Scandale Norbourg

Échanges sur le scandale Norbourg
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Le Soleil

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
AuteurMessage
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Dim 16 Déc - 11:40

Le dimanche 16 déc 2007


ROBERT FLEURY: Les grands procès

Le Soleil

Vous m’avez déçu. J’étais convaincu que le sort de Conrad Black et de Vincent Lacroix vous aurait émus... Leurs procès, hautement médiatisés, avaient pourtant fait la manchette toute la semaine durant.



Pour joindre notre éditorialiste : Robert Fleury


Vendredi, je cherchais encore, désespérément, le petit courriel qui aurait échappé à mon attention ou à celle de ma collègue Mariette Villeneuve, qui dépouille votre courrier et vous expédie un petit mot en retour. Mais pas une lettre, niet.

Non, ce qui vous fait réagir, c’est encore la demande de pardon du cardinal Ouellet. En guise de réponse, le comédien André Montmorency a lancé son propre pavé dans la mare : l’apostasie. Pour avoir été abusé sexuellement par un prêtre dans son enfance.

Les réactions n’ont pas tardé : ce n’est pas une raison d’apostasier, écrivez-vous. À vous lire, vous devez tout à ces prêtres et à ces religieux dévoués. Ils n’ont pas commis d’abus à votre endroit, précisez-vous.

Mais ne mêlons pas tout. Personne ne remet en question leur inestimable contribution. Sauf que l’Église aurait dû agir énergiquement en mettant les fautifs hors d’état de nuire. Tout comme elle devrait toujours revoir le célibat des prêtres au lieu de vouloir régenter la vie sexuelle de leurs ouailles dans ses moindres détails.

Stephen Harper a aussi reçu quelques lettres. À cause des positions indéfendables du Canada à Bali et parce qu’il s’est pavané avec Mario Dumont à Rivière-du-Loup. Vous étiez jaloux, avouez, bande d’envieux! D’éminents libéraux l’étaient, en tout cas. Mais que voulez-vous, on ne peut empêcher un cœur d’aimer…

Conrad Black? J’avoue manquer d’objectivité car j’ai été, il y a une trentaine d’années, un de ses proches collaborateurs. S’élever si haut pour tomber si bas… Quel désastre! (Offrez-vous l’excellent Le baron Black de George Tombs, aux Éditions de l’Homme. Édifiant!)

Le magnat de la presse est maintenant déchu, mais ses grandes manœuvres frauduleuses demeurent de la petite bière comparativement à celles du chef de Norbourg. Si Conrad et ses complices ont volé leurs propres actionnaires, peu de ces derniers ont vu leur train de vie réduit à néant, mais c’est un crime punissable d’années de prison aux États-Unis! Quelle leçon car, si cela s’était produit au Canada, à peine aurait-il reçu quelques petits coups de règle sur les doigts!

Alors que Lacroix a honteusement brisé les rêves de milliers de petits épargnants. Ceux-ci ont vu fondre leurs rêves de retraite comme s’envolaient leurs économies. Leurs témoignages furent pathétiques même si Vincent Lacroix est resté placide, indifférent. Quelle tristesse! À l’État maintenant d’assumer sa part de responsabilités!

Cette chronique fera relâche pour quelques semaines. À bientôt. Joyeux Noël!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Sam 15 Déc - 9:22

Le samedi 15 déc 2007


Le crime en col blanc: à l'heure des escrocs financiers

Patricia Sauzède-Bilodeau

Le Soleil

Québec

Les temps sont durs pour les hommes d’affaires aux mœurs légères. Conrad Black vient d’écoper d’une peine de six ans et demi pour fraude et entrave à la justice. Vincent Lacroix a été reconnu coupable d’avoir contrevenu 51 fois à la Loi sur les valeurs mobilières. Mais la grande escroquerie financière ne gagne pas trop de terrain.

Enron, Norbourg, Nortel, Conrad Black et autres histoires d’arnaques mises en lumière ces dernières années font croire à une époque où la fraude est monnaie courante. Le vice économique ne serait toutefois pas plus fréquent aujourd’hui qu’il y a 50 ans, il est seulement plus impressionnant.

