Scandale Norbourg

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Enyl

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MessageSujet: Re: Historique   Mar 24 Oct - 11:11

Vous souvenez vous de ce très bel article....

Retirons le dossier Norbourg des mains de l'AMF !


Décidément, pas une semaine ne passe sans que de nouvelles révélations embarrassantes pour l'AMF ne fassent la une des médias. Voilà que l'on apprend que des employés de cet organisme de réglementation se faisaient offrir des consommations dans des bars par Éric Asselin, un des cadres de Norbourg, alors que la firme, désormais tristement célèbre, faisait déjà l'objet d'une enquête. Le montant des consommations varierait entre 2 000 et 6 000 $, selon les versions.De toute façon, le montant importe peu. Ce qui compte, ici, ce sont les principes. Comment des employés d'un organisme de réglementation peuvent-ils accepter de se faire payer le "party" par un cadre d'une entreprise qu'ils supervisent et qui, de surcroît, fait l'objet d'une enquête ? De plus, la presse financière (Finance et Investissement en l'occurence) avait déjà soulevé de nombreuses interrogations. Même l'AMF a cru bon d'intervenir en suspendant certains de ces employés.


Le Samedi 1 avril 2006 au Le Dimanche 1 avril 2007


Par Yves Gingras



Mais il y a plus. Dans ce dossier, l'AMF n'est-elle pas en train de devenir à la fois juge et partie ? En effet, en plus des frasques bien arrosées de certains de ses employés, l'AMF a eu l'insigne [sic] honneur de fournir à Norbourg deux de ses plus hauts dirigeants. Pour reprendre le jargon sportif, on pourrait quasiment dire que l'AMF était devenue le club-école de Norbourg, c'est-à-dire l'endroit où une équipe recrute ses plus grands espoirs.

Jean Hébert et Éric Asselin, deux des principaux acolytes de Vincent Lacroix, ne sont-ils pas d'anciens employés de l'organisme dirigé par Jean St-Gelais ? Voilà où le bât blesse.

Je ne veux rien affirmer. Les moyens rudimentaires dont nous disposons, nous journalistes, ne nous permettent pas de porter des accusations ou de lancer des affirmations gratuites à tout vent. Nous laissons cela aux autorités légalement constituées, qui jouissent de pouvoirs d'enquête et légaux autrement plus sophistiqués que les nôtres.

Cependant, en tant porte-parole de l'industrie, notre devoir est de nous interroger en lieu et place de cette dernière. Et dans le dossier Norbourg, nous nous devions de soulever ces nombreux liens. Or, notre système juridique repose sur deux grandes règles de justice naturelle. La première, "Audi alteram partem", popularisée par Bernand Landry dans le film À hauteur d'homme, veut que chacun puisse avoir la chance de s'expliquer avant que l'on ne le condamne.

Par exemple, l'opinion publique considère déjà que Vincent Lacroix est coupable. Probablement avec raison. Se pourrait-il toutefois que, malgré ses fautes, il ait des révélations à nous faire, par exemple, sur le foullis qui régnait chez Teraxis lorsqu'il a acquis cette entreprise de la Caisse de dépôt et placement ?

Un cadre haut placé de Teraxis nous a fait part des difficultés que connaissait la Caisse avec cette filiale. Il nous a affirmé que "Teraxis était devenue une patate chaude" . Un autre vieux routard du milieu nous a confié que la Caisse avait payé cher de nombreuses entreprises du domaine financier (Planigestion Quatre Saisons, Planification Plus, Services financiers Tandem, Valorem, Fonds Évolution). Au bout d'un certain temps, il y avait trop d'entités chez Teraxis. Ce qui a eu pour effet de drainer énormément de capitaux.

À tel point que la société ne respectait plus le capital requis par la réglementation. Dès juillet 2003, le Bureau des services financiers (BSF), dorénavant partie prenante de l'AMF, soulevait déjà ce problème, qui a perduré onze mois. Le Bureau a donc toléré ces écarts pendant onze mois. L'AMF a-t-elle envie de faire enquête à ce sujet ?

Nous voilà donc à la deuxième règle de justice naturelle, "Nemo judex in causa sua", soit nul ne peut être juge et partie dans sa propre cause. Si vous préférez, il ne suffit pas que justice soit rendue, il faut aussi qu'il y ait apparence de justice.

Le simple épargnant qui a perdu des milliers de dollars doutera sans doute, et à juste titre, de l'impartialité d'une enquête sur Norbourg, si elle est menée par d'anciens collègues de travail d'Éric Asselin et Jean Hébert. Il se demandera si l'AMF n'a pas intérêt à camoufler certains faits embarrassants pour elle, c'est-à-dire les liens entre son personnel et Norbourg, ou encore, le laxisme qui a été démontré.

Le but, ici, n'est pas de remettre en question la qualité du travail effectué récemment par l'AMF. Au contraire, les nombreuses accusations portées dans divers dossiers au cours des derniers mois semblent attester du fait que Jean St-Gelais et son équipe ont su se ressaisir.

Il faut cependant prendre acte du fait que dans l'esprit du public, des questions sur l'impartialité de l'AMF surgiront inévitablement. D'où la suggestion faite récemment par un célèbre criminaliste sur les ondes de la télévision d'État de retirer l'enquête des mains de l'AMF pour la confier, par exemple, au procureur général du Québec.

Voilà une idée qui nous plaît !

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Enyl

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MessageSujet: Re: Historique   Sam 30 Sep - 13:58

LE DEVOIR

Édition du 29 et 30 octobre 2005

In ou Out




L’affaire Norbourg n’a pas fini de nous surprendre, et nous sommes très loin du moment où ce sera une histoire terminée et bien enterrée. Les rumeurs et les faits troublants sur Norbourg ne datent pas du mois d’août dernier. Déjà en 2003, Finance et Investissement, journal spécialisé, posait beaucoup de questions, restées sans réponse à l’époque. Personne dans l’industrie ne pouvait ignorer de nombreuses anomalies. Finalement, peu de qu’en dira-t-on étaient faux; au contraire, les rumeurs se sont avérées. Et, si nous nous appuyons sur cette expérience, nous pouvons aussi extrapoler et prétendre qu’il y a beaucoup de personnes qui doivent avoir certaines difficultés à dormir. Les noms sont encore inconnus, mais ce n’est qu’une question de temps. Et même le rapport trop « intime » de l’entourage de Norbourg avec certains organismes est fort troublant.



Out



Aussi, dans cette affaire, il y a des « out », ceux qui ont sans doute des examens de conscience à faire, des parties prenantes qui actuellement ne peuvent paraître sur mon tableau d’honneur. Les premier « out », les représentants qui auraient recommandé à leurs clients les fonds Norbourg contre une rémunération indue. Dommage, il en existe, et pas nécessairement des inconnus.



Que faut-il en penser? En fait, autant le code de déontologie ─ quoique sa portée ne m’apparaisse pas très claire, puisque seul un ordre professionnel peut imposer un code de déontologie ─ que les lois des valeurs mobilières interdisent à un représentant de vendre un produit qui ne correspond pas à un besoin d’un investisseur. Vous pouvez être convaincu que compte tenu de la médiocrité des fonds Norbourg, aucun représentant ou investisseur ne peut justifier un tel produit dans son portefeuille. De plus, la rémunération supplémentaire ou l’incitation, en biens ou en dollars, que pourrait recevoir un représentant pour vendre à un client un produit financier constitue une pratique condamnable.



Évidemment, le représentant est toujours rémunéré, mais ce qui n’est pas clairement inscrit dans le prospectus destiné au client est strictement interdit. Et, il semble qu’un certain nombre de représentants soient allés du côté de l’interdit. C’était d’ailleurs un secret pour personne dans l’industrie, Norbourg achetait des « books » ou des actifs de certains représentants à des prix nettement au-dessus du marché. C’était un sujet de discussion d’ordre public, et qui faisait partie des préoccupations de l’industrie vis-à-vis de Norbourg. La viabilité économique du modèle Norbourg inquiétait le milieu. Trop d’intervenants ont manqué de vigilance, tout comme ils ont manqué de perspicacité quant à la provenance des capitaux sans fonds… de Norbourg. Maintenant, nous le savons.



Out… l’accusation portée contre la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) : elle n’aurait pas agi en bon père de famille… Dans le recours collectif déposé lundi, j’imagine que certains croient, à tort, que la CDPQ versera quelques millions pour acheter la paix et laver sa réputation. Voyons donc! La Caisse avait entre les mains un canard boiteux, Teraxis, qui perdait des millions de dollars des déposants, ses clients. Arrive, enfin, un acheteur. Il paie comptant et absorbe la dette. Quelle belle aubaine pour la Caisse qui a vendu, et c’était d’ailleurs le seul geste à poser. La Caisse devient trop souvent le bouffon de tous et chacun. Le travail de M. Rousseau est de faire fructifier les dépôts des clients, le reste, il ne doit pas s’en faire un cas de conscience, ce n’est pas son rôle. Et, il a bien fait de vendre ce canard boiteux qu’était Teraxis : il n’allait nulle part et était fort mal géré. Personne ne vérifie la provenance du paiement quand il vend son auto ou sa maison, alors pourquoi imposer cette obligation à la Caisse?



Aussi out, KPMG… clairement. Une firme de vérificateurs, en principe l’un des grands bureaux, des plus respectés dans cette industrie et qui, depuis deux mois, fait systématiquement des procédures pour empêcher l’Autorité des marchés financiers d’avoir accès à trois boîtes de documents. Ça sent mauvais…



Mais pourquoi ne pas collaborer? Pourquoi ne pas aider l’AMF à faire son travail pour éclaircir ce fameux dossier? Le travail d’un vérificateur est d’abord et avant tout envers son client, celui qui le rémunère, c’est un secret de polichinelle, mais pour l’instant le goût est amer. Saviez-vous, dirigeants de KPMG, que l’AMF, des dizaines de représentants et des milliers d’épargnants prennent des décisions d’investissement en fonction de votre travail, de vos conclusions et de votre perspicacité? Le doute que vous entretenez actuellement sur la qualité de votre travail, même s’il n’est peut-être pas en cause est inacceptable.



Les « in »



Les médias. En fait, je crois que c’est grâce à eux que nous en apprenons un peu plus chaque jour. À peu près tous les médias participent au dévoilement de l’information. Quant aux mises en garde, depuis 2003, de Finance et Investissement, apprécions-les à leur juste valeur. Ce travail doit continuer en raison de tout ce que l’on découvre quotidiennement.



