Scandale Norbourg

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 La Presse Affaires

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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Lun 17 Sep - 13:49

«Ça balançait à la cenne» chez Norbourg

17 septembre 2007 - 13h10

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






«Ça balançait à la cenne» dans le système de gestion à l'interne chez Norbourg et tout semblait tourner rond.

C'est ce que croyait Michel Martin, ancien employé de Norbourg spécialisé dans l'administration de flux monétaires et de transactions au niveau des fonds communs. Du moins jusqu'aux perquisitions du 25 août 2005.

Dans son témoignage lundi matin au procès pénal de Vincent Lacroix au palais de justice de Montréal, M. Martin expliquait qu'à son avis, le système informatique Octans, qui servait à gérer et concilier les valeurs appartenant aux investisseurs, fonctionnait à merveille jusqu'à la fin des activités.

«Ça balançait à la cenne», l'équipe informatique de Systèmes Financiers Nortek (appartenant à Vincent Lacroix) maîtrisait bien la situation avec un outil fiable et flexible. Le témoin croit même qu'il avait la capacité de réagir plus vite qu'une institution financière à la réalité du monde financier.

Michel Martin, qui a déjà travaillé au Trust général du Canada et ensuite au Trust Banque Nationale, est un habitué du travail d'administration en valeurs mobilières. Il a déjà travaillé à son propre compte et a eu Maxima Capital comme client alors que Vincent Lacroix y était courtier.

À l'automne 2002, il commençait à travailler chez Norbourg et en janvier 2003, il y devenait directeur des projets spéciaux. Sauf pour six mois de mise à pied en 2004, M. Martin a contribué à développer les services de soutien administratif (back-office) au sein du groupe de Vincent Lacroix.

Même s'il était convaincu que tout allait bien, Michel Martin s'est tiré pratiquement indemne du scandale Norbourg. Il a été mis en charge par l'administrateur provisoire (et ensuite liquidateur) Ernst & Young de diriger le travail de conciliation après août 2005. M. Martin devait donc comparer les chiffres du système à l'interne de Norbourg avec les données en provenance du gardien de valeurs Northern Trust.

Recevant des disques compacts lui permettant de mettre en parallèle la valeur réelle de 27 portefeuilles de fonds communs avec les chiffres à l'interne, il a remarqué rapidement que 130 M$ manquaient dans les coffres chez Northern Trust. Seul un portefeuille balançait vraiment, les 26 autres ayant été faussés.

Comment expliquer un écart de 15 M$ avec les 115 M$ de retraits irréguliers allégués par l'Autorité des marchés financiers et le juricomptable François Filion, qui a enquêté pour l'AMF ?

C'est une question de rendement, répond Michel Martin. Si les juricomptables ont établi leurs chiffres à partir de retraits anormaux, M. Martin tenait compte du rendement qui devait appartenir aux investisseurs.

C'est peut-être la division du travail chez Norbourg qui a empêché Michel Martin de découvrir ce qui s'y produisait. S'il était haut placé au sein du «back-office opération» où se passe la réception dl'argent et le transfert au nom des clients, il ne touchait pas au travail du «back-office gestion».

Ce «back-office gestion» relevait de David Simoneau (un cousin de Vincent Lacroix) et avait accès directement aux comptes chez le gardien de valeurs Northern Trust.

Plus tôt lors du procès, les témoins de l'AMF ont allégué que M. Simoneau était impliqué dans les retraits irréguliers. L'argent partait de Northern Trust et aboutissait dans des comptes bancaires chez Norbourg.
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Enyl

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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 13 Sep - 19:50

Le fantôme d'Eric Asselin plane au procès Lacroix

13 septembre 2007 - 17h20

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






L'ombre d'Éric Asselin a plané au palais de justice de Montréal, alors que se tenait jeudi la dernière séance de la semaine au procès pénal de Vincent Lacroix.

M. Asselin, qui a occupé le poste de vice-président aux finances chez Norbourg et a agi en tant que délateur contre Vincent Lacroix en 2005, aurait bien pu venir témoigner pour l'Autorité des marchés financiers.

La question débattue jeudi touchait cinq lettres de fermetures de comptes liées à ce que l'AMF qualifie de faux comptes et de faux clients de M. Lacroix pour justifier des revenus. Ces lettres faisaient partie de 116 «faux» documents ayant fait l'objet d'un «redépôt» jeudi, tel que rapporté plus tôt.

Le procureur de l'AMF, Eric Downs, a retiré les lettres en affirmant devant le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, qu'elles étaient «accessoires» dans cette affaire. Selon lui, d'autres documents doivent permettre d'établir que le PDG de Norbourg simulait de la clientèle.

La présence de M. Asselin a été écartée pour l'instant, évitant un face-à-face en cour entre Vincent Lacroix et celui qui a agi à titre de délateur. À moins que M. Lacroix ne puisse l'amener dans le box des témoins lors de sa défense.

Une semaine chargée en perspective

Après une journée de relâche prévue vendredi, la semaine prochaine risque d'être plus chargée au procès Lacroix car Eric Downs a annoncé son intention de s'attaquer au volet back-office de Norbourg.

Plus tôt lors du procès, le juricomptable François Filion, qui a enquêté pour l'AMF, a laissé entendre que Normand Leclerc devait témoigner. L'homme était président de la firme de soutien administratif CITAC, un sous-traitant qui a œuvré pour les fonds Evolution.

Rappelons que Vincent Lacroix a souvent affirmé avoir hérité d'un trou d'au moins 20 M$ après avoir acquis les fonds Evolution de la Caisse de dépôt et placement du Québec en 2004.

Il a déjà réussi à faire admettre à Jean Hébert, son ancien vice-président à la conformité et ensuite chef des finances, que Norbourg a eu «des problèmes» avec CITAC quand les deux entreprises avaient des liens d'affaires.
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Valérie



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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 13 Sep - 14:50

L'AMF solidifie sa preuve contre Vincent Lacroix

13 septembre 2007 - 13h09

LaPresseAffaires.com

Michel Munger


Ce sont finalement des documents effectués lors des perquisitions d'août 2005 qui serviront à démontrer si Vincent Lacroix a produit des faux.

Une importante question sur l'admissibilité de la preuve de l'Autorité des marchés financiers contre Vincent Lacroix semble sur le point de se régler jeudi.



Cliquez pour en savoir plus : Macro-économie | Vincent Lacroix | Autorité des marchés financiers | Marchés financiers | Claude Leblond | Cour | Finances (général) | Northern Trust
Le procès pénal du PDG déchu de Norbourg pour 51 accusations de retraits irréguliers pour 115 M$ et la production de 116 faux documents se poursuivait en matinée au palais de justice de Montréal.

Le procureur de l'AMF, Eric Downs, a amorcé le remplacement de cahiers contenant toutes sortes de documents supposément faux Pour y arriver, il a rappelé au box des témoins le juricomptable François Filion afin d'expliquer les changements au juge Claude Leblond, de la Cour du Québec.

Les documents en question comprennent notamment des factures et contrats entre des sociétés appartenant à Vincent Lacroix, entre Norbourg Gestion d'actifs et Norbourg Group Financier, des rapports du gardien de valeurs Northern Trust ou faussement attribués à Northern Trust, et des documents de gestion privée.

Lors du dépôt de la preuve qui pèse contre Vincent Lacroix, le juge Leblond a soulevé une importante question le 30 mai. Une partie des documents avaient été fournis par l'ex-PDG de Norbourg sous la contrainte d'une enquête administrative de l'AMF.


Lors d'un débat juridique corsé, le juge a estimé que dans les circonstances, Vincent Lacroix se serait incriminé lui-même, ce qui est contraire à la jurisprudence en matière de preuve.

Les documents fournis par M. Lacroix seront donc remplacés par des copies de ceux perquisitionnés chez Norbourg le 25 août 2005. En posant ce geste, l'AMF est en voie de solidifier sa preuve en répondant aux questions du juge Leblond.

Par contre, il reste à savoir si l'accusé contestera la preuve «redéposée», ce qui forcerait l'AMF à faire témoigner plus d'une dizaine de personnes. Le processus viserait à confirmer la conformité avec les originaux et le chemin parcouru par chacun d'entre eux.

En début de matinée, le contre-interrogatoire de Jacques Doyon, analyste en matière de fonds d'investissement à l'AMF, s'est terminé exactement comme il s'est amorcé. Vincent Lacroix insistait pour lui poser des questions sur la distribution de fonds communs, un volet pour lequel M. Doyon n'a pas l'expertise.

Le juge Leblond a même pris le temps d'expliquer à M. Lacroix la notion de pertinence légale pour l'aider à recentrer ses questions et leur lien avec les accusations.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 12 Sep - 16:05

Beaucoup de questions sans réponse au procès Lacroix

12 septembre 2007 - 15h32

LaPresseAffaires.com

Michel Munger




Malgré ses efforts, Vincent Lacroix n'a pu faire dire à un témoin mercredi que de l'argent circulant à partir des fonds des investisseurs vers Norbourg servait à rémunérer des représentants de façon légitime.

L'ancien PDG contre-interrogeait Jacques Doyon, analyste en fonds d'investissement pour l'Autorité des marchés financiers, lors du procès pénal où M. Lacroix est accusé d'avoir fait 115 M$ de retraits irréguliers.

M. Doyon avait répondu, plus tôt cette semaine, aux questions du procureur de la poursuite Eric Downs pour clarifier des questions techniques sur les fonds communs.

Mercredi, Vincent Lacroix suivait une seule piste: il demandait à Jacques Doyon si la Série F de certains fonds chez Norbourg comprenait des dispositions particulières pour la rémunération des représentants qui en vendaient des parts.

Les questions de M. Lacroix portaient sur l'idée que de l'argent pouvait transiter par des comptes bancaires chez Norbourg Gestion d'actifs afin de payer les représentants.

Jacques Doyon, lui, avait peu de réponses à fournir sur le sujet.

Il a été questionné notamment sur une réunion à laquelle il aurait assisté en décembre 2002 entre Norbourg et la Commission des valeurs mobilières du Québec. Pendant la réunion, une présentation aurait été faite sur la série F. Plusieurs échanges entre M. Lacroix et M. ont pourtant démontré des divergences sur les acteurs en présence et les discussions qui ont pu avoir lieu.

Selon les propos de M. Lacroix, une série F marque une entente de rémunération entre l'acheteur de fonds communs et le représentant qui lui fait une vente. La logique aurait mené Norbourg Gestion d'actifs à transférer des sommes dans un compte d'opération au lieu d'un compte en fiducie afin de payer les représentants.