«Lorsqu’on a commencé à observer la fraude, au milieu du XXe siècle, on l’associait à la couche inférieure de la société, raconte Jean-Luc Baché, professeur agréé de l’école de criminologie de l’Université de Montréal. On observait surtout les pauvres, on regardait leur physique pour savoir s’ils avaient des prédispositions au crime économique. On ne pensait pas qu’un membre de l’élite puisse frauder ou voler.»

L’escroc financier comme on le connait aujourd’hui aurait été progressivement démasqué dans les années 30. Moment où un criminologue américain, Edwin Sutherland, s’est attaqué à l’élite, la crapule de haute société qui pratique le crime de col blanc. Pour la première fois, on a alors montré du doigt une tare toujours dissimulée : la magouille est grimpante et l’escroc déjà riche se remplit les poches par tous les moyens. Lésiner sur la qualité, mentir sur la quantité, on cache de l’argent par-ci, par-là, bref, tout ce qui a coloré l’actualité économique des dernières années, voire de la dernière semaine. Conclusion : le bandit ne s’épanouirait pas mieux en 2000 qu’en 1950. «La différence avec cette époque, c’est qu’aujourd’hui la fraude se démocratise, poursuit M. Baché. Elle est emblématique, popularisée.» Les opportunités de frauder le système seraient partout, dans les assurances, les cartes de crédit, les achats en ligne, les paradis fiscaux. «Mais il faut faire attention, on a tous beaucoup plus d’occasions de se faire avoir, on est tellement accessible. Et pas juste par les grands.»

Des 007 intellos

Manipulateur, charmeur, narcissique, persuasif, intelligent, articulé, la liste des «qualités» utilisée par le milieu de la criminologie ne fait pas qu’égratigner le fraudeur en cravate. Étrangement, il est sur un piédestal, il est même sur la plus haute marche de la délinquance, ce qui, dans plusieurs cas, suscite un sentiment de respect.

«Dans les médias nord-américains, c’est très visible, note M. Baché. On a une forme d’admiration pour certains criminels, comme Conrad Black, qui réussissent à s’enrichir. Ce sont souvent des gens très intelligents qui ont réussi là où d’autres ont échoué grâce à leur talent… Comme des James Bond intellectuels!» Et c’est ce qui frappe l’imaginaire de la population, estime le professeur. Un Conrad Black sortira
sali, mais pas détruit parce qu’il a une intelligence et un charisme impressionnants.

«Il y a aussi une différence entre le crime violent et non violent. Pour Black, comme pour Vincent Lacroix, il n’y a pas d’antécédents criminels. Même s’il a floué entre 8000 et 9000 investisseurs, Lacroix fait moins peur parce qu’il n’a frappé personne.»

Philippe Bélanger, de la faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval, soutient quant à lui qu’il y a une distinction à faire entre Vincent Lacroix et Conrad Black, notamment dans la provenance des victimes. «Lacroix fait davantage pitié, soutient-il. Et c’est plus choquant parce qu’il aurait dilapidé les économies de beaucoup de gens. Dans le cas de Black, ce qui est fascinant, c’est qu’il s’agit d’un riche qui a pris de l’argent à des riches. C’est une image très forte.»

Si quelques-uns de ces personnages se sont fait pincer, les escrocs financiers à grande échelle auront encore de la facilité à exécuter tous les racourcis pour
arrondir les fins de mois, souligne M. Bélanger. À moins qu’on adopte ici une réglementation de fer semblable à celle des États-Unis, s’entendent pour dire les deux experts. «De voir avec quelle facilité Vincent Lacroix aurait pu sortir l’argent, c’est ça qui est troublant.»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Mer 12 Déc - 12:21

Le mercredi 12 déc 2007


JEAN-MARC SALVET : Métier : magouilleur

Le Soleil




Pour joindre notre éditorialiste: Jean-Marc Salvet


Pas question de minimiser la fraude de Conrad Black. Mais les faits reprochés à Vincent Lacroix sont hautement plus graves. L’ex-manitou de Norbourg ne s’est pas seulement enrichi frauduleusement : il l’a fait en toute conscience au détriment de petits épargnants.

S’il existait une échelle d’amoralité, Lacroix serait perché tout en haut.

Tout comme le seigneur de presse déchu, il s’est à peu près toujours enfoncé dans le déni. Il a tenté de rationaliser tous ses gestes. Mais il l’a fait tellement grossièrement qu’il est impossible qu’il ait lui-même pu croire à tous ses mensonges.

