Scandale Norbourg

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 ''Je me souviendrai!''

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Enyl

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Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: ''Je me souviendrai!''   Mer 20 Aoû - 16:18

Voici une farce qui se promène sur internet et qui décrit le milieu financier (autres également) et la difficulté de suivre son dossier....


Subject: Âgée, mais pas folle...



Cette lettre est du bonbon....


Âgée, mais pas folle

Ce qui suit est une lettre réelle qu'un gérant de banque a fait publier dans le New York Times, lettre d'une dame de 86 ans, cliente de sa banque.



Cher Monsieur,
Je vous écris pour vous remercier d'avoir fait rebondir mon chèque destiné à mon plombier pour mon compte du mois passé. Je calcule qu'il s'est écoulé trois nanosecondes entre le temps où le chèque a été déposé et l'arrivée de fonds requis pour le valider.

Je fais référence, naturellement, au dépôt mensuel de mes fonds de pension, autorisation qui, je dois admettre, a été faite il y a seulement huit ans.

On devrait vous féliciter d'avoir pris ce bref moment pour saisir mon compte et le débiter d'un montant de 30,00$ en pénalité, surtout que c'était à cause d'une défaillance de votre système bancaire.

Je sursaute et cet incident me fait repenser à la manière de gérer mes finances.

Je remarque que, personnellement, je réponds à vos appels téléphoniques et à vos lettres,. lorsque je tente de vous rejoindre, on me répond par une machine, surchargée, préenregistrée, sans visage personnel. Voilà ce que votre banque est devenue. À l'avenir, je, tout comme vous, choisis de faire affaire avec une personne en chair et en os.

Mes paiements hypothécaires et mes emprunts, à partir de maintenant, ne seront plus automatiques, mais arriveront à votre banque, par chèques adressés 'personnel et confidentiel' à un ou une employé(e) de votre banque que vous aurez désigné. Je vous fais la remarque que, si d'autres personnes ouvrent cette lettre, ils commettent une offense selon les règles de la Poste Nationale.

Vous trouverez, ci joint, le formulaire « Application Contact » que j'exige être complété par la personne que la banque désignera pour s'occuper de mon compte. Je regrette que ce formulaire soit de huit pages. Il est fait de manière à ce que je connaisse bien cette personne autant que vous, vous en savez sur moi. Il n'y a pas d'autres alternatives. Aussi, prenez note que toutes copies des rapports médicaux de cette personne auront à être contresignées par un notaire public, ainsi que sa situation financière (revenus, dettes, placements et rentabilités) qui devra être accompagnée de preuves documentées.

En un moment opportun, selon mon temps, je soumettrai un numéro de NIB que la personne désignée aura à utiliser dans ses rapports avec moi. Je regrette qu'il ne puisse y avoir moins que huit caractères et, encore, j'ai pris modèle sur le nombre de boutons requis pour avoir accès à ma balance de compte sur votre service téléphonique. Comme il est dit, être imité est une forme de flatterie.

Laissez-moi tenter davantage de vous imiter.

Lorsque vous m'appellerez, voici les numéros des boutons à presser :
1. Pour en français
2. Pour prendre rendez-vous pour un paiement manquant.
3. Pour transférer l'appel dans mon salon au cas où j'y serais
4. Pour transférer l'appel dans la chambre à coucher au cas où j'y sommeillerais.
5. Pour transférer l'appel à la toilette au cas je répondrais à la nature.
6. Pour transférer l'appel à mon cellulaire au cas où je ne serais pas à la maison.
7. Pour laisser un message sur mon ordinateur dont un mot de passe est requis. Le mot de passe vous sera donné plus tard lorsque j'aurai reçu le formulaire « Application Contact » mentionné plus haut.
8. Pour retourner au menu principal et réentendre les options 1 à 7.
9. Pour porter plainte ou demander des renseignements. Le contact sera mis en attente, dépendamment du trafic de mon service de répondeur.

Vu qu'occasionnellement cela peut prendre un certain temps, une musique se fera entendre tout le temps de l'appel.

Regrettablement, mais suivant votre exemple, j'aurai à vous faire une facture couvrant les frais de ces nouveaux arrangements. Puis-je vous souhaiter, si humblement, une année moins prospère ?

Votre humble cliente.

( Ne pas oublier que cette lettre fut écrite par une dame âgée de 86 ans.

On se doit d'aimer nos aînés)
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Nico



Nombre de messages : 537
Date d'inscription : 25/03/2006

MessageSujet: ''Je me souviendrai!''   Ven 14 Mar - 11:45

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Retour sur mes trouilles


Dans mon éditorial d'octobre, j'ai partagé avec vous mes six trouilles. J'étais alors bien loin de me douter que trois d'entre elles se réaliseraient aussi rapidement. Il faut dire que les choses évoluent vite dans notre industrie. Je faisais premièrement état de mes craintes à l'endroit de représentants de Norbourg. J'affirmais que certains d'entre eux n'étaient pas sans reproches. Deuxièmement, je m'inquiétais du laxisme des vérificateurs externes de la désormais célèbre firme. Troisièmement, je signalais la possibilité d'un autre scandale après Norbourg, Zenith et Argentum.Il semble que j'aie vu juste. Dans un document intitulé "Requête ré-amendée pour autorisation d'exercer un recours collectif et pour être représentant", le cabinet d'avocats Lauzon Bélanger nous donne un très bon aperçu des magouilles et des stratagèmes dont usaient la firme du boulevard René-Lévesque, à Montréal. En le consultant, j'ai pu satisfaire le voyeur qui sommeille en moi. Le texte de la requête ré-amendée est disponible sur le site Internet du cabinet, à l'adresse www.lauzonbelanger.qc.ca.


