Scandale Norbourg

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 Rôle des conseillers

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pourl'honneur



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MessageSujet: Re: Rôle des conseillers   Dim 21 Jan - 10:41

Je revois encore monique grégoire à LCN sous-entendre que les clients de norbourg et du groupe futur allaient être indemnisés par le fonds d'indemnisation parce que leurs conseillers seraient des fraudeurs !!! Madame grégoire, vl est un fraudeur, pas les conseillers. Mais madame monique grégoire, pourquoi ne pas nous rappeler que la majorité des investisseurs floués non-remboursés par le fonds d'indemnisation étaient autrefois clients de Teraxis (lorsque Teraxis appartenait à 80% à la caisse de dépôt). Pourquoi ne pas nous rappeler que ces mêmes clients non remboursés avaient investi dans les fonds évolution (Évolution appartenait à Teraxis qui appartenait à la caisse de dépôt)
Madame Grégoire, comme vous connaissez très bien Henri-Paul Rousseau, pourquoi ne pas lui demander
1) comment la caisse de dépôt a fait pour vendre 155 millions d'épargne de Québécois à un voleur, sans faire d'enquête
2) comment la caisse de dépôt a fait pour vendre Teraxis à un voleur sans faire d'enquête
3) comment la caisse de dépôt a fait pour consentir une hypothèque de 97% de la valeur de l'édifice le 55 St-Jacques à vincent lacroix lorsque lacroix a acheté "temporairement" cet édifice.
4) demandez donc à henri-paul rousseau si c'est un hasard que lacroix ait acheté les fonds évolution à la même période que la caisse lui prêtait 97% de la valeur de l'immeuble qu'il a acheté "temporairement". (si vous croyez au hasard, allez au casino)
Je crois madame grégoire, que ce serait bien plus intéressant que vous posiez ces quelques questions à votre ami Henri-Paul , mais je doute que vous et vos patrons ayiez l'honnêteté d'aborder ces sujets.
Madame Monique Grégoire, lorsque vous mettez en doute l'intégrité des conseillers norbourg et groupe futur... Pourquoi ne regardez-vous pas du côté de la caisse de dépôt... Peut-être en êtes vous trop proche !!!
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pourl'honneur



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MessageSujet: Re: Rôle des conseillers   Lun 15 Jan - 17:53

C'est décourageant. J'ai beaucoup d'estime pour les conseillers financiers qui appuient leurs clients bernés par norbourg. Plusieurs d'entre eux ont continué démarches et recherches afin d'aider leurs clients dans cette histoire. Certains ont même aidé leurs clients à demander l'aide du fonds d'indemnisation, au risque même que cette demande soit considérée comme une plainte contre eux. Oui, j'ai de l'estime pour plusieurs représentant.
Par contre, j'ai rencontré ces jours-ci un représentant qui a fait investir ses clients dans norbourg, Mais qui ne s'occupe plus de ses anciens clients, tout en demeurant dans le domaine financier. Il a refait sa vie aujourd'hui chez placement banque nationale, et considère ne rien devoir à ses anciens clients.
Quel trou du cul.
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Enyl

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MessageSujet: Re: Rôle des conseillers   Dim 24 Sep - 12:57

Pour les intéressés







La réglementation des courtiers et gestionnaires en valeurs mobilières



Marc-André Fabien, membre du groupe Litiges en valeurs mobilières, prendra la parole à l'occasion de la deuxième édition de la conférence sur la réglementation des courtiers et gestionnaires en valeurs mobilières qui aura lieu à Montréal, les mercredi 18 et jeudi 19 octobre 2006.
Monsieur Fabien (18/10/2006 : 9h) abordera la responsabilité pénale des gestionnaires et des courtiers suite à des représentations faites aux clients investisseurs :

  • Les informations fausses et trompeuses
  • La manipulation de la valeur de fonds
  • Les infractions découlant de la Loi sur les valeurs mobilières et du Code criminel
  • Le rôle de l'AMF et de la Police des marchés

Au cours de cette conférence les points suivants seront abordés :

  • Les relations avec les autorités réglementaires : comment réagir ?
  • Est-ce que le nouveau projet de réglementation du gouvernement du Québec va vous affecter ?
  • Dispense d'inscription et de prospectus : quel est le nouveau régime ?
  • Tout sur les conséquences pratiques de l'affaire Norbourg !
  • Les comptes de professionnels : ce que vous devez savoir !