Mais la toute première mention va, sans aucun doute, à Me Nathalie Drouin de la Direction générale aux affaires juridiques à l’AMF et à son équipe qui semblent être mal appuyées par ses « supposés » pouvoirs : sa lutte depuis le début du mois de septembre avec KPMG pour avoir accès à certains documents qui l’empêchent de mener à terme son travail en témoigne. Pourtant, on lui adresse de nombreux reproches. J’imagine la frustration de Me Drouin. De toute évidence, la faillite de Norbourg est loin de faciliter son travail, mais sa ténacité contre les coupables sera récompensée. Ce travail doit non seulement continuer, mais aussi être appuyé.





Michel Marcoux

Président, Avantages services financiers



Pour toute question ou commentaire, n'hésitez pas à nous rejoindre à l’adresse suivante: question@avantages.com



Prenez note que la chronique hebdomadaire sur les fonds paraît chaque semaine dans le journal Le Devoir.








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Enyl

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MessageSujet: Re: Historique   Jeu 28 Sep - 19:56

La Presse
Nouvelles générales, jeudi 10 novembre 2005, p. A1
AFFAIRE NORBOURG
Lacroix a offert 150 000$ de sa poche à un de ses cadres

Arcand, Denis
Michel Fragasso, cadre supérieur de Norbourg, a accepté un chèque personnel de 150 000 $ de Vincent Lacroix moins d'un mois avant de se présenter comme candidat libéral aux élections fédérales de juin 2004, a appris La Presse.
Durant la même période, M. Lacroix, président du Groupe Norbourg, a aussi versé 5000$ pour financer la campagne de M. Fragasso à l'investiture libérale dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent, en banlieue de Québec.
Ces deux informations obtenues par La Presse ont été confirmées hier par M. Fragasso.
Le chèque personnel de 150 000 $ lui a été remis par M. Lacroix en mars 2004. Son assemblée d'investiture libérale dans Louis-Saint-Laurent a eu lieu " vers le 30 mars " 2004, a dit hier M. Fragasso.
Cependant, M. Fragasso affirme que le paiement de 150 000 $ et son saut en politique fédérale, bien que rapprochés dans le temps, sont une coïncidence sans lien aucun. " Il n'y a pas de corrélation entre les deux ", affirme-t-il. Selon M. Fragasso, le paiement de 150 000 $ était un " bonus de signature " accordé par M. Lacroix pour compenser l'annulation d'options (ayant une valeur nominale de 482 800 $) à la suite d'une transaction entre Norbourg et la Caisse de dépôt et placement, son ancien employeur. " Je ne me sens pas coupable de quoi que ce soit ", a-t-il dit.
Michel Fragasso est le cousin de Robert Fragasso, membre de la direction du Parti libéral du Canada qui porte le titre de représentant à la direction nationale. Robert Fragasso a été candidat à l'investiture libérale dans la circonscription d'Argenteuil-Papineau-Mirabel en mars 2004, mais les militants libéraux lui ont préféré un autre candidat.
Robert Fragasso n'a pu être joint hier. Mais Michel Fragasso a dit ne pas croire que son cousin ait aussi reçu des contributions de gens proches de Norbourg. " Mon cousin n'avait rien à voir avec Norbourg ", a-t-il dit.
Jusqu'en 2004, Michel Fragasso était président des fonds mutuels Capital Teraxis (filiale de la Caisse de dépôt). Quand Teraxis a été acquise par Norbourg le 14 février 2004, M. Lacroix a fusionné divers actifs dans les Fonds Évolution, une des deux familles de fonds Norbourg qui font l'objet d'une enquête policière de détournement de fonds, à la suite de la disparition de 130 millions de dollars.
Bonus de signature
" Quand je suis arrivé chez Norbourg, j'ai demandé des options. Il (M. Lacroix) a refusé et j'ai eu un bonus de signature " en remplacement. Ce " bonus d'embauche " est survenu durant le mois où M. Fragasso a fait le saut en politique.
M. Fragasso souligne que le jour où il a accepté les 150 000 $ de M. Lacroix, son départ de Norbourg et son lancement en politique n'étaient pas décidés. À ce moment, " je ne pars pas, je participe à une convention (à l'investiture dans la circonscription) et ce n'est pas sûr qu'il va y avoir des élections et ce n'est pas sûr que je vais être élu à la convention " pour représenter le Parti libéral comme candidat, dit-il. M. Fragasso dit qu'il n'avait pas démissionné de Norbourg. " En 2004, j'ai pris un congé sans solde d'un mois. Ce n'est qu'il y a six ou sept semaines que j'ai démissionné ", quand a éclaté le scandale Norbourg.
Contributions
Le soutien de la famille Lacroix et de Norbourg à M. Fragasso s'est poursuivi durant sa campagne électorale, en mai, après qu'il eut été choisi candidat libéral dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent. Le père de M. Lacroix, Donald Lacroix, a fait une contribution politique de 5000 $ à M. Fragasso. Serge Beugré, vice-président et bras droit de M. Lacroix chez Norbourg, a lui aussi contribué 5000 $. Ces deux contributions apparaissent au rapport financier remis à Élections Canada au terme de sa campagne électorale infructueuse.
M. Fragasso a été battu par le bloquiste Bernard Cleary aux élections générales du 28 juin 2004 et a réintégré ses fonctions chez Norbourg comme vice-président. Il a été nommé président du conseil d'administration des Fonds Évolution en février dernier. Il était aussi inscrit comme administrateur de Fiducie Norbourg, une filiale embryonnaire qui n'a jamais eu d'activités.
M. Fragasso affirme que le paiement de 150 000 $ était " contractuel " et le montant était conforme à ce qui est versé normalement à un président lors d'une acquisition. " Ce n'était pas hors marché. "
Mais pourquoi était-ce un chèque personnel et non un chèque de Norbourg? " Ben, écoutez, c'est ce qui m'est... Notez qu'il a fallu que j'accepte ça, mais... Il a décidé de me donner un chèque personnel. Je présumais qu'il voulait le mettre dans son compte de compagnie, je ne savais pas. "
N'a-t-il pas trouvé étrange cette façon de payer un bonus de compagnie? " Ben, écoutez, j'ai trouvé ça étrange, mais c'était un honnête homme encore il y a un an et demi... "
Quand on lui a demandé s'il s'était interrogé sur cette façon de faire, il a répondu que M. Lacroix est un homme " tranchant ".
Il affirme avoir déclaré ce montant au fisc.
M. Fragasso, qui siège au conseil de l'Institut des fonds d'investissement du Canada (IFIC) depuis 1997, avait été nommé en septembre 2004 président de cet organisme, qui a notamment la responsabilité de former les représentants en éthique de rémunération. Il a démissionné de la présidence le 25 août dernier à la suite de l'enquête pour fraude qui secoue Norbourg.
Par ailleurs, La Presse a tenté sans succès de joindre Vincent Lacroix, hier.

Illustration(s) :
Brault, Bernard
Jusqu'en 2004, Michel Fragasso était président des fonds mutuels Capital Teraxis, une filiale de la Caisse de dépôt.


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Sujet(s) uniforme(s) : Partis politiques; Élections
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MessageSujet: Re: Historique   Mer 27 Sep - 6:55

Parlant de Yves Séguin, je ne doute pas de lui, mais rappelons nous que fragasso a déjà travaillé pour lui ...
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Dave



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MessageSujet: Re: Historique   Mer 27 Sep - 0:21

D'après moi, lors de son retrait de la vie politique, Yves Séguin s'est fait dire de se taire.

C'est un des seuls politiciens qui pensait «pour le petit monde», il était au fait de toutes les magouilles qui se passent au gouvernement et dans les hautes sphères du monde financier et politique.

Salut Yves! king
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Enyl

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MessageSujet: Re: Historique   Mar 26 Sep - 20:15

Yves Séguin craint d'autres Norbourg

Mise à jour le jeudi 6 octobre 2005 à 16 h 33


Yves Séguin .
Yves Séguin prévient que d'autres scandales comme celui de Norbourg pourraient survenir. Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, l'ancien ministre des Finances estime que les lois doivent absolument être resserrées.

La fraude présumée chez Norbourg s'élève à plus de 130 millions de dollars, selon l'Autorité des marchés financiers (AMF). L'organisme de surveillance aurait-il pu empêcher les détournements de fonds?


Selon M. Séguin, ce ne sont pas les organismes qui sont complaisants, mais les lois qui sont désuètes devant des lobbies d'affaires trop puissants. Il rappelle que, depuis 15 ans, les organismes de surveillance des marchés n'intentent plus de poursuites criminelles.



« On est devant un laxisme qui doit prendre fin tout simplement. [...] Nos lois et règlements sont à revoir pour y introduire beaucoup plus de sévérité, des responsabilités directes sur la perte des fonds, surtout par fraude », affirme-t-il.

Sauf que les lobbies d'affaires s'y opposent. L'an dernier, lorsqu'il était ministre, M. Séguin a dû leur résister pour créer une escouade mixte d'enquêteurs spécialisés. « J'ai eu plusieurs représentations à l'effet de même me dire que ça ferait peur aux investisseurs. »


.
Selon lui, le plus inquiétant dans le scandale Norbourg demeure le silence de tous les professionnels qui ont été mêlés aux opérations financières illégales. Il espère que l'AMF se penchera sur ces « complices silencieux »

« Il y a des banques qui ont reçu ces montants-là, qui ont fait des carnets de banques, des écrits, énumère-t-il. Il y a des comptables, des avocats, des conseillers... »
L'ancien ministre est convaincu que d'autres scandales comme celui de Norbourg sont en préparation. « Il y en a d'autres qui sont actuellement sous étude, rappelle-t-il. Et puis, j'ai eu quelques informations qui me laissent croire que, malheureusement, on va assister à d'autres histoires d'horreur. »
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MessageSujet: Re: Historique   Lun 25 Sep - 20:20

Cyberpresse
Economie, jeudi 3 octobre 2002
Agence d'encadrement du secteur financier: les critiques se taisent
Hélène Baril : helene.baril@lapresse.ca
La Presse

Une fois amendé, le projet de loi 107 qui crée l'Agence d'encadrement du secteur financier a fait taire la plupart des critiques. C'est maintenant l'incertitude qui s'exprime, sur la façon dont fonctionnera ce nouvel animal à mille pattes.
Il y a un risque que ça devienne une tour de Babel, estime Yves Michaud, le président fondateur de l'Association pour la protection des épargnants et des petits investisseurs du Québec.
«Ce grand machin», comme l'appelle M. Michaud, doit en effet regrouper tous les organismes de réglementation du secteur financier, du Bureau des services financiers à la Commission des valeurs mobilières, en passant par la Régie d'assurance-dépôt.
«C'est risqué d'essayer d'harmoniser tout ça, dit Yves Michaud, ça ressemble aux fusions (d'entreprises) et les fusions, ça ne marche pas parce que les cultures sont différentes.»
Le Bureau des services financiers, qui est une première tentative de regroupement des organismes de réglementation, est un échec, de l'aveu même de la ministre des Finances, Pauline Marois.
Yves Michaud, qui était membre du conseil du Bureau des services financiers, n'est pas loin de penser la même chose. «Le Bureau des services financiers a réussi dans tout ce qui était encadrement, permis et certification, mais pas dans la protection des intérêts du public», dit-il.
Avec la future Agence d'encadrement du secteur financier, le pari est encore plus gros. «On verra à l'usage», dit Monique Jérôme-Forget. La critique libérale en matière de finance a encore des réserves, mais elle votera en faveur du projet de loi 107, qui est rendu à l'étape de l'étude article par article.
Après avoir entendu les parties intéressées en commission parlementaire, la ministre Marois est revenue avec un grand total de 180 amendements, qui ont répondu à la plupart des critiques.
Les pouvoirs dévolus au président-directeur général de la future agence inquiétaient tout le monde, parce qu'ils auraient permis à une seule et même personne de faire la réglementation et de la défendre en cas de litige.
La ministre s'est rendue aux arguments des opposants, en créant un Bureau de décision et de révision en valeurs mobilières, dont les membres seront indépendants du président-directeur général et qui auront la responsabilité de trancher les litiges.
«C'était la faille majeure du projet de loi 107», estime Yves Michaud, qui a été un des premiers à s'inquiéter des pouvoirs démesurés accordés au président et qui est maintenant satisfait des modifications apportées par la ministre.
La création du Bureau de décision et de révision en valeurs mobilières, un organisme quasi judiciaire doté d'une structure de décision collégiale, satisfait aussi ceux qui s'inquiétaient de la disparition de la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) et de la tendance distincte que prenait ainsi le Québec vis-à-vis des juridictions voisines.
La Banque Nationale avait prévenu la ministre que ce genre de singularité risquait de faire fuir les capitaux étrangers. Les inquiétudes exprimées par le vice-président aux Affaires corporatives, Jean Houde, ne tiennent plus, a fait savoir hier le porte-parole de la banque, Denis Dubé.
À la Bourse de Montréal, qui avait exprimé le même genre de réticences au sujet de la disparition possible de la CVMQ, on est aussi content du projet de loi modifié. «Ça répond à nos préoccupations en matière de collégialité et d'indépendance», a fait savoir Jean-Charles Robillard, porte-parole de la Bourse.
Selon lui toutefois, la création de l'Agence est une restructuration majeure qui doit faire ses preuves. «On verra dans la pratique», a-t-il dit.
À la CVMQ, personne n'était disponible hier pour parler des modifications au projet de loi 107. La présidente de la CVMQ, Carmen Crépin, qui s'était opposée au projet de loi en commission parlementaire, a annoncé depuis qu'elle quitte son poste pour devenir vice-présidente de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières (ACCOVAM).
La perle rare
Une fois le projet de loi adopté, un bureau de transition se mettra à l'oeuvre pour coordonner la fusion des activités de tous les organismes concernés. L'opération doit prendre un an. Entre-temps, le gouvernement aura nommé la personne qui dirigera les premiers pas de l'Agence.
«C'est une perle rare qu'il faut trouver», estime Yves Michaud. Idéalement, selon lui, la personne choisie ne devrait pas venir des milieux gouvernementaux, pour assurer que la nouvelle Agence garde ses distances avec le gouvernement.
Selon les rumeurs qui circulent, c'est peut-être le contraire qui va se produire. Le gouvernement s'apprêterait à donner la présidence de l'Agence à Jean Saint-Gelais, l'actuel secrétaire général du conseil exécutif, qui était auparavant sous-ministre au ministère des Finances.
Pour nous écrire : cyberpresse@cyberpresse.ca
Catégorie : Économie
Sujet(s) uniforme(s) : Bourse et marché des changes; Fusions, acquisitions et offres publiques d'achat; Présidents, administrateurs et conseils d'administration; Services et produits financiers
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Doc. : news·20021003·CY·102100142941
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MessageSujet: Re: Historique   Sam 23 Sep - 19:00

Suite Les affaires. com 04-2006

CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS

1991


> Vincent Lacroix entre à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

1995

> Il devient v.-p. chez Maxima Capital.

1998

> Vincent Lacroix fonde Norbourg. Maxima Capital agit comme placeur des fonds Norbourg. La Caisse de dépôt et de placement forme Teraxis.

2000

> Maxima Capital est mis à l'amende par la CVMQ.

2001

> La CVMQ provoque la suspension, puis la faillite de Maxima Capital. Carmen Crépin, présidente de la CVMQ, est critiquée publiquement. Norbourg achète finalement Maxima Capital.

> Environ 1,3 M$ sont transférés de Norbourg à Cogicom (selon l'enquêteur Vincent Mascolo), alors que Cogicom est sanctionnée par la CVMQ.

> La Caisse de retraite suisse commence à prendre position dans Junex, sur le conseil de Cybel Management.

2002

> Mai : Eric Asselin quitte son poste d'enquêteur à la CVMQ et passe chez Norbourg.

> Octobre : La CVMQ débute une inspection chez Norbourg.

> Décembre : Vincent Mascolo sert un ultimatum à Eric Asselin pour qu'il fournisse certains documents. Norbourg exerce 800 000 bons de souscription de Junex.

2003

> Février : Eurobourg acquiert 30 % de Cybel Management. Vincent Lacroix devient administrateur de Cybel.

> Mars : Vincent Mascolo constate que Tercio Trust S.A. "possède" 300 M$ dans des comptes en Suisse.

> Mai : Norbourg se déleste des actions de Junex, et le titre plonge de 35 %. Une caisse de retraite suisse engloutit des millions.

> Décembre : Norbourg achète les Fonds Évolution.

2004

> Norbourg achète Teraxis et perd 800 M$ en actifs sous administration pendant l'année.

> Février : L'AMF prend le relais de la CVMQ.

> Août : Yves Roussel devient responsable de l'équipe intégrée de la police des marchés.

> Septembre : Jean Hébert quitte l'AMF pour occuper un poste chez Norbourg.

> Novembre : Claire Lewis devient la nouvelle enquêteure-chef de l'AMF et lance une enquête sur Norbourg.

2005

> Pendant l'année, L'AMF bloque la vente de MCA Valeurs Mobilières à Norbourg.

> Janvier : Yves Roussel se retire du dossier Norbourg, alors que les deux enquêteurs au dossier sont mutés.

> Février : L'organisme fédéral CANAFE amorce une enquête sur Norbourg et transmet des documents aux policiers.

> Juin : Finance et Investissement sonne l'alarme. Éric Asselin dénonce M. Lacroix.

> Juin : En entrevue Claire Lewis dit vouloir donner du muscle à la direction des enquêtes. "J'aime le défi qu'on m'a demandé de relever", déclare-t-elle.

> Juillet : Claire Lewis quitte l'AMF.

> 23 août : l'ex-président de la Caisse de dépôt, Jean-Claude Scraire, envoie un courriel chez Norbourg pour convoquer une rencontre le 7 septembre 2005. Selon La Presse, il est pressenti à la présidence du c.a. de Norbourg, mais affirme qu'il s'agissait d'"un comité aviseur, qu'on appelait "conseil", mais qui n'aurait pas eu de responsabilité légale d'administrateur".

> 25 août : L'AMF et la GRC perquisitionnent chez Norbourg. Les actifs de Vincent Lacroix sont gelés et Ernst & Young est nommé administrateur provisoire.

> 26 août : Me Yves Lauzon, du cabinet Lauzon Bélanger, dépose un recours collectif contre Vincent Lacroix et Norbourg.

2006

> Mars : Norbourg fait faillite et en octobre Lauzon Bélanger retire la Caisse de dépôt de son recours; il y inclut toutefois l'AMF et le syndic RSM Richter.

> Mars : L'AMF souhaite faire annuler le recours collectif entrepris par le cabinet Lauzon Bélanger au nom des investisseurs floués par Norbourg, estimant que les avocats au dossier sont en conflit d'intérêts.

LES PRINCIPAUX ACTEURS

Asselin, Éric

Ancien enquêteur de la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ), il deviendra vice-président aux finances chez Norbourg. Il est le principal délateur dans cette affaire.

Bettez, Pierre

Directeur de la conformité de la CVMQ lors de l'inspection de Norbourg en 2003.

Boisvenu, Claude

Propriétaire de Services financiers Dr. L'entreprise fut vendue à Norbourg. Le prix élevé payé par Norbourg a fait sourciller des acteurs de l'industrie. Il est maintenant un défendeur dans le recours collectif du cabinet Lauzon Bélanger.

Caisse de retraite suisse

Caisse de retraite des professeurs du Canton de Valais, en Suisse. Près de 3 000 de ces professeurs ont été soulagés de plusieurs millions de dollars, à la suite de transactions sur le titre de Junex.

CANAFE

Le Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada est un organisme fédéral chargé de surveiller les transactions financières liées au blanchiment d'argent provenant d'activités criminelles.

Cogicom Corporation

Société informatique ayant eu des liens avec Maxima Capital. L'entreprise fut sanctionnée par la CVMQ en mars 2001. Vincent Lacroix a effectué des dépenses discutables avec Cogicom Corporation à hauteur de plus de 2 M$, selon ce que rapporte Vincent Mascolo en 2003.

Crépin, Carmen

Présidente de la CVMQ jusqu'en 2004. Elle passera à l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières lorsque la présidence de l'AMF lui échappera.

Fragasso, Michel

Président de Teraxis sous le règne de la Caisse de dépôt, il passera chez Norbourg. Il fera aussi de la politique fédérale avec le financement, entre autres, du père de M. Lacroix.

Hébert, Jean

L'ex employé de l'AMF passera chez Norbourg. Il dénoncera Vincent Lacroix aux policiers.

Junex

Société québécoise d'exploration pétrolière cotée en Bourse.

Lauzon, Yves

Avocat chez Lauzon Bélanger. Il est détenteur de fonds Norbourg pour près de 2 M$. Il est aussi l'initiateur d'un recours collectif contre l'AMF dans le dossier.

Lewis, Claire

Elle est à la tête des enquêtes de l'AMF de novembre 2004 à juillet 2005. Elle dispose d'une grande expérience, dont une expertise sur la scène internationale. Elle partira abruptement de son poste.

Mascolo, Vincent

Inspecteur de la CVMQ affecté à l'inspection de Norbourg en 2002-2003. Il est toujours en poste à l'AMF.

Maxima Capital

Société de courtage de plein exercice où Vincent Lacroix fut vice-président. L'entreprise fut mise en faillite par l'action de la CVMQ pour cause d'irrégularités. La société a ensuite été vendue à Vincent Lacroix.

Tandem

Il s'agit d'un réseau de près de 1 000 représentants appartenant à Norbourg et ayant intégré les activités de Teraxis.