Or, alors que le juricomptable François Filion a témoigné à la demande de l'Autorité des marchés financiers au printemps, il alléguait que le transfert de sommes dans des comptes d'opération faisait partie des critères rendant un retrait irrégulier.

En contre-interrogeant les témoins présentés par l'AMF, Vincent Lacroix a tenté à plusieurs reprises d'établir que dans certaines circonstances, l'argent des investisseurs peut circuler dans de tels comptes bancaires.

S'il pouvait rendre cette thèse crédible aux yeux du juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, il pourrait potentiellement légitimer une petite partie des sommes retirées par Norbourg.

Par contre, l'ancien PDG n'a pas encore essayé de réfuter le cœur de la preuve et des 51 accusations qui pèsent contre lui.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 7 Sep - 18:54

Contre-interrogatoire décousu pour Lacroix

7 septembre 2007 - 17h13

LaPresseAffaires.com

Michel Munger, au Palais de justice de Montréal




Même s'il était déçu de sa performance lors de la première manche de son procès pénal et qu'il a eu l'été pour corriger le tir, Vincent Lacroix a mené un autre contre-interrogatoire décousu cette semaine.

En effet, alors qu'il posait des questions à Jean Hébert, qui a occupé les postes de vice-président à la Conformité et ensuite aux Finances chez Norbourg en 2004 et 2005, M. Lacroix a souvent dû expliquer le but recherché.

Le procureur de l'Autorité des marchés financiers, Eric Downs, s'est levé à plusieurs reprises pour questionner la pertinence des documents que M. Lacroix voulait déposer, sinon des point soulevés avec Jean Hébert.

Me Downs a souvent insisté, notamment devant des questions techniques posées sur les fonds Evolution et la gestion à l'interne chez Norbourg, que les faits relatés avaient peu à voir avec les 51 accusations qui pèsent contre Vincent Lacroix.

Alors que Me Downs et ses témoins se concentrent à la démonstration que M. Lacroix a enfreint la loi avec des retraits irréguliers pour environ 115 M$ et avec la production de faux documents, le principal intéressé s'attarde souvent au fonctionnement de Norbourg et de l'industrie des fonds communs.

Plus tôt cette semaine, Jean Hébert dépeignait la découverte d'irrégularités chez Norbourg, constatant le 3 août 2005 que des millions passaient des fonds communs vers les comptes bancaires des sociétés de Vincent Lacroix. Ultimement, au moins 6 M$ échouaient dans un compte de M. Lacroix.

Mais vendredi après-midi, le PDG déchu s'intéressait à la transition entre Eric Asselin et Jean Hébert au poste de vice-président aux Finances. Au lieu de discuter des enjeux principaux du procès, M. Lacroix questionnait M. Hébert sur la connaissance d'Eric Asselin sur les activités de Norbourg.

Me Downs est intervenu en demandant s'il était nécessaire d'obtenir une telle opinion de la part de Jean Hébert. Le juge Claude Leblond, lui, se demandait quelle était la pertinence de la question avec les 51 accusations et la preuve déjà déposée.

En matinée, un débat similaire a eu lieu alors que Vincent Lacroix a soulevé une foule d'interrogations sur le fonctionnement d'un compte en fiducie chez Gestion de patrimoine Tandem.

Eric Downs s'est levé pour dire «je ne vois pas le lien avec les fonds, on est très loin [des accusations et de la preuve]», ajoutant qu'il n'y avait «aucune apparence de pertinence». Le juge a pour sa part ajouté qu'il ne voyait pas où M. Lacroix s'en allait avec les questions.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 7 Sep - 13:54

Un chef des finances à la mémoire courte chez Norbourg

7 septembre 2007 - 13h32

LaPresseAffaires.com

Michel Munger, au Palais de justice de Montréal






Même si des activités du groupe Norbourg étaient sous restriction hors du Québec et que des enquêtes avaient lieu en 2005, Jean Hébert se souvient de peu de choses.

Contre-interrogé par son ancien patron Vincent Lacroix lors du procès pénal de ce dernier au palais de justice de Montréal vendredi matin, M. Hébert fournissait bien peu de réponses.

L'ancien vice-président à la Conformité et ensuite aux Finances de Norbourg, qui a livré en début de semaine un récit accablant sur les irrégularités au sein de l'entreprise, a répété les oublis et possiblement affaibli sa crédibilité. Il se souvenait peu d'échanges critiques au moment même où ça ne tournait pas rond au travail.

Par exemple, la Mutual Fund Dealers Association du Canada s'inquiétait au printemps 2005 à l'effet que l'argent des investisseurs qui se trouvait dans un compte chez Gestion de patrimoine Tandem puisse servir à autre chose que transiger en leur nom. La MFDA voyait des débalancements et a réagi.

Pourtant, Jean Hébert ne se souvient pas d'avoir vu certaines lettres, exhibées par Vincent Lacroix, à l'effet que Tandem faisait l'objet de restrictions pour ses activités au Nouveau-Brunswick. L'Autorité des marchés financiers, elle, ne semblait pas trop s'en faire, laissant Tandem opérer au Québec malgré tout.

Qu'en est-il de la connaissance par M. Hébert de ses anciens collègues, lui qui a travaillé à l'Autorité des marchés financiers de 1998 à 2004 avant de passer chez Norbourg ?

Il a dit ne pas avoir su qu'il commettait une erreur de stratégie, en juillet 2005, en envoyant des documents à l'avocat Yan Paquette, de l'AMF, alors que ce dernier enquêtait sur Norbourg. M. Hébert dit ne pas se souvenir d'échanges verbaux que Vincent Lacroix a qualifié de «chauds» suite à un envoi.

Même chose pour le travail qui aurait été effectué à l'interne chez Norbourg alors que le groupe aurait été aux prises avec de multiples problèmes au sein des fonds Evolution. Même s'il occupait le poste de chef des finances, M. Hébert affirme ne plus se souvenir des échanges à l'interne.

Ce sont peut-être les oublis de Jean Hébert qui ont motivé M. Lacroix à demander à son ancien collaborateur la question suivante: «êtes-vous une personne ordonnée au travail ?». La réponse de M. Hébert a été «ça dépend».

Chez Parée, «le troisième bureau» de Lacroix

D'autres réponses de Jean Hébert lors de son contre-interrogatoire ont davantage provoqué l'hilarité dans la salle d'audiences.

Par exemple, les différents emplacements où Vincent Lacroix brassait des affaires étaient «numérotés». Le 615 René-Lévesque à Montréal était le premier bureau de Vincent Lacroix. Le restaurant Grand Café était le deuxième bureau et le troisième bureau était... le bar de danseuses Chez Parée.

Aussi, Vincent Lacroix a tenu à revenir sur sa gestion, que M. Hébert a qualifiée de «contrôlante» chez Norbourg. Selon le témoin, une anecdote circulait entre les employés sur la mainmise du PDG quant à la prise de décisions. «C'est tout juste s'il ne choisissait pas la couleur du papier de toilettes», raconte M. Hébert.
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Valérie



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MessageSujet: Décision Cour suprême-recours représentants   Jeu 6 Sep - 12:20

Norbourg: pas de recours collectif contre l'AMF

6 septembre 2007 - 12h04
Presse Canadienne


La Cour suprême du Canada a refusé jeudi d'entendre la requête des représentants en épargne collective ayant vendu des parts des fonds de Norbourg qui souhaitaient entreprendre un recours collectif contre l'Autorité des marchés financiers.



Les demandeurs alléguaient que l'AMF avait manqué à son devoir d'assurer la protection des investisseurs en ne surveillant pas bien les activités de Norbourg, ce qui avait permis à Vincent Lacroix de s'approprier illégalement des dizaines de millions de dollars.

Ils estimaient que cette négligence leur avait causé un dommage direct en leur faisant perdre à la fois des commissions et la confiance de leurs clients envers eux.

Les requérants étaient représentés en cour par Francis Rosso, un ancien employé d'une firme reliée à Norbourg, qui estimait avoir droit à un dédommagement de plus de 160 000 $

La demande des représentants avait déjà été rejetée par la Cour supérieure ainsi que par la Cour d'appel du Québec qui ont jugé que les centaines de représentants ne formaient pas un groupe suffisamment homogène pour faire l'objet d'un recours collectif.
Le juge de première instance avait ainsi souligné que certains demandeurs, dont M. Rosso, étaient reliés à des entités du groupe Norbourg ou à Vincent Lacroix, tandis que d'autres étaient indépendants.


Le magistrat avait aussi estimé que l'AMF ne pouvait être tenue responsable au premier plan du scandale Norbourg.

Le plus haut tribunal du pays a maintenu ces jugements. Les motifs de sa décision n'ont pas été rendus publics.

L'affaire Norbourg a éclaté à la fin de l'été 2005 quand l'AMF a découvert un écart de 130 M$ entre la valeur aux livres des fonds administrés par Norbourg et les sommes détenues chez son gardien de valeurs.

Au terme de six mois d'enquête, l'organisme réglementaire a déposé 51 accusations pour fraudes, détournements de fonds, manipulations de titres et dépôt de faux documents contre le fondateur et ancien PDG de Norbourg, Vincent Lacroix.

Le procès du financier a repris cette semaine à Montréal après une relâche estivale. M. Lacroix est passible de 5 ans moins un jour de prison pour chacun des chefs d'accusation.

La GRC a aussi entrepris une enquête sur Norbourg et pourrait éventuellement déposer des accusations criminelles si elle le juge pertinent.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 5 Sep - 13:52

«Ça n'avait pas d'allure» chez Norbourg

5 septembre 2007 - 13h12

LaPresseAffaires.com

Michel Munger, au palais de justice de Montréal






Jean Hébert a droit à la surprise de sa vie le 3 août 2005. Après quelques mois chez Norbourg, il décide de trouver ce qui se passe vraiment, constatant que des millions de dollars échappaient aux investisseurs.

Le soir même, il rapporte à l'Équipe intégrée de la police des marchés financiers les informations trouvées à même l'historique d'un compte bancaire de Norbourg International.

C'est ce qui ressort de l'audience de mercredi avant-midi au palais de justice de Montréal, alors que le procès pénal de Vincent Lacroix redémarre devant le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec.

L'histoire de Jean Hébert chez Norbourg commence en octobre 2004, quand il y est embauché à titre de vice-président à la conformité et aux projets spéciaux.

Ce comptable agréé avait déjà servi plusieurs entreprises auparavant, ayant été chef comptable chez Placements Tal de 1994 à 1997. Mais avant de passer à Norbourg, il a été analyste de fonds communs de placement pour l'Autorité des marchés financiers, soit de 1998 à 2004.