Insight recommande cette conférence aux responsables de la conformité des courtiers et conseillers en valeurs mobilières, aux dirigeants de courtiers en valeurs mobilières, de fonds communs de placement et de fonds de couverture, aux conseillers juridiques, aux comptables, aux directeurs de fonds, aux directeurs d'investissements, aux directeurs de placements privés, et aux avocats pratiquant dans les domaines de valeurs mobilières et services financiers.
Pour obtenir plus de renseignements au sujet de la conférence, veuillez communiquer avec Insight au 1 888-777-1707 ou consulter le site www.insightinfo.com.
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pourl'honneur



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MessageSujet: Re: Rôle des conseillers   Jeu 21 Sep - 15:39

Valérie a écrit:

M. Fortin est l'un des fondateurs d'un regroupement de conseillers en services financiers.......dans la foulée du scandale Norbourg...

Quelqu'un connaît ce regroupement ? Il regroupe des conseillers ayant été impliqués dans le scandale ? Par "impliquer" je ne veux pas sous-entendre qu'ils sont complices.
Quelqu'un a des détails ?

C'est un regroupement fondé à l'iniative de m Rodrgue Julien. Ce regroupement a vu le jour en constatatant que personne ne prenait la défense des conseillers(ni les réseau de distribution, ni les boîtes de courtage, ni l'amf, ni le bsf... Personne). L'affaire Norbourg a été le déclencheur, mais la résolution de notre problème n'est pas sa priorité.
Ces représentants ont donc voulu fonder cette association afin de défendre les intérêts des conseillers.
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Dominique



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MessageSujet: Re: Rôle des conseillers   Jeu 21 Sep - 15:39

Tout ce que je sais à propos d'un groupe de conseillers est que plusieurs d'entre-eux ce sont réunis pour intenter un recours contre l'AMF au printemps dernier.

Est-ce ce même groupe de conseillers auquel ferait référence Yves Fortin?
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Valérie



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MessageSujet: Re: Rôle des conseillers   Jeu 21 Sep - 15:29

Citation :
M. Fortin refuse de lier son implication au sein de la CSF à l'attentat. Il est également l'un des fondateurs d'un regroupement de conseillers en services financiers québécois mis sur pied dans la foulée du scandale Norbourg.

M. Fortin est l'un des fondateurs d'un regroupement de conseillers en services financiers.......dans la foulée du scandale Norbourg...

Quelqu'un connaît ce regroupement ? Il regroupe des conseillers ayant été impliqués dans le scandale ? Par "impliquer" je ne veux pas sous-entendre qu'ils sont complices.
Quelqu'un a des détails ?
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Enyl

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MessageSujet: Devenons autonome   Mar 24 Jan - 21:13

Intéressant...


19 septembre 2005

Bernard Mooney , Journal Les Affaires

La bonne attitude est aussi importante que les connaissances

Si le scandale Norbourg a démontré une chose, c'est qu'il y a un avantage colossal à prendre complètement ses affaires en main. Adieu ! courtiers, planificateurs, gestionnaires, etc.

Je sais que cette solution n'est pas à la portée de tout le monde. En fait, dans plusieurs cas, il faut l'admettre, elle est loin d'être la solution idéale, pour un grand nombre de raisons comme le manque de temps, le manque d'intérêt et le manque de compétence.

Il reste que vous devriez prendre conscience de l'importance de devenir à tout le moins un épargnant avisé, sinon un investisseur averti. Et cela peut se faire sans prétendre devenir un spécialiste. Il s'agit d'abord et avant tout de cultiver la bonne attitude et les bons réflexes face aux marchés financiers.