Tercio Trust

Société suisse dont Vincent Lacroix est actionnaire et qui dispose d'une fortune de 300 M$ dans des comptes en Suisse. Selon Vincent Mascolo, Tercio Trust détient aussi un compte de gestion discrétionnaire de 30 M$ chez Norbourg.

Teraxis

Le bras d'intervention de la Caisse de dépôt dans le domaine des services financiers à partir de 1998. Certaines filiales (Fonds Évolution et Services Financiers Teraxis) furent vendues à Norbourg.
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MessageSujet: Re: Historique   Sam 23 Sep - 18:59



Norbourg : des irrégularités majeures relevées dès 2003

20 avril 2006
Bruno Leblanc, Journaliste, Finance et Investissement</B>

</B></FONT>
Des liens troublants entre une société suisse du nom de Tercio Trust S.A. et Norbourg Services Financiers Inc. ont été relevés par un enquêteur de la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) dès 2003, soit 20 mois avant qu'une enquête officielle ne soit déclenchée sur Norbourg.

</B>
L'enquêteur de la CVMQ savait alors que Tercio possédait des fonds de 300 M$ provenant de "diverses sources", dont la vente d'un hôtel parisien. Il avait aussi appris que Vincent Lacroix et sa famille, en étaient actionnaires et que M. Lacroix avait "obtenu personnellement la gestion de 30 millions $ des fonds de cette société" en ouvrant un compte à son nom, faisant fi de la réglementation. Toutefois, son supérieur classa l'affaire avec une indifférence étonnante. Tercio fut dissoute en septembre 2003.

C'est ce que révèlent plusieurs lettres émanant de la CVMQ, rédigées entre les 15 octobre 2002 et 1er avril 2003, et dont le journal Finance et Investissement a obtenu copie. Le directeur des communications de l'AMF, Philippe Roy, a dit ne pas vouloir commenter ces lettres puisqu'"il s'agit de documents qui sont actuellement sous enquête".

Un inspecteur impatient

Le 15 octobre 2002, Vincent Lacroix reçoit une communication de la CVMQ lui annonçant qu'elle procédera à une inspection chez Norbourg Services Financiers Inc. (Norbourg). La CVMQ explique alors qu'elle débarquera à ses bureaux du 615, boulevard René-Lévesque, le 28 octobre suivant. Un des responsables de cette inspection est un enquêteur actuel de l'AMF, Vincent Mascolo, un comptable agréé de formation.

Or, selon les communications émanant de la CVMQ dans ce dossier, Norbourg aurait offert un niveau de collaboration discutable. Le 12 décembre 2002, Vincent Mascolo a même dû servir un ultimatum à Éric Asselin, le délateur dans ce scandale et ex-vice-président, finances, de Norbourg, dans l'espoir qu'il donne suite aux demandes de présentation de certaines pièces justificatives formulées par la CVMQ.

Une des pièces qui intéressaient Vincent Mascolo : "les états de compte cash activity details (détail des liquidités) du compte de Vincent Lacroix". M. Mascolo voulait étudier des mouvements de fonds dans le compte personnel de Vincent Lacroix chez Norbourg. Une vérification en apparence banale, presque routinière.

Pourtant, Norbourg s'octroie alors un délai qui exaspérera l'inspecteur, au point où il lui indiquera une date et une heure limite pour s'exécuter.

Une fois que Mascolo aura ce qu'il réclame, les trouvailles qu'il fera seront assez inusitées.

300 M$ en Suisse dès 2003

Le 4 mars 2003, Vincent Mascolo va coucher sur papier ses conclusions et ses découvertes et transmettra la lettre à Vincent Lacroix.

Son principal constat : le compte personnel de Vincent Lacroix chez Norbourg ne lui appartient pas en propre.

Bien qu'il soit effectivement identifié comme étant le sien, l'inspecteur de la CVMQ a pu établir qu'il s'agit en fait d'un compte appartenant à la société suisse Tercio Trust S.A.

Selon lui, Vincent Lacroix a ouvert ce compte à son nom, au lieu de celui de Tercio, "dans le but de préserver la confidentialité des actionnaires de Tercio Trust SA", selon ce qui est rapporté dans la lettre de Mascolo.

Le hic : Tercio Trust n'est pas une société comme les autres. Elle gère une somme énorme. Selon l'inspecteur "cette société possède, à l'époque, des fonds de l'ordre de 300 millions de dollars canadiens dans des comptes en Suisse."

Cette découverte est faite 29 mois avant les perquisitions de l'AMF et de la Gendarmerie Royale du Canada dans les bureaux de Norbourg, le 25 août 2005.

Finance et Investissement n'a pu obtenir copie de la réponse qu'aurait transmise Vincent Lacroix à l'inspecteur. Reste à savoir si le fait que la part de chaque actionnaire de Tercio Trust S.A. n'était pas connue de l'inspecteur à l'époque (il posait justement la question à Vincent Lacroix dans sa lettre) justifiait une baisse du niveau de suspicion. De son côté, le quotidien La Presse soutenait en octobre 2005 que Vincent Lacroix contrôlait Tercio en 2002.

Des liens évidents

La lettre de mars 2003 de Vincent Mascolo adressée à Norbourg nous apprend aussi que les actionnaires de Tercio sont, en majorité, des personnes liées à Vincent Lacroix.

Selon la CVMQ, à l'époque, les actionnaires de la société sont : Vincent Lacroix, Yves Leblanc et Robert Simoneau (deux oncles de Vincent Lacroix), Stéphane Zizarri (oncle par alliance), Georges Boivin (apparemment non lié) et Germain Chassot (l'administrateur résident obligatoire aujourd'hui décédé).

De cette somme de 300 M$ dont dispose Tercio Trust SA, Vincent Lacroix a contracté un mandat de gestion discrétionnaire portant sur 30 M$. Une somme qui fut transférée à la succursale londonienne de Northern Trust, selon l'inspecteur de la CVMQ, .

Finance et Investissement a obtenu copie de la convention qui régissait Minersud SA (l'ancien nom de Tercio) et Vincent Lacroix. Ce document fut qualifié par la CVMQ comme présentant des violations de la réglementation en matière de valeurs mobilières. Une irrégularité supplémentaire.

Dans cette même lettre, M. Mascolo se demande pourquoi les fameux revenus de gestion liés à Tercio Trust SA (mars 2001 à juin 2003) n'ont pas été comptabilisés par Norbourg, alors "qu'il y a eu des avances octroyées de plus de 1,7 M$", relate-t-il.

La trésorerie de Tercio laisse aussi Vincent Mascolo dubitatif. Il demandera à Vincent Lacroix d'expliquer où se trouve un montant de plus de 1,2 M$ qui fut "retiré du compte de Tercio Trust S.A. au cours de 2002, mais non déposé dans le compte de Norbourg". Une série d'irrégularités qui jettent un doute sérieux sur les pratiques administratives de Norbourg.

Une facture incongrue

Vincent Mascolo s'intéressera aussi aux fonds transférés par Norbourg à Cogicom Corporation. La société, dont le siège social est en Floride, a déjà eu maille à partir avec la CVMQ, en raison d'activité avec Maxima Capital. Rappelons que Vincent Lacroix a déjà été vice-président chez Maxima.

En 2001, Norbourg a acquis un logiciel de Cogicom. Or, l'inspecteur a recensé que plus de 2,1 M$ ont été transférés par Norbourg à Cogicom sur une période de deux ans dans le cadre de cette dépense.

Vincent Mascolo demandera à Vincent Lacroix d'expliquer ce que cette dépense a apporté à Norbourg.

Il demandera aussi, "compte tenu de l'ampleur des sommes investies", si Vincent Lacroix a "obtenu une évaluation externe" avant d'engager une telle somme pour un logiciel.

L'inspecteur suspecte un déséquilibre entre ce qui fut livré de Cogicom et la somme payée par Norbourg. Le mutisme actuel de l'AMF empêche cependant de savoir comment on a répondu à cette inquiétude.

Au terme de son examen, Mascolo questionne même la cohérence du plan d'affaires de Norbourg, qui lui dit vouloir faire des acquisitions.

"Votre compte principal sous gestion (Tercio Trust S.A.) est désormais géré de la Suisse, écrit Mascolo à Vincent Lacroix. (...) Quels sont les avantages que vous recherchez à présent par l'acquisition d'une firme de courtage de plein exercice" au Québec ?

Un mois après ce questionnement d'un inspecteur de la CVMQ, c'est le directeur de la conformité de l'organisme, Pierre Bettez, qui prendra le relais et écrira à Vincent Lacroix. Dans sa lettre, datée du 1er avril 2003, M. Bettez fera état de ce que la CVMQ considère avoir relevé à titre d'irrégularités chez Norbourg. Pierre Bettez corroborera les dires de Vincent Mascolo.

Selon la lettre de M. Bettez, l'AMF recommandera simplement à Norbourg de rectifier la situation "en ouvrant le compte au nom de la compagnie Tercio Trust S.A.".

Le directeur n'ajoutera rien sur les transferts de fonds nébuleux chez Norbourg, ni sur les 300 M$ en Suisse. On ne sait pas si l'AMF a obtenu des réponses satisfaisantes.

Rien non plus sur les frais reliés à Cogicom. Tout semble, en apparence, être passé comme une lettre à la poste.

Dans sa lettre, Pierre Bettez demandera simplement à Vincent Lacroix de lui faire suivre une liste des solutions aux irrégularités et observations trouvées chez Norbourg, "en vue de compléter le processus d'inspection."

Pierre Bettez, prêté à la CVMQ en 2003, est retourné à la SQ en juin 2004. Il est aujourd'hui l'Inspecteur responsable des enquêtes sur la criminalité fiscale.

Il faudra attendre en novembre 2004, alors que Claire Lewis est nommée à la direction des enquêtes de l'AMF, pour que Norbourg fasse l'objet d'une enquête. Des sources attribuent d'ailleurs la "réactivation" du dossier Norbourg à Claire Lewis. Elle quittera son poste après quelque mois, dans la surprise générale. Les circonstances de ce départ seront pour le moins nébuleuses puisqu'elle a fait état de son enthousiasme envers le poste qu'elle occupait, un mois avant son départ, dans les pages de Finance et Investissement.

Une source citée par La Presse a relaté récemment l'existence de pressions politiques au sein de l'AMF visant à entraver l'enquête sur Norbourg. Claire Lewis a refusé de répondre aux questions de concernant son départ de l'AMF, ou encore concernant le dossier Norbourg.

