Scandale Norbourg

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 Canoë

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Enyl

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MessageSujet: Re: Canoë   Jeu 29 Oct - 20:12

Mise à jour: 29/10/2009 19:21
Procès Norbourg
Patrick Lacroix berné par son frère Vincent?

(Agence QMI)


Patrick Lacroix (à droite) affirme s'être fait berné par son frère Vincent. © Photo QMI
L’ex-PDG de Norbourg, Vincent Lacroix, aurait berné sans scrupules tous les gens qui se trouvaient sur son passage, n’épargnant même pas les membres de sa famille.

Son frère cadet, Patrick, affirme être aussi tombé dans les griffes du «gourou» Lacroix en s’associant avec lui pour la l’acquisition de la réputée Auberge de l’étoile située à deux pas du Lac Memphrémagog. Un achat de 3,8M$, le 1er août 2005.

Directeur des ventes pour la compagnie Coca-Cola à l’époque, Patrick Lacroix assure avoir fait confiance à son grand frère «car sa compagnie marchait fort. Tu regardais avec les gens qu’il parlait et tu disais ses choses vont vraiment bien. WOW!», a lancé l’homme de 40 ans, qui témoignait, jeudi, au procès des cinq présumés complices dans l’affaire Norbourg.

Un rêve réalisé

Patrick Lacroix explique aussi cette confiance envers son frère parce qu’il était certain que «toutes les acquisitions de Norbourg étaient approuvées par l’AMF (silence) on abordera pas sur l’AMF, SVP».

Originaire de Magog, Patrick Lacroix a souligné qu’il réalisait ainsi un rêve en se lançant en affaires. Un rêve devenu cauchemar après seulement 24 jours à titre de propriétaire. En effet, le 25 août 2005, l’empire Norbourg s’est écroulé avec de nombreuses perquisitions par la GRC, dont l’Auberge.

En contre-interrogatoire, Patrick Lacroix a admis qu’il avait tout de même eu une certaine méfiance après avoir constaté qu’un premier chèque de 100 000$ du compte personnel de Vincent Lacroix versé en acompte avait «rebondi par manque de fonds».

Un chèque de 2,6 M$

«Vincent m’a expliqué que c’était une erreur de parcours». Après avoir trouvé une autre réponse pour dissiper les doutes, Vincent Lacroix lui a signé un autre chèque de 2,6 M$, soit 26 fois plus élevé que celui qui venait d’être retourné.

«J’avais confiance en Vincent. Il avait le rôle financier, moi j’étais responsable de la gestion de A à Z dans la compagnie (Gestion Lacroix). Je n’ai jamais douté qu’il pouvait s’agir de blanchiment d’argent.»

Outre Patrick, mentionnons que Donald Lacroix (père), David Simoneau (cousin), Robert Simoneau (oncle), Stéphanie (sœur) et David Cloutier (beau-frère de Vincent) ont tous été éclaboussés par l’affaire Norbourg, où plus de 9200 investisseurs ont été floués de 115 M$.







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MessageSujet: Re: Canoë   Mar 27 Oct - 20:31

Mise à jour: 27/10/2009 15:25
Affaire Norbourg
David Simoneau : un criminel repentant

(Agence QMI)
Stéphane Tremblay


David Simoneau, le cousin de Vincent Lacroix © Agence QMI/Stéphane Tremblay
MONTRÉAL | C’est un David Simoneau repentant qui a poursuivi aujourd'hui son témoignage pour une troisième journée au procès criminel des cinq présumés complices de Vincent Lacroix dans le scandale Norbourg.

Pour la première fois depuis l’éclatement du «monstre» Norbourg en août 2005, Simoneau a admis qu’il avait «commis des actes criminels» en signant de nombreuses demandes de retraits de plusieurs centaines de milliers de dollars dans des transferts frauduleux permettant à Vincent Lacroix de voler 9200 investisseurs de plus de 115M$.

«Je n’ai jamais comploté de plan avec Vincent ni avec personne chez Norbourg pour voler les gens. Je savais que ce n’était pas correct de changer des chiffres dans les rapports de notre système maison pour qu’ils concordent avec ceux du gardien des valeurs, mais Vincent me rassurait toujours en me disant que c’est de cette manière que ça fonctionne en finance», a expliqué celui qui n’avait aucune connaissance en finance avant de mettre les pieds chez Norbourg en 1998.

«J’ai tout appris de Vincent. C’est mon cousin et on s’aimait beaucoup.»

L’homme de 32 ans s’est dit également conscient que s’il n’était devenu délateur pour la GRC, il serait assis sur le siège des accusés.

«J’ai fait des choses que je n’aurais jamais dû faire. Je le regrette amèrement, mais je dois en assumer une part de responsabilité. Les gens qui travaillaient jour et nuit pour modifier les chiffres savaient qu’il s’agissait de faux documents.»

Le contre-interrogatoire se poursuit cet après-midi.

Plus de détails à venir.





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MessageSujet: Re: Canoë   Lun 26 Oct - 15:40

Mise à jour: 26/10/2009 11:45
Dépôt d'un nouveau projet de loi
Les délinquants à cravate dans la mire d'Ottawa

(Agence QMI - 24h)
Jean-François Cyr


Par ce projet de loi, Ottawa veut apporter des changements pour améliorer les systèmes correctionnel et de libération conditionnelle actuelle. © Agence QMI
Le gouvernement fédéral déposera cet après-midi un projet de loi pour s’attaquer aux bandits à cravates. Cette mesure, lorsqu’elle sera acceptée au parlement, changera en partie les règles concernant la remise en liberté anticipée des détenus.

La nouvelle loi favorisera l’adoption d’une nouvelle approche en matière de services correctionnels ainsi qu’un renforcement des droits des victimes. Selon le gouvernement conservateur, elle accentuera par le fait même la responsabilité et la responsabilisation des délinquants.

«Le gouvernement est d’avis que le système judiciaire et correctionnel ne devrait pas accorder plus d’importance aux droits criminels qu’aux droits des victimes et des Canadiens», a déclaré lundi à Montréal le ministre de la Sécurité publique Peter Van Loan, lors d’une conférence de presse tenue au complexe Guy-Favreau.

Une procédure qui pose «problème»

Selon la procédure d’examen expéditif (PEE) en vigueur, les criminels reconnus coupables d’infractions non violentes peuvent actuellement obtenir la semi-liberté après avoir purgé un sixième de leur peine et la libération conditionnelle totale après avoir assumé le tiers de leur condamnation.

«C’est un problème. La situation actuelle choque les Canadiens. Nous nous assurerons que les délinquants soient tenus davantage responsables de leurs actes. Les droits des victimes et la sécurité de nos collectivités doivent être notre priorité», a ajouté M. Van Loan.

Ainsi, l'objectif du projet de loi est de faire en sorte, selon le ministre, que la libération devienne un privilège offert à ceux qui ont démontré leur volonté de se réhabiliter plutôt qu'un droit.

Au Québec

Les crimes financiers majeurs (notamment les affaires impliquant Earl Jones et Vincent Lacroix) qui ont affligé des milliers de Québécois ces dernières années sont des raisons suffisantes pour intervenir de façon significative, selon le ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux Christian Paradis.

«Ce ne sont peut-être pas des crimes violents, mais ils ont apporté des préjudices graves à plusieurs personnes qui sont accablées par des pertes financières douloureuses.»

Présent lors de cette annonce, Jean-Guy Houle, qui a perdu 190 000 $ destinée à sa petite-fille dans la saga Norbourg, s’est dit satisfait de la mesure proposée par le gouvernement.