Dans cette optique, je vous propose sept conseils fondamentaux.

1 soyez réaliste

La première étape consiste simplement à regarder la réalité en face : le monde du placement est une jungle où tous les intervenants tentent de maximiser leurs propres profits. En être conscient est essentiel.

La conséquence directe de cette constatation est que vous ne devez jamais plus compter sur les organismes de réglementation pour vous protéger. La réalité, c'est que ces organismes sont inefficaces, lents, et manquent souvent de pertinence. Ils adoptent des règles et s'assurent que les intervenants les suivent. Or, le respect de ces règles est loin de signifier que vos intérêts sont bien défendus.

2 Ayez des attentes modestes

Il est important d'aborder le placement avec des attentes réalistes, tant en ce qui concerne le rendement que les êtres humains. Si vous visez des rendements de 20 % par année (dans un contexte où les taux d'intérêt sont très bas), vous risquez d'être amèrement déçu ou, pire, vous risquez de prendre des risques stupides pour tenter de réaliser votre objectif.

Vos attentes devraient reposer sur les rendements offerts par les obligations de 10 ans. Récemment, des obligations gouvernementales de cette échéance rapportaient environ 4 %. Si vous investissez à la Bourse, c'est que vous voulez un rendement supérieur, qui récompensera le risque que vous prenez. Dans ce contexte, un objectif de rendement annuel de 10 % demeurerait réaliste et très satisfaisant.

Soyez également réaliste face aux individus. Les Warren Buffett sont rares; en fait, il n'y en a qu'un. Si vous avez quelques milliers de dollars à investir, il y a de bonnes chances pour que votre institution financière vous confie à un débutant qui aura moins de 10 ans d'expérience. Sauf exception, ses conseils ne vaudront pas cher (il peut cependant être très intègre, ce qui est précieux).

3 minimisez les frais

Dans un univers de faibles rendements, chaque point de pourcentage est crucial. C'est pour cela que vous devez mener une guerre de tous les instants aux frais en tous genres. Cela signifie de surveiller les frais d'administration de vos comptes, les frais de gestion, les frais de service, les frais de commission, etc.

Cela est aussi vrai pour les utilisateurs des courtiers escompteurs. L'attrait des transactions à 29 $ est trompeur, car si vous en faites 10 par semaine, même à ce bas prix, vous aurez dépensé près de 15 000 $ en un an.

N'oubliez pas de tenir compte des coûts moins apparents, comme l'écart entre le prix affiché par les acheteurs et le prix demandé par les vendeurs, qui peut souvent représenter 1 % d'une transaction. L'investisseur doit tenter d'acheter au meilleur prix possible et ne pas s'en remettre automatiquement au prix du marché. Il doit aussi considérer que cet écart est généralement plus élevé en ce qui concerne les plus petits titres.

De plus, si vous faites des transactions en dollars US dans un compte REER, l'institution se paie généreusement en gardant un écart élevé entre les cours acheteur et vendeur.

Pour de très nombreuses raisons, la meilleure façon de contrôler vos coûts et d'améliorer vos rendements est tout simplement de faire le moins de transactions possible.

4 Évitez la complexité

Vous devez faire de l'acronyme KISS (pour Keep It Simple, Stupid) votre devise, votre mantra, voire votre obsession. En d'autres mots, fuyez la complexité comme la peste.

Si votre conseiller vous offre un produit qu'il est incapable de vous expliquer simplement en quelques secondes, dites non - il y a de grandes vertus dans ce petit mot de trois lettres ! En fait, n'achetez jamais un produit sur la foi d'un seul appel téléphonique. Prenez le temps de consulter la documentation pertinente, même si vous n'y comprenez pas grand-chose (avec le temps, votre connaissance augmentera).