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MessageSujet: Re: Historique   Ven 22 Sep - 19:48

La Presse
Nouvelles générales, jeudi 10 novembre 2005, p. A1
AFFAIRE NORBOURG
Lacroix a offert 150 000$ de sa poche à un de ses cadres

Arcand, Denis
Michel Fragasso, cadre supérieur de Norbourg, a accepté un chèque personnel de 150 000 $ de Vincent Lacroix moins d'un mois avant de se présenter comme candidat libéral aux élections fédérales de juin 2004, a appris La Presse.
Durant la même période, M. Lacroix, président du Groupe Norbourg, a aussi versé 5000$ pour financer la campagne de M. Fragasso à l'investiture libérale dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent, en banlieue de Québec.
Ces deux informations obtenues par La Presse ont été confirmées hier par M. Fragasso.
Le chèque personnel de 150 000 $ lui a été remis par M. Lacroix en mars 2004. Son assemblée d'investiture libérale dans Louis-Saint-Laurent a eu lieu " vers le 30 mars " 2004, a dit hier M. Fragasso.
Cependant, M. Fragasso affirme que le paiement de 150 000 $ et son saut en politique fédérale, bien que rapprochés dans le temps, sont une coïncidence sans lien aucun. " Il n'y a pas de corrélation entre les deux ", affirme-t-il. Selon M. Fragasso, le paiement de 150 000 $ était un " bonus de signature " accordé par M. Lacroix pour compenser l'annulation d'options (ayant une valeur nominale de 482 800 $) à la suite d'une transaction entre Norbourg et la Caisse de dépôt et placement, son ancien employeur. " Je ne me sens pas coupable de quoi que ce soit ", a-t-il dit.
Michel Fragasso est le cousin de Robert Fragasso, membre de la direction du Parti libéral du Canada qui porte le titre de représentant à la direction nationale. Robert Fragasso a été candidat à l'investiture libérale dans la circonscription d'Argenteuil-Papineau-Mirabel en mars 2004, mais les militants libéraux lui ont préféré un autre candidat.
Robert Fragasso n'a pu être joint hier. Mais Michel Fragasso a dit ne pas croire que son cousin ait aussi reçu des contributions de gens proches de Norbourg. " Mon cousin n'avait rien à voir avec Norbourg ", a-t-il dit.
Jusqu'en 2004, Michel Fragasso était président des fonds mutuels Capital Teraxis (filiale de la Caisse de dépôt). Quand Teraxis a été acquise par Norbourg le 14 février 2004, M. Lacroix a fusionné divers actifs dans les Fonds Évolution, une des deux familles de fonds Norbourg qui font l'objet d'une enquête policière de détournement de fonds, à la suite de la disparition de 130 millions de dollars.
Bonus de signature
" Quand je suis arrivé chez Norbourg, j'ai demandé des options. Il (M. Lacroix) a refusé et j'ai eu un bonus de signature " en remplacement. Ce " bonus d'embauche " est survenu durant le mois où M. Fragasso a fait le saut en politique.
M. Fragasso souligne que le jour où il a accepté les 150 000 $ de M. Lacroix, son départ de Norbourg et son lancement en politique n'étaient pas décidés. À ce moment, " je ne pars pas, je participe à une convention (à l'investiture dans la circonscription) et ce n'est pas sûr qu'il va y avoir des élections et ce n'est pas sûr que je vais être élu à la convention " pour représenter le Parti libéral comme candidat, dit-il. M. Fragasso dit qu'il n'avait pas démissionné de Norbourg. " En 2004, j'ai pris un congé sans solde d'un mois. Ce n'est qu'il y a six ou sept semaines que j'ai démissionné ", quand a éclaté le scandale Norbourg.
Contributions
Le soutien de la famille Lacroix et de Norbourg à M. Fragasso s'est poursuivi durant sa campagne électorale, en mai, après qu'il eut été choisi candidat libéral dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent. Le père de M. Lacroix, Donald Lacroix, a fait une contribution politique de 5000 $ à M. Fragasso. Serge Beugré, vice-président et bras droit de M. Lacroix chez Norbourg, a lui aussi contribué 5000 $. Ces deux contributions apparaissent au rapport financier remis à Élections Canada au terme de sa campagne électorale infructueuse.
M. Fragasso a été battu par le bloquiste Bernard Cleary aux élections générales du 28 juin 2004 et a réintégré ses fonctions chez Norbourg comme vice-président. Il a été nommé président du conseil d'administration des Fonds Évolution en février dernier. Il était aussi inscrit comme administrateur de Fiducie Norbourg, une filiale embryonnaire qui n'a jamais eu d'activités.
M. Fragasso affirme que le paiement de 150 000 $ était " contractuel " et le montant était conforme à ce qui est versé normalement à un président lors d'une acquisition. " Ce n'était pas hors marché. "
Mais pourquoi était-ce un chèque personnel et non un chèque de Norbourg? " Ben, écoutez, c'est ce qui m'est... Notez qu'il a fallu que j'accepte ça, mais... Il a décidé de me donner un chèque personnel. Je présumais qu'il voulait le mettre dans son compte de compagnie, je ne savais pas. "
N'a-t-il pas trouvé étrange cette façon de payer un bonus de compagnie? " Ben, écoutez, j'ai trouvé ça étrange, mais c'était un honnête homme encore il y a un an et demi... "
Quand on lui a demandé s'il s'était interrogé sur cette façon de faire, il a répondu que M. Lacroix est un homme " tranchant ".
Il affirme avoir déclaré ce montant au fisc.
M. Fragasso, qui siège au conseil de l'Institut des fonds d'investissement du Canada (IFIC) depuis 1997, avait été nommé en septembre 2004 président de cet organisme, qui a notamment la responsabilité de former les représentants en éthique de rémunération. Il a démissionné de la présidence le 25 août dernier à la suite de l'enquête pour fraude qui secoue Norbourg.
Par ailleurs, La Presse a tenté sans succès de joindre Vincent Lacroix, hier.

Illustration(s) :
Brault, Bernard
Jusqu'en 2004, Michel Fragasso était président des fonds mutuels Capital Teraxis, une filiale de la Caisse de dépôt.


Catégorie : La Une; Actualités
Sujet(s) uniforme(s) : Partis politiques; Élections
Taille : Moyen, 645 mots

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MessageSujet: Re: Historique   Mar 19 Sep - 8:02

Citation :
Chose certaine, c'est la source inconnue du financement de ces nombreuses acquisitions qui a éveillé tous les soupçons dans la communauté financière de Montréal. Et qui a fait fuir plusieurs personnes qui travaillaient avec lui. " D'où venait l'argent des acquisitions? À un moment donné, j'ai senti que je posais trop de questions ", raconte un ancien dirigeant qui a quitté l'entreprise pour cette raison.

Regardez comment les gens peuvent être intelligents, ils ont vu que quelque chose clochait '' on quitte le bateau'' mais pas assez intelligent pour prévenir les autorités?

Wow, les gens me surprendront toujours. Fier d'avoir vu venir cette fraude pas trop nono pour aider à l'arrêter.

Citation :
Toute sa famille a investi dans l'entreprise, ajoute-t-il

Sauf son père qui ne voulait pas mêler famille et affaire, hahahahahaha
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MessageSujet: Re: Historique   Mar 19 Sep - 8:00

La Presse
Nouvelles générales, samedi 27 août 2005, p. A3
Scandale Norbourg: En attendant des réponses
La double vie de Vincent Lacroix
Le président et actionnaire majoritaire de Norbourg est décrit par ses proches comme un "bon gars" qui a peut-être fait fausse route
Cousineau, Sophie
Qu'ils l'aiment comme un frère ou qu'ils s'en méfient, tout ceux qui connaissent Vincent Lacroix vous le diront: le président et actionnaire majoritaire de Norbourg, c'est l'image même du bon gars. Et pourtant, même certaines connaissances n'ont pas été totalement surprises de l'assaut des policiers et des autorités boursières sur sa firme, qui aurait floué des milliers de petits investisseurs en détournant près de 69,8 millions de dollars.
Un ami raconte ainsi qu'il n'arrivait pas à s'habituer lors de leurs sorties à la présence continue du " chauffeur " de Vincent Lacroix, un sympathique colosse qui a déjà travaillé comme portier au bar de danseuses Chez Parée.
" Il ne faisait pas que nous conduire, il s'occupait de nous. C'est un super chic type, mais je trouvais cela bizarroïde. Je connais bien du monde riche ou important, mais personne ne se promène en ville avec son bodyguard! "
Selon lui, Vincent Lacroix a peut-être fait fausse route. Sa nouvelle firme, fondée en 1998 avec un peu d'argent prêté par sa famille, peinait à décoller. Puis, tout d'un coup, Norbourg a eu le vent dans les voiles.
Bouleversé par la tournure des événements, cet ami suppose que Vincent Lacroix a fait de mauvaises rencontres et a mis le doigt dans un engrenage infernal dont il ne pouvait plus sortir. Car, sur ce point, il est formel: " Vincent, ce n'est pas un bandit de grand chemin ", dit-il.
" Toute sa famille a investi dans l'entreprise, ajoute-t-il. Sa soeur y travaillait, des cousins et des cousines aussi. Ce n'est vraiment pas le genre à voler sa grand-mère. "
Originaire de Magog
Aîné de trois enfants, Vincent Lacroix a grandi à Magog dans une famille tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Son père, Donald Lacroix, a gravité toute sa vie dans le monde de la publicité et des communications. C'est d'ailleurs lui qui a apposé sa signature au bas du communiqué de presse diffusé par Norbourg hier- sans pour autant rappeler les journalistes qui lui ont laissé des messages. Sa mère, Ginette Leblanc, travaillait comme secrétaire à l'hôpital de Magog.
C'est aussi à Magog qu'il a rencontré Sylvie Giguère, son amour d'adolescence, qu'il a épousée. Pharmacienne de formation, cette femme de 37 ans a délaissé son travail en milieu hospitalier pour se consacrer à temps plein à son garçon et à sa petite fille.
Du temps que Vincent Lacroix était jeune, sa famille vivait bien mais ne roulait pas sur l'or. Plutôt que d'étudier au séminaire de Sherbrooke, l'école la plus populaire chez les riches garçons des Cantons-de-l'Est, il a fait son cours secondaire à la polyvalente La Ruche, à Magog.
Comme tous les bons petits Québécois, il jouait au hockey l'hiver et au baseball l'été. Il faisait partie de l'équipe des Cantonniers de Magog, dans la ligue midget AAA.
Il n'y a pas si longtemps, Vincent Lacroix jouait encore au hockey. Il a notamment patiné pour l'équipe de la Caisse de dépôt et placement du Québec, dans la " Ligue de la Bourse ". Cette ligue amateur dispute ses matchs à l'aréna du collège Jean-de-Brébeuf et les termine dans une petite brasserie du quartier Côte-des-Neiges.
Cet attaquant d'environ 200 livres et de 5 pieds 10 pouces n'était pas du genre à compenser un manque de talent par une mise en échec. " Il a un beau maniement de bâton et un beau coup de patin: c'est un bon joueur classique, raconte un ancien coéquipier. Et quand il mettait tout son poids sur la rondelle, tu pouvais t'attendre à un bon lancer. "
" Le premier arrivé "
Pris par ses entreprises, Vincent Lacroix a récemment accroché ses patins. Mais il prend encore le temps de diriger l'équipe de son garçon. Car Vincent Lacroix travaille fort. " Au bureau, il était souvent le premier arrivé ", raconte une ex-employée du gestionnaire de fonds communs de placement.
Ce qui ne l'empêche pas de profiter à plein de la vie et de faire la fête. " C'est un gars hyper-sociable ", se souvient Jean-François Blais, qui l'a croisé lors de soirées à l'Université de Sherbrooke, où Vincent Lacroix a obtenu sa maîtrise en finance.
Toujours de bonne humeur, il s'intéressait à ses employés, sans toutefois étaler sa vie privée. " Je suis certaine que si un employé avait eu des problèmes dans sa vie, il aurait tout fait pour l'aider. C'est un bon gars ", raconte l'ancienne employée.
Avec ses associés de Norbourg, Vincent Lacroix dîne souvent au Grand Café, rue Union, à une centaine de mètres de son bureau du boulevard René-Lévesque. Puis tous retournent à leurs bureaux, sobrement décorés; rien à voir avec le faste du Groupe financier Norshield, une autre firme en pleine tourmente dont les meubles luxueux ont été vendus à l'encan cette semaine. " Il surveille ses coûts ", raconte un ancien dirigeant de Norbourg.
S'il mange avec ses proches collègues, Vincent Lacroix est toutefois seul maître à bord. " Le bureau, il gérait cela tout seul, dit-elle. Les réunions du conseil ou du comité de direction, il finissait souvent par les annuler " raconte l'ex-employée, qui ajoute cette remarque lapidaire: " Ses associés, nous, on les appelait les pions. Les seules décisions qui se prenaient, c'étaient les siennes. "
C'est donc lui et lui seul qui a lancé Norbourg dans sa course folle d'acquisitions. Ambition démesurée, comme plusieurs l'ont présumé? " Plus de 95 % des gens dans le monde la finance aiment le fric et l'action. Il n'est pas plus ambitieux que les autres ", juge son ami.
Source inconnue
Chose certaine, c'est la source inconnue du financement de ces nombreuses acquisitions qui a éveillé tous les soupçons dans la communauté financière de Montréal. Et qui a fait fuir plusieurs personnes qui travaillaient avec lui. " D'où venait l'argent des acquisitions? À un moment donné, j'ai senti que je posais trop de questions ", raconte un ancien dirigeant qui a quitté l'entreprise pour cette raison.
Les " anomalies " ont aussi fait fuir Fabien Major, ancien directeur des produits de placement et conseiller de Capital Teraxis, une filiale de la Caisse acquise par Norbourg. Il s'est notamment interrogé sur un fonds d'actions dont 90 % de l'actif était constitué de liquidités plutôt que de titres, contrairement à la mission du fonds. " Le professionnalisme et les techniques de gestion faisaient défaut. J'ai démissionné et j'ai transféré tous les actifs de mes clients ailleurs ", raconte-t-il sans l'ombre d'un regret.
La déconfiture de Norbourg rend son ancien dirigeant plus mélancolique. Mais il était inéluctable à ses yeux que l'ascension fulgurante de Vincent Lacroix se termine aussi brusquement. " J'étais convaincu qu'il se ferait prendre, dit-il. Je pensais que cela prendrait 10 ou 12 ans. C'est tout simplement arrivé plus vite. "
Sophie.cousineau@lapresse.ca

