident qu'il ne souffre d'aucune maladie mentale, déclare Gilles Chamberland, psychiatre et directeur des services professionnels à l'Institut Philippe-Pinel. Les maladies qui affectent la perception de la réalité ne touchent pas qu'une seule sphère du comportement. Or, Vincent Lacroix reste très fonctionnel, il est même éloquent avec le peu d'arguments qu'il a!»

Par contre, il est possible que le président déchu de Norbourg croie vraiment à sa version des faits.

Spécialiste en criminalité, le psychologue Martin Courcy note souvent chez les délinquants un déni véritable de la réalité, par la voie de la rationalisation. Et les gens d'affaires sont de fréquents adeptes de ce mécanisme de défense.

«Plusieurs tentent de contourner la loi en se donnant des raisons, par exemple l'idée qu'il faut bien que l'entreprise vive. Alors, il ne se rendent pas compte qu'ils ont un comportement immoral.»

Le psychologue Jean-François Ducharme, qui a fait sa thèse de doctorat dans le secteur de la criminalité, formule les mêmes observations.

«Ça m'est arrivé de voir des jeunes ayant commis des actes graves, mais qui se donnaient des repères très précis pour rendre les choses acceptables, et qui refusaient de voir en dehors. Ça permet d'agrandir le champ des comportements possibles tout en continuant à se sentir bien.»

Les œillères protègent aussi d'une inacceptable image de soi. «On voit ça fréquemment (le déni) chez tous les agresseurs sexuels et aussi chez les alcooliques, remarque Gilles Chamberland. Il n'y a pas de problème tant qu'on ne le reconnaît pas.»

Une troisième motivation de l'aveuglement des accusés est d'ordre stratégique. Jean-François Ducharme donne l'exemple sinistre de Valéry Fabrikant. «Il s'en tenait à son litige avec Concordia pour expliquer son crime, et ça le rendait très confiant, très clair, bien documenté», se souvient le psychologue.

Fort efficace au début, la stratégie de la négation finit par se retourner contre les accusés, remarque Gilles Chamberland.

«Ils vont tellement loin dans cette voie qu'ils en arrivent à un point de non-retour, et qu'ils donnent l'impression de n'avoir aucun remords. C'est ce qui s'est passé avec Dave Hilton, croit le psychiatre. Le boxeur en a été quitte pour purger les deux tiers de sa peine au lieu du tiers.

Vraisemblablement, Vincent Lacroix n'est ni fou… ni si différent que cela de bien des citoyens en règle avec la loi, en particulier des dirigeants d'entreprises.

«On se rend compte qu'on pourrait appliquer à certains dirigeants les termes qu'on utilise pour décrire la psychologie des criminels, rapporte Martin Courcy. L'indifférence à l'égard d'autrui, la recherche d'une gratification immédiate, le goût du risque, l'impulsivité, ce sont des caractéristiques qui favorisent leur embauche.»

Certains criminels passent pour des personnages honorables parce que, contrairement aux délinquants, ils commettent leurs délits dans le cadre même du système de valeurs sociales que forment la réussite, la richesse ou la famille. «Tous les criminels ne sont pas des déviants», souligne M. Courcy, en donnant l'exemple des dirigeants d'Enron.

Déjà embauchés pour leur arrivisme et masqués par leur rôle social, des patrons se retrouvent en plus en situation de tentation. «Plus on met les valeurs morales à l'épreuve, plus il y a de risques de céder, souligne Gilles Chamberland. L'occasion fait le larron.»
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 31 Mai - 13:15

Norbourg: l'espoir grandit pour les victimes

Sophie Brouillet
31 mai 2006 - 11h27
Avec la décision de Vincent Lacroix de ne pas contester sa faillite et le choix de Revenu Québec de retourner les impôts de l'homme d'affaires aux investisseurs, le ciel s'éclaircit pour les victimes e Norbourg.



«Ce n'est pas impossible qu'il y ait un remboursement presque intégral», soutient l'avocat Jacques Larochelle, qui pilote le recours collectif des détenteurs de fonds.