Le ministre Van Loan estime que ces mesures coûteront environ 60 millions $ aux contribuables.







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MessageSujet: Re: Canoë   Lun 19 Oct - 19:42

Mise à jour: 19/10/2009 19:01
Procès des présumés complices
Vincent Lacroix a rapidement passé son message

(Agence QMI)
Sté


Félicien Souka, l’un des cinq présumés complices de Lacroix. © Agence QMI - Archives
Une autre comptable a réitéré lundi ce que d’autres témoins ont déjà mentionné à l’effet que «tout devait passer par Vincent Lacroix ou David Simoneau» avec l’achat par Norbourg des fonds Évolutions auprès de la Caisse de dépôt et placement du Québec, en décembre 2003.
«Dès le début, nous avons eu une directive très claire de ne pas communiquer avec les gens de la Banque de Montréal (où se trouvait le nouveau compte en fiducie) ni chez Northern Trust (le nouveau gardien des valeurs). Notre contact était David Simoneau (le cousin de Vincent Lacroix) ou Vincent Lacroix, lui-même, advenant un problème quelconque», a souligné Manon Sanfaçon, ancienne comptable chez CITAC, la compagnie qui administrait les fonds Évolutions avant l’acquisition de Norbourg.

Ce témoignage a été livré dans le cadre du procès des cinq coaccusés de l’affaire Norbourg. La femme de 39 ans a affirmé qu’elle était constamment en lien avec Félicien Souka, l’un des cinq présumés complices de Lacroix.

Des courriels en preuve

Des courriels saisis dans la boîte de courrier Internet de Félicien Souka démontrent effectivement qu’il était responsable de transmettre quotidiennement et mensuellement les relevés de Norbourg «pour que les chiffres balancent».

Manon Sanfaçon, une comptable de grande expérience, a soutenu que la façon de gérer de Vincent Lacroix était «spéciale». «Il vendait tous les titres au début du mois pour faire de la liquidité et rachetait plusieurs titres à la fin du mois».

Malgré cette façon d’administrer «anormale», Mme Sanfaçon assure qu’elle n’a jamais vu venir le scandale de Norbourg où 9200 investisseurs ont été volés de 115M$.

Rappelons que le patron de Mme Sanfaçon, Normand Leclerc, président-fondateur de CITAC, a perdu son principal contrat (60% de son chiffre d’affaires de 1M$) pour avoir passé outre une directive de Lacroix en contactant un employé de la banque.

Un débat

Le reste de la journée a été marqué par un long débat en droit, mais puisqu’il s’est tenu en l’absence du jury, nous ne pouvons en dévoiler le moindre détail.





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MessageSujet: Re: Canoë   Ven 9 Oct - 18:06

Mise à jour: 09/10/2009 13:50
Sentence de Vincent Lacroix
Les victimes demeurent furieuses

(Agence QMI)
Jean-Philippe Arcand


Vincent Lacroix a reçu cette sentence au Palais de justice de Montréal, vendredi, pour avoir floué plus de 9 200 investisseurs dans une fraude évaluée à environ 130 millions $. © Agence QMI
Même si celui qui leur a volé toutes leurs économies vient d’écoper d’une sentence de 13 ans de prison, la plus importante de l’histoire canadienne pour un tel crime, les victimes de Vincent Lacroix ont toujours la rage au cœur et se demandent s’ils pourront un jour retrouver la quiétude.

::encart:: Rencontrées au sortir de la salle d’audience, des victimes de Lacroix ont accueilli la peine de façon plutôt mitigée.

«Dans un an ou un an et demi, il va retrouver sa liberté, mais moi, je me demande quand j’aurai la mienne», a laissé tomber Michel Vézina, qui a perdu 300 000 $ dans toute cette affaire.

«J’aurai 71 ans bientôt. J’aimerais bien ravoir ma retraite mais pour le moment, je ne peux pas», a-t-il ajouté.

En pouvant bénéficier d’une libération conditionnelle au sixième de sa peine, Vincent Lacroix pourrait être libre dès l’été 2011.

En tenant compte de sa première sentence reçue au pénal, il aurait ainsi purgé moins de quatre ans de prison.

Plus rien

Un autre investisseur lésé, Jean-Guy Houle, semblait plutôt désillusionné par la sentence imposée à Vincent Lacroix. «Même s’il avait eu 30 ans, ça ne nous rend pas grand-chose. On se retrouve quand même avec un gros zéro», déplore-t-il.

Ce dernier était d’ailleurs accompagné de sa petite-fille Daphné, âgée de 15 ans, elle aussi victime de Lacroix. M. Houle avait amassé 97 500 $ pour l’adolescente à la suite du décès de son père. Il n’en reste plus rien aujourd’hui.

«C’est un geste inacceptable. Il ne s’est jamais soucié des conséquences pour ses victimes, a-t-elle dit. Si j’avais cet argent, j’aurais pu m’en servir pour mes études.»

L’ex-PDG de Norbourg a reçu cette sentence au Palais de justice de Montréal, vendredi, pour avoir floué plus de 9 200 investisseurs dans une fraude évaluée à environ 130 millions $.







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MessageSujet: Re: Canoë   Ven 9 Oct - 18:05

Mise à jour: 09/10/2009 16:53
Lacroix condamné à 13 ans de prison
Une peine plus sévère à cause des médias?

(Agence QMI)
Jean-Philippe Arcand


La fraude orchestrée par Vincent Lacroix, qui a touché près de 9 200 investisseurs, est évaluée à 130 millions $. © Agence QMI
Si Vincent Lacroix a écopé d’une sentence de 13 ans de prison au Palais de justice de Montréal, aujourd'hui, c’est en partie «à cause de la forte médiatisation de l’affaire».

::encart:: C’est du moins ce qu’affirme le criminaliste Me Jean-Pierre Rancourt, rejoint par 24H. Selon lui, l’ex-PDG de Norbourg aurait eu une peine moins lourde si le scandale n’avait pas tant fait jaser.

«Évidemment, tout le monde aurait préféré qu’il soit condamné à la pendaison, lance-t-il. Mais 18 ans pour quelqu’un qui n’avait pas de casier judiciaire, je trouve ça un peu gros.»

Me Rancourt faisait ainsi référence à la sentence pénale de cinq ans moins un jour de prison dont Lacroix avait écopé au préalable.

Le juriste a cependant précisé qu’il s’agissait d’une peine «sévère, mais pas déraisonnable» et qu’elle «mettait la table pour les futurs fraudeurs».

Regrets

Pour sa part, l’avocat Robert La Haye estime que la gravité de la sentence s’explique en grande partie par l’absence de remords exprimés par Lacroix.

«Il a essayé de manipuler le tribunal en faisait croire qu’il avait des regrets, mais le seul regret qu’il a, c’est celui de s’être fait prendre», indique-t-il.

Libération conditionnelle

Cela dit, Lacroix pourrait bénéficier d’une libération conditionnelle au sixième de sa sentence, ce qui signifie qu’il pourrait se retrouver libre comme l’air à l’été 2011.

Si plusieurs pourraient s’en indigner, Me Rancourt tient à préciser que «le juge n’a pas à tenir compte de la possibilité d’une libération conditionnelle quand vient le temps de rendre sa sentence».

La fraude orchestrée par Vincent Lacroix, qui a touché près de 9 200 investisseurs, est évaluée à 130 millions $.