Approché par le vice-président aux Finances de Norbourg, Eric Asselin, il accepte un salaire annuel de 110 000 $ pour s'assurer que le fonctionnement des fonds communs est conforme aux objectifs recherchés et à la réglementation.

Questionné par Eric Downs, procureur de l'Autorité des marchés financiers, M. Hébert a souvent dit que le fonctionnement à l'interne de Norbourg «n'avait pas d'allure».

Ayant questionné à plusieurs reprises ses collègues sur la provenance de l'argent finançant les activités du groupe de Vincent Lacroix, il n'a jamais trouvé une réponse convenable. Il se demandait pourquoi certains rapports hebdomadaires du gardien de valeurs Northern Trust arrivaient souvent en retard, et pourquoi des écarts de valeurs pouvaient se présenter.

Pour Jean Hébert, quelque chose n'allait pas et c'est l'incident du 3 août 2005 qui l'illustre le mieux. À ce moment, il prenait la relève d'Eric Asselin à la vice-présidence des Finances, alors que M. Asselin planifiait d'aller vivre à Québec.

Vers 10h30, M. Hébert sort des bureaux de Norbourg situés au 615, René-Lévesque Ouest avec M. Asselin. Les deux hommes veulent choisir un cadeau pour la femme de M. Asselin alors qu'elle retourne aux études.

En marchant vers la Place Ville-Marie, Jean Hébert discute des budgets de Norbourg avec son collègue. Il demande d'où vient l'argent et s'inquiète du «robinet ouvert» des dépenses.

Jean Hébert se souvient d'avoir dit ces mots: «Vincent Lacroix ne peut injecter de l'argent tout le temps, nous nous en allions vers un gouffre financier.»

Eric Asselin demande si le financement de Norbourg se faisait à même les fonds communs mais M. Hébert refuse d'envisager cette possibilité. M. Asselin avance plutôt que la richesse du groupe provient de Norbourg International.

S'étant auparavant fait dire par le contrôleur financier Jean Cholette que «tu ne sauras pas ce qui se passe» chez Norbourg International, Jean Hébert décide d'en avoir le cœur net. En revenant au bureau, il obtient un accès au compte bancaire de cette société à la Banque de Montréal.

En fin de matinée, il consulte et imprime l'historique récent des transactions. Il constate des transferts d'argent à même les fonds Evolution appartenant aux investisseurs, notamment en juillet 2005. Il voit aussi un transfert de 6 M$ vers un compte bancaire appartenant à Vincent Lacroix le 22 juillet.

Jean Hébert est alarmé. «Ça ne devrait pas être transféré là, dit-il. L'argent de l'investisseur doit aller vers un compte en fiducie et non chez Norbourg International.»

«J'ai ressenti toutes sortes d'émotions, ajoute M. Hébert en réponse aux questions du procureur Eric Downs. Tu es choqué de voir cela, ça ne se peut pas, prendre l'argent du monde [de cette façon].

Eric Asselin lui demande ce qu'il faut faire. Jean Hébert veut rapporter le tout à l'Autorité des marchés financiers. M. Asselin rétorque que c'est une mauvaise idée car l'Équipe intégrée de la police des marchés financiers s'intéresse déjà à Norbourg.

M. Hébert décide donc de téléphoner à ce corps policier. Il rencontre les enquêteurs Patrick Marinelli et Danny Brisson en soirée, à son domicile. Vers 23h20, il signe une déclaration selon laquelle il a remis des preuves de son plein gré. Le 8 août, il fait une déclaration officielle pour dénoncer les pratiques constatées chez Norbourg.

Et du 9 au 25 août, date des perquisitions chez Norbourg, Jean Hébert dit avoir connu «des nuits blanches» et «des présences robotisées» dans le bureau de son employeur...
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mar 4 Sep - 10:52

«Retour à l'école» mercredi pour Vincent Lacroix

4 septembre 2007 - 09h39

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






Le début de septembre marque toujours la rentrée à l'école et au travail, mais cette année, elle marque aussi le retour de Vincent Lacroix en cour.

Le procès pénal de l'ancien PDG de Norbourg reprend mercredi devant le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec.

Poursuivi par l'Autorité des marchés financiers, M. Lacroix est accusé d'avoir fait plus de 130 retraits «irréguliers» pour 115 M$ au sein de l'épargne des investisseurs ayant misé dans les fonds gérés par Norbourg.

La première partie du procès, qui s'est terminée le 15 juin, a mis sous les feux de la rampe le juricomptable François Filion. Cet expert a enquêté pour l'AMF et détaillé devant le juge Leblond une thèse des plus complexes.

M. Filion a passé au peigne fin 10 000 transactions bancaires pour retracer les millions qui auraient été détournés vers les comptes bancaires de Vincent Lacroix et de ses compagnies.

Se défendant seul, sans même la présence de ses proches dans la salle d'audience, le PDG déchu a tenté de démontrer que les retraits vers des comptes d'entreprises peuvent se produire dans l'industrie des fonds communs, ce qui ne rendrait pas les opérations «irrégulières» au niveau pénal. Il n'a toutefois pas démenti où a abouti l'argent.

Les débouchés pour les fonds des épargnants ont été multiples : acquisitions de sociétés, prêts à des parents et amis, achats de maisons et quelques dizaines de milliers de dollars dépensés pour brasser des affaires dans des bars de danseuses.

La première partie du procès a aussi fait ressortir les rumeurs qui circulaient au sein de Norbourg. Selon des témoins comme Mario Lavallée, ancien professeur de l'UQAM et mentor chez Norbourg, les imposants flux d'argent semblaient provenir de la famille de M. Lacroix. Ce dernier aurait aussi laissé entendre qu'il y investissait sa fortune personnelle et qu'il gérait celle des autres en Suisse.

Les audiences ont aussi été embarrassantes pour des institutions financières telles que le Mouvement Desjardins et Citibank. Ces deux entités ont investi 20 M$ dans des fonds Norbourg, tirant de leur aventure un profit fictif de 2,3 M$.

Rappelons que Desjardins a mis fin au mandat de gestion de Norbourg en juin. M. Lacroix avait révélé au journal Finance et Investissement qu'il gérait de l'argent pour Desjardins.

Le procès a été ajourné pour l'été alors que venaient de témoigner quelques collaborateurs comme Pierre Therrien. Ce spécialiste des montages financiers avait mis sur pied un système pour gérer des fonds de couverture. Il a entre autres allégué que s'il était mal payé au début, il a reçu des chèques personnels de Vincent Lacroix à titre de compensation par la suite.

Les noms des prochains témoins ne sont pas encore connus. L'Autorité des marchés financiers et son procureur Eric Downs ont démontré, depuis le début du procès, une grande discrétion sur la marche à suivre.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Lun 20 Aoû - 6:48

Norbourg fait d'autres victimes

20 août 2007 - 06h27

La Presse

Denis Arcand






Ajoutez 22000 victimes au scandale Norbourg.

Le Fonds d'indemnisation des services financiers (FISF) a été vidé par l'affaire Norbourg et les représentants en épargne collective du Québec viennent de voir leurs cotisations annuelles augmenter de... 225 %!

Les cotisations des 22000 représentants en épargne collective (vendeurs de fonds communs) passeront de 80 $ en 2007, à 260 $ l'an prochain.

Le FISF, qui relève de l'Autorité des marchés financiers, a pour mandat d'indemniser les investisseurs lésés par les actes frauduleux de représentants. Il est entièrement financé par les représentants actifs dans cinq sphères de l'industrie financière, dont l'épargne collective.

Cette augmentation exceptionnelle des cotisations s'explique par l'indemnisation de 925 investisseurs floués par le détournement de fonds chez Norbourg; l'AMF a décidé, en janvier dernier, de leur verser une somme record de 31 millions de dollars.

«Comme l'AMF l'a déjà indiqué au début de l'année quand nous avons annoncé l'indemnisation de 31 millions, ce débours important rend le FIFS déficitaire et la Loi nous oblige à le rééquilibrer sur une période maximale de cinq ans, a dit la semaine dernière le porte-parole de l'AMF, Frédéric Alberro. Il nous fallait donc agir sans attendre, dès 2008, pour étaler sur cinq ans l'impact de la hausse sur les cotisants.»



Baisse des cotisations en 2013



Selon les calculs actuariels commandés par l'AMF, le FISF sera entièrement recapitalisé dans cinq ans. En 2013, les frais seront rabaissés à 160 $ pour les représentants en épargne collective, a dit M. Alberro.

À condition qu'aucune autre fraude catastrophique ne survienne d'ici là.

Les représentants en assurances verront aussi leurs frais passer de 80 $ à 160 $ (assurances de personnes) ou de 128 $ à 160 $ (assurances de dommages). Par contre, les experts en sinistres, qui contribuent aussi au FISF, paieront moins: 100 $ au lieu de 120 $.

Les représentants qui exercent dans plus d'une discipline auront un rabais de 75 $ par discipline additionnelle.

Après une période de consultation qui s'est terminée le 31 juillet, l'AMF a envoyé la recommandation au gouvernement et s'attend à ce que les nouveaux tarifs soient en place pour 2008.

La mesure n'a pas été bien accueillie par le milieu.

«Je suis encore sous le choc», a dit Daniel Bissonnette, président de Services financiers Planifax.

Le fondateur et ancien président de l'Association des courtiers indépendants multidisciplinaires estime que les 925 investisseurs de Norbourg ont été indemnisés grâce à un article d'exception de la loi, et que les représentants ne devraient pas supporter l'addition à eux seuls.

Mais Frédéric Alberro, de l'AMF, a indiqué que la recommandation au gouvernement ne demande pas de contribution du gouvernement.

M. Bissonnette estime aussi que l'AMF a peu publicisé sa consultation et en a fait mention un 29 juin, alors que la plupart des représentants indépendants sont en vacances.

«Ils l'ont annoncé en catimini, dans le Bulletin de l'AMF, sans communiqué de presse. Je trouve ça assez ordinaire, comme disent les gens du Lac-Saint-Jean, a dit M. Bissonnette. Je l'ai appris au hasard d'une conversation de corridor en rentrant de vacances, après l'expiration de la consultation. Notre association aurait fait des recommandations si nous l'avions su.»