Me Larochelle applaudit à la décision du fisc québécois, qui vient d'annoncer que les 24,1M$ réclamés à Vincent Lacroix iront aux détenteurs de fonds Norbourg. De ce montant, M. Lacroix avait déjà remis 6M$ à Québec.

«C'est une annonce tout à fait honorable, qui représente une somme importante», commente Me Larochelle.

En plus de l'argent de Revenu Québec, les investisseurs peuvent espérer toucher ce qui restera des actifs personnels de Vincent Lacroix et les 75M$ en fonds gelés de Norbourg.

Me Larochelle se dit très confiant d'obtenir encore davantage d'argent par le biais du recours collectif, qui vise des firmes très solvables comme le gardien de valeurs Northern Trust et différents cabinets comptables.

En théorie, le total des sommes pourrait donc recouvrir le trou de 130M$ découvert dans les coffres de Norbourg.

«On a de plus en plus d'espoir», déclare Rino Parent, membre du Comité Norbourg, un regroupement d'investisseurs militants, en faisant lui aussi le compte des divers remboursements plausibles. «La somme totale pourrait rejoindre une bonne partie de ce qu'on a perdu.»

«Ça s'annonce bien, mais on ne connaît pas encore les dates (d'aboutissement des procédures), ça pourrait prendre encore plus d'un an», nuance-t-il.

Des actifs saisissables de M. Lacroix, l'essentiel consiste en son investissement évalué à 30M$ dans la société Dianor.

«C'est un placement d'une valeur considérable, mais qu'on ne peut pas encaisser rapidement», dit Jacques Larochelle, évoquant l'effet négatif qu'aurait une vente en bloc sur la valeur des actions.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 31 Mai - 10:44

Norbourg: Québec redonnera l'argent

Michel Munger
31 mai 2006 - 09h57
Le gouvernement du Québec retournera aux investisseurs tout l'argent qu'il pourra récupérer de Vincent Lacroix, ancien patron de Norbourg.


Le ministre du Revenu, Lawrence Bergman, l'a confirmé en conférence de presse mercredi matin à Québec, au lendemain de la confirmation par Vincent Lacroix qu'il n'irait pas en appel pour contester sa mise en faillite.

Le gouvernement provincial espère récupérer 24,1 M$ au total, et 6 M$ ont déjà été retrouvés.

Habituellement, Québec considère l'argent récupéré dans un tel contexte comme le bien de l'ensemble des contribuables. Cette fois-ci, il s'agit donc d'une exception pour ceux qui ont été floués dans le cadre du scandale Norbourg.

M. Bergman dit comprendre ceux qui ont beaucoup perdu, notamment au niveau de leurs fonds de retraite. «Je suis très sensible à la situation de ces investisseurs et j'éprouve de la compassion à leur endroit», lance-t-il.

Avec la Presse Canadienne
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mar 30 Mai - 16:41

En espérant que les biens appartenant à la conjointe de vl soient saisis SVP

Pensez-y ....ce sont nos biens et non les leurs.............

Est-ce que le dossier va finir par avancer ?

Revenu Québec est il premier créancier pour protéger les investisseurs floués??????
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mar 30 Mai - 16:09

Lacroix confirme qu'il renonce à un appel

Sophie Brouillet
30 mai 2006 - 15h26
C'est maintenant officiel, Vincent Lacroix renonce à contester sa mise en faillite.

Texte: Envoyer Imprimer © Reproduire

«Vincent ne vas pas en appel, pour le respect des investisseurs», confirme son père et porte-parole, Donald Lacroix.

Cette décision est une bonne nouvelle pour les détenteurs de fonds Norbourg: en cas d'appel, le syndic qui gère les biens de M. Lacroix n'aurait pu verser aucune somme aux créanciers de la compagnie avant une nouvelle décision du tribunal.