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MessageSujet: Re: Canoë   Jeu 8 Oct - 7:25

Mise à jour: 07/10/2009 21:42
Affaire Norbourg
Jean Cholette sur la sellette

(Agence QMI) Stéphane Tremblay


Jean Cholette, 45 ans, était teneur de livres de Norbourg International. Il fait face à 150 chefs d’accusation. © Photo QMI
Pour la première fois depuis le début du procès criminel des cinq présumés complices de Vincent Lacroix, l’un des accusés a été directement montré du doigt, mercredi, au palais de justice de Montréal.

La Couronne a tenté de démontrer que Jean Cholette signait des chèques et avait accès aux comptes bancaires de la compagnie.

Une ancienne comptable de chez Norbourg, Lise Boulet, a déclaré qu’il était difficile, voire impossible d’obtenir des preuves avant de réaliser des transactions. Elle a démissionné de son poste seulement sept mois après son embauche n’étant pas à l’aise avec la façon de procéder de Norbourg.

Pas de structure

Elle également souligné que Norbourg avait certaines difficultés avec les instituions bancaires dès 2004. La Caisse Desjardins de La Prairie aurait obligé Lacroix à fermer ses comptes, ce qu’il aurait fait pour transférer son argent dans une banque à Montréal.

La remplaçante de Mme Boulet, Karine Bouchard, une jeune comptable agréé, en a tiré les mêmes conclusions. «Il y avait plusieurs mois de retard dans la comptabilité. Il n’y avait pas de structure de tâche, pas plus de système de contrôle. M. Lacroix contrôlait tout.»

Mme Bouchard a été en poste chez Norbourg pendant huit mois. Elle a, entre autres, réalisé de nombreuses transactions de plusieurs centaines de millions $ d’un compte à d’autres comptes et ce, à la demande de Jean Cholette. «Je m’exécutais sans trop poser de questions.»

Les fins de semaine

Karine Bouchard se souvient aussi d’avoir inscrit à la main sur une correspondance écrite avec M. Cholette qu’elle n’a pas le droit de transférer certains argents sans l’autorisation de l’AMF.

«Je travaillais plus de 50 heures par semaine. Des fois, je rentrais les fins de semaine avec toute la gang pour essayer de mettre de l’ordre. Je pensais que M. Lacroix était un homme extrêmement fortuné. Je n’ai jamais pensé que l’argent provenait des investisseurs», a-t-elle déclaré.

Jean Cholette, 45 ans, était teneur de livres de Norbourg International. Il fait face à 150 chefs d’accusation. Les autres présumés fraudeurs sont Jean Renaud, Rémi Deschambault, Félicien Souka et Serge Beugré. Ils doivent répondre à plus de 700 chefs et sont passibles d’une peine d’emprisonnement de 14 ans.







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MessageSujet: Re: Canoë   Mar 6 Oct - 18:08

Mise à jour: 06/10/2009 16:55
Selon l'ancien VP aux finances
Norbourg décrit comme un «monstre»

(Agence QMI)
Stéphane Tremblay


Les opérations de Norbourg ont cessé le 25 août 2005 à la suite de plusieurs perquisitions. © Collaboration spéciale
L’ancien vice-président finances chez Norbourg, Jean Hébert, assure que la compagnie était «un monstre» avec Vincent Lacroix qui détenait le plein contrôle.

«C’était le bordel. La comptabilité était tout à l’envers. L’entreprise n’avait pas de budget pour des projets, ni de compte de dépenses et Vincent Lacroix signait tous les chèques et faisait des dons à gauche et à droite», a souligné M. Hébert qui témoignait dans la cadre du procès criminel de cinq acolytes dans l’affaire Norbourg, accusés de fraude, de fabrication de faux documents et de blanchiment d’argent.

Avant d’être recruté par Norbourg, en 2004, Jean Hébert était un employé de l’Autorité des marchés financiers. Il a travaillé pour l’AMF pendant six ans.

D’abord embauché à titre de vice-président conformité et projets spéciaux, ce comptable agrée a rapidement obtenu une promotion pour devenir vice-président finances. Il aura eu besoin que d’un seul mois dans ce siège pour découvrir que Vincent Lacroix pigeait allégrement dans l’argent des investisseurs pour ses dépenses personnelles et corporatives. On parle de plus de 50 000$ par semaine.

«Je croyais que la richesse de Lacroix venait d’un héritage familial ou de comptes en Suisse, mais lorsque j’ai fouillé dans le dossier, je suis tombé par terre en découvrant que l’argent provenait des investisseurs.»

Au-delà de 9200 épargnants ont été floués de 115M$.

Le soir même, le 3 août 2005, Jean Hébert rencontrait la police pour tout dénoncer. Un interrogatoire de dix heures pour une déclaration écrite d’une vingtaine de pages. Les opérations de Norbourg ont cessé le 25 août 2005 à la suite de plusieurs perquisitions.

Interrogé par la défense à savoir pourquoi il n’avait pas accepté la proposition de Vincent Lacroix qui lui offrait un an de salaire (80 000$) pour quitter Norbourg puisque l’AMF enquêtait sur l’entreprise et ce, seulement un mois après son embauche.

«Je me suis dit que s’il venait me voir pour m’informer que l’AMF enquête sur Norbourg, c’est sûrement parce qu’il n’a rien à cacher et qu’il est honnête (…) Avec du recul, aujourd’hui, je crois que j’ai été manipulé», a dit l’homme de 48 ans.

Les avocats des cinq présumés complices de Lacroix, Jean Cholette, Jean Renaud, Remi Deschambault, Félicien Souka et Serge Beugré, tentent de démontrer que leurs clients ne sont aussi que de simples victimes et ne peuvent être tenus responsables du scandale Norbourg.







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MessageSujet: Re: Canoë   Lun 5 Oct - 18:20

Mise à jour: 05/10/2009 15:01
Procès Norbourg
L’AMF aurait été «manipulée» par Vincent Lacroix

(Agence QMI)
Stéphane Tremblay


L'ex-PDG de Norbourg, Vincent Lacroix © LA PRESSE CANADIENNE/Ryan Remiorz
L'ex-PDG de Norbourg, Vincent Lacroix, a «manipulé» sans trop de difficulté l’Autorité des marchés financiers pour réaliser le plus grand scandale financier du pays dans lequel 9200 investisseurs ont été arnaqués pour la rondelette somme de 115 M$.

Du bout des lèvres, Jacques Doyon, un analyste senior de l’AMF, a admis avoir été «manipulé et impressionné par le dossier Norbourg». Bombardé de questions par les avocats de la défense, il a aussi dit que «les cadres de l’AMF étaient préoccupés par l’affaire Norbourg».

M. Doyon était attendu de pied ferme, aujourd'hui, au procès criminel des cinq coaccusés de Norbourg. Jean Renaud, Jean Cholette, Serge Beugré, Félicien Souka et Rémi Deschambault sont notamment accusés de complot pour fraude, de fabrication de faux documents et de blanchiment d’argent.

Jacques Doyon est celui qui octroyait le permis d’exploitation pour que Norbourg vole de ses propres ailes durant les années 2000. Il a soutenu que sans ce permis annuel, il n’y aurait pas eu de scandale Norbourg.

Il a aussi mentionné avoir remis tous les papiers nécessaires à Lacroix en 2001, 2002 et 2004 pour poursuivre son entreprise malgré des soupçons qui pesaient sur Norbourg au sein de l'industrie. C’est que plusieurs personnes, dont certaines de l'AMF, s'interrogeaient dès 2001 sur la provenance de l'argent dont se servait Vincent Lacroix pour ses acquisitions.