Vincent Lacroix a exercé le métier de magouilleur.

Le jugement d’hier ne comportait aucun suspense. La preuve était accablante. Le verdict est sans appel. Il a été reconnu coupable des 51 chefs d’accusation portés contre lui.

Comme prévu, le juge Claude Leblond l’a reconnu coupable de la falsification d’états financiers et de rapports annuels, ainsi que de la production de faux documents.

Si ce verdict a un sens, il devra déboucher sur un séjour en prison. Si le vol d’un coffre plein d’argent peut être lourdement sanctionné, il n’y a pas de raison que les gestes de Lacroix ne le soient pas.

Il a sciemment empoché les épargnes des autres. Il les a dépossédés. Il a détourné leur argent à son profit.

La fraude est sans précédent au Québec. La peine devra donc être exemplaire.

Dans cette affaire, bien des questions restent ouvertes. Ce jugement constitue une victoire pour l’Autorité des marchés financiers. Il n’en demeure pas moins que cet organisme a failli à sa tâche. Des courtiers en valeurs mobilières mettaient leurs clients en garde contre Norbourg des mois avant que le scandale n’éclate. Comment l’AMF a-t-elle pu attendre autant de temps avant d’intervenir?

Les fautes sont multiples. On veut bien comprendre que les firmes externes rédigent leurs analyses à partir des documents qui leur sont soumis — les faux de Norbourg en l’occurrence. Mais on reste stupéfait de la facilité avec laquelle Lacroix et compagnie ont pu déjouer de grandes maisons de vérification comme KPGM et PricewaterhouseCoopers, ainsi que le gardien de valeurs Northern Trust.

On le dit souvent depuis Bre-X : toutes les mailles du filet doivent être resserrées. Au Québec, quelques-unes l’ont été depuis la révélation de l’affaire Norbourg, mais c’est encore totalement insuffisant. La ministre Monique Jérôme-Forget le reconnaît elle-même en promettant un projet de loi qui permettra à l’AMF d’agir plus rapidement et avec plus de mordant.

Les crimes financiers sans coupable restent encore trop nombreux au Québec et dans l’ensemble du pays. Les provinces manquent de ressources financières pour embaucher du personnel qui aurait la compétence pour débusquer les malversations. Et on ne parle même pas ici des délits d’initiés! Plus tôt cette année, l’agence Bloomberg rapportait que de très gros volumes d’actions avaient été échangés dans les semaines ayant précédé 33 des 52 fusions d’entreprises qu’elle a examinées au Canada…

On ne voit toujours pas en quoi, cela dit, le désir du gouvernement canadien de créer une seule commission des valeurs mobilières au pays changerait quoi que ce soit à la situation. L’essentiel est que les organismes de réglementation et de protection soient mieux outillés et sachent mettre leurs ressources en commun quand il le faut.

Les fameuses Équipes intégrées de la police des marchés financiers, dont la GRC a supervisé la création, sont également déficientes. Le Canada doit les réorganiser s’il veut pouvoir déjouer davantage de voleurs en cravate.

Les accusations criminelles prennent un temps honteux à être déposées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Ven 3 Aoû - 6:57

Le vendredi 03 août 2007


Portneuf: près de 780 000$ réclamés à deux conseillers en placement

Élisabeth Fleury

Un couple de Saint-Raymond de Portneuf réclame plus de 778 000 $ à deux gestionnaires en placements dont la compagnie a été rachetée en 2004 par une filiale de Norbourg.

Dans leur requête déposée en Cour supérieure, Ghislain et Charlène Bédard racontent que les cousins Jean et Luc Borgia les ont sollicités en 1995 afin qu’ils leur confient leurs économies pour fins de gestion et de placement. Les Borgia leur suggéraient des rendements beaucoup plus profitables que ceux offerts par le Groupe Investors, où ils avaient investi leurs économies.

« Les défendeurs étant issus d’une famille avantageusement connue dans la région de Saint-Raymond de Portneuf, il n’en fallait pas plus pour que les demandeurs leur fassent confiance et adhèrent à leurs sollicitations », peut-on lire dans la requête.