Le PDG déchu avait jusqu'à aujourd'hui (mardi) pour en appeler du jugement de faillite rendu contre lui par le juge Robert Mongeon de la Cour supérieure, le 19 mai. À sa sortie de l'audience, il avait pourtant annoncé son intention d'en appeler.

Donald Lacroix soutient que son fils fait volte-face pour ne pas prolonger les procédures judiciaires au détriment des investisseurs de Norbourg.

«L'autre point, c'est le potentiel de son investissement dans Dianor pour les détenteurs de parts», dit Donald Lacroix.

Le juge Mongeon a statué que M. Lacroix est clairement incapable de répondre à ses obligations financières, ses dettes atteignant au moins 60M$ alors que ses avoirs personnels totalisent au plus 37M$, si l'on compte un investissement estimé à 30M$ en actions dans la société Dianor, des biens de 1,3M$ et enfin 6M$ payés en impôts, que l'homme d'affaires réclame désormais à Revenu Québec.

La proportion des actifs qui pourrait revenir aux investisseurs reste très incertaine.

Revenu Québec, créancier prioritaire, s'est dit très «sensible» au drame des victimes de Norbourg mais ne voulait pas jusqu'ici se prononcer davantage sur l'usage des 18M$ qu'il réclame à Vincent Lacroix.

Avant de déposer sa requête en faillite, le fisc québécois avait enregistré des hypothèques légales pour être le premier parmi les créanciers à être payé.

Le syndic RSM Richter, qui demandait lui aussi la faillite de M. Lacroix et qui lui réclame 36M$, entend rendre tout l'argent disponible aux victimes de Norbourg mais ne peut garantir le montant.

«Ça dépendra de la valeur de réalisation des actifs», explique l'avocat du syndic, maître Denis Saint-Onge. Il souligne que Vincent Lacroix doit aussi 12M$ à Revenu Canada, qui n'a pas fait valoir ses droits lors de la requête de mise en faillite mais qui pourrait le faire.

En fait, si l'on estime la valeur nette des actifs à 30M$ et que les gouvernements réclament leur dû en totalité, il ne restera rien aux victimes.

Vincent Lacroix a trois maisons, l'une à Candiac et deux à Magog, mais elles sont au nom de son épouse et ne peuvent donc pas être saisies pour le moment.
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 24 Mai - 13:38

Il pourrait se sacrifier comme danseur nu pour arrondir ses fins de mois avec Norbourg tatoué sur les fesses. lol! lol! lol! et qu'est pas fine.
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Valérie



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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 24 Mai - 11:49

À pied....

Il n'a plus son chauffeur-portier ?

Peut-être l'un de nous pourrait-t'il devenir son chauffeur privé....question de se renFLOUER le portefeuille!
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 24 Mai - 7:27

Vincent Lacroix est à pied !


24 mai 2006 - 06h05
Les avocats qui poursuivent Norbourg sont sur le pied de guerre et

Mardi, la Lexus de M. Lacroix a été saisie à son domicile de Candiac avec un autre véhicule, une mini-fourgonnette.

Et maintenant qu'il est en faillite personnelle, les avocats des investisseurs floués des fonds Norbourg veulent être considérés comme ses premiers créanciers, avant l'impôt et avant le syndic RSM Richter.

M. Lacroix a été mis en faillite par un juge vendredi.

Dans un communiqué transmis mardi, les nouveaux procureurs du recours collectif contre l'ancien PDG de Norbourg ont indiqué qu'ils prendraient «tous les moyens légaux» afin que les investisseurs floués soient remboursés en priorité.

Ces investisseurs «doivent être les premiers bénéficiaires de la liquidation des biens de Vincent Lacroix», affirment Me Jacques Larochelle et Me Serge Létourneau.

Les deux avocats représentent les clients floués de Norbourg depuis que Me Yves Lauzon, qui avait entrepris les procédures, a été déclaré inhabile par la Cour supérieure.

Dans l'état actuel des choses, RSM Richter (qui représente les créanciers des compagnies en faillite Norbourg) est inscrit comme premier créancier ordinaire des actifs personnels de M. Lacroix, mais après toute réclamation éventuelle du fisc.