«Tout semblait correct à l’époque. Les documents demandés à Lacorix pour prouver ses dires étaient conformes», s’est défendu M. Doyon.

L'AMF assure avoir su que les réponses de Lacroix étaient truffées de mensonges appuyés par des documents fabriqués de toutes pièces et que l'argent des investisseurs était en péril seulement en 2005 à la suite de la dénonciation d’Éric Asselin, le bras droit de Vincent Lacroix.

D’ailleurs depuis quelques semaines, l’AMF utilise les médias pour réitérer qu'elle a agi de bonne foi et qu'elle n'est pas responsable des dommages subis par les investisseurs.

L’AMF blâme davantage les «sentinelles de l'industrie», soit Rémi Deschambault, un comptable qui avait Norbourg comme client, la firme comptable KPMG, le fiduciaire Concentra et le gardien de valeurs Northern Trust.

Rappelons que l’AMF, Vincent Lacroix et Northern Trust, entre autres, font l’objet d’un recours collectif de 130 M$ intenté par les épargnants floués. Le procès n'aura pas lieu avant l'automne 2010.







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MessageSujet: Re: Canoë   Mer 30 Sep - 20:15

Mise à jour: 30/09/2009 19:29
Procès des cinq co-accusés du fraudeur
Un joli prêt pour Vincent Lacroix

(Agence QMI) Stéphane Tremblay


Robert Simoneau affirme avoir été berné par Vincent Lacroix. © Photo QMI
C’est grâce à un prêt personnel de 400 000$ de l’un de ses oncles que Vincent Lacroix a pu mettre sur pied Norbourg, qui est devenu le plus grand scandale financier du pays.

Robert Simoneau avait une confiance quasi aveugle envers son neveu. «Je l’ai vu grandir. Vincent avait beaucoup de charisme et il m’a demandé de lui passer de l’argent pour lancer sa propre entreprise en finance. Moi, j’étais un gros zéro en finance, mais son projet semblait intéressant», a-t-il souligné, mercredi, dans le cadre du procès criminel des cinq coaccusés dans l’affaire Norbourg, soient Jean Renaud, Jean Cholette, Serge Beugré, Félicien Souka et Rémi Deschambault.

L’homme de 63 ans, entrepreneur en ventilation, dit ne pas être fortuné, mais avoir «bien réussi». Il a mentionné avoir dû vendre des propriétés pour trouver les 400 000$ prêtés à Vincent Lacroix entre 1998 et 2000.

«Vincent commençait à zéro»

Devenu par le fait même cofondateur de Norbourg, Robert Simoneau, a vendu ses actions en 2003 pour la rondelette somme de 600 000$. Un profit de 200 000$.

Malgré cet investissement rentable, il dit avoir été berné par son neveu. Et il refuse d’être tenu responsable du scandale de Norbourg. «Je ne suis pas content de la tournure des événements, mais je ne suis pas responsable», a-t-il lancé.

Interrogé par la défense, Robert Simoneau a admis qu’il n’avait pas vraiment vérifié où son argent avait été investi. «Vincent commençait presque à zéro. Il louait un local dans un sous-sol lorsqu’il m’a approché la première fois pour l’achat d’un ordinateur afin de lancer Norbourg».

Par la suite, les sommes demandées étaient de plus en plus importantes. Encore là, il n’a pu cru bon de savoir où son argent allait. «J’avais confiance en Vincent et la structure de Norbourg devenait de plus en plus grosse et le train de vie aussi, ce sont des signes que les choses vont bien habituellement.»

Fausses signatures

Robert Simoneau a par ailleurs confirmé que quelqu’un avait imité sa signature sans son consentement sur des documents officiels de Norbourg, comme entre autres, une transaction de l’ordre de 4 M$.

«Je ne peux pas avoir investi cet argent, car je ne l’ai pas. C’est la première fois que je vois ces documents et je suis définitif ce n’est pas ma signature», a-t-il dit à plusieurs reprises lors de son témoignage.

Un autre témoin est venu affirmer que sa signature avait également été falsifiée sur des documents donnaient le droit à Norbourg de gérer son argent sans qu'il ne le sache.

La défense tente de démontrer que Vincent Lacroix et son bras droit Éric Asselin contrôlaient la fraude et que les accusés ont été victimes au même titre que d’autres organismes tels que l’’AMF et les 9200 investisseurs floués.







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MessageSujet: Re: Canoë   Mar 29 Sep - 18:07

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2009/09/20090929-161153.html







Mise à jour: 29/09/2009 16:11
Procès Norbourg
Des chiffres modifiés pendant la nuit

(Agence QMI)
Stéphane Tremblay

Le procès de cinq coaccusés de Vincent Lacroix s’est poursuivi, mardi au palais de justice de Montréal, avec le témoignage surprenant d’Aubert Gagné, un enquêteur de la Commission des valeurs mobilières.
::encart::

Le témoin en question a révélé qu’il avait identifié des irrégularités dans les comptes de Norbourg dès 2002, moment auquel il a analysé pour la première fois les livres de la compagnie lors d’une inspection.

À sa grande surprise, l’enquêteur avait alors constaté que des chiffres sur des documents qu’ils venait de faire photocopier et dont il avait oublié les originaux dans les bureaux de Norbourg avaient été modifiés pendant la nuit.

Le lendemain matin, Vincent Lacroix avait semble-t-il tenté mais en vain de rassurer l’enquêteur pour justifier cette modification inopinée.

Aubert Gagné était le premier témoin appelé par la Couronne dans le procès criminel des cinq co-accusés de Vincent Lacroix dans l’affaire Norbourg.

Serge Beugré, directeur général adjoint de Norbourg, Félicien Souka, l’informaticien du groupe, Jean Cholette, responsable de la tenue des livres de Norbourg, Rémi Deschambault, vérificateur externe indépendant et Jean Renaud, ex-fonctionnaire québécois du ministère des Finances, font face à un nombre inédit de 722 chefs d’accusation, notamment de fraude et complot. Ils sont passible d’une peine de 14 ans de prison.

Rappelons le grand manitou de Norbourg, Vincent Lacroix a plaidé coupable la semaine dernière aux 200 chefs d’accusation qui pesaient contre lui.

L’homme de 42 ans connaîtra sa peine le 9 octobre.

Plus de 9200 investisseurs ont été floués dans le plus grand scandale financier du pays pour une somme totalisant 115 M$.





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MessageSujet: Re: Canoë   Mer 23 Sep - 16:28

Mise à jour: 23/09/2009 16:14
Lettre d’excuses envoyée à TVA
Des criminalistes se questionnent sur la stratégie de Vincent Lacroix

(Agence QMI)
Stéphane Tremblay


Dans sa lettre, Vincent Lacroix se dit conscient de la colère et de la frustration du public à son égard. © LA PRESSE CANADIENNE
La lettre envoyée à TVA par Vincent Lacroix pour exprimer ses remords dans le scandale de Norbourg n’est peut-être pas la meilleure stratégie pour l’ancien président déchu selon certains criminalistes.

Contactés par 24 heures, autant Me Robert La Haye que Me Jean-Pierre Rancourt émettent certaines réserves quant à l’approche utilisée par le financier déchu.

À ce sujet, Me Robert Lahaie dit croire que Vincent Lacroix ne s’en sortira pas aussi facilement uniquement parce qu’il a exprimé par écrit ses remords.