Par exemple, si on vous offre une nouvelle émission, consultez le prospectus (entre autres sur le site sedar.com). Plus le prospectus compte de pages, plus vous devriez être sur vos gardes. Consultez toujours la rubrique décrivant les frais relatifs au placement et au titre. Cela vous donnera une bonne idée de tous ceux qui se serviront avant vous et qui gagneront de l'argent avant vous.

De plus, vous n'avez probablement pas besoin de 12 fonds communs : un fonds d'actions canadiennes et un fonds en actions américaines suffisent. Pour la plupart des épargnants, les fonds spécialisés et sectoriels sont inutiles.

5 pensez à long terme

Je sais : c'est plate en maudit de se faire répéter cela. Mais c'est trop important pour que je n'insiste pas. Vous devez, dans toutes vos décisions, avoir un horizon temporel d'au moins cinq ans, et préférablement beaucoup plus. Un portefeuille se bâtit sur plusieurs années, voire plusieurs décennies, et c'est vers la fin qu'on récolte la plus grande partie des fruits.

Trop d'intervenants, y compris les médias, travaillent avec énergie, à vous faire oublier cette étape. Car chacun cherche à promouvoir ses propres intérêts. Le bien-être financier de l'épargnant ne figure pas parmi ces intérêts.

6 ne spéculez jamais

Alors là, je vous demande l'impossible ! Pourtant, c'est une erreur que d'acheter un placement qui n'a pas sa place dans votre stratégie financière à long terme. C'est également une erreur grave de vous garder un petit capital (comme 2 000 $) uniquement dans le but de spéculer, comme le font plusieurs investisseurs. Cela ne fait qu'encourager vos tendances malsaines.

Le plus grave défaut de l'épargnant-investisseur est de laisser ses hormones décider à sa place. Si voulez jouer, allez au casino !

7 méfiez-vous de ce qui est populaire

Enfin, les marchés financiers ont le don de faire naître d'immenses vagues attrayantes qui peuvent durer plusieurs années. Les premiers à suivre la vague font un profit, mais ça se gâte par la suite. Les derniers, souvent les plus néophytes et les plus naïfs, se font laver.

Le plus bel exemple en est la bulle techno de 2000, mais le phénomène est récurrent. Quand tout le monde parle du même secteur ou du même titre, attention !
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Enyl

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MessageSujet: Faut lire   Mar 24 Jan - 16:22

1 novembre 2005


Par Bédard, Sylvain





On apprend d'abord que les tractations douteuses au sein de Norbourg Gestion d'actifs (NGA) ne datent pas d'hier. Dès l'année 2002, la société est déficitaire, et Vincent Lacroix lance une série d'opérations de fricotage pour masquer la réalité. Résultat, le patron aux mille visages et ses sbires ont littéralement siphonné plus de 80 % des actifs sous gestion dans les Fonds Norbourg et les Fonds Évolution. Je parie que s'il n'y avait pas eu de délateurs dans cette affaire, ils auraient trouvé le moyen de vider la cagnotte et de plumer d'autres investisseurs.

Des conseillers bien payés. Une douzaine de conseillers sont mis en cause dans cette requête. Question de vous mettre en appétit, j'en ai retenu trois. Imaginez le topo : Jean-François Pilon, de Saint-Lazare, qui transfère 100 % de son actif sous administration, soit 4 M$, et qui reçoit une somme minimum de 250 000 $ nette d'impôt par année pendant deux ans. En plus de 40 000 $ par année pendant qu'il était aux études. J'espère qu'il ne recevait pas en plus un prêt et une bourse. Il faudrait peut-être vérifier ?

Ou encore, Denis Robitaille, de Granby, à qui l'on paye son mobilier de bureau, le salaire de son adjointe et sa résidence personnelle. Et qui, en plus empoche plusieurs centaines de milliers de dollars pour avoir transféré environ 3 M$ de son actif dans ces mêmes fonds. Difficile à battre comme avantages pécuniaires !