«La loi sur la faillite est très claire à ce sujet, a dit le syndic Gilles Robillard. De toutes façons, plus de 95 % des créanciers de Norbourg sont justement les investisseurs des fonds mutuels, alors peu importe si c'est moi ou quelqu'un d'autre qui collecte l'argent, il s'en va essentiellement aux mêmes personnes.»

Dianor

L'essentiel de la fortune de Vincent Lacroix consistait en 20,6 millions d'actions de la firme minière Dianor Ressources.

Ses actions étaient bloqués depuis l'automne dernier à la demande de l'Autorité des marchés financiers.

Mardi, la direction de la société s'est dite soulagée de la faillite de son actionnaire, prononcée vendredi dernier par le juge Robert Mongeon de la Cour supérieure du Québec.

«Grâce à la décision, nous avons maintenant la certitude que c'est le syndic, et non M. Lacroix, qui aura la mainmise sur les actions.

Depuis août 2005, le marché vivait dans l'incertitude quant à ces actions. Le transfert des actions de M. Lacroix au syndic de faillite jettera la lumière sur la situation», a expliqué le PDG John Ryder, qui souhaite une liquidation ordonnée.

Les actions de Dianor ont clôturé mardi à 1,25 $ à la Bourse TSX-Croissance, en hausse de 5 cents.

L'ancien portefeuille de Vincent Lacroix valait donc près de 26 millions. Le fondateur de Norbourg possédait en outre quelques propriétés immobilières.

Le juge Mongeon a évalué son patrimoine à environ 37 millions.

C'est largement inférieur aux 60 millions que lui réclament ses créanciers et aux 130 millions qui ont disparu des coffres de son entreprise.

Vincent Lacroix fait face à 51 accusations pénales pour avoir manipulé la valeur des fonds communs que gérait son entreprise et pour avoir remis à l'AMF des documents contenant des informations fausses ou trompeuses.

Le juge Mongeon a confié la gestion de ses biens et actifs à la firme Ernst & Young, tout en ordonnant à cette dernière de ne verser aucun dividende aux créanciers avant qu'un éventuel appel ne soit entendu.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mar 23 Mai - 11:25

Faillite de Vincent Lacroix: Dianor rassuré

Michel Munger
23 mai 2006 - 10h20
L'entreprise minière Ressources Dianor (DOR) est rassurée par la tournure des événements à la suite de la faillite de Vincent Lacroix, estimant possible de faire vendre les actions et autres titres qu'il possède.


Selon l'entreprise, l'ancien patron de Norbourg détient plus de 20,5 millions d'actions ordinaires et 5 millions de bons de souscription à un prix d'exercice de 75 cents l'action, avec une date d'expiration prévue pour le 27 octobre.

Avec la décision du juge Robert Mongeon de la Cour supérieure du Québec, Dianor croit maintenant que le syndic dirigé par Pierre Laporte, de Ernst & Young, pourra vendre les titres pour remettre l'argent aux créanciers.

«Grâce à la décision, nous avons maintenant la certitude que c'est le syndic, et non M. Lacroix, qui aura la mainmise sur les actions, dit John Ryder, président de Dianor. Depuis août 2005, le marché vivait dans l'incertitude quant à ces actions. Le transfert des actions de M. Lacroix au syndic de faillite jettera la lumière sur la situation.»

En effet, une ordonnant de blocage accordée en août dernier par le Bureau de décision et de révision en valeurs mobilières retenait les titres détenus par Vincent Lacroix.

Dianor veut maintenant tourner la page.

«Nous avons l'intention de communiquer avec M. Laporte aussitôt que possible, ajoute M. Ryder. Il est dans l'intérêt de tous que les actions et les bons de souscription de Dianor détenus par le syndic soient vendus de manière méthodique.»