«Si Vincent Lacroix décide de déposer cette lettre, le juge devra évaluer sa crédibilité. Est-ce qu’il a des remords parce qu’il s’est fait prendre ou exprime-t-il un état d’âme d’empathie envers les investisseurs floués. Ce sont deux choses complètement différentes», a-t-il précisé.

Jean-Pierre Rancourt, abonde dans le même sens.

«Il aurait sans doute été plus sage de présenter cette lettre lors des représentations sur sentence et ensuite de l’envoyer aux médias.»

Lacroix a décidé de rompre le silence quelques jours avant les représentations sur sentence, vendredi, lui qui a plaidé coupable en début de semaine d’avoir arnaqué 9200 investisseurs pour une somme de plus de 115 M$.

Me La Haye va encore plus loin en mentionnant que la stratégie utilisée par Lacroix pour présenter ses excuses aux petits épargnants pourrait offenser le juge.

«Le juge pourrait être déçu et se demander pourquoi Vincent Lacroix n’a pas attendu d’être devant lui pour exprimer ses remords au lieu d’avoir utilisé les médias pour passer son message.»

Facteur atténuant?

De son côté, Me Rancourt croit que cette lettre pourrait tout de même jouer en faveur de Lacroix.

«Cette lettre démontre le peu de risque de récidive, un facteur atténuant que le juge pourrait prendre en considération lors du prononcé de sa sentence.»

Dans sa lettre, Vincent Lacroix se dit conscient de la colère et de la frustration du public à son égard.

«J'ai été mégalomane et complètement hypnotisé. Je vous demande encore une fois 9200 pardons. (...) Vous souffrez de ma criminalité et c'est extrêmement difficile à porter.»

L’homme de 42 ans conclut sa lettre sombrement. «Tout comme je l'ai mentionné à un homme qui voulait me faire payer le scandale Norbourg, tu peux me frapper, mais tu ne peux pas me tuer, je suis déjà mort.»







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MessageSujet: Re: Canoë   Mar 22 Sep - 18:55

Mise à jour: 22/09/2009 18:03
Exclusif
Vincent Lacroix regrette et s'excuse

(Agence QMI)


Vincent Lacroix. © LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson
Le PDG déchu de Norbourg, Vincent Lacroix, rompt le silence.
Dans une lettre de deux pages qu'il a envoyée à notre journaliste Alain Laforest, le financier présente ses excuses aux 9200 victimes et soulève des questions quant à la redistribution des sommes restantes.

Vous trouverez ci-bas de larges extraits de la lettre rédigée par Vincent Lacroix. (Les majuscules sont de Vincent Lacroix.)

« Sujet: LETTRE AUX INVESTISSEURS

Bonjour M. Laforest,

-Vous êtes le seul journaliste qui avez suivi l'ensemble des procédures depuis mars 2007. C'est pour ces raisons que je communique avec vous.

-Je me suis battu tout le long des procédures afin d'arriver à éclaicir l'ensemble des procédures pénales et criminelles. Au procès pénal, j'ai voulu éviter un procès, mais je n'ai jamais accepté l'offre qui était une sentence au-dessus de cinq ans......

- Avec la décision de la Cour d'appel le 21 août dernier, tout est devenu clair au pénal. L'AMF ne peut demander une sentence consécutive. La décision du 21 août n'est pas une victoire pour moi, elle est seulement le retour à la normalité. Avant la décision de la Cour d'appel, il était impossible de plaider coupable au criminel, étant donné que nous étions en attente de cette décision.

AUX INVESTISSEURS

Je suis complètement terrassé des GRAVES MALHEURS et PRÉJUDICES FINANCIERS ET MORAUX que je vous ai causés. J'ai été mégalomane et complètement hypnotisé... Je vous demande encore une fois 9 200 pardons, mais je suis conscient de votre colère et de votre frustration ainsi que celle de la population à mon endroit. Je me suis battu pour que les procédures soient en ordre, non pas pour ma non-culpabilité. Vous souffrez de ma criminalité et c'est extrêmement difficile à porter.

Mon incompréhension demeure au niveau de vos épargnes. J'ai financé plusieurs acquisitions avec votre épargne. J'ai fait une faillite personnelle et corporative, ce qui signifie que je n'ai plus d'actifs. Tout est entre les mains des syndics ... POURQUOI ON NE VOUS DISTRIBUE PAS L'ARGENT QUI SE TROUVE CHEZ LES SYNDICS? En attendant le recours collectif, cela pourrait alléger vos souffrances. TOUT ÇA AU NOM D'UNE JURISPRUDENCE PLUS DURE.

UN HOMME NE PEUT MOURIR DEUX FOIS

Je n'ai plus d'argent. VOUS NE ME CROYEZ PAS, POSEZ LA QUESTION AUX SYNDICS. À tous ceux qui ont ridiculisé la mère de mes deux enfants, soyez ASSURÉS qu'elle agissait comme mère, et non pas comme épouse. MES ENFANTS NE VEULENT PAS ÊTRE VUS EN PUBLIC AVEC MOI. JE SUIS UN HOMME MORT. Tout comme je l'ai mentionné à un homme qui voulait me faire payer le scandale Norbourg, tu peux me frapper mais tu ne peux pas me tuer, JE SUIS DÉJÀ MORT. »





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MessageSujet: Re: Canoë   Lun 21 Sep - 19:52

Mise à jour: 21/09/2009 16:50
Justice
Le plaidoyer de Lacroix enrage ses victimes

(Agence QMI)


Vincent Lacroix. © Agence QMI - Archives
Vincent Lacroix a beau avoir plaidé coupable aux 200 chefs d'accusation portés contre lui, certains investisseurs floués par l’ancien PDG de Norbourg se disent déçus et frustrés de la tournure des événements.
«Je suis bien déçu de tout ça. En plaidant coupable, Lacroix nous empêche d’en savoir plus sur le dossier. On aurait pu, par exemple, avoir des noms de certains de ses acolytes à la Caisse de dépôt ou encore au gouvernement (du Québec). Là, rien», explique Jean-Guy Houle, visiblement contrarié.

::encart::

«J’abandonne pas. C’est juste très frustrant. Aujourd’hui, je voulais aller me recueillir sur la tombe de mon fils qui aurait eu 44 ans aujourd’hui. Mais j’ai décidé de rester ici pour en parler aux autres (investisseurs) et aux médias. Il faut suivre l’affaire, pour jamais oublier», poursuit l’homme qui a perdu 197 000 $ dans l’affaire.

«Un bon deal pour qui?»

Réaction semblable du côté de Réal Ouimet, une autre personne affligée par la fraude colossale de Vincent Lacroix. «C’est une bonne et une mauvaise nouvelle. L’argent économisé (par le système de justice) pourra peut-être servir à enquêter davantage ou encore à rembourser les investisseurs […] Pour les 14 ans de prison, qu’est-ce que tu veux que ça me cr… De toute façon, il ne fera pas plus de deux ans.»

Selon M. Ouimet, le gouvernement québécois, de paire avec le système judiciaire, a fait «un gros deal» avec Vincent Lacroix, afin d’éviter que celui-ci soit obligé de témoigner en Cour, ce qui aurait exposé des personnes à d’éventuelles poursuites. J’espère au moins qu’ils vont faire témoigner Lacroix contre les cinq autres accusés.»

Quant à Lyne Arcand, ancienne présidente de l’association des victimes de Vincent Lacroix, les investisseurs doivent maintenant mettre leurs efforts dans le recours collectif qui s’adresse notamment à l’endroit de l’Agence des marchés financiers et de la Northern Trust de Toronto.