M. Alberro a indiqué que l'AMF ne fait pas de communiqué de presse pour toutes les consultations et que le Bulletin est l'outil de communication officiel avec l'industrie. Il note que quatre organismes ou firmes ont envoyé des commentaires.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 10 Aoû - 7:35

Le «fonds par fonds» pour Norbourg

10 août 2007 - 06h05

La Presse

Denis Arcand




La Cour d'appel du Québec a décidé jeudi que les fonds restants de la faillite des fonds Norbourg et Évolution seront distribués aux investisseurs selon la méthode «fonds par fonds», une méthode qui favorise les détenteurs de parts dans des fonds dans lesquels il reste encore de l'argent.

Trois juges de la Cour d'appel ont ainsi reconduit la décision de première instance du juge Robert Mongeon, de la Cour supérieure, qui avait opté pour ce mode de distribution le 31 juillet 2006.

Les fonds Norbourg et Évolution ont fait l'objet d'un détournement de fonds massif de 130 M$ entre 2001 et 2005.

Le Groupe Norbourg a été fermé par l'Autorité des marchés financiers en 2005, à la suite d'une dénonciation à la GRC, laissant 75 millions dans les coffres de l'entreprise.

Le jugement sur le mode de distribution fonds par fonds avait porté en appel à la demande de certains investisseurs, car tous les fonds n'ont pas été pillés également par la direction de Norbourg.

Les investisseurs ayant demandé un appel arguaient que tout l'argent non détourné devait être mis dans une cagnotte commune et distribué à tout le monde au pro rata de son investissement.

Environ 32 millions de dollars ont déjà été remboursés aux investisseurs floués. Il en reste un peu plus de 40 millions, qui devraient être postés aux investisseurs au mois de novembre, a dit jeudi le liquidateur des fonds, Pierre Laporte, du cabinet comptable Ernst & Young.

M. Laporte a ajouté qu'il reste aussi 9 millions de dollars émanant de la faillite personnelle de l'ex-président de Norbourg, Vincent Lacroix. À ce montant, s'ajoutent divers placements non encore liquidés dont la valeur fluctue.
Le procès pénal de Vincent Lacroix, entamé au printemps, doit reprendre au début de septembre.
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Valérie



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MessageSujet: Et encore .....   Sam 21 Juil - 11:27

Un mini-Norbourg à Saint-Hyacinthe

21 juillet 2007 - 08h39

La Presse

Francis Vailles

Paradis fiscaux, boutique érotique et argent comptant: un scandale financier à Saint-Hyacinthe passé inaperçu a toutes les allures d'un mini-Norbourg.

La GRC a même décidé d'entreprendre une enquête criminelle sur cette affaire abracadabrante, en novembre dernier, après avoir pris connaissance de divers faits et témoignages troublants. L'Autorité des marchés financiers (AMF) s'est également mise de la partie.

L'entreprise en question s'appelle Gestion 2007 International et son principal dirigeant est Rock-Robert Bilodeau. Fondée en 2001, l'entreprise recrutait des investisseurs en leur promettant des rendements irréalistes pour des produits financiers internationaux qui se sont révélés fictifs. Les rendements promis atteignaient parfois 70% par année.

Le scandale a éclaté en févier 2006 lorsque Rock-Robert Bilodeau et ses entreprises se sont mis sous la protection de la loi sur les faillites. L'information sur ce dossier nous vient essentiellement des documents publics du syndic de faillite Roy Métivier Roberge.

Globalement, 135 investisseurs réclament 18,9 millions de dollars. Cette somme inclut les intérêts attendus sur les quelque 9 millions qu'ils ont directement investis.


Les réclamations pourraient augmenter, toutefois, puisque certains investisseurs n'ont pas encore produit de preuve de réclamation. C'est le cas du Groupe Fides, de Drummondville, qui y a soi-disant investi plusieurs centaines de milliers de dollars. Le Groupe Fides était dirigé par Gaby Cournoyer, pour qui l'AMF réclame une peine d'emprisonnement.

Au fil de son enquête sur Gestion 2007 International, le syndic a constaté des irrégularités à faire dresser les cheveux sur la tête. D'abord, plusieurs investisseurs injectaient des fonds et recevaient leurs paiements d'intérêts en argent liquide, sans pièces justificatives et sans états de compte.

Dans bien des cas, l'argent des investisseurs a été prêté à des entreprises sans qu'aucun document justificatif ait été produit. Les prêts ont également été faits à des entreprises en faillite ou à des gens qui ont disparu.

Jean Lelièvre, responsable du dossier au syndic Roy, Métivier, Roberge, croit qu'on a affaire à une combine de type Ponzi. Il s'agit d'un stratagème par lequel des gestionnaires remboursent le capital et les intérêts des investisseurs non pas avec leurs placements qui ont fructifié, mais avec les contributions des autres investisseurs.

Cette combine, inventée par l'américain Charles Ponzi au début des années 20, fonctionne sur le principe de «voler Pierre pour rembourser Paul». Rien ne transparaît tant que les demandes de remboursement sont peu nombreuses. La structure s'effondre quand plusieurs réclament en même temps.

Le syndic n'est pas encore en mesure d'estimer combien d'argent sera rendu aux investisseurs. Des quelque 8,1 millions de dollars que le syndic tente de récupérer, seulement 1,1 million avait été reçu, le printemps dernier.

Du reste, environ 5,5 millions sont irrécupérables ou ont peu de chance d'être récupérés. «L'essentiel des fonds va être perdu», a déclaré M. Lelièvre au cours d'une conversation téléphonique.

Parmi les prêts irrécupérables, mentionnons une avance de plus de 180 000$ à la boutique érotique Concept Lee Love, de Sainte-Foy, dont Rock Bilodeau est actionnaire.

Rock Bilodeau a également prêté 225 000$ au garage Brother Auto Care, d'Ottawa. Les actionnaires, des Chinois, ont plié bagage depuis et sont retournés en Chine sans laisser d'adresse.

Trois gros investissements de Gestion 2007 sont classés au rang des créances douteuses. D'abord, une somme de 2,6 millions est due par Libertas International, une firme de Gatineau présidée par Bernard Massé.

Le syndic n'a trouvé aucune pièce justificative pour ce prêt, qui a servi à rembourser à 100% les créanciers d'une quasi-faillite de Libertas, il y a deux ans.

Le syndic a interrogé Bernard Massé, mais «les réponses évasives obtenues nous laissent très perplexes quant à ces prêts et à l'utilisation qui en a été faite», écrit le syndic dans son rapport d'août 2006.

Aujourd'hui, les 2,6 millions risquent d'être perdus, puisque Libertas s'est de nouveau mise sous la protection de la loi sur la faillite.

Par ailleurs, une somme de 373 829$ a été prêtée à deux entrepreneurs d'outre-mer, Gene Dion et Marc Toutloff. Cet argent a transité par le Luxembourg pour aboutir dans un compte bancaire du Panama.

Il a vraisemblablement été investi dans un produit appelé Forex (spéculation sur devises étrangères).

L'été dernier, le syndic a eu un bref entretien téléphonique avec Gene Dion, mais «il nous a mentionné ne rien devoir, que le projet n'aurait pas fonctionné avant de mettre fin à la discussion abruptement», écrit le syndic dans son rapport.

Enfin, 700 000$ ont été investis en capital-action dans les entreprises de Pierre Morency, producteur et organisateur de conférences. Le syndic considère que les entreprises n'ont probablement aucune valeur marchande.

Le syndic a localisé des fonds dans une dizaine de banques étrangères, dont certaines sont au Luxembourg, aux Bahamas, à New York et au Panama.

Les investisseurs sont souvent des particuliers peu fortunés qui y ont parfois injecté toutes leurs économies. Certains sont mieux nantis.

Par exemple, le créancier Groupe organisation logique financière, de Mascouche, réclame 2,2 millions de dollars. Il a été impossible de joindre les deux actionnaires, Robert Parent et Serge Desjardins.

De son côté, la société à numéro 9116-0945, de Saint-Lambert, réclame 1,2 million. Cette entreprise est la propriété unique du Français Claude Sabbah, qui fait des conférences mondiales intitulées Biologie totale des êtres vivants et Déprogrammation biologique.

Nous avons joint Rock-Robert Bilodeau au téléphone, mais il n'a pas voulu répondre à nos questions.

Quoi qu'il en soit, les investisseurs devront prendre leur mal en patience. Dans son avis aux créanciers en octobre dernier, le syndic a mentionné que l'enquête criminelle de la GRC pourrait prendre plusieurs mois, voire plusieurs années. De son côté, le syndic aura probablement terminé plus tôt.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Sam 14 Juil - 13:17

Le verdict Black: une mise en garde pour les chefs d'entreprise

14 juillet 2007 - 09h07

La Presse

Maxime Bergeron






La condamnation de Conrad Black devrait être prise comme un avertissement très sérieux par tous les dirigeants tentés de piger dans les coffres de leur entreprise.

C'est ce qu'ont fait valoir les experts consultés hier par La Presse Affaires, après que l'ancien président de Hollinger International eut été reconnu coupable de quatre chefs d'accusation de fraude et d'entrave à la justice par un jury de Chicago.

»Les Américains veulent donner des exemples, dit Michel Nadeau, directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques. La justice américaine évolue par les cas, en condamnant des personnes. Ceci va amener les gens à être plus prudents et à mieux réfléchir.»

Selon M. Nadeau, la condamnation de Conrad Black lance un message puissant aux chefs d'entreprises: leurs agissements peuvent être punis par la loi, même s'ils ont été approuvés par les administrateurs de leurs sociétés.

«Aujourd'hui, on vous dit que même si vous avez des décisions du conseil ou de comités du conseil qui vous permettent de faire ceci ou cela, mais que ces décisions ne correspondent pas à certaines valeurs et pénalisent des actionnaires en vous favorisant indûment, c'est un crime.»

La forte médiatisation du procès de Black - et la condamnation de l'ex magnat - produiront un «effet de dissuasion» chez les dirigeants tentés de frauder, dit pour sa part Denis Durand, associé principal chez Jarislowsky Fraser.

«C'est quand on met les lois en application et qu'on donne des pénalités correspondantes qu'on atteint un certain résultat, dit-il. Si on n'a pas l'intention de les mettre en application, c'est sûr qu'on n'aura pas de succès. Les gens vont se dire: il n'y a pas de danger, on n'a pas de chance d'être condamnés.»



Une série noire



Aux États-Unis, les chefs d'entreprises accusés de malversations sont de plus en plus nombreux à être punis par la justice. Conrad Black est le dernier d'une liste qui s'allonge.

Ces dernières années, les ex-dirigeants d'Enron (Kenneth Lay et Jeffrey Skilling), de WorldCom (Bernard Ebbers), de Tyco International (Dennis Kozlowski), de Qwest Communications International (Joseph Nacchio), d'HealthSouth (Richard Scrushy) et d'Adelphia Communications (John Rigas) ont tous été reconnus coupables de crimes économiques.

Ces nombreuses condamnations découlent du durcissement des lois au sud de la frontière. L'attitude sévère des autorités américaines contraste avec la relative clémence observée au Canada envers les crimes économiques, souligne Denis Durand.

«Quand on regarde les choses ici comme Norbourg et Norshield, on déplore que les lois au Canada soient encore trop laxistes, pas assez astreignantes comme aux États-Unis», lance l'associé de Jarislowsky Fraser.

Michel Nadeau dénonce lui aussi ce «manque de dents» du Canada. «On voit le procès de Vincent Lacroix qui dure depuis plus de deux ans et il ne se passe rien, la GRC n'a pas déposé d'accusations criminelles.»

L'Autorité des marchés financiers, qui régit le secteur des valeurs mobilières au Québec, plaide également pour une sévérité accrue des lois québécoises et canadiennes. Son président, Jean Saint-Gelais, a déposé un mémoire en ce sens en janvier dernier à la Commission des finances publiques.

Par ailleurs, Conrad Black pourrait être condamné au Canada. L'homme de 62 ans fait toujours l'objet d'une poursuite intentée par la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO), qui avait reporté les procédures le temps que l'ex-magnat de la presse soit jugé à Chicago.

Black doit comparaître devant la CVMO le 12 novembre prochain, a indiqué la porte-parole Carolyn Shaw-Rimmington. Elle a toutefois refusé de commenter dans quelle mesure sa condamnation aux États-Unis - et la peine de prison qu'il pourrait y purger - interféreront avec un éventuel jugement canadien.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 11 Juil - 7:00

Éric Asselin: un hommme controversé

11 juillet 2007 - 06h25

La Presse

Denis Arcand






Le signataire de la lettre de la CVMQ envoyée à Norbourg en 2001, Éric Asselin, est le personnage le plus controversé de l'affaire Norbourg.

En mars 2002, cinq mois après cette lettre, l'enquêteur Asselin a démissionné de la CVMQ et traversé directement chez Norbourg où M. Lacroix en a fait son bras droit et son vice-président aux finances, chargé des relations avec la CVMQ.

Dans un témoignage fait devant le syndic de la faillite de Norbourg, M. Lacroix a affirmé avoir donné des pots-de-vin à M. Asselin dès avril 2001 et le syndic a documenté un paiement de 120 000$ avant que M. Asselin quitte la CVMQ.

M. Asselin nie tout pot-de-vin et affirme que les 120 000$ sont un boni de signature.

M. Asselin reconnaît avoir ensuite participé aux nombreuses falsifications destinées à tromper la CVMQ et qui ont permis à M. Lacroix de masquer les détournements de fonds qui ont coûté 130 millions à 9200 investisseurs entre 2001 et 2005. À l'emploi de M. Lacroix, M. Asselin a touché des centaines de milliers de dollars de «bonis» pour son travail.

En 2005, c'est M. Asselin qui a dénoncé M. Lacroix à la GRC, puis à l'AMF, préservant ainsi les 75 millions de dollars non encore détournés par Norbourg.

Quand M. Asselin a rencontré la GRC pour la première fois, en juin 2005, il a tenté (en vain) de se faire payer un million de dollars pour son geste. Il a aussi tenté (en vain, également) de monnayer son témoignage contre un emploi permanent dans la fonction publique. Il a négocié et obtenu des immunités criminelles, pénales, fiscales et civiles. Il n'est pas accusé, ni poursuivi au civil.

Seul le syndic RSM-Richter tente de récupérer de l'argent de Norbourg versé à M. Asselin, qui a récemment déclaré faillite personnelle.

M. Asselin n'a pas rappelé La Presse.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 11 Juil - 6:49

Affaire Norbourg: Éric Asselin proche du dossier dès 2001

11 juillet 2007 - 06h21

La Presse

Denis Arcand




Dès l'automne 2001, l'ancienne Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) a analysé et mis en question des éléments de la comptabilité de Norbourg. Et l'employé qui l'a fait par écrit à Vincent Lacroix était nul autre qu'Éric Asselin, alors enquêteur à la CVMQ.

C'est ce que dit une lettre de la CVMQ (maintenant renommée Autorité des marchés financiers) datée du 25 septembre 2001 adressée à Norbourg. Rappelons qu'en mars 2002, Éric Asselin allait devenir le bras droit de M. Lacroix chez Norbourg.

La Presse a obtenu cette lettre, mercredi dernier, de Vincent Lacroix. Le président déchu de Norbourg, actuellement accusé de 51 infractions pénales, affirme avoir reçu une copie de cette lettre en avril dernier de l'AMF, dans le cadre de la divulgation avant-procès de la preuve.

L'AMF a confirmé l'authenticité de la lettre.

«Nous avons procédé à l'analyse de vos états financiers vérifiés du 31 juin 2001», commence la lettre de la CVMQ, qui soulève ensuite une série de questions concernant l'exactitude comptable des informations financières fournies par Norbourg en date du 31 juin 2001.

«Selon les montants indiqués dans ces états, vous présentez un excédent du fonds de roulement de 40 881$, alors que selon nos calculs, vous auriez dû présenter un déficit de 459 119$.»

La lettre signée «Éric Asselin, CGA et enquêteur», déclare Norbourg «en situation déficitaire» et conteste la valeur comptable donnée par Norbourg à un placement de 500 000$.

La lettre de la CVMQ exige ensuite 12 précisions comptables à Norbourg.

On comprend l'intérêt de M. Lacroix à révéler aujourd'hui cette lettre: nuire à l'AMF, qui veut l'envoyer en prison. La vieille lettre de M. Asselin ne risque guère d'avoir d'impact sur le procès de M. Lacroix, mais elle frappe où ça peut faire mal.

L'AMF est visée par un recours collectif où des investisseurs floués réclament 130 millions. L'AMF et son ancêtre, la CVMQ, sont poursuivies au civil d'avoir été négligentes dans la surveillance des fonds communs Norbourg depuis leur lancement en 2001.

Si l'enquêteur Asselin s'intéressait à Norbourg dès 2001, les avocats qui poursuivent l'AMF au nom des investisseurs voudront peut-être savoir pourquoi.

Surtout que M. Asselin a reçu un paiement de 120 000$ de M. Lacroix en 2002, alors qu'il n'avait pas encore démissionné de la CVMQ pour se joindre à Norbourg. M. Lacroix affirme maintenant avoir versé des pots-de-vin à M. Asselin quand ce dernier était enquêteur (M. Asselin nie; selon lui, les 120 000$ étaient un boni de signature).

Bien que l'AMF confirme l'authenticité de la lettre signée par Éric Asselin en 2001, l'organisme de réglementation affirme que M. Asselin agissait dans le cadre d'une vérification de routine sur le fonds de roulement de Norbourg, qui devait, en tant que conseiller financier, toujours demeurer au-dessus de 25 000$.

Ces vérifications étaient le plus souvent confiées au personnel des enquêtes et inspection, en raison de leur formation en comptabilité, a dit Frédéric Alberro, porte-parole de l'AMF. Le fait qu'il ait mis son titre d'enquêteur dans sa signature ne veut pas dire qu'il agissait dans le cadre d'une enquête. «Dans ces cas-là, le titre n'avait rien à voir avec le mandat.»

Que cette lettre fasse surface maintenant est un rebondissement bizarre. L'AMF vient tout juste d'obtenir une rétractation d'un ancien employé, Scott Disher, concernant des allégations embarrassantes au sujet de M. Asselin.

Dans une entrevue à La Presse publiée en octobre 2006, M. Disher avait affirmé que M. Asselin enquêtait sur Norbourg juste avant que M. Lacroix l'engage dans sa firme. L'AMF a toujours nié ces allégations. En entrevue récente, M. Disher a indiqué à La Presse qu'il a signé la rétraction parce que l'AMF envisageait une poursuite en dommages de 150 000$.

Dans le document cosigné par M. Disher et l'AMF, on lit que «() à l'époque où il était à l'emploi de la CVMQ, Éric Asselin n'a jamais été mandaté d'effectuer aucune inspection, ni enquête officielle ou non officielle portant sur le fonctionnement ou les opérations d'affaires () du Groupe Norbourg».

Dans son document de cour, l'AMF affirme aussi que les inspections et enquêtes sur Norbourg ont été lancées «bien après» qu'Éric Asselin eut démissionné de la CVMQ et entrepris sa carrière chez Norbourg.

La lettre de M. Asselin à Norbourg, en 2001, ne contredit aucunement cette position, affirme M. Alberro, de l'AMF: «Éric Asselin n'agissait pas à titre d'enquêteur ni même d'inspecteur dans le dossier Norbourg».

«La nature de l'intervention d'Éric Asselin, en 2001, auprès de () Norbourg portait sur la supervision du fonds de roulement», un travail qui relevait de la même direction que les enquêtes et inspections et que M. Asselin a fait dans le cadre régulier «de la supervision courante d'un conseiller en valeurs».
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Dim 1 Juil - 18:15

Norbourg: un ex-consultant absout l’AMF

30 juin 2007 - 09h06

La Presse

Denis Arcand




Visé par une injonction, un ancien employé de la Commission des valeurs mobilières du Québec a reconnu avoir fait des déclarations inexactes à La Presse au sujet de l’affaire Norbourg en 2006.

Scott Disher a effectué deux mandats de consultant pour la CVMQ (aujourd’hui remplacée par l’Autorité des marchés financiers) de 2001 à 2002.

Dans une entrevue publiée le 13 octobre 2006, M. Disher avait déclaré à La Presse que Éric Asselin, enquêteur à la CVMQ jusqu’en mars 2002, avait participé à une enquête informelle sur Norbourg, quelques mois avant de se joindre à la compagnie de Vincent Lacroix comme vice-président aux finances.

M. Disher avait aussi déclaré avoir recommandé à la direction de la CVMQ de congédier Éric Asselin avant que celui-ci ne démissionne de ses fonctions à la CVMQ et se joigne au Groupe Norbourg.

Avant la publication, l’AMF avait nié ces allégations et mis en demeure M. Disher de se rétracter. Il avait maintenu sa version des faits.

Le 19 octobre 2006, l’AMF a obtenu une injonction interlocutoire contre M. Disher, invoquant notamment l’obligation de confidentialité stipulée dans la loi.

Dans une déclaration commune «négociée longuement» et homologuée le 31 mai dernier en cour, M. Disher et l’AMF conviennent que M. Asselin n’a jamais été mandaté par la CVMQ pour participer à quelque inspection ou enquête que ce soit sur Norbourg; que ces inspections et enquête ont débuté «bien après» que M. Asselin se soit joint à Norbourg; et que M. Disher n’a jamais suggéré à son patron, le directeur de la conformité de l’époque, Me Jean Lorrain, de congédier M. Éric Asselin avant que celui-ci démissionne de la CVMQ pour se joindre à Norbourg.

Joint au téléphone jeudi, M. Disher a indiqué à La Presse avoir commis cette erreur de bonne foi. Il a par ailleurs référé à un paragraphe de son entente avec l’AMF, qui la définit comme un compromis de part et d’autre fait pour éviter un litige et qu’aucune des deux parties n’admet de faute ni de responsabilité.

L’entente est assortie d’une injonction permanente interdisant à M. Disher d’«utiliser, fournir, divulguer, révéler ou disséminer» à quiconque, «tout document ou information» obtenu durant ses deux contrats à la CVMQ.

Il ne peut non plus conseiller ni assister toute partie adverse d’un litige impliquant la CVMQ, et il doit aviser l’AMF de toute convocation en cour qui pourrait requérir son témoignage sur des informations obtenues comme employé de la CVMQ, afin que l’AMF puisse s’opposer à cette divulgation si elle l’estime nécessaire.

L’AMF est une des défenderesses dans un recours collectif de 130 millions intenté par les victimes de l’affaire Norbourg.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 15 Juin - 16:24

Les vrais enjeux oubliés au procès Lacroix ?

15 juin 2007 - 16h26

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






Après six semaines d'un procès pénal éprouvant, Vincent Lacroix se demande si des enjeux symboliques n'ont pas monopolisé une trop grande part de l'attention collective portée à l'affaire judiciaire.

Lors d'une entrevue donnée à LaPresseAffaires.com moins d'une heure après l'ajournement des audiences jusqu'au 5 septembre, l'ancien PDG de Norbourg a affiché sa surprise quant à la tournure des événements.

À son avis, des sommes dépensées au bar de danseuses Chez Parée (29 000 $) et au Dancing Embassy en Suisse (47 000 $) ont peut-être fait oublier les vrais enjeux.

Il rappelle que les 51 chefs d'accusation qui pèsent contre lui à la Cour du Québec portent sur 115 M$ retirés dans les fonds des investisseurs, des retraits irréguliers et la production de faux documents.

Aussi, d'autres chiffres lui semblent plus imposants. «Norbourg, c'est un chiffre d'affaires de 25 à 30 M$ par année vers la fin de son existence, affirme M. Lacroix. Est-ce que Chez Parée et Dancing Embassy sont des montants significatifs comparativement à ceux dont nous avons discuté dans ce dossier ? Dans une vérification comptable, ce ne serait même pas examiné.»

Selon Vincent Lacroix, l'Autorité des marchés financiers et ses avocats disposent d'une puissante machine pour effectuer la poursuite. Une machine qui a pris le soin de s'attarder aux détails embarrassants afin d'alimenter les médias.

«C'est vraiment pour détruire mon image et non pour régler des choses dans le dossier, dit notre interlocuteur. Ce qui me surprend, c'est de voir à quel point le public y porte attention.»

M. Lacroix ne va pas jusqu'à blâmer les médias, pour lesquels il ne cache pas une dose de respect. «Ces histoires-là défoulent les gens. Je comprends que d'un point de vue médiatique, ça marche. Mais ça ne règle rien. Si 50 M$ avaient été dépensés chez Parée, ce serait autre chose.»

Afin de recentrer le débat, M. Lacroix revient sur ses allégations qu'il héritait d'un «trou comptable» de plus de 20 M$ dans les fonds Evolution. Il a fait l'acquisition de ces derniers en achetant Capital Teraxis de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

«Pourquoi ne pas parler de la transaction de la Caisse de dépôt ? Teraxis et Evolution, c'est un marché de 12,3 M$, C'est un enjeu important mais on en a parlé pour seulement une heure lors de l'interrogatoire. Dancing Embassy et Parée ne totalisent même pas 100 000 $ et on a passé beaucoup de temps là-dessus.»

Reconnaissant que le procès a un impact sur son entourage, M. Lacroix regrette aussi les propos tenus par d'anciens collaborateurs comme Pierre Therrien. Cet ingénieur financier affirmait vendredi que son salaire n'était pas toujours conforme à ceux de l'industrie et qu'il a perdu de l'argent placé chez Norbourg.

«Même si sa situation n'est pas drôle, il a reçu un million de dollars sur cinq ans, rappelle le PDG déchu. Je comprends que c'est plate pour tout le monde. Les détenteurs de parts ont perdu de l'argent, les représentants ont perdu leurs emplois et les employés ont été touchés.»

C'est sans oublier que Vincent Lacroix aurait aimé être plus efficace quand il contre-interrogeait les témoins. Il espère que le juge Claude Leblond croira ce qu'il a tenté de démontrer sur l'argent «détourné». «Je pensais qu'il était clair que les retraits touchant Desjardins Opvest n'étaient pas irréguliers. Mais on n'a pas accroché là-dessus.»

Rappelons que pendant les audiences, le juricomptable François Filion a affirmé que parmi les facteurs qualifiant un retrait d'irrégulier, l'on retrouve le passage des sommes ailleurs que dans un compte en fiducie. Les témoins qui se sont présentés en cour ont pourtant rappelé que dans certaines circonstances, l'argent pouvait très bien transiter du gardien de valeurs vers un courtier en valeurs mobilières et toujours appartenir aux investisseurs.

Peu importe, le résultat attendu n'est visiblement pas encore venu. «Quand j'ai voulu tomber là-dedans, dit M. Lacroix, j'ai souvent été référé à d'autres témoins.»

Enfin, l'accusé estime que la poursuite ne cherche pas simplement à le punir. Et peu importe le résultat, bien des questions demeureront. «Ils veulent faire un exemple. À la fin de tout cela, j'ai l'impression que le public sera très mécontent.»
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 15 Juin - 14:32

Un Vincent Lacroix frugal... puis généreux

15 juin 2007 - 13h39

LaPresseAffaires.com

Michel Munger, au Palais de justice de Montréal






À titre de grand patron de Norbourg, Vincent Lacroix pouvait autant s'avérer économe avec les salaires d'employés qualifiés que devenir très généreux par la suite.

Lors de la dernière audience du procès pénal de M. Lacroix à la Cour du Québec vendredi matin, c'est le témoin Pierre Therrien qui a bouclé la boucle.

Ce dernier a travaillé au niveau de l'ingénierie financière du fonds Eloria chez Norbourg, développant des stratégies de placement réglées au quart de tour.

Une fois impliqué dans ces activités de Norbourg, qui gérait de l'argent pour Desjardins Opvest, M. Therrien était payé seulement 32 000 $ par année. Citant les études de la firme Russell Reynolds de l'époque, il affirme que la médiane pour un emploi tel que le sien tournait autour de 150 000 $ par an.

Une paie aussi mince ne le réjouissait pas, mais M. Therrien l'a acceptée car les idées qu'il avait développées trouvaient enfin preneur. «J'avais confiance en mes moyens, je faisais ce que je voulais avec ma carrière.»

Toutefois, avec le temps, l'ingénieur financier a demandé plus d'argent, surtout en tenant compte que ses collègues gagnaient plus que lui.

À l'automne 2000, Vincent Lacroix a négocié dur, lui rappelant que Norbourg était une jeune entreprise qui cherchait à être rentable et qui devait respecter des ratios financiers. Alors, sur entente verbale, il a accepté de lui refiler une participation de 7,5% dans Norbourg Services Financiers.

À court de fonds en janvier 2001 et n'ayant pas encore reçu ses actions, Pierre Therrien revient à la charge. Il demande à son PDG de lui prêter 10 000 $. Vincent Lacroix répond avec un chèque personnel de 25 000 $ qu'il lui tend tout simplement en cadeau.

Cherchant toujours à acquérir une part de Norbourg Services Financiers, M. Therrien relance l'idée de l'actionnariat. Il propose qu'on lui octroie des options d'achat au lieu des actions. Vincent Lacroix accepte mais n'y donne pas suite.

Avec un salaire qui augmente graduellement vers les 60 000 $ par année, Pierre Therrien démontre toujours le souci d'être aussi bien payé que ses pairs. Par exemple, en février 2004, M. Lacroix lui signe un chèque personnel de 240 000 $.

Si l'on combine son salaire, les autres chèques, avantages et les sommes reçues quand il a fondé son entreprise Modalgo (qui allait devenir fournisseur de Norbourg) Pierre Therrien a reçu plus de 1 M$ en rémunération de 2000 à 2006.

Recevoir des chèques personnels au lieu d'une paie régulière le dérangeait-il ? Non, dit-il, car tout ce qu'il voulait, c'était d'être payé normalement.

S'il a reçu sa part d'argent, le témoin a essuyé quelques revers. Une partie des montants a atterri dans les mains du syndic de faillite RSM Richter. En plus, lui et ses proches ont perdu jusqu'à 400 000 $ placés dans les fonds Norbourg.

Un témoin plus difficile

Ce témoin a donné plus de file à retordre à Eric Downs, procureur de l'AMF, que ceux qui l'ont précédé dans la salle de cour.

Quand Me Downs lui a posé des questions sur l'endroit où les valeurs gérées par Norbourg étaient gardées, il a opiné qu'il était tout à fait normal que des montants sortent des coffres du gardien de valeur pour se trouver chez un courtier.

Quand l'avocat de la poursuite a insisté sur sa connaissance de l'endroit où se trouvait l'argent, M. Therrien a résumé ainsi: «on n'en parlait pas, ça ne changeait rien dans ma vie».

Pierre Therrien a aussi ajouté aux doutes sur un «héritage de la Caisse» négatif de 20 M$ dans les fonds Evolution quand Norbourg les a acquis. Il a dit ne jamais en avoir entendu parler car il passait très peu de temps avec Vincent Lacroix en 2004, une fois le mandat de Desjardins annulé.

Enfin, M. Therrien a contredit d'autres témoins au procès quand il a estimé que la structure était la force de Vincent Lacroix au sein de Norbourg.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Ven 15 Juin - 7:20

L'été de Vincent Lacroix sera très chargé

15 juin 2007 - 06h02

LaPresseAffaires.com

Michel Munger






Même si son procès pénal fait relâche pour l'été vendredi, Vincent Lacroix aura un été occupé. Au menu: recours collectifs, la faillite, la préparation de la deuxième phase de son procès et la préparation de poursuites.

M. Lacroix a confirmé à LaPresseAffaires.com que l'affaire Norbourg est loin d'être réglée pour lui.

«Il y a la question des recours collectifs intentés contre moi et la libération de ma faillite, dit l'ancien propriétaire de Norbourg. Nous avons cela à préparer et le procès pénal à terminer. Je veux aussi intenter deux poursuites, alors l'été va passer vite.»

Accusé par l'Autorité des marchés financiers d'avoir détourné 115 M$ en 137 retraits irréguliers dans l'épargne de 9200 investisseurs, l'homme entend toujours répliquer par la voie légale.

«Si je suis poursuivi au pénal pour des informations fausses ou trompeuses, explique-t-il, je vais poursuivre des individus pour la même raison. Ou peut-être la Caisse de dépôt en rapport aux Fonds Evolution. Je vais lancer une poursuite au civile contre l'Autorité des marchés financiers, c'est certain. J'ai jusqu'au 25 août 2008 pour le faire.»

Rappelons qu'au procès pénal qui s'ajourne vendredi et qui reprendra le 4 septembre, l'Autorité des marchés financiers a déposé 51 chefs d'accusation. En plus des retraits irréguliers faits dans les fonds Norbourg et Evolution, Vincent Lacroix aurait produit de faux documents.

Pour chacun des 51 chefs, l'AMF demande cinq ans moins un jour de prison et une amende de 5 M$.

Dans la première phase du procès, le principal témoin de l'affaire aura été le juricomptable François Filion. Retenu à titre d'enquêteur par l'AMF, il a exposé une thèse complexe.

Selon sa preuve, un stratagème de 10 000 transactions bancaires aura permis à M. Lacroix de faire circuler l'argent, de générer de vrais revenus mais aussi d'en créer des faux. Par la suite, cet argent se serait rendu partout dans le groupe Norbourg, notamment pour financer des acquisitions et une croissance surprenante.

En plus de cela, les sommes auraient permis de payer toutes sortes de dépenses. Parmi elles, l'on retrouve 29 000 $ dépensés au bar de danseuses Chez Parée, à Montréal, ainsi que des voyages en Suisse et à Cuba.

François Filion a longuement exposé comment l'argent aurait été retiré dans les fonds appartenant à de petits investisseurs et à un partenaire aussi connu que la filiale Opvest de Desjardins.

La principale défense de Vincent Lacroix aura été de dire qu'il a hérité d'un trou comptable de plus de 20 M$ avec les fonds Evolution. Il a mis la main sur ces fonds en 2004 avec l'achat de Capital Teraxis auprès de la Caisse de dépôt et placement.

À partir du 4 septembre, les audiences reprendront à raison de quatre jours par semaine, soit du lundi au jeudi. Une quinzaine de témoins défileront devant le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec.

Jusqu'ici, ce dernier a virtuellement joué le rôle d'avocat de la défense en soulevant les interrogations de droit pour Vincent Lacroix afin d'assurer l'équité du procès. Une batterie d'avocats et d'aides se trouve du côté de l'AMF, dont le redoutable procureur Eric Downs, alors que M. Lacroix se défend seul.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 14 Juin - 19:27

Divergences entre témoins au procès Lacroix

14 juin 2007 - 17h55

LaPresseAffaires.com

Michel Munger, au Palais de justice de Montréal




Deux témoins appelés à donner leur version des faits jeudi sur le scandale Norbourg au procès pénal de Vincent Lacroix se sont légèrement contredits sur des informations que l'Autorité des marchés financiers veut établir.

En effet, Mario Lavallée, consultant dans le secteur financier qui a aussi servi Norbourg à titre de président de filiales, et Pierre Therrien, développeur de stratégies de gestion, n'ont pas tenu les mêmes propos sur deux questions précises.

Un désaccord évident portait sur l'organisation du travail. Le procureur de l'AMF, Eric Downs, a demandé aux deux hommes qui ont travaillé pour Norbourg si les organigrammes de l'entreprise tenaient la route.

Si Mario Lavallée affirmait que ces documents «ne voulaient rien dire», M. Therrien a tenu un discours nuancé.

Cet ingénieur financier estimait que les postes et la structure comportaient certainement un aspect «publicitaire», comme l'expression «à la mode» de son poste de «directeur de l'ingénierie financière». Par contre, M. Therrien a dit que l'organigramme avait une signification réelle.

MM. Therrien et Lavallée se rejoignaient quand même pour dire que Vincent Lacroix exerçait un contrôle sur toutes les décisions importantes à prendre.

D'ailleurs, M. Therrien s'est plaint de ne pas avoir eu accès directement aux détails des transactions effectuées sur des titres par Norbourg dans le cadre d'Opvest. Cela rendait son travail plus difficile.

M. Lacroix aurait allégué s'être inspiré des stratégies de l'employé pour ses clients en gestion privée, ce qui combinait - et gonflait - les données du compte en provenance du courtier TD Waterhouse.

En deuxième lieu, Mario Lavallée a expliqué que son ancienne firme de consultants Lavallée Bourgeois et Associés avait fait le lien entre Desjardins et Norbourg, engendrant les investissements faits par Desjardins Opvest. L'ancien mentor de Vincent Lacroix disait avoir travaillé conjointement avec les gens de Norbourg.

Or, Pierre Therrien croit que le rôle de Norbourg dans l'investissement de Desjardins était «accessoire». À son avis, les sociétés de M. Lacroix n'ont été impliquées dans cette affaire seulement parce que Norbourg était autorisée à faire la gestion de fonds, un privilège que ses partenaires ne détenaient pas.

Il en conclut donc que Lavallée Bourgeois et Associés était «au centre du mandat de Desjardins».
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Jeu 14 Juin - 15:59

Le jeudi 14 juin 2007


Norbourg: au moins 40 Estriens seront indemnisés

Gilles Fisette

SHERBROOKE


Au cours des dernières semaines, une quarantaine de personnes de la région de Sherbrooke, clients de Vincent Lacroix et de Norbourg, ont reçu une bonne nouvelle de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Finalement, leur apprend-on, ils auront droit au fonds d'indemnisation, qui leur remboursera la totalité de leur placement, à quelques dollars près.

--------------------
Lire aussi:
Section spéciale Vincent Lacroix
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C'est du moins ce qu'a révélé leur avocat, Me Gilles Fontaine, par qui la bonne nouvelle de l'AMF a transité.

Pour l'instant, a précisé Me Fontaine, on parle d'une quarantaine d'épargnants mais ce nombre pourrait croître au fil des jours puisque les actions entreprises par l'avocat sherbrookois auprès de l'AMF portaient sur le cas de 109 personnes.

"Et comme tous ces dossiers sont semblables, tout laisse croire que tous ces gens recevront une décision semblable", a avancé le juriste.

La quarantaine de personnes à qui ont vient d'apprendre que le fonds d'indemnisation couvre effectivement leurs pertes à la suite des manipulations malhonnêtes dont est accusé Vincent Lacroix, pourront donc revoir leurs dûs, soit des sommes d'argent qui varient entre une dizaine de milliers de dollars et deux cent mille dollars.
La moyenne des sommes récupérées est de cent mille dollars.

La somme de deux cent mille dollars est le maximum couvert par le fonds d'indemnisation de l'AMF. Si l'épargnant avait confié une somme supérieure à Vincent Lacroix, il devra compter sur d'autres recours juridiques possibles pour retrouver une partie de son dû.

Comme l'a expliqué Me Fontaine, le cas de ses 109 clients n'est pas extensible à l'ensemble des gens floués dans l'affaire Norbourg. Ces gens avaient des particularités en commun.

"L'argent de ces personnes s'est retrouvé dans cinq fonds de Norbourg Capital qui ont été entièrement pillés. Nous, on prétendait que ces gens avaient droit à la couverture offerte par le fonds d'indemnisation de l'AMF. Mais, dans un premier temps, l'AMF a soutenu le contraire. Nous avons développé neuf arguments, dont le fait que, dans ces cas-ci, le cabinet financier, le gestionnaire et le fiduciaire étaient une seule et même personne, soit Vincent Lacroix, et que dans toute la chaîne, on n'était pas sans savoir, qu'en bout de ligne, le fonds serait pillé", a résumé Me Fontaine.

Finalement, dans un premier temps, les épargnants ont reçu un avis de l'AMF comme quoi l'analyse de leur demande serait approfondie.

C'est par la suite que les lettres porteuses de la bonne nouvelle ont commencé à être acheminées.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 13 Juin - 19:10

Vincent Lacroix et l'argent de la famille

13 juin 2007 - 17h21

LaPresseAffaires.com

Michel Munger, au Palais de justice de Montréal






La provenance du financement de Norbourg n'était pas très claire, même pour les plus proches collaborateurs de Vincent Lacroix. Mais les rumeurs sur «l'argent de la famille» et «une institution bancaire européenne» flottaient.

C'est ce qui ressort d'un mercredi après-midi de témoignage de la part de Mario Lavallée, l'un des «cerveaux» qui ont contribué à faire éclore Norbourg à ses débuts.

Docteur en finance qui a enseigné à l'UQAM, M. Lavallée a déjà travaillé à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

C'est lui et son collègue Jacques Bourgeois qui ont aidé Norbourg à présenter un plan d'investissement à la filiale Opvest de Desjardins. Desjardins a misé 20 M$ de 2000 à 2004 dans un fonds de couverture baptisé Eloria chez Norbourg.

Mario Lavallée était impliqué dans ce travail au niveau stratégique, et il a, avec les années, joué plusieurs rôles dans les entreprises de Vincent Lacroix.

Il a agi à titre de consultant jusqu'en 2002, jusqu'à ce que sa firme Lavallée Bourgeois et associés soit rachetée par Norbourg. Il a ensuite fondé Finlab, une firme de consultants qui a fourni divers services de recherche et d'analyse aux sociétés de M. Lacroix.

Finlab a partagé des bureaux avec Norbourg au 615, René-Lévesque à Montréal. De 2002 au début de 2003, M. Lavallée a même été employé par Norbourg pendant un an afin de diriger des filiales.

Un financement flou

La question du financement de la croissance chez Norbourg n'était pas entièrement claire, a dit M. Lavallée en répondant aux questions d'Eric Downs, procureur de l'AMF.

Le discours officiel aurait porté sur «l'argent de la famille», notamment celui de Robert Simoneau, oncle de M. Lacroix. Aussi, Mario Lavallée en venait indirectement à la conclusion qu'«une institution financière européenne» soit impliquée par la voie d'actions ou de titres convertibles.

Rappelons que 600 000 $ de paiements ont été faits à Robert Simoneau à partir de divers comptes bancaires appartenant à Vincent Lacroix ou à ses sociétés.

Un PDG centralisateur

Mario Lavallée a joué un véritable rôle de mentor alors qu'il servait indirectement la cause de Norbourg en siégeant à son comité de placements. Il contribuait à indiquer aux gestionnaires quels étaient les risques géopolitiques et les meilleures occasions à saisir.

Ayant côtoyé M. Lacroix presque quotidiennement, M. Lavallée a affirmé devant le juge Claude Leblond que l'accusé centralisait les décisions dans son bureau.

Les décisions de placement, de gestion des fonds et la signature de chèques pour les filiales devaient passer par lui. Il connaissait très bien chacun de ses employés et les relations étaient au beau fixe.

Mais le contrôle était bien présent: «Les gens se disaient que si l'on voulait que quelque chose se fasse, il fallait en parler à Vincent», a lancé M. Lavallée.

Lacroix reste sur ses gardes

Invité à commenter les informations révélées en après-midi, Vincent Lacroix a prié les médias de le laisser faire son contre-interrogatoire avant d'en dire plus.

Il semblait par contre douter du contrôle centralisé dans ses mains chez Norbourg. «Je passais 3 heures par jour au bureau», a-t-il lâché.

M. Lacroix a aussi suggéré qu'il fallait demander à son oncle ce qu'il pensait des propos tenus par Mario Lavallée sur le financement en provenance de sa famille.

Et que dire des anciens collaborateurs qui viennent témoigner au procès, risquant de renforcer le dossier de l'Autorité des marchés financiers ?

«On va en voir plusieurs, dit l'ancien PDG. Je dirais que c'est mitigé comme émotion. Ce n'est pas la meilleure place pour les revoir. Il y a tellement de pression médiatique qu'il ne faut pas vraiment s'attendre à du soutien des anciens collaborateurs. Les gens craignent la pression.»
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 13 Juin - 14:05

L'amour-haine de Desjardins et du Groupe Norbourg

13 juin 2007 - 13h31

LaPresseAffaires.com

Michel Munger, au Palais de justice de Montréal






C'est presque une relation d'«amour-haine» qui s'est nouée entre le Mouvement Desjardins et Norbourg quand les deux entités ont commencé à brasser des affaires.

Alors que s'amorce mercredi matin le dernier droit du procès pénal du PDG déchu avant un ajournement estival, les nouveaux témoins Jacques Lussier (Desjardins) et Eric Poupart (Citibank) se sont présentés devant le juge Claude Leblond.

M. Lussier, vice-président aux Placements mobiliers chez Desjardins Gestion d'actifs, a bien expliqué à quel point le Mouvement tenait à encourager un gestionnaire montréalais à travailler dans les fonds de couverture.

L'homme longiligne a expliqué qu'en 1999, l'industrie des hedge funds était bien établie aux États-Unis, mais pas au Canada et surtout pas à Montréal.

C'est donc pour cela que la filiale qui s'appelait Desjardins Opvest à l'époque a sauté à pieds joints sur l'occasion de faire affaire avec Norbourg.

Ancien enseignant aux HEC, M. Lussier a connu Vincent Lacroix par l'entremise des anciens confrères universitaires Mario Lavallée et Jacques Bourgeois. On lui a donc proposé «une stratégie qui semblait plausible» avec le fonds Eloria de Norbourg.

La suite est bien connue: de 2000 à 2004, Norbourg a reçu 20 M$ empruntés par Desjardins à Citibank grâce à une entente de flux monétaires. Citibank recevait des intérêts sur l'argent emprunté et Desjardins assumait le risque de placement, devant renflouer Citibank si la valeur descendait en bas de 20 M$.

Même si le poids de Nortel et son impact négatif sur les 5 M$ initialement placés chez Norbourg ont entraîné des pertes de 614 000 $ en 2000, l'institution financière tenait à entretenir ses liens d'affaires.

C'est pour cela que M. Lussier a multiplié les rencontres de suivi afin de mieux contrôler les risques, discutant de ses «intentions futures de placement» avec M. Lacroix. Cela a débouché sur les 15 M$ de plus qui ont été investis.

Dans tout cela, le témoin n'a jamais été invité à commenter la thèse selon laquelle l'argent de son employeur a fait l'objet de retraits irréguliers.

La façon dont Desjardins a largué Norbourg en juin 2004 est toutefois révélatrice quant à son attitude face aux gestionnaires de fonds. Si le mouvement québécois tenait à créer un succès local, elle n'allait pas accepter n'importe quoi.

Quand Vincent Lacroix a révélé au journal Finance et Investissement le 1er juin de la même année sa relation avec Desjardins dans un texte au ton jugé négatif, Desjardins a ri jaune. Seulement dix jours plus tard, Norbourg se faisait retirer son mandat de gestion, devant rembourser 22,3 M$ à Citibank.

«Nous n'avons pas intérêt à travailler avec des gestionnaires qui font parler d'eux de façon négative dans les journaux», a résumé Jacques Lussier.

Et Desjardins n'hésite jamais à retirer un mandat, ce qu'elle fait une quinzaine de fois par année. Elle rencontre aussi 150 gestionnaires de fonds annuellement, ce qui lui fournit suffisamment d'occasions d'affaires pour ne pas s'«accrocher» à un partenaire.

Par ailleurs, le premier témoin de la journée a été Eric Poupart, employé de Citibank. Il a fait un passage rapide dans la salle de cour, ne faisant que détailler la signature des contrats pour prêter des sommes à Desjardins.

Vincent Lacroix a tenté de lui poser des questions pointues sur le fonctionnement des fonds de couverture, mais M. Poupart disait ne pas connaître le domaine. Le juge a rapidement rappelé que M. Lacroix questionnait «un témoin ordinaire» et non un expert.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mer 13 Juin - 8:00

Des avocats veulent aider Vincent Lacroix

13 juin 2007 - 07h23

LaPresseAffaires.com






Plusieurs avocats ont approché Vincent Lacroix récemment pour offrir leurs services au PDG déchu de Norbourg. Un avocat montréalais, Christian Gauthier, se dit même prêt à conseiller gratuitement Vincent Lacroix.

C'est un ami commun aux deux hommes qui a présenté M. Gauthier à Vincent Lacroix récemment. Gauthier et Lacroix ont discuté de stratégie ensemble, selon ce que rapporte le Journal de Montréal.

M. Gauthier n'a toutefois pas de mandat officiel à remplir auprès de l'ex-président du Groupe Norbourg.

Christian Gauthier affirme que Vincent Lacroix a effectivement besoin d'un conseiller, car il se représente lui-même et fait face à des accusations sérieuses, à une preuve complexe et à un avocat de la poursuite aguerri (Éric Downs).

Vincent Lacroix a par ailleurs indiqué que plusieurs avocats l'avaient contacté au cours des dernières semaines, surtout depuis le début de son contre-interrogatoire du juricomptable François Filion.

Certains avocats estimeraient que le processus judiciaire est débalancé.

Vincent Lacroix affirme ne pas avoir les moyens de se payer un avocat et il a tenté sans succès au cours des derniers mois d'avoir recours à l'Aide juridique.
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MessageSujet: Re: La Presse Affaires   Mar 12 Juin - 22:13

Lacroix perd une manche

12 juin 2007 - 16h11

LaPresseAffaires.com

Michel Munger, au Palais de justice de Montréal






Déçu de son contre-interrogatoire du juricomptable François Filion, Vincent Lacroix lâche prise en mettant fin abruptement à ses questions mardi, ouvrant la porte aux prochains témoins à son procès pénal.

L'ancien PDG de Norbourg a confié à une poignée de journalistes après le 19e jour d'audiences que M. Filion répondait habilement aux questions sur l'industrie des fonds communs.

Le témoin a souvent répété ne pas avoir l'expertise nécessaire pour commenter les points soulevés par l'accusé, l'empêchant d'attaquer avec efficacité la preuve présentée par l'Autorité des marchés financiers.

«Tant qu'à obtenir des réponses disant qu'il faudra s'adresser à d'autres personnes, dit Vincent Lacroix, j'ai conclu qu'il ne valait pas la peine de poser plusieurs questions pointues. Comme le juge l'a dit, ça ne sert à rien de perdre notre temps.»

M. Lacroix ne cache pas qu'il s'attendait à mieux. «Je suis un peu déçu de ma performance. Il y a des chiffres sur la table que je n'ai pas réussi à faire apparaître. J'ai trouvé cela difficile comme première expérience.»

Un procès «débalancé»

Si cette première manche n'a pas satisfait ses attentes, l'ancien PDG dit avoir trouvé des appuis dans la communauté juridique. Il confirme avoir dîné mercredi avec l'avocat montréalais Christian Gauthier.

Niant verser de l'argent en échange de conseils car il est toujours en faillite, M. Lacroix affirme que plusieurs avocats trouvent le procès «débalancé» en faveur de l'AMF.

«J'ai l'appui de certaines personnes, dit-il. Me Gauthier m'a parlé mais ne m'a pas encore donné de conseils. Il va me donner un coup de main car il trouve que la balance n'existe pas entre cinq personnes [du côté de l'AMF] et une personne de l'autre.»

Un ajournement vendredi

Par ailleurs, rappelons que le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, suspendra le procès pour l'été après l'audience de vendredi. La reprise aura lieu le 4 septembre, à raison d'un horaire du lundi au jeudi.

D'ici l'ajournement, c'est le dossier de Desjardins Opvest qui refera surface. Des témoins de Desjardins, Citibank et de Norbourg répondront aux questions d'Eric Downs (procureur de l'AMF) et à celles de Vincent Lacroix.

Avec les témoignages printaniers et ceux de l'automne, l'Autorité des marchés financiers calcule qu'elle aura appelé une vingtaine de personnes à la barre. Vincent Lacroix pourra ensuite présenter sa preuve et interroger ses propres témoins.

Toutefois, l'accusé a préféré ne pas s'étendre sur le sujet. «La preuve arrivera lorsque je la présenterai. Je la ferai valoir en temps et lieu. Des gens oeuvrant dans le domaine viendront témoigner: ce seront des gestionnaires de portefeuilles et d'autres intervenants qui ont beaucoup d'expérience.»

M. Lacroix croit même pouvoir lancer des «procédures» une fois passé le cap des trois ans depuis les perquisitions d'août 2005. Il a toutefois préféré ne pas les détailler.
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