«Nous mettrons M. Laporte en communication avec des courtiers en valeurs mobilières qui connaissent notre compagnie et dont certains clients institutionnels pourraient être intéressés à faire l'acquisition des actions», conclut John Ryder.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 19 Mai - 13:46

La faillite pour Vincent Lacroix

Sophie Brouillet
19 mai 2006 - 12h24
Le juge Robert Mongeon, de la Cour supérieure, vient de déclarer Vincent Lacroix en faillite, un jugement que l'homme d'affaires entend porter en appel.

Texte: Envoyer Imprimer © Reproduire

Le juge, selon qui l'insolvabilité personnelle de l'ancien PDG de Norbourg «ne fait aucune doute», a ordonné la séquestration de ses biens et actifs. Cette décision s'appliquera malgré l'appel, comme le réclamait l'un des créanciers, Revenu Québec.

Le juge Mongeon a toutefois décidé que le syndic ne pourrait verser aucune somme aux créanciers avant que l'appel soit entendu. La gestion des actifs a été confiée au syndic Ernst and Young.

Trois parties demandaient la mise en faillite de M. Lacroix: l'AMF, qui lui réclame 10M$ en dommages, le ministère du Revenu auquel il doit 18,6M$, et le syndic RSM Richter, qui lui réclame plus de 36M$.

«Je vais aller en appel», a déclaré Vincent Lacroix à sa sortie de l'audience, avec son impassibilité habituelle, ajoutant qu'il allait faire cette démarche «pour les investisseurs» et en promettant de nouveau que ces derniers retrouveraient au moins une partie de leur argent.

«Ils n'ont pas tout perdu», a-t-il encore une fois soutenu, disant que la présentation des faits cette semaine en cour est trompeuse.

«Il y a des aspects paradoxaux dans ce qui s'est dit ce matin, a-t-il commenté. Pourquoi admettre que j'ai une créance envers le ministère du Revenu si cet argent vient des investisseurs de Norbourg?»

«Je vais continuer à croire que je suis dans le bon processus pour les investisseurs.»

Le juge Mongeon a statué que M. Lacroix est clairement incapable de répondre à ses obligations financières, ses dettes pouvant atteindre 60M$ alors que ses avoirs personnels totalisent au plus 37M$, si l'on compte un investissement dans la société Dianor, des biens de 1,3M$ et 6M$ payés en impôts, que l'homme d'affaires réclame désormais à Revenu Québec.

De plus, il a souligné la faiblesse de la défense présentée par Vincent Lacroix tout au long de la semaine.

«Je reconnais que c'est un lourd fardeau de se défendre seul, mais il semble que s'il n'a pas fait mieux, c'est qu'il ne pouvait faire mieux devant la preuve accablante présentées par Revenu Québec et RSM Richter», a déclaré le juge en substance.

L'homme d'affaires s'est justifié de ne pas présenter de documents pour contrer l'offensive de Revenu Québec et du syndic en invoquant les perquisitions faites chez Norbourg.

Mais le juge Mongeon a souligné que M. Lacroix n'avait demandé l'accès à aucun des documents saisis, alors qu'une ordonnance aurait pu être rendue pour les faire sortir.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 19 Mai - 7:44

Vincent Lacroix jouait avec les morts

Denis Arcand
19 mai 2006 - 06h45
Quand Vincent Lacroix voulait falsifier les données de Norbourg pour endormir l'Autorité des marchés financiers (AMF), il mettait lui-même la main à la pâte et faisait appel à ses cadres, à des sous-traitants et même aux morts.

Texte: Envoyer Imprimer © Reproduire

M. Lacroix utilisait aussi une sorte de « zapper » du maquillage financier, un logiciel spécialisé capable d'entrer de fausses données comptables dans les livres de Norbourg.

Ce logiciel, commandé par M. Lacroix à un employé, fait penser au «zapper» utilisé par certains restaurateurs pour camoufler leurs revenus comptant.

Jeudi, M. Lacroix a admis en cour la fausseté de nombreuses entrées comptables dès 2002 dans les livres de Norbourg, ainsi que dans une déclaration d'impôt faite en 2004 dans le but de duper les enquêteurs de l'AMF.