«C’est ce qui sera le plus réparateur. La confiance au système est tellement ébranlée que je ne pense pas qu’il faut avoir trop d’attentes à l’égard de ce procès. Je ne suis sûre de rien avec la justice, même pas du bon fonctionnement du prochain procès des cinq coaccusés», souligne-t-elle.

À noter que le processus de sélection du jury pour le procès criminel des cinq coaccusés de Vincent Lacroix se poursuit.





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MessageSujet: Re: Canoë   Lun 21 Sep - 16:46

Mise à jour: 21/09/2009 16:07
Fraude
«Vincent Lacroix ne peut pas avoir dépensé 115 M$ aux danseuses»

(Agence QMI)


Vincent Lacroix a plaidé coupable aujourd'hui. © LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson
MONTRÉAL - Le fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires, Yves Michaud, espère que Vincent Lacroix ne s’en sortira pas trop facilement uniquement parce qu’il a plaidé coupable lundi au palais de justice de Montréal.
Celui que l'on surnomme le «Robin des banques» dit souhaiter que l’argent, ou une partie de l'argent disparu, soit retrouvé afin de rembourser les investisseurs arnaqués dans le scandale Norbourg.

«Je suis certain qu’il reste de l’argent quelque part sous le soleil des paradis fiscaux. Vincent Lacroix ne peut pas avoir dépensé 115 M$ aux danseuses».

M. Michaud croit même que l’on devrait suivre l’ex-PDG de Norbourg à la trace à sa sortie de prison. «Il attendra peut-être un certain temps, mais il pourrait se retrouver sur une île avec ses millions qui sont sûrement cachés», lance l'ancien ministre.

Yves Michaud souhaite que le dossier de Lacroix ne se referme pas trop rapidement. «L’autorité des marchés financiers du Québec devrait avoir une division spéciale pour poursuivre les enquêtes et retracer l’argent qui a été volé à de pauvres personnes qui ont vu les économies de toute une vie s’envoler en fumée ».

Il attend maintenant les représentations sur sentence dans le dossier de Vincent Lacroix, vendredi prochain. La Couronne demande 14 ans de prison et la défense 10 ans de pénitencier.

Vincent Lacroix, 42 ans, a plaidé coupable, lundi, à l’ouverture de son procès au criminel. Il a reconnu sa culpabilité à plus de 200 chefs notamment de fraude et de fabrications de faux documents.

Plus de 9200 investisseurs ont été floués de 115M$ dans le plus grand scandale financier de l’histoire du Canada.

Les appels logés à l’AMF afin d'obtenir leur réaction quant à ce nouveau développement dans l'affaire Norbourg sont restés sans réponse.





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MessageSujet: Re: Canoë   Lun 21 Sep - 6:32

Imprimer LCN /
Mise à jour : 21/09/2009 06:10

Procès de l'affaire Norbourg
Le choix des jurés débute aujourd'hui
LCN

Le procès relié à l’affaire Norbourg reprend aujourd’hui au palais de justice de Montréal alors que l’on débutera officiellement le choix des jurés.

Les avocats des deux parties tenteront, au cours de la semaine, de trouver 12 personnes impartiales pour former ce jury, ce qui ne sera pas une mince tâche, compte tenu de la médiatisation de l'événement. La semaine dernière, plus de 1500 personnes se sont présentées devant le juge et la plupart ont demandé d'être exemptés du procès.

Le procès criminel de Vincent Lacroix et de ses cinq présumés complices de fraude chez Norbourg pourrait durer jusqu'à quatre mois.


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MessageSujet: Re: Canoë   Ven 18 Sep - 16:12

Mise à jour: 18/09/2009 15:17
Procès de Vincent Lacroix
Plus de 500 personnes pour trouver un jury de 12

(Agence QMI) Stéphane Tremblay


Vincent Lacroix risque 14 ans de prison. © Agence QMI
Plus de 500 personnes sont convoquées lundi au Palais de justice de Montréal pour la sélection des membres du jury en vue de la tenue du procès de Vincent Lacroix.

::encart:: Cette semaine, quelque 1500 candidats ont défilé devant le juge Richard Wagner pour la présélection. Des centaines d’individus ont présenté des demandes d’exemptions évoquant des raisons professionnelles, médicales et personnelles.

Les individus qui souffrent d’importants problèmes de santé, ceux qui sont âgés de 65 ans et plus, les étudiants et les gens qui détiennent un casier judiciaire pouvaient être exemptés automatiquement.

Dès lundi, les avocats poseront des questions aux personnes qui devront y répondre avant d’être définitivement retenues. Chacun des 12 avocats au dossier pourra rayer 12 personnes. Après ces 144 candidats retirés, ils devront dénicher 12 membres afin de composer le jury.

L’avocate de Lacroix, Me Marie-Hélène Giroux, maintient qu’il sera difficile, voire impossible de trouver des jurés impartiaux en raison du battage médiatique entourant cette histoire depuis l’arrestation de l’ex-PDG de Norbourg en 2005.

Vincent Lacroix et cinq de ses acolytes font face à plus de 200 chefs d’accusation de fraude, fabrication de faux, blanchiment d’argent et complot, pour avoir détroussé 9200 investisseurs de 115 millions de dollars.

L’homme de 42 ans risque 14 ans de prison.







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MessageSujet: Re: Canoë   Jeu 17 Sep - 16:09

Mise à jour: 17/09/2009 15:32
Criminels à cravate
La SQ appuie l'initiative du gouvernement

(PC) Stéphane Tremblay


Les criminels comme Earl Jones feront désormais face à deux équipes spécialisées en crimes économiques. © Agence QMI
Après les victimes de Vincent Lacroix et d’Earl Jones, c’est au tour de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ) d’applaudir l'initiative du gouvernement libéral qui désire s’attaquer aux «bandits à cravate».

«Il était temps que des gestes significatifs soient posés et l'ajout de ressources policières dans ce domaine ne peut qu'améliorer notre capacité à intervenir promptement et ainsi éviter l'irréparable», a déclaré Jean-Guy Dagenais, président de l'APPQ, qui compte 5200 membres au Québec.

Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a annoncé récemment la mise sur pied d’une escouade mixte visant à intensifier la lutte contre les fraudes financières, la malversation et la corruption.

Des mesures qui prévoient notamment la création d'une équipe de six enquêteurs spécialisés qui travaillera avec le directeur des poursuites criminelles et pénales, de concert avec quatre représentants de l'Autorité des marchés financiers, de manière à combattre les fraudes financières. Cette équipe disposera d'un budget annuel de 1,5 million $.

«C’est bien beau de pourchasser les criminels à cravate, mais encore faut-il que les peines soient plus sévères que présentement, car actuellement les plus grands perdants sont les petits investisseurs qui ont vu leur vie basculée du jour au lendemain», lance Jean-Guy Houle, qui a perdu dans Norbourg les 195 000 $ appartenant à ses petites-filles.

Ce cri du cœur semble avoir été entendu par le ministre de la Justice, Kathleen Weil. «Une peine de 10 ans de prison pourrait être augmentée à 14 ans et celle de 5 ans à 10 ans. Nous voulons aussi faciliter la confiscation des biens dans les cas de fraude».

Mme Weil profitera de la rencontre fédérale-provinciale-territoriale des ministres de la Justice, à la fin octobre, pour aborder ce sujet qui devient de plus en plus important avec le nombre grandissant de crimes à caractères économiques.