La palme revient à Claude Boisvenue, de Dollard-des-Ormeaux. Pour les quatre entreprises vendues à NGA, il aurait encaissé 4 616 941 $, dont 850 367 $ pour Multifonds, une entreprise inactive, et 1 466 574 $ pour Option Patrimoine Plus, une société dont les revenus annuels sont de moins de 15 000 $ par année. Force est de constater que Monsieur Boisvenue est un fin négociateur. Toutefois, n'allez pas croire que Vincent Lacroix ne l'était pas. Il est vrai qu'à première vue, le tigre déchu de la finance québécoise a payé cher, mais il aura réussi à puiser un minimum de 22 M$ dans les portefeuilles gérés par Monsieur Boisvenue. Faites le compte : 4,6 M$ pour obtenir 22 M$, ce n'est pas mal ! Pour ma part, je ne comprends pas pourquoi un gestionnaire de la trempe de Claude Boisvenue est demeuré au sein de Norbourg. S'il avait quitté la société, personne ne lui aurait reproché d'avoir fait un bon deal !

Parlant de bon deal, la Caisse de dépôt et placement a encaissé 3 M$ pour la vente de Capital Teraxis. Une entreprise non rentable et qui cumulait environ 3 M$ de dettes. Bon seigneur, Vincent Lacroix assumait en plus les dettes de Teraxis. Le bas de laine des Québécois est visé par la démarche du cabinet Lauzon Bélanger. Personnellement, je ne vois pas pourquoi on a ajouté la CDP à la liste des intimés. On reproche à la Caisse de ne pas avoir procédé à une vérification diligente. Mais Norbourg a payé comptant...

Des vérificateurs dans l'eau chaude. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la firme comptable Beaulieu Deschambault et Rémi Deschambault vivaient une belle histoire d'amour avec Norbourg. Vérificateurs externes, ils agissaient comme responsables des déclarations de revenu personnelles de Vincent Lacroix et de nombreuses sociétés du groupe. La firme comptable partageait même ses bureaux avec Services financiers Nortek, une filiale de Norbourg. Cette dernière exploitait le système maison OCTAN pour effectuer la comptabilité des Fonds Norbourg et des Fonds Évolution. Pour KPMG et PricewaterhouseCoopers, ce n'est pas plus drôle. Selon le procureur, Yves Lauzon, les vérificateurs n'auraient pas fait les liens et les calculs les plus élémentaires. Par exemple, ils auraient omis de faire le calcul et la comparaison entre les montants indiqués dans les rapports de garde trimestriels non falsifiés et le montant de chacun des fonds indiqués dans les états financiers internes des Fonds Évolution.

Un nouveau scandale dans l'air. C'est du moins l'impression que j'éprouve à la lecture des textes de notre journaliste, Yves Gingras, présentés à la une de cette édition et en page 10. Tout comme moi, vous constaterez que les mêmes acteurs gravitent autour des entreprises citées. Joseph Pittinicchio, qui exerce un contrôle pratiquement absolu sur cet attroupement de sociétés ; John Xanthoudakis, ex-patron de Norshield, Cogicom, le fournisseur d'un logiciel pour Norbourg. Décidément, les liens sont troublants. Il y a certainement matière à se poser de sérieuses questions.
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Valérie



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MessageSujet: Re: Rôle des conseillers   Lun 23 Jan - 12:53

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MessageSujet: Re: Rôle des conseillers   Lun 19 Déc - 14:51

Tiré de Conseiller.ca



L’AMF vise la mauvaise cible, selon le CIRQ

(16-12-2005) Par la voie de leur porte-parole, Larry Bathurst, l'organisme les Conseillers indépendants regroupés du Québec (CIRQ) estiment que l’Autorité des marchés financiers (AMF) choisit «la mauvaise cible» lorsqu’elle associe les conseillers aux fraudes qui ont ébranlé l’industrie des services financiers au cours des derniers mois.