M. Lacroix témoignait jeudi devant le juge Robert Mongeon, de la Cour supérieure du Québec, qui doit décider si le fondateur du Groupe Norbourg doit être mis en faillite personnelle. Revenu Québec, qui réclame 18 millions de dollars à M. Lacroix, a plaidé que ce dernier est insolvable.

Jeudi, M. Lacroix a admis avoir fait entrer de fausses données dans la comptabilité Norbourg, concernant un compte en Suisse à la banque UBS (Union des banques suisses), à l'aide d'un logiciel exploité par son ancien employé, Félicien Souka, devenu sous-traitant pour la firme Polymorphe Logique de données.

M. Lacroix a dit que M. Souka travaillait « caché » dans un bungalow anonyme de Candiac en 2005.

M. Lacroix a aussi affirmé avoir falsifié personnellement la date d'un contrat censément signé par un associé suisse, Germain Chassot, de Tercio Trust, une firme de Genève.

Le contrat a été fait à la demande de M. Lacroix par un avocat de Laval, Me Yves Boulanger.

« M. Chassot était mort quand les contrats ont été faits », a dit M. Lacroix, qui a cependant nié que lui ou Me Boulanger ait imité la signature du mort (M. Lacroix a montré du doigt un employé sans préciser lequel).

Il a ensuite ajouté avoir remis deux fois ce faux document à l'AMF, notamment le 23 juin 2005.

Cette affirmation à elle seule a peut-être dicté au juge Mongeon son verdict d'insolvabilité: « Êtes-vous conscient que le simple fait d'avoir transmis ce (faux) document dans les six mois précédant la requête de mise en faillite constitue selon la loi un acte de faillite? »

M. Lacroix tente d'éviter la faillite personnelle. Il veut conserver le contrôle sur 20 millions d'actions de la firme d'exploration diamantifère Dianor, qui valent environ 30 millions de dollars. M. Lacroix mise sur ces actions en Bourse pour pouvoir rembourser ses créances.

S'il a fait ses admissions étonnantes, hier (jeudi), c'est qu'il se retrouve aujourd'hui prisonnier de falsifications antérieures.

En effet, une partie des sommes réclamées par le fisc et par le syndic Robillard est fondée sur une déclaration d'impôt personnelle et la comptabilité de Norbourg, qu'il dit maintenant fausse.

Il a ainsi demandé au juge Mongeon d'enlever une douzaine de millions de dollars de la réclamation du syndic Robillard. En outre, il a demandé que l'argent dépensé à la boîte de danseuses nues Chez Parée et ailleurs pour « fidéliser » les représentants Norbourg soit considéré comme des dépenses légitimes de Norbourg, même s'il n'a aucune facture.

« Il y en avait des factures, mais on ne les comptabilisait pas », a-t-il dit.

« Je dois vous croire sur parole? » a demandé le juge Mongeon.

L'avocat du syndic Richter, Me Denis Saint-Onge, a alors fait admettre à M. Lacroix qu'il avait aussi mis plus de 500 000 $ sur sa carte de crédit en dépenses personnelles.

Me Saint-Onge a ajouté ce demi-million aux 1 238 435 $ retirés au comptant des comptes bancaires de Norbourg, évoqués mercredi en relation aux dépenses de M. Lacroix en danseuses, restaurants, bouteilles de vin et autres gâteries pour ses représentants.

Le passif de M. Lacroix avoisine les 200 millions, soit des réclamations de 18 millions de Revenu Québec, de 24 millions de Revenu Canada, et d'environ 35 millions du syndic Gilles Robillard, de RSM Richter, chargé de la faillite de cinq firmes du Groupe Norbourg. M. Lacroix est aussi poursuivi au civil pour 130 millions qu'on lui repro- che d'avoir détourné chez Norbourg.