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MessageSujet: Re: Historique   Mar 19 Sep - 7:54

Valérie a écrit:
C'est du beau !
Ils doivent se préparer toute une défense l'AMF ! J'imagine que ce sont nos impôts qui vont payer les honoraires des avocats qui va défendre cette belle bande.

Et ce n'est rien. Lorsque le pq demandera la tête(c'est une expression, car je ne crois pas qu'il en ait une) de singe laid, et que les libéraux le mettront à la porte, qui lui paiera une merveilleuse prime de départ.
Je suis persuadé que singe laid se grouillerait si sa prime de départ ne pouvait être encaissée tant que le dossier ne se règle.
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Valérie



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MessageSujet: Re: Historique   Lun 18 Sep - 16:39

C'est du beau !
Ils doivent se préparer toute une défense l'AMF ! J'imagine que ce sont nos impôts qui vont payer les honoraires des avocats qui va défendre cette belle bande.
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MessageSujet: Re: Historique   Lun 18 Sep - 16:24

Dominique a écrit:
Claire Lewis, ça me dit quelque chose. Ce n'est pas la femme qui a reçu le fameux fax de la CANAFE et qui l'a laissé traîner sur son bureau pendant des mois!!!???

Laissé trainer, ou voulu faire ch... singe laid ... Qui aurait cru qu'une petite guéguerre interne ait pu avoir de telles retombées? J'ai bien hâte de voir me Larochelle questionner ces incompétents
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Dominique



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MessageSujet: Re: Historique   Lun 18 Sep - 15:48

Claire Lewis, ça me dit quelque chose. Ce n'est pas la femme qui a reçu le fameux fax de la CANAFE et qui l'a laissé traîner sur son bureau pendant des mois!!!???
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MessageSujet: Re: Historique   Lun 18 Sep - 14:58

Un petit peu de lecture pour nous montrer comment les organismes qui nous protègent sont spéciaux, toute une magouille et on nous mets ça en pleine face en nous disant que c'est grace à eux qu'ils ont sauvé du petit change. A cause de l'incompétence de ses gens qui préfèrent protéger leurs fesses, ce scandale aura détruit la confiance des gens envers la finance et coutera probablement plus cher qu'avoir rembourser les gens par un fond d'indemnisation. Combien vaut l'industrie des fonds???

Finance et Investissement
Nouvelles; À l'affiche, 1 juin 2005, p. 1
À l'Affiche
Claire Lewis a le bras long
La patronne des enquêteurs à l'AMF ratissera large quand il faudra sévir
Langlois, Jean-Pierre
Claire Lewis a décidé de frapper plus fort : elle entend donner du muscle à la direction des enquêtes, du contentieux et de l'inspection de l'AMF.
Après avoir passé cinq ans à Manille, à la Banque de développement de l'Asie, à titre d'enquêteur principal, services financiers, au Département d'anti-corruption, et s'être fait auparavant la main au Canadien National à titre de directrice des enquêtes, Claire Lewis est en poste à l'Autorité des marchés financiers (AMF) depuis novembre dernier.
Comptable agréée, Claire Lewis aime s'entourer de personnel ayant le plus possible le profil de l'emploi : "J'ai maintenant une équipe spéciale d'enquêteurs composée de deux policiers et d'un avocat, en plus de deux techniciens ; créée en collaboration avec Revenu Québec et la Sûreté du Québec, cette équipe s'occupe d'enquêtes financières dans le domaine fiscal."
Trop longtemps le maillon faible de l'ancienne Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ), le Service des enquêtes et inspections a fait peau neuve lorsqu'il est passé sous le chapeau de l'AMF.
Le nouveau président, Jean St-Gelais, n'a pas caché sa volonté d'augmenter le nombre et la qualité des enquêteurs au sein de son organisation. "À l'AMF, nous ressentons le besoin de nous pencher sur cette priorité, renchérit Claire Lewis ; même si le budget du gouvernement du Québec se faisait plus austère, je suis sûre qu'on ne serait pas laissés pour compte dans notre service."
De fait, l'AMF a beaucoup embauché depuis qu'elle a amorcé ses activités, le 1er février 2004. Sous la seule autorité de Claire Lewis, on compte quelque 55 employés, sur un effectif total de 500 personnes. "Sans compter, ajoute-t-elle, que notre division du marché des capitaux s'occupe de surveillance au même titre que nous. Ce sont donc des clients internes."
En fait, l'équipe des enquêtes peut se targuer d'être pluridisciplinaire, même si on y compte surtout des avocats, des notaires et des juri-comptables. Et depuis qu'on a élargi le mandat de l'AMF au domaine des assurances, on trouve aussi des spécialistes dans ce secteur.
Parions que Claire Lewis ne sera pas déçue de la hauteur de ce défi.



LaPresseAffaires.com
Nouvelles, vendredi 2 septembre 2005
Norbourg : l'AMF a enquêté dans l'instabilité
Richard Dufour
Montréal - L'enquête qui a mené aux perquisitions chez Norbourg la semaine dernière s'est déroulée alors que des tensions et une certaine confusion règnaient au sein de l'Autorité des marchés financiers.
La patronne des enquêteurs de l'AMF Claire Lewis, qui était en poste depuis novembre, a démissionné de ses fonctions à la mi-juillet. Le porte-parole de l'AMF, Philippe Roy, a toutefois indiqué au quotidien The Globe and Mail que le départ de Claire Lewis n'avait rien à voir avec l'enquête sur les activités de Norbourg.
Par contre, l'investigation sur Norbourg par l'AMF a été entravée par des interventions politiques, selon une source près du dossier.
Philippe Roy précise par ailleurs que Nathalie Drouin, directrice générale des Affaires juridiques de l'AMF, a pris la relève par intérim de Claire Lewis. De plus, Giselle Gauthier, une employée de la fonction publique du ministère de la Justice, se joint à l'AMF pour appuyer la nouvelle direction de l'organisme de réglementation des marchés financiers du Québec.
Selon une autre source qui n'a pas voulu être identifiée, le départ de Claire Lewis démontre bien dans quel état se trouve l'AMF depuis sa création l'année dernière. «De toute évidence, Clair Lewis n'avait pas le pouvoir d'agir à sa guise. Il y avait des interventions qui venaient de plus haut», souligne cette source en rappellant que c'est la GRC qui a finalement dirigé l'enquête sur les activités de Norbourg.
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MessageSujet: Re: Historique   Mar 12 Sep - 16:37

l'amf a fait preuve de laxisme dans tout ce dossier et le gouvernement ne semble pas vouloir corriger la situation.
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Enyl

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MessageSujet: Re: Historique   Lun 11 Sep - 19:36

Cyberpresse
Nouvelles, vendredi 19 décembre 2003
Norbourg achète une partie de Capital Teraxis
Réjean Bourdeau
La Presse