Le CIRQ réagit ainsi à une déclaration faite par Jean St-Gelais, pdg de l’AMF, au Journal de l’assurance : «J’aimerais que les conseillers en arrivent un jour à se dire qu’ils n’aimeraient vraiment pas tomber dans les filets de l’Autorité.» M. St-Gelais a formulé ce propos à la suite d’une conférence qu’il a prononcée au Congrès de l’assurance et de l’investissement, qui s’est tenu à Montréal en novembre dernier.

«Son filet va laisser passer les grosses prises et ce sont les conseillers et les consommateurs qui vont encore payer la note», écrit le CIRQ dans un communiqué.


L'organisme fait remarquer que ce ne sont pas des conseillers qui sont responsables du scandale Norbourg, mais plutôt un ou plusieurs dirigeants de réseau ainsi qu’un gestionnaire de fonds. De plus, l’organisme s’interroge sur le bien-fondé de la décision unilatérale de l’AMF d’avoir suspendu le permis d’exercice de 35 conseillers affiliés à Gestion de Patrimoine Tandem, une division de Norbourg, une fois que Promotuel a acquis le cabinet. «Est-ce que les décideurs et l’AMF ont pris le temps de réfléchir et de mesurer l’impact de cette décision sur les clients ?» demande le CIRQ.

La question est pertinente. En effet, pendant que ces conseillers sont à la recherche d’un nouveau cabinet de courtage en épargne collective pour réactiver leur droit d’exercice, qui s’occupe de leurs clients ? Et à qui ces derniers peuvent-ils s’adresser en cas d’urgence ?

«Une telle situation est inacceptable et démontre très clairement jusqu’à quel point l’AMF et certaines organisations sont totalement déconnectées de la réalité des clients», lance le CIRQ.

Plutôt que de viser les conseillers, les autorités devraient se pencher sur les problèmes suivants, note l'organisme nouvellement formé:
* En assurance de personnes, les pratiques commerciales incompatibles avec le code de déontologie des conseillers.
* La confusion du public vis-à-vis du statut des conseillers (sont-ils indépendants ou non ?).
* L’harmonisation de la réglementation en ce qui concerne les fonds communs et les fonds distincts (un «très vieux dossier», dit le CIRQ).
* Les «bonis de signature» qu’offrent certaines institutions financières aux conseillers afin de les inciter à joindre leur rang (et y amener leurs clients).
* Les quotas de vente que les conseillers sont tenus de respecter s’ils ne veulent pas voir leur contrat résilié.

Le CIRQ espère sensibiliser l’AMF aux défis que doivent relever les conseillers indépendants en cette période trouble. Après tout, concluent-ils, «il y a beaucoup plus de similitudes que de différences entre notre mission et celle de l’AMF».

Cet article peut être trouvé à http://www.conseiller.ca/actualites/today/article.jsp?content=20051216_151548_5716
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MessageSujet: Rôle des conseillers   Lun 19 Déc - 14:47

Tiré de Conseiller.ca

Conseillers ou têtes de turc?


(19-12-2005) Les professionnels des services financiers en ont ras le bol d’être pris à partie chaque fois qu’un scandale financier éclate. Comment se fait-il que les conseillers se font semoncer comme si les malversations étaient la règle au sein de la profession? Le temps est venu pour les conseillers de riposter.

L'année 2005 a fourni plusieurs occasions de tester nos gendarmes des marchés financiers. Ici même, est-il nécessaire de rappeler les Norshield (500 millions), Norbourg (130 millions), Mont Real/iForum (65 millions), Argentum (3,3 millions) et Zénith (6 millions).

Au sud de la frontière, les CIBC, RBC et TD ont été mêlées au scandale Enron (pour des règlements respectifs de 2,4 milliards, 590 et 300 millions $US). Chez nos voisins ontariens, la synchronisation des marchés par cinq sociétés de FCP (une iniquité de 58 millions) et l’affaire Portus (240 millions dont Manuvie a couvert les pertes pour ses clients) ont eu aussi des échos ici.

Décidément, les malversations ont été monnaie courante l’an dernier dans notre secteur d’activités et l’Autorité des marchés financiers (AMF) a été mise à rude épreuve.