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MessageSujet: Re: Canoë   Dim 13 Sep - 14:06

Mise à jour: 13/09/2009 13:01
Vincent Lacroix
Les victimes attendent le procès avec impatience

(Agence QMI)
Sarah-Maude Lefebvre


«Il n’y a pas de mots pour décrire Lacroix. C’est un sale, un pas-de-cœur, un dégueulasse», martèle une des victimes. © Agence QMI
Les victimes de l’ex-PDG de Norbourg accueillent avec soulagement le début du procès criminel de Vincent Lacroix demain, à Montréal, et se disent «heureuses» que ce dernier fasse enfin face à la justice.
Jean-Guy Houle, qui perdu 195 000$ aux mains de l’homme d’affaires, maintient que «ce n’est pas l’argent qui est important», mais bel et bien la «vérité».

«Il n’y a pas de mots pour décrire Lacroix. C’est un sale, un pas-de-cœur, un dégueulasse», martèle l’homme de 66 ans, qui soutient avoir perdu l’héritage de ses deux petites-filles orphelines dans l’aventure Norbourg.

La sélection du jury pour le procès de Vincent Lacroix débutera demain. Le juge Richard Wagner accueillera 150 jurés potentiels au cours des trois prochains jours. La sélection finale aura lieu le 21 septembre.

Impossible de réunir un jury «impartial»?

L’ex-PDG de Norbourg a renoncé, vendredi dernier, à demander l’arrêt des procédures de son procès, mais soutient toujours qu’il est impossible de réunir un jury impartial à cause de l’attention médiatique que lui ont valu ses déboires avec la justice.

«Faux», soutient pour sa part Réal Ouimet, un ancien directeur de police qui a perdu 300 000 $ dans le scandale Norbourg.

«Ça va peut-être prendre du temps, mais c’est sûr qu’on va finir par mettre sur pied un jury. Ce qui m’inquiète le plus, c’est la possibilité qu’une entente survienne entre la défense et la Couronne et que Lacroix n’écope que deux ou trois ans de prison», affirme M. Ouimet.

Si ce dernier compte suivre le procès avec attention, il déplore tout de même que «même s’il écope de 40 ans de prison, ça nous rendra pas notre retraite».

«Tous les investisseurs floués à qui je parle veulent la même chose: que le gouvernement nous rembourse. C’est l’Autorité des marchés financiers qui a été négligente et c’est le gouvernement qui en est responsable», renchérit-il.

Vincent Lacroix fait face à 200 accusations de blanchiment d’argent, fabrication de faux documents, complot et fraude.





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MessageSujet: Re: Canoë   Ven 21 Aoû - 20:43

Mise à jour: 21/08/2009 19:34
Affaire Vincent Lacroix
Les investisseurs floués en furie

(Agence QMI) Jean-Marc Gilbert


Mardi, le 25 août, cela fera quatre ans que le scandale de Vincent Lacroix a été révélé au grand jour et la date pour le procès du recours collectif n'a toujours pas été fixée.
«Insensé», «frustrant» et «révoltant». Voilà les termes utilisés par les investisseurs floués en réaction à la réduction de peine de Vincent Lacroix à cinq ans moins un jour, une nouvelle qui a pris tout le monde par surprise, aujourd'hui.

::encart:: Réal Ouimet, qui a perdu 310 000 $, a accepté de confier ses états d'âme. «C'est un autre coup de poignard, une autre claque dans la face», laisse-t-il tombé, désabusé par ce jugement unanime de trois juges de la Cour d'appel du Québec.

«Si ça continue comme ça, on va lui offrir un bouquet de fleurs et le nommer président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) ou quoi?», se demande-t-il, outré.

Quant à ceux qui parlent d'un crime non-violent, M. Ouimet n'est pas de cet avis. «Si ce n'est pas un crime violent psychologiquement que de détruire la vie de nombreuses familles, alors c'est quoi un crime violent?», rétorque-t-il, sèchement.

«La justice rit de nous­»

Jean-Guy Houle, qui lui a perdu 195 000$ dans cette affaire, s'en prend plutôt au système judiciaire.

«Si les juges qui ont décidé de réduire sa peine auraient investis dans Norbourg, je suis certain que la décision aurait été différente», tranche l'investisseur floué.

«La justice nous rit en pleine face et le ministre de la Justice est une marionnette», ajoute-t-il.

Michel Vézina qui était à la retraite depuis 3 ans a, pour sa part, dû recommencer à travailler ayant perdu près de 300 000$ dans la saga.

«C'est révoltant. On aurait envie de se faire justice soi-même, mais on ne peut pas, sinon nous allons recevoir une sentence plus sévère que la sienne. Ça n'a ni queue, ni tête», affirme l'homme, qui n'y comprend rien.

Mardi, le 25 août, cela fera quatre ans que le scandale de Vincent Lacroix a été révélé au grand jour et la date pour le procès du recours collectif n'a toujours pas été fixée, une situation que Michel Vézina juge «incompréhensible».

Au départ, Vincent Lacroix a reçu une sentence 12 ans moins un jour, avant de voir celle-ci être réduite à 8 ans et demi moins un jour et maintenant, à 5 ans moins un jour.







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MessageSujet: Re: Canoë   Mer 5 Aoû - 18:38

Mise à jour: 05/08/2009 13:33
Justice
Stevens Demers écope de 30 mois de prison

(Agence QMI) Stéphane Tremblay


Steven Demers LCN
Après les scandales de Norbourg et d'Earl Jones, un autre individu aurait utilisé le même modus operandi pour flouer quelque 4000 petits investisseurs québécois dans une fraude dépassant les 10M$. Steven Demers a écopé d'une peine d'emprisonnement de 30 mois et d'une amende de 1,5 M$, aujourd'hui, au palais de justice de Saint-Jérôme.
M. Demers, qui s'était improvisé courtier en valeurs mobilières, a été reconnu coupable de 386 chefs d'accusation. L'Autorité des marchés financiers, qui demandait une sentence de cinq ans moins un jour, est décue et envisage de porter la cause en appel.

En 2001, Steven Demers met sur pied une entreprise, Enviromondial. L'homme d'affaires de la région des Laurentides réussit à intéresser des investisseurs de partout au Québec à son projet à caractère environnemental.

Demers vendait des actions pour développer son concept voué à gazéifier les déchets et transformer le tout en électricité.

Promesses envolées

Il mentionnait aux gens qu'il devait travailler de concert avec l'École polytechnique pour mettre sur pied un prototype, ce qui allait permettre de lancer les opérations de l'entreprise et faire grimper la valeur des parts de chacun.

Des promesses qui se sont rapidement envolées. Le brevet a été cédé à des intérêts étrangers et Demers a déménagé ses pénates au Vanuatu, un petit état du pacifique reconnu pour être un paradis fiscal.

En 2002 et 2004, il a été condamné à payer des amendes totalisant près de 170 000$ pour des gestes similaires. L'AMF avait interdit à Steven Demers la vente des actions puisqu'il ne détenait aucun permis pour le faire et qu'il n'avait émis aucun prospectus, mais le promoteur a tout de même poursuivi son stratagème.

Les actionnaires d'Enviromondial ont peu de chance de récupérer leurs investissements.