Montréal - Capital Teraxis, filiale de fonds communs de la Caisse de dépôt, sera démembrée et Norbourg Gestion d'actifs en achètera une partie, a appris La Presse Affaires.
Aujourd'hui, à 15 h, Norbourg doit parapher l'achat du Fonds Évolution, qui compte plus de 15 fonds diversifiés. Il s'ajoutera à ceux de Norbourg pour former une famille de 25 fonds, en incluant des regroupements. Cette transaction fera passer à 175 millions de dollars les actifs sous gestion détenus par Norbourg dans les fonds communs de placement.
Fondée il y a cinq ans, Norbourg est une société financière dynamique qui emploie 72 personnes (analystes et administration) et qui a un réseau de distribution de 300 représentants.
Selon nos informations, l'entreprise, présidée par Vincent Lacroix, jette aussi un oeil sur le réseau de distribution de Teraxis qui compterait 650 représentants en fonds communs et en assurance.
Mais d'autres sociétés financières auraient aussi de l'intérêt pour ce réseau, constitué par Services financiers Teraxis, Tandem et Info Financial.
L'autre morceau, le grossiste d'assurance-vie CMA, est aussi étudié par d'autres institutions. Par ailleurs, la firme Citac, qui fait le soutien administratif et comptable des fonds communs, pourrait intéresser son ancien propriétaire.
La vente des morceaux de Teraxis sera pilotée par la consultante Marie Desroches, mandatée par la Caisse. L'ancienne présidente des Fonds Évolution doit faire le ménage dans le dossier Teraxis, une entreprise déficitaire dont la Caisse veut se départir avant la fin de l'année.
Faute de temps, les employés de Teraxis ne pourront donc pas réaliser leur projet de former une coop pour acheter l'entreprise. Avec la vente de StrategicNova et de Capital Cartier à l'ontarienne Dundee, cela mettra un terme au projet raté de la Caisse de dépôt, dans le secteur des fonds communs de placement.
Pour nous écrire : cyberpresse@cyberpresse.ca
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MessageSujet: Re: Historique   Lun 11 Sep - 13:32

Je nous répondrais probablement que c'est sous enquête......et peu de chance pour eux de nous aider car tous les experts sont cachés dans leurs bureaux à travailler fort fort pour notre bien.

Prions fort pour que ça brasse quand le juge va donner son verdict pour le recours collectif. Avez-vous écouté M. Michaud à ce propros dans médias radio, touchant pour le robin des bois des petits épargnants.

Comme je disais plus tôt, la protection de l'AMF c'est lorsqu'on lui donne tout cru un coupable, là elle bombe le torse et agit, avant tant que personne ne parle malgré les irrigularités papiers rien ne se passe finalement ce n'est pas que les faxs que l'AMF ne peut lire. A mon niveau, lorsque je place mon argent et que les experts bien payés pour me conseiller me disent que L'AMF et les co. truts sont là pour veiller, je prend pour acquis que c'est le cas. Sinon faudrait aviser les gens qui ventent leurs prouesses ....
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MessageSujet: Re: Historique   Lun 11 Sep - 13:20

le gouvernement est trop mou.... certains vous diront que ce sont les lois , ca se place bien dans une conversation cette phrase magique....

Une personne fait un simple ptit vol dans un commerce et quelques minutes plus tard les policiers seront sur place et la personne sera arrêtée.....

vl va nous aider vous allez voir .... c'est lui qui a la recette magique...... alors vl on ne croit plus au

l'amf avec tout son laxisme fait quoi.......................................... cela fait plus d'un an que ca dure ................................................... les employés de l'amf: est-ce que vous lisez tous les avis reçus par télécopie maintenant même ceux non identifiés warning....

si je me souviens bien cela fait plus d'un an et vl se promène partout malgré que des millions sont disparus.....et il dit qu'il nous donnera l'aide nécessaire pour retrouver les millions... alors vl on attend ton aide mais après un an..... tu es lent....pour nous remettre nos $$$

Les gens qui ont visité vl dans "notre demeure" dernièrement... avez-vous des nouvelles encourageantes pour nous les floués.....

LE GOUVERNEMENT
j'espère que tous les gens qui lisent ce forum pourront le dire haut et fort à leur entourage lors des prochaines élections

Pourquoi que les recherchistes de l'émission JE ne font pas enquête, cela permettrait de faire la lumière .... ????
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Enyl

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MessageSujet: Re: Historique   Lun 11 Sep - 12:07

Deux millions d'honoraires plus tard...

avril 2006

À l'instar des investisseurs floués, la communauté financière attend impatiemment la décision de la Cour supérieure du Québec qui doit statuer sur la méthode de répartition des fonds restants dans l'affaire Norbourg. Le silence de la Cour ajoute aux frustrations des investisseurs, mais indispose aussi les employés de l'AMF, dont le moral serait au plus bas."On se demande pourquoi la Cour met autant de temps à en arriver à une décision, alors que dans les médias, l'AMF écope sur le plan de l'image", a souligné à Finance et Investissement une source proche du dossier. Les nombreuses critiques dont cet organisme a fait l'objet dans le tumulte médiatique post-Norbourg ont sérieusement miné le moral du personnel", a confirmé cette source.


Le Samedi 1 avril 2006 au Le Dimanche 1 avril 2007


Par Bruno Leblanc



Le 10 mars dernier, lors d'une conférence de presse, le président de l'AMF, Jean Saint-Gelais, indiquait que les frais consacrés à l'administration provisoire et à la liquidation s'élevaient à près de 2 M$, soit quelque 1,4 M $ en honoraires versés à Ernst & Young et 550 000 $ au cabinet d'avocats Borden Ladner Gervais.

Mutisme chez RSM Richter

Il a été très difficile d'obtenir du syndic de faillite dans cette affaire, RSM Richter, de l'information sur la vente des filiales de Norbourg.

Cette firme comptable a indiqué à Finance et Investissement que ces transactions se déroulent sous le sceau de la confidentialité la plus stricte, et l'associé responsable du dossier n'a pu se libérer pour répondre à nos questions.

Les médias ont déjà fait état de la vente de Gestion du patrimoine Tandem à Promutuel Capital pour la somme de 1,5 M $, en décembre 2005.

Pour ce qui est d'Investissement SPA, une autre filiale de Norbourg que RSM Richter doit vendre, Finance et Investissement a appris que cette firme a été vendue. La firme Partenaires financiers Richardson a confirmé sa participation dans la transaction, et elle ne serait pas la seule. Il a été impossible d'établir le montant de la transaction ou les honoraires qu'a reçus RSM Richter pour s'occuper de ces dossiers. Pour l'instant, c'est le mutisme complet.

La fin des frais

Le directeur des communications de l'AMF, Philippe Roy, a transmis à Finance et Investissement des renseignements selon lesquels l'administration provisoire a coûté à elle seule plus de 1 M$ jusqu'à présent. En février 2006, les frais accumulés lors du processus de liquidation s'élevaient à plus de 900 000 $. Nous n'avons pas réussi à obtenir plus de précisions d'Ernst & Young, le responsable du dossier Norbourg étant en vacances.

Pour l'instant, il demeure difficile d'évaluer, sur une base hebdomadaire ou mensuelle, le montant et le rythme de récurrence des frais. L'AMF a confirmé que le taux horaire des avocats au dossier est d'environ 450 $.

Les médias ont fait état de frais avoisinant 150 000 $ par semaine au début de la période d'administration provisoire. Un montant qui, à ce stade-ci, serait en forte baisse, selon l'AMF.

"Pour le moment, l'argent se trouve chez Jarislowsky Fraser, qui prélève des frais de gestion minimaux." Ce gestionnaire fait des placements très sûrs, en attendant la distribution des fonds.

"D'autres frais d'avocats pourraient survenir à mesure que se déroulent les procédures et les audiences", a expliqué Philippe Roy.

Il pourrait toufefois y avoir d'autres frais d'avocats élevés, si la situation juridique se complique.

En conférence de presse, Jean Saint-Gelais a expliqué que près de 75 des 230 M$ initiaux investis dans les fonds Évolution et Norbourg sont toujours chez Ernst & Young. Le président de l'AMF estime que les investisseurs peuvent espérer récupérer un peu moins de 70 M$, une fois le dossier réglé.

On peut donc déduire que les frais d'honoraires, au moment de la distribution finale, avoisineront 5 M$.

"On peut s'attendre à une distribution en mai ou juin 2006, pas avant", a indiqué Jean Saint-Gelais.

Il reste que d'autres procédures judiciaires pourraient constituer un obstacle supplémentaire à une distribution rapide.

La possibilité d'un appel

"Ernst & Young a indiqué que l'argent sera remis aux investisseurs dès que le tribunal aura statué sur la manière de distribuer les fonds", a rappelé Jean Saint-Gelais. Deux méthodes sont possibles : "soit fonds par fonds, soit en distribuant les sommes restantes à tous les fonds, indépendamment de ceux qui ont été détournés", a précisé Jean Saint-Gelais.

En théorie, les fonds communs sont constitués en fiducies indépendantes. Les sommes devraient donc être remboursées fonds par fonds.

Dans le cas présent, certains fonds, comme les fonds Norbourg, sont aujourd'hui presque à sec, alors que d'autres sont encore garnis à hauteur de 90%.

Quoi qu'il en soit, "le juge a choisi de demander à deux amis de la Cour de faire valoir des arguments pour chacune des deux options. C'est le juge qui tranchera. Ensuite, il y aura un délai de 30 jours, le temps de voir si on en appellera de la décision. S'il n'y a pas d'appel, les fonds seront distribués", dit Jean Saint-Gelais.

Toutefois, puisque certains fonds sont presque à flot alors que d'autres sont vides, la probabilité d'un appel est assez forte.

Frustration face à l'appareil judiciaire

Jean Saint-Gelais s'est par ailleurs présenté en conférence de presse avec un message pour l'appareil judiciaire. "Il est temps que les tribunaux s'adaptent à la réalité et tiennent compte de la gravité des crimes commis dans le secteur financier, a-t-il déclaré.

"Les tribunaux doivent faire en sorte que les sanctions soient le plus dissuasives possible", a-t-il ajouté.

La frustration de Jean Saint-Gelais était palpable. La mise en faillite du contrevenant et la suspension des procédures qui a suivi lient les mains de l'AMF à certains égards.

"Au Québec, il n'y a pas de jurisprudence, a rappelé Jean Saint-Gelais. Jusqu'à présent, les actes commis étaient assortis de peines très faibles, dans tous les cas. À l'AMF, nous croyons qu'il est temps que cela change", conclut-il.
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MessageSujet: Re: Historique   Lun 11 Sep - 11:23

A les entendre parler toute cette belle brochette d'experts en protection d'épargne, c'est valide en autant que quelqu'un stool son prochain avant ça il n'y a pas de véritable protection...ai-je bien compris.

Donc pour résumer, la protection qu'on nous mentionne à toute les fois que l'on place notre argent surtout celle de l'AMF, est si personne stool vous êtes dans la merdre.