De leur côté, et à sentir la morosité ambiante des investisseurs, 99,9 % des conseillers pourraient se poser la question suivante : sommes-nous vraiment des escrocs? Et, à la réponse évidemment négative, le corollaire : pourquoi les consommateurs ont-ils si peu d’estime envers les professionnels des services financiers aujourd’hui?

Les paroles du patron de l’AMF nous donnent un bon indice de la perception des gens. En effet, Jean Saint-Gelais s’est fâché à la sortie du Congrès de l’assurance en novembre dernier et, selon les propos rapportés par le Journal de l’assurance, il a affirmé le plus sérieusement du monde : «J’aimerais que les conseillers en arrivent un jour à se dire qu’ils n’aimeraient pas tomber dans les filets de l’Autorité!» Avez-vous dit, racaille?

Avouez qu’une pareille affirmation a de quoi vous décrocher la mâchoire, et davantage en considérant le contexte entourant cette citation.



Ironiquement, M. Saint-Gelais venait de prononcer une allocution sur l’importance de l’éthique dans les pratiques commerciales des conseillers. On se demande alors comment le pdg de l’AMF a pu accepter de partager la même tribune que celle des trois conférenciers précédents du MDRT, dont la présentation s’intitulait : Les champions de la vente! Découvrez ce que font les meilleurs vendeurs pour atteindre des sommets.

Sans dénigrer les pratiques de vente à gros volumes qui prévalent encore dans certains cabinets dont les méthodes appartiennent à un autre âge, on s’attend néanmoins à ce que l’entourage de M. Saint-Gelais fasse preuve de plus de circonspection avant de l’associer à un événement qui fait la promotion à outrance de la vente avant de faire l’apologie du conseil.


Mais revenons à la litanie de scandales de 2005 et comparons-la avec le nombre de conseillers qui ont eu maille à partir avec les filets de l’AMF.
On lit dans le rapport annuel de 2004 de la Chambre de la sécurité financière : «14 dossiers portés en discipline ont fait l’objet de radiations temporaires et 7 dossiers se sont conclus par des radiations permanentes». Donc, sept exclus sur 28 647 conseillers ou 0,02%! La question que tous les conseillers posent maintenant à M. Saint-Gelais est la suivante : a-t-on le droit de faire planer le doute sur l’intégrité des conseillers avec des envolées de la sorte? L’attitude paternaliste de M. Saint-Gelais laisse tous les professionnels pantois. Faut-il également rappeler à M. Saint-Gelais que les plus récentes condamnations, amendes et peines de prison ont été prononcées contre les Stevens Demers, Michael Macinnis, Ghislain Morin ou Camil Girard, qui ne sont PAS des conseillers, mais des gens qui ont soit usurpé ce titre ou soit commis des délits d’initiés?

Sur son site, l’AMF souligne que plus de 500 personnes travaillent pour elle. Avec 3 871 employés, la SEC dispose d’environ 8 fois plus de personnel, alors qu’elle réglemente des marchés boursiers 100 fois plus importants et beaucoup plus complexes pour environ 100 millions d’investisseurs.

On peut se demander, comme le faisait remarquer dans La Presse Michel Magnan, titulaire de la chaire de comptabilité Lawrence Bloomberg à l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia, si l’utilisation de ces ressources est focalisée sur les bons enjeux? Comme des règles et des procédures existent afin de protéger l’investisseur et qu’un système pour pénaliser rapidement les fraudeurs est en place, on doit maintenant voir où se trouvent vraiment les fraudeurs!

Il est temps que l’AMF reconnaisse l’importance des professionnels qui œuvrent chaque jour auprès du public. L’intégrité et l’empathie des conseillers pour leurs clients peuvent aussi être des remparts contre les malversations qui pourraient survenir au sein de leur réseau ou de leur entreprise.


Bonne année malgré tout!


Yves Bonneau, rédacteur en chef
yves.bonneau@objectifconseiller.rogers.com
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