Néanmoins, malgré les perspectives de rendement optimistes présentées par les défendeurs, les demandeurs ont insisté pour qu’ils gèrent leur portefeuille de 682 000 $ de façon sécuritaire avec des placements à taux de rendement variant entre 6 % et 7 %.

Quelques années plus tard, les défendeurs ont informé les demandeurs que leur compagnie, GEFINCO, était devenue BBA inc. (Benoît Bouchard et associés).

« Par la suite, en 2004, (...) BBA inc. aurait été achetée par Tandem, une filiale du groupe Norbourg, notoirement connue et actuellement aux prises avec d’énormes problèmes de disparition de fonds, peut-on encore lire dans la requête. Comme tous les dossiers de Norbourg et ses filiales sont actuellement sous saisie, les défendeurs refusent de rendre compte de leur gestion et invoquent ce fait pour ne pas remettre aux demandeurs les documents concernant leurs placements, ce qui leur permettrait de connaître le vrai cheminement et de calculer les pertes réelles en découlant. »

Les demandeurs, qui ont perdu d’importantes sommes d’argent dans l’aventure, ont soumis leur dossier aux autorités de la Chambre financière du Québec afin de savoir si leurs épargnes avaient été traitées selon les règles de l’art.

L’enquête de la Chambre s’est soldée par une poursuite contre les cousins Borgia, à qui on reproche notamment d’avoir effectué des opérations sans l’autorisation de leurs clients et de ne pas avoir transigé dans leur intérêt.

« Une étude sommaire du dossier des investissements effectués par les défendeurs démontre qu’ils ont fait des placements tout à fait hasardeux, contraires aux instructions reçues des demandeurs et mettant sérieusement en péril la totalité de leurs économies », écrivent les procureurs des requérants, Langlois, Gagnon, Therrien et associés, qui évaluent les dommages subis par leurs clients à 778 414 $.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Ven 27 Avr - 8:03

Le jeudi 26 avril 2007




Au Québec, une personne de 65 ans et plus sur quatre se fait arnaquer. Dans une majorité de cas, il s’agit de proches de la famille. Chez Desjardins, on estime qu’environ 3 % des membres âgés se font extorquer de l’argent lorsqu’ils révèlent leur NIP ou confient des chèques en blanc à des gens de leur entourage.
Photothèque Le Soleil





Les aînés, des cibles de choix pour les fraudeurs

Lise Fournier

Le Soleil


Les gens âgés sont victimes d’abus de toutes sortes, mais la fraude financière arrive au premier rang chez les 65 ans et plus. Au Québec, 25 % des personnes de ce groupe d’âge se font arnaquer. Dans une majorité de cas, il s’agit de proches de la famille. Les manchettes des journaux en disent long. « Personne âgée escroquée par son neveu préféré » ou encore « 90 % de victimes d’un réseau de télémarketing avaient plus de 60 ans ».

Le Réseau québécois pour contrer les abus envers les aînés (RQCAA) avance que le phénomène va s’amplifier en raison du vieillissement de la population. Au Mouvement des caisses Desjardins, on estime qu’environ 3 % des membres âgés de plus de 65 ans sont victimes de fraudes. Ils se font extorquer de l’argent soit en révélant leur NIP, soit en confiant des chèques en blanc à des gens de leur entourage. Pour protéger l’épargne de ses membres, Desjardins a donc mis en place le programme Maître de sa vie et de ses biens, qui vise à sensibiliser le personnel des caisses et les aînés à des situations inhabituelles pouvant laisser soupçonner de l’exploitation.

Mais plus globalement, comment peut-on lutter contre la fraude chez les gens âgés ? Une dizaine d’experts des milieux financiers et communautaires ont débattu, hier à l’Université Laval, des moyens de prévenir l’exploitation des aînés. Le colloque organisé par Michelle Cantin, de Productions 4 Temps, visait à dégager des pistes de solution qui seront par la suite transmises au ministère québécois de la Famille et des aînés.