1 novembre 2005


Par Bédard, Sylvain


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On apprend d'abord que les tractations douteuses au sein de Norbourg Gestion d'actifs (NGA) ne datent pas d'hier. Dès l'année 2002, la société est déficitaire, et Vincent Lacroix lance une série d'opérations de fricotage pour masquer la réalité. Résultat, le patron aux mille visages et ses sbires ont littéralement siphonné plus de 80 % des actifs sous gestion dans les Fonds Norbourg et les Fonds Évolution. Je parie que s'il n'y avait pas eu de délateurs dans cette affaire, ils auraient trouvé le moyen de vider la cagnotte et de plumer d'autres investisseurs.

Des conseillers bien payés. Une douzaine de conseillers sont mis en cause dans cette requête. Question de vous mettre en appétit, j'en ai retenu trois. Imaginez le topo : Jean-François Pilon, de Saint-Lazare, qui transfère 100 % de son actif sous administration, soit 4 M$, et qui reçoit une somme minimum de 250 000 $ nette d'impôt par année pendant deux ans. En plus de 40 000 $ par année pendant qu'il était aux études. J'espère qu'il ne recevait pas en plus un prêt et une bourse. Il faudrait peut-être vérifier ?

Ou encore, Denis Robitaille, de Granby, à qui l'on paye son mobilier de bureau, le salaire de son adjointe et sa résidence personnelle. Et qui, en plus empoche plusieurs centaines de milliers de dollars pour avoir transféré environ 3 M$ de son actif dans ces mêmes fonds. Difficile à battre comme avantages pécuniaires !

La palme revient à Claude Boisvenue, de Dollard-des-Ormeaux. Pour les quatre entreprises vendues à NGA, il aurait encaissé 4 616 941 $, dont 850 367 $ pour Multifonds, une entreprise inactive, et 1 466 574 $ pour Option Patrimoine Plus, une société dont les revenus annuels sont de moins de 15 000 $ par année. Force est de constater que Monsieur Boisvenue est un fin négociateur. Toutefois, n'allez pas croire que Vincent Lacroix ne l'était pas. Il est vrai qu'à première vue, le tigre déchu de la finance québécoise a payé cher, mais il aura réussi à puiser un minimum de 22 M$ dans les portefeuilles gérés par Monsieur Boisvenue. Faites le compte : 4,6 M$ pour obtenir 22 M$, ce n'est pas mal ! Pour ma part, je ne comprends pas pourquoi un gestionnaire de la trempe de Claude Boisvenue est demeuré au sein de Norbourg. S'il avait quitté la société, personne ne lui aurait reproché d'avoir fait un bon deal !

Parlant de bon deal, la Caisse de dépôt et placement a encaissé 3 M$ pour la vente de Capital Teraxis. Une entreprise non rentable et qui cumulait environ 3 M$ de dettes. Bon seigneur, Vincent Lacroix assumait en plus les dettes de Teraxis. Le bas de laine des Québécois est visé par la démarche du cabinet Lauzon Bélanger. Personnellement, je ne vois pas pourquoi on a ajouté la CDP à la liste des intimés. On reproche à la Caisse de ne pas avoir procédé à une vérification diligente. Mais Norbourg a payé comptant...

Des vérificateurs dans l'eau chaude. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la firme comptable Beaulieu Deschambault et Rémi Deschambault vivaient une belle histoire d'amour avec Norbourg. Vérificateurs externes, ils agissaient comme responsables des déclarations de revenu personnelles de Vincent Lacroix et de nombreuses sociétés du groupe. La firme comptable partageait même ses bureaux avec Services financiers Nortek, une filiale de Norbourg. Cette dernière exploitait le système maison OCTAN pour effectuer la comptabilité des Fonds Norbourg et des Fonds Évolution. Pour KPMG et PricewaterhouseCoopers, ce n'est pas plus drôle. Selon le procureur, Yves Lauzon, les vérificateurs n'auraient pas fait les liens et les calculs les plus élémentaires. Par exemple, ils auraient omis de faire le calcul et la comparaison entre les montants indiqués dans les rapports de garde trimestriels non falsifiés et le montant de chacun des fonds indiqués dans les états financiers internes des Fonds Évolution.

Un nouveau scandale dans l'air. C'est du moins l'impression que j'éprouve à la lecture des textes de notre journaliste, Yves Gingras, présentés à la une de cette édition et en page 10. Tout comme moi, vous constaterez que les mêmes acteurs gravitent autour des entreprises citées. Joseph Pittinicchio, qui exerce un contrôle pratiquement absolu sur cet attroupement de sociétés ; John Xanthoudakis, ex-patron de Norshield, Cogicom, le fournisseur d'un logiciel pour Norbourg. Décidément, les liens sont troublants. Il y a certainement matière à se poser de sérieuses questions.
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