Les actifs personnels de M. Lacroix, gelés par une ordonnance de la cour, ont été estimés hier à seulement 35 millions par un expert, qui a cependant noté que cette valeur est illiquide et volatile.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 18 Mai - 7:41

Norbourg, l'Italie et les danseuses

Denis Arcand
18 mai 2006 - 06h48
Quand Vincent Lacroix a été interrogé sur la provenance de l'argent qui payait ses grandes dépenses chez Norbourg et ses acquisitions à coups de millions, il a répondu qu'il était financé par des investisseurs italiens désireux de demeurer discrets.

Texte: Envoyer Imprimer © Reproduire

C'est ce qu'a a affirmé mercredi l'ancien vice-président aux finances de Norbourg, Éric Asselin, lors de son témoignage à l'audience sur la requête de mise en faillite personnelle contre M. Lacroix.

« Je vous ai demandé souvent où vous preniez votre argent », a dit M. Asselin, interrogé en cour par M. Lacroix, qui n'a pas d'avocat et se représente seul.

« Vous m'avez dit: J'ai fait beaucoup d'argent en spéculant sur la baisse de l'action de Nortel, quand elle était à 160 $, et j'ai des amis italiens qui m'aident à financer mes activités. »

Asselin nie

M. Asselin a fait cette déclaration en réponse à une question de M. Lacroix, qui tentait de faire admettre à son ancien bras droit une part de responsabilité dans la comptabilité occulte de Norbourg. M. Asselin a nié avoir même eu accès à cette comptabilité.

Selon d'autres témoins, cette comptabilité secrète et l'usage de « comptes bancaires fantômes » ont permis entre 2002 et 2005 à M. Lacroix de soutirer des dizaines de millions investis par les épargnants dans les fonds communs du Groupe Norbourg.

Un autre témoin entendu durant ces audiences a montré du doigt M. Asselin.

Selon le contrôleur de Norbourg, Jean Cholette, M. Asselin a pris la responsabilité de ces comptes fantômes quelques mois après son embauche chez Norbourg, en mars 2002.

M. Cholette a aussi affirmé qu'il a reçu de M. Lacroix et de M. Asselin l'ordre de ne pas comptabiliser dans les livres de Norbourg les sommes colossales qui passaient par les comptes fantômes.

Interrogé par M. Lacroix, M. Asselin a nié ces affirmations: « Il était interdit de poser des questions au sujet de ces comptes. C'était secret. Si je posais des questions là-dessus, M. Cholette vous le disait et je me faisais taper les doigts par vous. »

Des espèces pour veiller tard

L'audience donne lieu à un déluge de chiffres et de déclarations contradictoires sur des complots fumeux, mais des sujets plus légers viennent par moments égayer la vie du tribunal. Ainsi, on a appris mercredi pourquoi M. Lacroix utilisait tellement d'argent comptant.

Une bonne partie des 1 258 435 $ retirés en espèces au bénéfice de M. Lacroix depuis 2001 servaient à « sortir, gâter et fidéliser » les représentants de Norbourg, « deux ou trois soirs par semaine », a dit M. Asselin, notamment avec « des repas et de très bonnes bouteilles de vin ».

« Jean Cholette allait chercher le cash et le donnait à M. Lacroix », a-t-il dit. Quand le juge Robert Mongeon a demandé pourquoi les gâteries de M. Lacroix n'étaient pas payées par carte de crédit et réclamées par note de frais, M. Asselin a souri, puis a répondu: « Euh, monsieur le juge, ce n'étaient pas nécessairement des sorties qui se réclamaient... »

Les sorties maintenant légendaires de Norbourg à la boîte de danseuses Chez Parée n'ont pas été spécifiquement nommées, mais le juge a montré qu'on n'a pas besoin de lui faire un dessin en complétant la phrase inachevée du témoin: « Vous voulez dire que c'était dans des endroits où ce n'était pas le millésime des bouteilles qu'on regardait? »

M. Lacroix n'a pas contredit les affirmations de M. Asselin au sujet des investisseurs anonymes italiens. Il doit témoigner lui-même aujourd'hui (jeudi).
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