Jocelyne Houde-Lesage, directrice de l’Institut québécois de planification financière, mentionne pour sa part que c’est souvent l’appât du gain rapide qui entraîne les gens âgés à faire des paris risqués. « La promesse d’un rendement de 30 %, c’est trop beau pour être vrai, dit-elle. Et c’est faux. » Pour éviter d’y laisser sa chemise, Mme Houde-Lesage suggère de chercher un bon planificateur financier. « De préférence, une personne que l’on connaît, avec qui on se sent à l’aise de poser des questions et même de dire non. » Le scandale financier de Norbourg, où des milliers de petits épargnants ont été floués, aura eu pour effet de rendre les gens beaucoup plus prudents sur le choix de leur conseiller.

Et en cas de doute, Jean St-Gelais, pdg de l’Autorité des marchés financiers — l’organisme chargé de veiller sur la solvabilité des compagnies d’assurance, des valeurs mobilères, des dépôts et de la distribution des produits et services —, rappelle que les consommateurs peuvent en tout temps vérifier si un conseiller est accrédité et donc autorisé à exercer au Québec.

La ligne sans frais de l’Autorité des marchés financiers 1 866 526-0311 est là pour ceux qui ont des plaintes à formuler, des questions à poser ou des problèmes financiers à régler. « Toutefois, avant de laisser quelqu’un placer votre argent dans tel ou tel portefeuille, attendez d’être sûr, suggère M. St-Gelais. Prenez tout votre temps et si votre conseiller n’a que des réponses floues à vous donner, alors retirez-vous. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Jeu 5 Avr - 6:25

Le mercredi 04 avril 2007

POURSUITE DE 500 000 $ CONTRE LA CHAMBRE DE LA SÉCURITÉ FINANCIÈRE

Un conseiller financier prétend avoir été associé faussement à Al-Qaida

Richard Hénault


Alléguant avoir été associé à Al-Qaida par sa corporation professionnelle dans le cadre d’une enquête sur un attentat à la bombe, un conseiller financier de Québec intente une poursuite de 500 000 $ contre la Chambre de la sécurité financière et deux de ses responsables.

Après avoir pratiqué sa profession sans encombre durant 10 ans, Alan Murphy a commencé à faire face à des plaintes déontologiques en 1995. Le comité de discipline de la Chambre en a ensuite été saisi.

Dès lors, une espèce de guérilla a débuté entre les parties. En 2000, M. Murphy a institué un premier recours contre la Chambre.







Deux ans plus tard, une autre plainte comportant 34 chefs d’accusation était déposée. L’an dernier, le conseiller financier de 53 ans a institué un autre recours, de 2 millions $ cette fois, contre le président du comité de discipline.

Le mois suivant, M. Murphy dit avoir reçu la visite de deux enquêteurs de la Sûreté du Québec. Selon lui, ils enquêtaient sur l’explosion d’une bombe survenue devant la résidence d’un planificateur financier qui devait siéger au comité de discipline de la Chambre chargé d’entendre la plainte contre Vincent Lacroix, président de Norbourg. On aurait entre autres demandé à M. Murphy s’il savait fabriquer une bombe.

Dans sa requête déposée au tribunal, le demandeur ajoute que, suivant les propos des policiers, la directrice des affaires juridiques de la Chambre, Marie-Élaine Farley, leur avait affirmé qu’ils devraient le considérer en priorité comme un suspect dans l’affaire de la bombe. Elle aurait ajouté que M. Murphy est un membre sympathisant d’Al-Qaida, ce que nie formellement celui-ci. Affirmant que le demandeur, bien que considéré comme invalide par la Chambre, serait radié, sa dirigeante aurait ajouté que ceci le rendrait extrêmement dangereux.

Québécois de naissance, M. Murphy indique s’être converti à l’islam il y a plus de 30 ans. Lui qui dit n’avoir jamais eu de démêlés judiciaires, il considère angoissant et humiliant d’être associé à Al-Qaida.

C’est d’autant plus angoissant qu’au moment de sa rencontre avec les enquêteurs, l’épouse d’origine chinoise de M. Murphy était en attente de son certificat de citoyenneté canadienne. Depuis, une demande d’immigration a aussi été déposée pour ses parents.