PS: Si vous voulez stooler ne pas prendre le fax, l'AMF ne les lit pas.....
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MessageSujet: Re: Historique   Lun 11 Sep - 8:44

Historique a écrit:
Qui aurait dû savoir?
Le plus stupéfiant dans cette fraude présumée, c'est que personne n'ait rien vu. Il y avait plusieurs chiens de garde, mais aucun n'a aboyé.

Le gardien des valeurs, Northern Trust, ne se serait jamais aperçu que ses rapports quotidiens sur la valeur des actifs qui lui étaient confiés par Norbourg étaient falsifiés.
Si c'est le cas, on peut se demander si le système informatique est sécuritaire chez Northern Trust.

voyons donc, la faute de northern Trust est tellement plus évidente. Losqu'un gardien de valeur fiat un retrait d'un fonds mutuel, il dépose toujours la somme d'argent dans un compte en fiducie. Comment northern trust aceptait-il que les dépots soient faits dans trois comptes différents ?
comment un gardien de valeur peut-il accepter de modifier constamment les comptes de dépôts, sans poser de question?

Décidément, madame nazar était bien complaisante...
Et ça expliquerait pourquoi northern trust aurait voulu régler dès novembre 2005
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MessageSujet: Re: Historique   Dim 10 Sep - 20:00

La Presse
La Presse Affaires, mardi 6 septembre 2005, p. LA PRESSE AFFAIRES1
Scandale Norbourg
Le rêve européen de Lacroix passait par ses filiales suisses
Arcand, Denis
Avant que n'éclate ici le scandale Norbourg, son entreprenant président, Vincent Lacroix, avait de très grandes ambitions en Suisse, où se trouvent tous les actifs de la filiale Norbourg International. Cette division montréalaise est placée au centre du détournement allégué de 69,8 millions de dollars.
Eurobourg, fondée le 28 août 2002, trois ans moins trois jours avant qu'éclate ici le scandale Norbourg, venait de décider après diverses tentatives infructueuses de lancer en Suisse trois fonds communs Norbourg. La vedette espérée aurait eu une saveur typiquement canadienne, regroupant des actions de firmes minières et pétrolières canadiennes, dit Me Pierre Boivin, un avocat de Fribourg qui est le secrétaire d'Eurobourg depuis le tout début.
" Une demande aurait été faite à notre Commission fédérale des banques, mais tout ça est stoppé, parce que d'après ce qu'on a vu, on n'a plus d'actionnaire et, malheureusement, nos sociétés vont gentiment cesser leurs activités ", a dit Me Boivin.
Plus personne n'occupe les modestes bureaux d'Eurobourg, situé dans un bâtiment anonyme de Fribourg, dit Me Boivin. La firme, qui devait être le fer de lance de l'expansion internationale de Vincent Lacroix, est cliniquement morte. Et les prochaines personnes qui en franchiront le seuil devraient être les déménageurs venus sortir le mobilier.
À moins que ce ne soit des policiers. Si c'est le cas, ils se dérangeront pour rien, affirme avec assurance Me Boivin.
Effectivement, l'Autorité des marchés financiers du Québec n'a pas démontré qu'un seul des dollars manquant à l'appel se soit baladé en Suisse, ce pays historiquement si accueillant pour l'argent réfugié du monde entier. La théorie de fraude exposée par l'AMF, dans l'ordonnance qui gèle les fonds de Norbourg depuis le 24 août, se borne à énumérer les filiales suisses de Norbourg International, soit Eurobourg Holdings et Eurobourg Services financiers, à Fribourg. Elle est muette sur une éventuelle filière suisse, ne précisant pas si les millions en cavale ont descendu dans l'organigramme de Norbourg International (dont le siège est situé à Montréal) jusqu'aux filiales suisses Eurobourg, ou si l'argent des épargnants a transité seulement par la société mère.
Elle ne dit pas non plus si l'argent a pu servir à financer l'expansion européenne ou d'autres acquisitions ici.
" L'Autorité n'a pas de commentaires à ce sujet, pour le moment, elle s'en tient à ce qui est écrit dans les documents qu'elle a soumis au Bureau de décision et de révision en valeurs mobilières " (qui a mis Norbourg sous tutelle et gelé ses fonds), dit le porte-parole de l'AMF, Philippe Roy, quand on lui demande si les filiales suisses de Norbourg International auraient été utilisées.
Tout ce que l'AMF affirme dans ces documents, c'est que les 69,8 millions présumément détournés l'ont été par une tuyauterie complexe passant par deux " comptes fantômes " (hors-bilan), un situé dans une caisse populaire, l'autre à la Banque de Montréal, dont le titulaire est Norbourg International.
Vincent Lacroix, président d'Eurobourg, n'a pu être joint, pas plus que Serge Beugré, vice-président de Norbourg qui est l'autre Canadien siégeant au conseil de la filiale suisse.
Administrateurs sidérés
Mais chez Eurobourg, les administrateurs suisses se disent " catastrophés " et " sidérés " par les événements montréalais, qu'ils assurent n'avoir pas vu venir.
Et pas un seul sou canadien non identifié n'a transité de Norbourg International à Eurobourg dans cette affaire, assure Me Boivin.
" On n'a rien vu. Rien n'a transité ", s'empresse-t-il de dire, avant de révéler cet atavisme helvète: " Je me mets à la place du citoyen, là-bas (au Québec), et du journaliste, on se dit: La Suisse, ah! youppi! Est-ce qu'il y aurait quelque chose? ", dit-il en riant.
" Eh bien! vous serez déçu, mais je peux vous dire qu'il n'y a absolument rien, pas de somme faramineuse qui a passé par nous, dit Me Boivin. Tout ce qu'on a reçu, nous, depuis 2002, c'est le capital des deux sociétés, donc deux fois 200 000 francs suisses (environ 193 000 $ CAN) et puis le nécessaire sous forme de prêt pour faire fonctionner la société. "
Me Boivin en rit, mais il est clair que lui et son frère Michel Boivin, banquier de Genève à la retraite récemment engagé par Eurobourg, sont absolument horrifiés d'être mêlés à cette histoire de détournement et avec ces Canadiens, qui décidément semblent tout à coup peu présentables.
" On n'aime pas voir son nom traîner dans les journaux ", dit Michel Boivin, un ancien cadre de la Banque Kaiser-Ullmann qui ne s'est joint à Eurobourg qu'en janvier dernier et qui semblait le regretter un brin quand La Presse Affaires l'a joint chez lui.
S'il refuse de faire des commentaire sur ses patrons canadiens, Michel Boivin est toutefois tranchant lorsqu'il parle du détournement par le biais de Norbourg International. " La Loi sur le secret bancaire suisse est très contraignante et très restrictive quant au blanchiment d'argent, bien entendu, et quant à l'envoi de fonds de l'étranger sans checking des véritables détenteurs et de l'origine des fonds, dit le banquier. Résultat, il est très difficile- dans le temps c'était possible- d'utiliser la Suisse pour cacher ou détourner des fonds. Les fonds qui arrivent de l'étranger sont tous soumis à une expertise et une enquête. "
" Alors si vous pensez que Monsieur Vincent Lacroix a voulu mettre ses fonds en Suisse, il ne l'aura pas fait en tout cas avec Eurobourg. Les contraintes légales sont telles que ce n'est pas possible ", poursuit Michel Boivin... avant de prouver qu'un Suisse est d'une courtoisie irréprochable même quand il vous envoie promener: " Je pense que vous devriez aller voir ailleurs. "
L'autre frère suisse, Me Boivin, soutient qu'Eurobourg n'a toujours eu qu'une vocation légitime. " Son rôle était l'expansion des affaires de monsieur Vincent Lacroix sur la Suisse et, dès que cela aurait été possible, la commercialisation de fonds de placement qui auraient été suisses, donc soumis à la loi suisse, ce qui est semble-t-il plus rigide que chez vous, d'après ce que je vois! "
Des fonds canadiens
Selon Me Boivin, des essais avaient été faits pour commercialiser en Suisse les fonds d'actions Norbourg et le fond alternatif HedgeVest enregistrés au Canada. Cette idée n'a pas trouvé preneur dans la haute finance de Genève et de Zurich. " On m'a dit: les Suisses, si c'est des fonds canadiens, ils ne seront pas intéressés ", déclare Me Boivin.
Et pourquoi? " On ne connaît pas le Canada et on ne sait pas comment ça se passe ", a poliment répondu Me Boivin.
Par contre, un parlementaire suisse ayant récemment participé à une enquête sur une fraude suisse faite sur le cours de petites sociétés minières canadiennes, a été plus franc. " La Bourse canadienne a très mauvaise réputation en Europe ", nous a-t-il déclaré.
Eurobourg a coûté quelques millions à Vincent Lacroix, qui semblait déterminé
à gérer sa croissance européenne avec le même style d'acquisiteur hyperactif qu'il a montré au Canada avec Norbourg.
En février 2003, Eurobourg a acquis pour 429 000 francs suisses (environ 385 000 $ CAN. à l'époque) une part de 30 % de Cybel Management, de Lausanne, une firme qui exploitait trois fonds d'actions Dynamic, très performants, semble-t-il. " M. Lacroix pensait à l'époque qu'il valait mieux acheter une firme qui fonctionnait déjà plutôt que de développer notre société ", explique Me Boivin. Mais la firme était aussi active dans les produits dérivés, un domaine où elle a eu des problèmes. Le nom de Cybel (tout comme celui de M. Lacroix, en tant que membre du conseil d'administration), a été évoqué en mal dans un document de presse diffusé en 2004 par l'Inspecteur financier d'un canton suisse.
On y affirmait qu'une caisse de retraite de professeurs avait subi un manque à gagner de 116 millions de francs suisses, dont 10,7 millions imputable à la mauvaise performance de Cybel, un an avant qu'Eurobourg n'entre au capital.
Même si Cybel allait ensuite être blanchie par un audit de l'Association suisse des gérants de fortune, tous les investisseurs ont retiré leurs billes et Cybel a fait faillite. " Cybel a été accusée sans qu'il y ait eu d'investigation sérieuse, on a souffert comme investisseur. Ça a été une perte sèche pour nous."
M. Lacroix et Cybel, séparément, ont intenté des poursuites contre l'Inspecteur financier du canton du Valais, affirme Me Boivin.
Avant l'idée des fonds suisse d'Eurobourg, M. Lacroix avait acheté en décembre 2002 une firme appelée TercioTrust, vouée aux acquisitions dans l'hôtellerie. (On ne peut s'empêcher de faire le lien avec l'acquisition toute récente, par Vincent Lacroix et son frère, de l'auberge L'Étoile sur le lac, à Magog, sa ville d'origine.) Finalement, TercioTrust a été fermée en 2003.

Illustration(s) :
Freenews
C'est au troisième étage d'un édifice de Fribourg, une ville d'environ 60 000 habitants située au nord-est de Lausanne et de Genève, qu'Eurobourg avait installé ses modestes bureaux.
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