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MessageSujet: Re: Canoë   Mar 4 Aoû - 14:59

Justice
Un ex-employé de Vincent Lacroix est blanchi
Agence QMI Stéphane Tremblay
04/08/2009 13h58 - Mise à jour 04/08/2009 14h07












Sa vie déjà ruinée par les malversations et les illégalités de Vincent Lacroix, un ancien employé honnête de Norbourg, Philippe Terninck, peut mieux respirer, maintenant que la poursuite de 70 000$ contre lui vient de tomber.
C'est le syndic de la faillite de Lacroix, Ernst & Young, qui réclamait les 70 000$; un prêt versé à Terninck qui devait être remboursé en 2006.

Philippe Terninck était associé chez Montrustco-Bolton, responsable de fonds communs de placement essentiellement composés de titres québécois lorsque Lacroix l'a recruté en 2002.

Malgré le fait qu'il gagnait plus chez Montrustco (100 000$ plus bonus), il accepte la proposition de Lacroix qui lui offre 75 000$ en plus de lui faire miroiter d'incroyables bonus.

De plus, Terninck avait une entente de partenariat avec son ancien employeur et devait lui verser la somme de 70 000$ s'il quittait. Lacroix a donc avancé ce montant à Terninck pour qu'il devienne un employé de Norbourg Services Financiers Inc. (NSFI). Il y demeurera comme salarié jusqu'en novembre 2003 alors qu'il devient consultant externe jusqu'à l'éclatement du scandale Norbourg en août 2005.

L'homme de 58 ans estime avoir été «floué, trompé et abusé» par Lacroix. Un juge de la Cour supérieure semble du même avis. Il vient de rejeter la requête du syndic. «Pour M. Terninck, le prêt de 70 000$ est un incitatif à son emploi, un genre de "bonus de signature". Terninck n'aurait jamais changé d'emploi s'il avait su ce que Lacroix s'apprêtait à faire avec les actifs du groupe Norbourg», écrit le juge Robert Mongeon.

Le magistrat ajoute: «Il serait donc profondément injuste envers Terninck de l'obliger à rembourser les 70 000$ en question alors qu'il a déjà été cotisé pour un tel montant à titre de revenu. Pour Terninck, le prêt s'est transformé en salaire. Il ne doit plus rien».

De l'opinion du Tribunal, Terninck n'entre pas dans la catégorie de certains employés ou collaborateurs de Lacroix qui ont participé soit directement, soit indirectement ou encore par aveuglement volontaire à la dilapidation des actifs du groupe Norbourg, le plus important scandale financier au pays.

Aujourd'hui, malgré une feuille de route impressionnante et de hautes études en finance et en droit, Philippe Terninck ne peut plus travailler dans le domaine des services financiers, sa réputation et sa crédibilité sont détruites comme conséquence directe de son association à Vincent Lacroix.
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MessageSujet: Re: Canoë   Jeu 30 Juil - 15:30

Mise à jour: 30/07/2009 15:11
Earl Jones
Harper renvoie la balle à l’opposition

(Agence QMI) Sarah-Maude Lefebvre


L'affaire Earl Jones

Si le système judiciaire canadien n’est pas assez sévère envers les criminels financiers, c’est à cause de l’opposition selon le premier ministre Stephen Harper.
Appelé à commenter en point de presse l’affaire Earl Jones et Norbourg aujourd'hui, le chef conservateur a exprimé sa sympathie à l’endroit des présumées victimes d’Earl Jones et en a profité pour attaquer l’opposition au sujet de sa réticence à accepter les projets de loi de son parti.

«J’espère que cela va leur ouvrir les yeux. Il y a des victimes réelles des cols blancs. On devrait avoir un système de justice pénal capable d’y répondre», a-t-il-exprimé.

Ainsi, il a appelé l’opposition à endosser les différents projets de loi présentés par les Conservateurs sur le resserrement des peines criminelles.





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MessageSujet: Re: Canoë   Mer 29 Juil - 11:46

Mise à jour: 29/07/2009 09:56
Montréal
Manifestation contre Earl Jones

(Agence QMI) Julie Charette


Les manifestants exigent des peines plus sévères pour les fraudeurs et un meilleur encadrement du milieu financier. Agence QMI - Julie Charette
En vue de réclamer des peines plus sévères pour les crimes financiers, une dizaine de présumées victimes d'Earl Jones ont manifesté ce matin devant le palais de justice de Montréal.
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Les manifestants posaient ce geste pour exiger des peines plus sévères pour les fraudeurs et un meilleur encadrement du milieu financier.

L'une des organisatrices de la manifestation, Cherie Beluse, estime que des sanctions plus sévères pourraient dissuader d'éventuels fraudeurs.

«J'espère que la justice canadienne fera d'Earl Jones un modèle de sévérité pour les autres fraudeurs. À l'heure actuelle, les fraudeurs savent qu'ils n'ont qu'à sacrifier deux ans de leur vie pour pouvoir escroquer des millions. C'est comme si le système les encourage à le faire», explique Mme Beluse dont la mère a été présumément flouée de toutes ses économies par Earl Jones.

«Les investisseurs ne sont pas les seuls responsables»
Mme Beluse refuse que les victimes d'Earl Jones soit les seules à porter la responsabilité de ce dérapage financier.

«La responsabilité incombe non seulement aux victimes, mais aussi à toutes les personnes et organisations impliquées dans le milieu financier. Comment est-il possible qu'Earl Jones ait agi toutes ces années et que personne ne soit intervenu», s'interroge-t-elle.





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Enyl

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MessageSujet: Re: Canoë   Sam 25 Juil - 10:03

Mise à jour: 25/07/2009 09:45
Vincent Lacroix
La maison de transition s’expose aux regards

(Agence QMI)
Jean-François Cyr & Maxime Deland


Vincent Lacroix à sa sortie de prison, mardi dernier. © Agence QMI/Éric Bolté
MONTRÉAL | Les cartons qui cachaient les fenêtres de la maison de transition dans laquelle réside maintenant Vincent Lacroix, à Saint-Henri, ont disparu vendredi.
Les responsables de l’établissement qui accueille l'ex-PDG de Norbourg ont en effet décidé d’enlever les grands panneaux qui avaient été installés mercredi, au lendemain de l’arrivée du fraudeur.

Ces artifices devaient permettre de décourager les curieux et les résidents du quartier qui affirmaient en vouloir à Lacroix.

Vendredi, nous n'avons pas été en mesure de rencontrer un responsable de la maison de transition pour expliquer cette décision.

En entrevue cette semaine, l'expert en sécurité Robert Poéti, a affirmé qu’il envisageait le pire pour Vincent Lacroix. «Ça ne s'annonce vraiment pas bien pour lui. Je ne crois pas que ce soit très sécuritaire pour lui de marcher dans la rue», dit l'ancien policier de la Sûreté du Québec.

Sécurité compromise

L’ancien homme d’affaires ne bénéficie d’aucune sécurité particulière depuis qu’il est libre.

Du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), on affirme être bien au courant de la situation entourant la libération conditionnelle de Vincent Lacroix.

Les policiers s'en remettent toutefois au système judiciaire et à la maison de transition pour assurer la sécurité du financier déchu.

Rappelons que le financier déchu a floué quelque 9200 investisseurs pour un montant total d'environ 115 millions $. Condamné à une peine initiale de 12 ans de prison, qui a ensuite été réduite à huit ans et demi, Lacroix a obtenu sa libération conditionnelle mardi, après avoir purgé le sixième de sa sentence.

Plusieurs investisseurs contactés ont même affirmé qu’ils ne seraient pas surpris que celui qui les a floués soit passé à tabac au cours des prochaines semaines ou des prochains mois.





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