Toujours au cours de son entretien avec les policiers, M. Murphy dit avoir appris qu’en 2002, une plainte de menace de mort avait été faite par la secrétaire adjointe du comité de discipline de la Chambre de la sécurité financière, Rosa Abreu. Aucune accusation criminelle n’a toutefois été portée par la suite contre le demandeur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Lun 2 Oct - 6:28

LES FCP APRÈS LE SCANDALE NORBOURG

La concentration de pouvoirs à la source des problèmes

Louis Tanguay

Le Soleil

Québec



« La concentration de pouvoirs est la source du plus grand nombre de fraudes et d’abus fiduciaires dans la gestion d’actifs. »

Ce constat cité dans un rapport soumis au gouvernement du Québec par une coalition d’experts issus des milieux universitaire et privé, la « Coalition pour la protection des investisseurs ».

Son porte-parole, Robert Pouliot vice-président du Centre d’excellence fiduciaire (CEFEX), a soutenu dans une entrevue éditoriale au Soleil que, si une séparation efficace des fonctions avait été de mise, l’affaire Norbourg aurait probablement pu être évitée.


Un fonds commun de placement (FCP souvent appelé fonds mutuel) compte en général six intervenants ou six fonctions : le gérant ou promoteur, le fiduciaire, le gestionnaire ou société de gestion, le gardien des valeurs, le dépositaire et enfin le vérificateur.

Pour des raisons économiques, les fonctions sont souvent remplies par les mêmes intervenants.

Plus de détails dans la version papier du journal Le Soleil de lundi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Sam 30 Sep - 7:00

Le vendredi 29 septembre 2006


LES FONDS COMMUNS DE PLACEMENT APRÈS LE SCANDALE NORBOURG

Pour éliminer les risques de fraude et de dérive

Louis Tanguay

Le Soleil


Dans l’univers des fonds communs de placement (FCP) souvent appelés fonds mutuels), « s’il y a fraude, ou malversation, l’investisseur doit pouvoir être remboursé (…) facilement et rapidement, comme dans le cas d’un réfrigérateur qui ne fonctionne pas ».

D’autre part, « les sociétés de gestion de portefeuilles devraient être certifiées ou notées pour permettre aux investisseurs de mieux faire leur sélection ».Ces deux recommandations font partie des mesures qu’un groupe d’experts issus du milieu universitaire et du secteur privé propose au gouvernement du Québec dans le contexte de la commission parlementaire sur les FCP après le scandale Norbourg.



En entrevue éditoriale cette semaine, leur porte-parole, Robert Pouliot, vice-président du Centre d’excellence fiduciaire (CEFEX), a expliqué qu’un Fonds d’indemnisation devrait être établi pour libérer les investisseurs de tout risque de fraude et reconnaître que les fonds collectifs sont des produits de consommation de masse.

Plus de détails dans la version papier du journal Le Soleil de samedi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Lun 8 Mai - 13:48

Quoi ajouter de plus......

Vive les bougons clown clown Embarassed pale
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Le Soleil   Lun 8 Mai - 13:46

Le lundi 08 mai 2006


Échelle de valeurs


Encore une fois, l’actualité nous donne envie de tout casser :

— Le scandale des commandites, après que des centaines de millions de dollars aient disparu, à ce jour il n’y a eu aucun remboursement massif, aucune peine de prison significative... tout le monde court encore.

— Pour une fraude de un milliard de dollars envers le gouvernement, le principal intéressé écope de huit mois à rester assis chez lui.


— L’affaire Norbourg : on se barre encore dans les fleurs du tapis. Où sont donc les prétendus vérificateurs censés protéger les avoirs du public ?

Mais pour Jean-Pierre Caron, producteur acéricole qui a voulu être payé pour son sirop d’érable, obtenu par son travail, il écope d’une condamnation de 735 000 $, soit la mort financière de son entreprise et l’indigence pour sa retraite, car il est dans la cinquantaine et handicapé de surcroît. Qui va l’engager comme travailleur ?

La morale de tout ceci : voler, tricher, « crosser », ce n’est pas grave. Mais t’occuper de te faire payer pour ton produit obtenu par ton travail, cela est le pire crime commis au Québec.

Ghislaine Fortin Marois
Sainte-Clotilde, Beauce
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le Soleil   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Soleil
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
 Sujets similaires
-
» Travailler au soleil
» un peu...beaucoup de soleil !
» lunettes de soleil
» Le soleil Tourne!
» Soleil pare-brise arrière et dos à la route

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Scandale Norbourg :: MÉDIAS, MÉDIAS, MÉDIAS-
Sauter vers: