Scandale Norbourg

Échanges sur le scandale Norbourg
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Le Soleil

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
pourl'honneur



Nombre de messages : 487
Date d'inscription : 29/12/2005

MessageSujet: Re: Le Soleil   Lun 15 Sep - 8:18

Le Soleil
Éditorial, vendredi 12 septembre 2008, p. 26
Vos réactions

Aux déclarations de Gilles Vigneault
M. Vigneault, soyez respectueux!

Vos commentaires me choquent. Les gens sont libres de voter pour qui bon leur semble sans avoir toutes sortes d'étiquettes. Tous les partis politiques ont une contribution positive dans un débat démocratique. La droite ou la gauche, c'est juste de la foutaise.

C'est sûrement les coupures de subventions dans la culture qui vous choquent, vous savez pour qui voter... par contre de là à sermonner la population, là, il y a des limites. Soyez respectueux envers les gens qui n'ont pas la même opinion que vous. Pour ma part, en ce qui concerne les subventions, autant dans la culture que dans les affaires, je crois qu'une révision s'impose : il y a des subventionnés pour la vie, alors que les gens ordinaires ne font que payer des taxes et n'ont jamais de subventions ou de congés fiscaux.

Lisez sur l'affaire Norbourg, vous aurez le dédain en sachant que les crédits d'impôt accordés ont contribué à flouer un paquet de petits investisseurs...

En attendant, continuez de chanter, c'est là qu'on vous aime.

Pierre Dignard

L'Ancienne Lorette


Catégorie : Éditorial et opinions
Taille : Court, 143 mots

© 2008 Le Soleil. Tous droits réservés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Jeu 11 Sep - 12:54

Le mercredi 10 sept 2008


Au tour du Revenu de poursuivre Jean Renaud

Michel Corbeil

Le Soleil

Québec

C’est au tour du ministère québécois du Revenu de porter des accusations de fraude contre Jean Renaud, l’ex-fonctionnaire des Finances et présumé complice de Vincent Lacroix dans le scandale Norbourg.

Une source au Revenu a indiqué que 37 chefs d’accusation seront déposés contre lui. Autant seront dirigés contre son frère, Steve Renaud. Tous deux étaient administrateurs de sociétés au cœur d’un réseau de petites firmes qui prétendaient faussement exploiter dans Internet des sites de planification financière.

Le nom de Jean Renaud a défrayé les manchettes, le 17 juin, lorsque la Gendarmerie royale du Canada a procédé à l’arrestation de six suspects, dont MM. Lacroix et Renaud, pour une fraude de 85 millions $ dans l’affaire Norbourg. Le lendemain, la ministre québécoise des Finances, Monique Jérôme-Forget, congédiait le fonctionnaire dont les services étaient prêtés à l’Organisation de l’aviation civile internationale (l’OACI) depuis janvier 2007.

Le geste de Revenu Québec survient pas moins de trois ans et demi après que le ministère a confié à ses inspecteurs 123 mandats de perquisition dans la série de compagnies reliées à Jean Renaud. Le Soleil n’a pu savoir pourquoi l’enquête a pris tant de temps avant d’aboutir. Pourtant, les documents déposés devant le tribunal pour étayer «les motifs raisonnables» de perquisitionner une vingtaine d’entreprises, en janvier 2005, apparaissaient fort compromettants.

La demande présentée en cour signale notamment que des «liens familiaux» unissaient les administrateurs de 13 des 20 sociétés. Elle relève qu’elles ont toutes été «incorporées après le 14 mars 2000, date du discours du budget du gouvernement du Québec amenant la mise en application du crédit d’impôt» créé par le gouvernement Landry pour favoriser le commerce électronique.

Revenu Québec y allègue que Netweb aurait fourni des «factures d’accommodation» pour permettre à Expert-Conseil de réclamer des crédits d’impôt. Selon le fichier central des entreprises, la première entreprise a comme administrateur Steve Renaud; la seconde, Jean Renaud. La vingtaine de firmes auraient gonflé les coûts pour des sites «conçus à partir d’un seul modèle».

Peu de précisions ont pu être apportées par le Revenu, hier, à l’opération. Les demandes frauduleuses de crédit d’impôt des compagnies auraient dépassé les 700 000 $, mais Revenu Québec n’en aurait accordé qu’une petite partie. Selon nos sources, les deux accusés s’exposent à des amendes pouvant dépasser 1 million $ de même qu’à des peines d’emprisonnement.

Jean Renaud a connu Vincent Lacroix lorsqu’il étudiait à l’Université de Sherbrooke. En octobre 2006, dans une déclaration assermentée, le patron déchu de Norbourg, a affirmé avoir versé 120 000 $ en pots-de-vin au fonctionnaire Renaud. Celui-ci en faisait «une distribution interne» aux Finances, a juré Vincent Lacroix. Alors au ministère, Jean Renaud aurait été chargé d’analyser les demandes de subventions présentées par Norbourg et aurait permis à la compagnie maudite d’obtenir 1 million $ en aide gouvernementale, ce qu’a démenti le principal intéressé, a rapporté La Presse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Mar 26 Aoû - 6:26

Le mardi 26 août 2008


Une autre demande de recours collectif contre Norbourg

Richard Hénault

Le Soleil

Québec

Une demande afin d’obtenir la permission d’exercer un autre recours collectif en marge du scandale Norbourg a été déposée hier au palais de justice de Québec. Cette fois, une somme de 78,6 millions $ est réclamée de la Caisse de dépôt et placement du Québec pour les quelque 9200 personnes qui avaient investi dans les fonds Évolution.

Le requérant est Réal Ouimet, l’ancien chef de police de Bromont qui a dû retourner au travail après avoir pris sa retraite. Maintenant âgé de 65 ans, M. Ouimet doit occuper un emploi saisonnier comme gardien de sécurité. Ayant investi 281 000 $ dans les fonds Évolution, il n’a reçu pour tout remboursement que 1140 $ après que le scandale Norbourg eut éclaté, a indiqué hier le réseau TVA en annonçant le dépôt de cette requête.

On devait en effet apprendre que Vincent Lacroix et ses acolytes avaient transféré illégalement l’argent des fonds Évolution et des fonds Norbourg vers des comptes bancaires appartenant à des sociétés appartenant à Lacroix. Au total, les 9200 investisseurs des fonds Évolution auraient perdu 130 000 millions $ dans le scandale Norbourg.

Dans la requête déposée hier en Cour supérieure, on rappelle qu’un autre recours collectif a été intenté à Montréal contre Vincent Lacroix, mais il ne recherche aucune con­damnation contre la Caisse de dépôt et de placement. Or, allègue le requérant, la caisse a commis une faute en faisant en sorte qu’une filiale dont elle était l’actionnaire majoritaire vende les fonds Évolution à Norbourg, en 2003. La gestion de ces fonds par Vincent Lacroix s’est ensuite soldée par la disparition de 78 millions $.

«N’eut été de l’omission de la CDPQ de procéder à certaines vérifications élémentaires avant d’autoriser la vente des fonds Évolution, les détenteurs de fonds n’auraient jamais été les victimes de l’affaire Norbourg», écrit donc le procureur du requérant. Selon lui, la Caisse aurait dû procéder à une vérification diligente des états financiers de Norbourg et des affaires de Vincent Lacroix avant de leur confier la gestion des fonds Évolution. En fait, ajoute-t-on, la Caisse n’aurait pas dû vendre à une compagnie qui n’avait que très peu d’expérience dans le milieu financier, et dont la situation financière semblait précaire.

Un autre recours collectif a été déposé à Montréal, puis transféré à Québec au début de l’année. Il vise l’Autorité des marchés financiers. Dans celui-ci, des pertes de quelque 10 millions $ sont réclamées par des investisseurs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Ven 15 Aoû - 7:22

Le vendredi 15 août 2008


Poursuite en marge de l’Affaire Norbourg : Taillon remporte une manche

Simon Boivin

Le Soleil

Québec

L’adéquiste Gilles Taillon a remporté une manche dans la bataille juridique qui l’oppose à Pauline Marois et qui a l’affaire Norbourg pour toile de fond.

Dans une décision rendue hier, la Cour supérieure a autorisé l’avocat de M. Taillon à interroger avant procès un sous-ministre adjoint aux Finances. Élément important, il pourra aussi avoir accès au dossier constitué par le ministère sur le Groupe Norbourg.

Les divers arguments légaux invoqués par le clan Marois pour s’y opposer n’ont pas été retenus par le juge Benoît Moulin.

Le porte-parole adéquiste en matière de Revenu, Jean-François Roux, voit dans la décision de la Cour «une grande victoire pour tous les gens qui ont été floués dans ce dossier-là».

«On a été très surpris par l’opposition de Mme Marois, qui veut cacher des choses au public, soutient M. Roux. C’est carrément ça. Essayer de garder ça privé... Les seules personnes qui peuvent se trouver lésées par ce dossier-là, ce sont les gens qui ont des choses à se reprocher.»

La chef péquiste a intenté une poursuite contre M. Taillon après qu’il ait avancé qu’elle ou son cabinet ont exercé des pressions, en 2001, afin que la firme de Vincent Lacroix touche 991 628 $ en crédits d’impôt.

L’adéquiste l’a accusé d’avoir secouru Norbourg du temps où elle détenait le portefeuille des Finances. Il a soutenu que, grâce à elle, la firme a pu encaisser un gros chèque et ainsi éviter la faillite. Sans cette aide, les quelque 9000 petits investisseurs floués par Vincent Lacroix auraient évité l’arnaque, a-t-il fait valoir.

Mme Marois réclame 900 000 $ à M. Taillon pour atteinte à sa dignité, son honneur, sa réputation et pour diffamation, injure et humiliation.

Hier, le PQ n’a pas voulu réagir à la décision de la Cour supérieure. «Comme la cause est devant les tribunaux, nous nous abstiendrons de tout commentaire», s’est limité à dire Éric Gamache, porte-parole.

L’avocat de M. Taillon, Marc-André Gravel, considère avoir remporté une victoire importante. «La première étape était d’avoir le dossier du ministère des Finances, ce que nous avons obtenu, se réjouit-il. On va voir ce qu’il y a là-dedans, et, selon les noms des individus qu’il y aura là-dedans, on verra à faire d’autres interrogatoires.»

Le juriste a déjà fait parvenir des «avis» indiquant qu’il entendait interroger Mme Marois et l’ex-premier ministre Bernard Landry.

Par ailleurs, une autre décision importante concernant l’affaire Norbourg doit être rendue lundi. Un juge décidera de la pertinence de préserver la confidentialité de la preuve contre Vincent Lacroix. Une preuve qui pourrait contenir des éléments intéressants pour la cause de l’adéquiste. «Comme avocat, c’est la première fois que je vois une requête pour qu’une preuve demeure secrète», affirme M. Gravel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Ven 15 Aoû - 7:21

Le vendredi 15 août 2008


Poursuite en marge de l’Affaire Norbourg : Taillon remporte une manche

Simon Boivin

Le Soleil

Québec

L’adéquiste Gilles Taillon a remporté une manche dans la bataille juridique qui l’oppose à Pauline Marois et qui a l’affaire Norbourg pour toile de fond.

Dans une décision rendue hier, la Cour supérieure a autorisé l’avocat de M. Taillon à interroger avant procès un sous-ministre adjoint aux Finances. Élément important, il pourra aussi avoir accès au dossier constitué par le ministère sur le Groupe Norbourg.

Les divers arguments légaux invoqués par le clan Marois pour s’y opposer n’ont pas été retenus par le juge Benoît Moulin.

Le porte-parole adéquiste en matière de Revenu, Jean-François Roux, voit dans la décision de la Cour «une grande victoire pour tous les gens qui ont été floués dans ce dossier-là».

«On a été très surpris par l’opposition de Mme Marois, qui veut cacher des choses au public, soutient M. Roux. C’est carrément ça. Essayer de garder ça privé... Les seules personnes qui peuvent se trouver lésées par ce dossier-là, ce sont les gens qui ont des choses à se reprocher.»

La chef péquiste a intenté une poursuite contre M. Taillon après qu’il ait avancé qu’elle ou son cabinet ont exercé des pressions, en 2001, afin que la firme de Vincent Lacroix touche 991 628 $ en crédits d’impôt.

L’adéquiste l’a accusé d’avoir secouru Norbourg du temps où elle détenait le portefeuille des Finances. Il a soutenu que, grâce à elle, la firme a pu encaisser un gros chèque et ainsi éviter la faillite. Sans cette aide, les quelque 9000 petits investisseurs floués par Vincent Lacroix auraient évité l’arnaque, a-t-il fait valoir.

Mme Marois réclame 900 000 $ à M. Taillon pour atteinte à sa dignité, son honneur, sa réputation et pour diffamation, injure et humiliation.

Hier, le PQ n’a pas voulu réagir à la décision de la Cour supérieure. «Comme la cause est devant les tribunaux, nous nous abstiendrons de tout commentaire», s’est limité à dire Éric Gamache, porte-parole.

L’avocat de M. Taillon, Marc-André Gravel, considère avoir remporté une victoire importante. «La première étape était d’avoir le dossier du ministère des Finances, ce que nous avons obtenu, se réjouit-il. On va voir ce qu’il y a là-dedans, et, selon les noms des individus qu’il y aura là-dedans, on verra à faire d’autres interrogatoires.»

Le juriste a déjà fait parvenir des «avis» indiquant qu’il entendait interroger Mme Marois et l’ex-premier ministre Bernard Landry.

Par ailleurs, une autre décision importante concernant l’affaire Norbourg doit être rendue lundi. Un juge décidera de la pertinence de préserver la confidentialité de la preuve contre Vincent Lacroix. Une preuve qui pourrait contenir des éléments intéressants pour la cause de l’adéquiste. «Comme avocat, c’est la première fois que je vois une requête pour qu’une preuve demeure secrète», affirme M. Gravel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Lun 7 Juil - 7:08

Le lundi 07 juillet 2008


Poursuite de Pauline Marois contre Gilles Taillon : un sous-ministre des Finances pourrait témoigner

Michel Corbeil

Le Soleil

Québec

Un haut fonctionnaire des Finances pourrait être interrogé dans le cadre de la poursuite lancée par la chef du PQ, Pauline Marois, contre le député adéquiste Gilles Taillon. L’avocat de ce dernier veut appeler le sous-ministre Brian Girard à témoigner du rôle joué par le ministère et Mme Marois dans la gestion d’un crédit d’impôt qui a donné 991 628 $ à Norbourg, en 2001.



La requête a été déposée devant le tribunal, le 27 juin, par Marc-André Gravel, le procureur de Gilles Taillon. La demande pour un interrogatoire avant procès du sous-ministre adjoint aux politiques économiques et fiscales sera entendue le 9 juillet.

Pauline Marois poursuit en diffamation pour 900 000 $ le député de l’Action démocratique du Québec pour des propos tenus à l’extérieur de l’Assemblée nationale. M. Taillon avait déclaré que des «pressions politiques» de Mme Marois avaient renversé une décision des Finances défavorable à Norbourg, ce qui avait permis à la firme maudite de toucher un chèque de l’État de près d’un million de dollars.

Le document déposé en Cour supérieure revient sur la poursuite de la dirigeante du Parti québécois. L’avocat Gravel signale que Mme Marois y affirme que la demande de crédit d’impôt réclamée par Norbourg ne «relevait pas du ministère des Finances, mais plutôt du ministère du Revenu».

Selon le plaidoyer déposé, «ces allégations de la demanderesse sont textuellement contredites par les discours du budget» du Québec «à compter de 1998» et par la publication de règlements. La requête avance que la «demanderesse comme ministre des Finances et le ministère (…) ont nécessairement été impliqués dans le processus d’analyse et d’attribution du chèque de crédit d’impôt remboursable requis par Norbourg en 2001».

Le document soutient que Mme Marois a détenu d’avril 2001 à avril 2003 le portefeuille des Finances dans le gouvernement de Bernard Landry. Le programme du crédit d’impôt «pour la création de fonds d’investissement» a été instauré en 1998, mais le chèque a été signé en novembre 2001, affirme le défenseur de l’adéquiste.

Le 19 juin, Me Gravel a expédié une missive avisant le procureur de Mme Marois de son intention d’interroger avant le procès Mme Marois de même que Bernard Landry, un de ses prédécesseurs à la tête du PQ.

La même procédure devait être utilisée pour poser des questions à Jean St-Gelais, l’actuel pdg de l’Autorité des marchés financiers et sous-ministre aux Finances au début de 2001, de même qu’à Jean Renaud. Ce fonctionnaire relevant des Finances a été congédié après que la GRC l’eut arrêté à la suite de nouvelles accusations dans l’affaire Norbourg.

La requête «pour interrogatoire d’un tiers» est muette sur leur possible convocation. «Il s’agit d’une première requête», a précisé une source à l’ADQ.

Le député adéquiste a avancé, en avril, que sans le chèque de 1 million $, Norbourg aurait coulé à pic avant que la firme de Vincent Lacroix n’escroque 9000 petits épargnants d’une somme d’au moins 80 millions $.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Lun 23 Juin - 10:44

Le lundi 23 juin 2008


MICHEL CORBEIL : Heureusement qu’ils aiment l’ombre

Le Soleil


Heureusement, les fonctionnaires aiment rarement les réflecteurs de l’actualité. Quand ils sont braqués sur eux, c’est habituellement pour de bien fâcheuses raisons.

La saga Norbourg nous le prouve. Quatre des personnages impliqués dans les nouveaux rebondissements de ce grand scandale financier ont été, un temps, à l’emploi du gouvernement.

En tout premier lieu, il y a Vincent Lacroix, le pdg de Norbourg. Avant que la GRC ne l’inculpe de nouveau, mercredi, il avait déjà été condamné à 12 ans de prison, en janvier, à la suite d’un procès par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Vincent Lacroix a occupé un poste d’analyste à la Caisse de dépôt et de placement du Québec au début des années 1990. C’est là qu’il a fait connaissance de Serge Beugré, «l’alter ego» de Lacroix, le stratège financier de Norbourg, inculpé mercredi.

La colline parlementaire est maintenant parfaitement au courant qu’un autre présumé complice a été fonctionnaire. Il s’appelle Jean Renaud, camarade d’université de Vincent Lacroix. La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, l’a flanqué à la porte, le matin même de son arrestation.

Aux Finances, il était à l’analyse des demandes de subvention de Norbourg, en 2001. Vincent Lacroix a soutenu qu’il lui avait versé 120 000 $ en pots-de-vin et que l’argent avait été redistribué «à l’interne» du ministère. M. Renaud a joint la firme maudite comme consultant, en 2004. Lorsque les choses ont senti le roussi, il a demandé de redevenir fonctionnaire et la ministre l’a prêté à l’Organisation de l’aviation civile internationale.

Et il y a Éric Asselin. De 1995 à 1998, il était à la direction des enquêtes spéciales de Revenu Québec. De 1999 à 2002, il a travaillé pour l’AMF et son ancêtre, la Commission des valeurs mobilières du Québec. Pendant trois ans, il sera un des hauts dirigeants de Norbourg. Il a sauvé sa peau en devenant délateur pour la GRC, l’AMF et le Revenu.

Personne ne croit que l’histoire de ces hommes est à l’image des «serviteurs de l’État». Ce serait quand même une bonne idée de le prouver. Mais comment?

La chef péquiste Pauline Marois a réclamé une enquête publique pour mettre fin aux «soupçons sur l’administration publique». L’adéquiste Mario Dumont ne demande pas mieux. Mais, les libéraux ont dit non, plaidant avec la mauvaise foi dont ils sont capables le danger d’avortement du procès.

Quel recours reste-t-il? Une enquête interne a été conduite aux Finances sur Jean Renaud. Le ministère ne la rendra pas publique. Processus judiciaire, nous a-t-on dit. Le vérificateur général? «Il y a des rebondissements tous les jours, nous laissons décanter.» La Commission de la fonction publique? Ce n’est pas de son ressort, M. Renaud étant syndiqué. Et il n’y a pas de commissaire à l’éthique, donc pas d’enquête de ce côté. Il n’y a pas que les complices de Vincent Lacroix qui risquent d’être à l’ombre longtemps. Les faits aussi.

Il y en a qui ont du souffle. Antonio Flamand est devant la Commisson de la fonction publique pour contester son congédiement du ministère de l’Environnement, congédiement survenu le 1er juin... 1990.

En 1994, il a été reconnu coupable d’abus de confiance au terme de ce que tous les observateurs ont qualifié de «procès-fleuve». Il avait duré cinq ans.

Le 30 mai (2008), la Commission de la fonction publique a rendu une «décision préliminaire» — signe qu’il y aura une suite. Elle consacre notamment «l’irrévocabilité» des jugements déjà rendus. La ténacité ne vaut pas en soi l’annulation d’une mise à pied. «De grosses conséquences financières» sont en jeu, signale une source gouvernementale. M. Flamand, député de l’Union nationale de 1966 à 1970, est âgé de 75 ans. Il ne cherche pas à réintégrer ses fonctions. Mais 18 ans de «rétro»...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Sam 21 Juin - 10:39

Le samedi 21 juin 2008


GILBERT LAVOIE : Les adieux non avoués de Couillard

Le Soleil

Québec

On peut taire la vérité devant les médias, mais c’est plus difficile devant ses pairs. Hier matin, Philippe Couillard a rencontré les journalistes pour soutenir qu’il n’était «qu’en réflexion» sur son avenir politique. Mais dès qu’il a mis les pieds au Salon bleu, ses collègues sont allés lui serrer la main et lui souhaiter bonne chance. Des souhaits que le bon docteur ne pouvait pas, en toute décence, refuser, sous prétexte qu’il n’était pas encore parti.



Pour joindre notre chroniqueur: Gilbert Lavoie


C’est Mario Dumont qui a donné le coup de grâce à sa ligne de presse après la période de questions, en disant comprendre que c’était la dernière fois qu’on le voyait à l’Assemblée nationale. M. Dumont lui a souhaité bonne chance et a traversé le parquet du Salon bleu pour lui serrer la main, suivi de Pauline Marois et de tous les autres. Bref, M. Couillard n’a pas fait ses adieux à l’Assemblée nationale, mais l’Assemblée nationale, elle, lui a fait ses adieux. Même le président de l’Assemblée, Michel Bissonnette, lui a souhaité bonne chance, après avoir déclaré : «Moi, ça me fait brailler, ces affaires-là».

C’était donc une fin de session à la fois chargée d’émotions, mais également très mouvementée que celle d’hier. Elle avait pourtant été planifiée autrement. La remise de l’Ordre du Québec jeudi à cinq anciens premiers ministres devait normalement occuper toutes les manchettes, en lieu et place des habituels bilans de sessions. En prime, on apprenait lundi que M. Charest serait fait Commandeur de la Légion d’honneur par le président Nicolas Sarkozy.

Mais c’était sans compter la maladie de Claude Béchard et le départ de Philippe Couillard, qui annoncent un remaniement ministériel obligé, et des élections complémentaires dans Jean-Talon, la seule autre circonscription libérale de Québec. Sam Hamad se réjouissait hier à l’idée de redevenir le ministre responsable de la capitale, ce qui pose tout un défi à Jean Charest s’il désire conserver l’avance qu’il vient d’y prendre.

C’était également sans compter l’arrestation-surprise, jeudi matin, de six acteurs du scandale Norbourg, dont un fonctionnaire du ministère des Finances. Il n’en fallait pas davantage pour réanimer l’ADQ. Mario Dumont et ses troupes ont probablement connu leur meilleure période de questions des dernières semaines en réclamant une enquête publique sur Norbourg. Le PQ, qui s’acharnait encore mercredi sur les dépassements de coûts de l’îlot Voyageur, a dû réaligner son tir le lendemain, et réclamer à son tour une enquête publique.

Au début, Jean Charest s’est contenté de rabrouer l’ADQ et de l’accuser de vouloir faire avorter le procès de Vincent Lacroix et des autres accusés. Jeudi, il a dû tempérer et entrouvrir la porte à une telle enquête, une fois les procès terminés. Ce qui veut dire, à toutes fins utiles, après les prochaines élections si elles sont déclenchées le printemps prochain...

Les libéraux ne l’admettront jamais, mais c’est avec soulagement qu’ils ont vu arriver l’ajournement de la session pour la saison estivale. Il n’y a rien de tel que l’été pour faire oublier la politique. Mais tout comme à Ottawa, où il a suffi d’une Julie Couillard pour acculer les conservateurs à la défensive, les derniers jours ont démontré que le gouvernement Charest n’est pas invulnérable. Le retour en septembre, avec une équipe remaniée, s’effectuera devant des partis d’opposition plus aguerris.

Les grands hommes

Le Québec est tricoté serré. C’est donc toute la famille québécoise qui s’est retrouvée au Salon rouge jeudi, pour la remise de la plus haute distinction de l’Ordre du Québec à cinq anciens premiers ministres. Les frères Daniel et Pierre Marc Johnson, ainsi que Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry, pourront dorénavant accoler l’abréviation G.O.Q. à leur nom. G.O.Q. pour «Grand officier du Québec».

Il n’y a pas encore de femmes dans ce club sélect des grands hommes. Pauline Marois serait la première femme à y accéder, si elle devenait premier ministre. À la blague mais très sérieuse, elle a reconnu, à la fin de la cérémonie, qu’elle compte bien y avoir un jour sa place.

En attendant, elle a pu constater à quel point Jean Charest a pris plaisir, jeudi, à remettre ces décorations à ses anciens adversaires souverainistes, dont certains sont encore à couteaux tirés dans la foulée des nombreuses querelles qui ont marqué l’histoire du PQ.

Mais tout le monde a fait ça avec élégance, parce que la famille québécoise sait vivre et qu’elle n’aime pas les petites bassesses dans les grandes occasions. C’était, comme l’a répété hier Jean Charest, un véritable «moment de grâce» dans le ciel politique québécois. Une brève accalmie, dans un ciel fortement ennuagé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Sam 21 Juin - 7:08

Le samedi 21 juin 2008


Poursuite contre Gilles Taillon : Pauline Marois persiste et signe

Michel Corbeil

Le Soleil

Québec

Pauline Marois ne bronche pas. La détermination de la chef du PQ à poursuivre en diffamation Gilles Taillon est renforcée par la décision de l’avocat de ce dernier de procéder à des interrogatoires avant procès d’elle-même et de Bernard Landry, son prédécesseur à la tête du Parti québécois.



Hier, le clan Marois a réagi avec colère à la manchette du Soleil faisant état d’une lettre de Me Marc-André Gravel. Le défenseur du député adéquiste Taillon y annonce son intention d’interroger la leader péquiste et M. Landry sur le programme de crédit d’impôt dont Norbourg a bénéficié en 2001.

Il ajoute deux autres noms à la liste des personnes qu’il veut entendre : Jean St-Gelais, l’actuel pdg de l’Autorité des marchés financiers, et Jean Renaud, le fonctionnaire des Finances congédié après son arrestation par la GRC dans un autre épisode de l’affaire Norbourg.

Une diversion

En après-midi, lors du bilan de session, Pauline Marois s’est refusée à commenter la missive. «J’ai engagé une poursuite» contre M. Taillon qui a soutenu hors de l’Assemblée nationale que Mme Marois a exercé des «pressions politiques» pour l’octroi d’une aide d’un million de dollars à Norbourg, en 2001. «C’est une cause qui sera portée devant les tribunaux et je saurai bien me défendre.»

À la première heure, les proches de Mme Marois ont tenu à réagir. La directrice des communications du cabinet de la chef, Christiane Miville-Deschesnes, a fait valoir que la lettre n’est que «diversion» et «esbroufe».

Stéphane Bédard, député de Chicoutimi, a rappelé que sa chef réclame 900 000 $ pour atteinte à sa réputation. L’élu de l’ADQ «va se rétracter en bout de ligne et il va payer», a promis le député Bédard.

«Il est allégué, a-t-il évoqué, que Mme Marois est intervenue personnellement et c’est faux.» Avec sa lettre, l’avocat de l’adéquiste se trouve à «continuer la diffamation de façon délibérée».

Selon M. Bédard, celui-ci accole «malicieusement» le nom de Mme Marois au dossier Norbourg dont l’ancien pdg Vincent Lacroix, condamné à 12 ans de prison, apparaît en haut de la «liste des personnes les plus haïes au Québec. Il y a des manœuvres délibérées (...) de continuer à associer Mme Marois à cette personne. C’est hautement condamnable».

L’élu péquiste a insisté sur une précision : Me Gravel n’est pas procureur pour l’Action démocratique du Québec. Il l’est pour le député Taillon. Sinon l’Assemblée nationale n’assumerait pas les frais de la défense du député de Chauveau. Avocat de formation, M. Bédard a laissé entendre que la lettre n’est pas une «requête» au sens légal et qu’il n’appartient pas à Me Gravel de décider qui sera entendu en interrogatoire avant procès.

Jeudi, une source à l’ADQ a rapporté que la missive avait été remise aux principaux intéressés. Joint à son domicile, l’ex-chef péquiste Bernard Landry a indiqué qu’il n’a rien reçu, du moins, pour l’instant.

En fin de journée, l’avocat Marc-André Gravel a maintenu qu’il est de son droit d’exiger les interrogatoires réclamés. À son avis, sa missive a valeur d’avis juridique en bonne et due forme.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Ven 20 Juin - 8:02

Le vendredi 20 juin 2008


L'ADQ interrogera Marois et Landry au sujet d'une subvention versée à Norbourg

Michel Corbeil

Le Soleil

Québec

Les avocats de l’Action démocratique du Québec convoquent Pauline Marois, chef du Parti québécois, et Bernard Landry, son prédécesseur, pour les interroger sur le programme de crédit d’impôt qui a valu à Norbourg un chèque d’un million de dollars, en 2001.

La requête a été adressée aux intéressés hier après-midi, a appris Le Soleil. La demande d’interrogatoire avant procès vise également Jean St-Gelais, l’actuel pdg de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et haut fonctionnaire dans les gouvernements du PQ.

Jean Renaud, le fonctionnaire des Finances congédié, mercredi, après que la GRC l’eut arrêté à la suite de nouvelles accusations dans l’affaire Norbourg, sera aussi appelé à répondre sous serment. Marc-André Gravel, le procureur de la formation de Mario Dumont, donne jusqu’au 18 juillet pour débuter les audiences.

L’ADQ prend ainsi les devants face à la poursuite lancée par Mme Marois contre le député adéquiste de Chauveau, Gilles Taillon. La leader du PQ réclame 900 000 $ au lieutenant politique de Mario Dumont pour une déclaration dans laquelle il avance que la ministre Marois avait exercé des «pressions politiques» pour renverser une décision défavorable à Norbourg.

Un chèque de 991 628 $, émis en novembre 2001 par les Finances, représente l’élément central du débat. Cet argent, prétend l’ADQ, a permis de sauver du naufrage la firme de Vincent Lacroix, qui a ensuite détroussé d’au moins 80 millions $ plus de 9000 petits épargnants.

Pour Me Gravel, les interrogatoires s’imposent. La chef péquiste a affirmé, plaide-t-il, «qu’elle ignorait totalement l’existence du programme de crédit d’impôt remboursable pour la création de fonds d’investissement, qu’il était géré par le ministère des Finances, que Norbourg y avait eu recours et qu’il en avait largement bénéficié». Mme Marois a occupé le fauteuil des Finances de mars 2001 à avril 2003.

L’avocat veut entendre Bernard Landry parce que celui-ci était ministre du Revenu en 2000 et 2001. Selon l’avocat, Mme Marois «prétend que la gestion de la demande de crédit d’impôt de Norbourg aurait été effectuée» par le Revenu, et non pas par les Finances. «Il appert que (M. Landry) aurait été également impliqué dans la création» du programme de crédit d’impôt.

Jean Renaud est convoqué «puisque c’est ce dernier qui a procédé à l’analyse» du dossier et qui «aurait formulé une recommandation favorable» à Norbourg. Le dirigeant de l’AMF est invité en raison du poste de sous-ministre aux Finances qu’il occupait à l’époque, de 1998 à mars 2001. Il aurait «piloté la création du programme de crédit d’impôt» dont il aurait été le gestionnaire.

La procédure employée par l’ADQ n’est pas exceptionnelle. Les «interrogatoires avant défense» se font en l’absence des médias et du public. La transcription des échanges relève cependant du domaine public.

Mercredi, le premier ministre Jean Charest a soulevé le fait que les honoraires pour la défense de Gilles Taillon seront assumés par les contribuables. Il s’agit d’une décision prise par le Bureau de l’Assemblée nationale où la députation libérale est majoritaire. Une somme de 44 000 $ est prévue, à la suite d’une recommandation du jurisconsulte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Jeu 19 Juin - 10:11

Le jeudi 19 juin 2008


GILBERT LAVOIE : Il faut une enquête

Québec

Jean Charest a trop d’expérience pour déclencher une enquête publique sur l’affaire Norbourg simplement parce que l’opposition le lui demande. Tout le monde a encore en mémoire l’erreur de Paul Martin, qui croyait protéger son parti en déclenchant l’enquête Gomery sur les commandites. Jean Chrétien n’aurait pas fait cette erreur. «S’il y a des voleurs dans cette affaire, que la police s’en occupe et les envoie en prison», répétait-il avant son départ.




Pour joindre notre chroniqueur: Gilbert Lavoie


Le dépôt d’accusations criminelles hier contre six personnes impliquées dans l’affaire Norbourg, dont un ancien fonctionnaire des Finances, a relancé les demandes d’enquête de l’opposition, et tout particulièrement de l’Action démocratique du Québec. Mario Dumont aimerait bien embarrasser à la fois les péquistes et les libéraux avec une telle enquête. À moins d’y être forcé, Jean Charest ne mettra pas le nez d’un juge dans une telle enquête qui pourrait mesurer le degré de négligence ou d’incompétence du gouvernement dans ce dossier.

La question vaut quand même qu’on s’y arrête : l’ampleur du scandale Norbourg mérite une enquête publique. Si la mort de cinq personnes au viaduc de la Concorde a été suffisante pour déclencher une telle enquête, la dilapidation des économies de 9000 Québécois par certains acteurs de Norbourg représente un intérêt public tout aussi important.

Hier, l’ADQ a insisté sur le fait que Jean Renaud, le fonctionnaire des Finances arrêté par la police, avait été prêté par son ministère à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Ce n’est pas un détail vraiment pertinent. Le ministère des Finances serait tout aussi gêné si le dénommé Renaud était encore à son emploi. Il ne pouvait congédier son fonctionnaire sur la foi de simples allégations, et il pouvait difficilement le reprendre à son emploi après son séjour chez Norbourg et les rumeurs qui couraient à son endroit. Son syndicat aurait été tenu de le défendre si on l’avait suspendu, avec ou sans solde. On l’a donc tabletté à l’OACI. Ce n’est guère élégant, d’autant plus que l’organisme international n’avait pas été vraiment prévenu des allégations portées à l’endroit du fonctionnaire qu’on lui envoyait si gentiment... Le manque de transparence est flagrant, mais il était tout de même préférable d’éloigner Renaud des Finances.

Les motifs plus sérieux qui militent en faveur d’une enquête portent sur l’aide financière du gouvernement à Norbourg et les relations entre Vincent Lacroix et certains fonctionnaires de l’Agence des marchés financiers. Les accusations en vertu du Code criminel chercheront à établir la responsabilité pénale des accusés, mais rien de plus. C’est un peu comme le scandale des commandites à Ottawa. N’eût été de l’enquête Gomery, certains acteurs auraient quand même fait l’objet d’accusations criminelles, mais on n’aurait jamais connu l’ampleur de leurs liens avec le Parti libéral du Canada.

Hier, le gouvernement a soutenu que la demande d’enquête de l’ADQ risquait de faire avorter le procès des accusés. C’est une défense qui ne tient pas la route, d’autant plus que la mise sur pied d’une enquête prend des mois et nous amènerait beaucoup plus tard, en 2009.

Il est douteux qu’une enquête établisse une responsabilité politique directe dans le dossier Norbourg. Il importe toutefois de savoir avec certitude si l’administration publique a agi avec diligence et compétence. Si ce n’est pas le cas, il faudrait alors se demander quelle portion de responsabilité doit porter le gouvernement, et compenser les victimes en conséquence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Jeu 19 Juin - 7:00

Le jeudi 19 juin 2008


Dumont réclame une enquête publique

Martin Pelchat

Le Soleil

Québec

Parce qu’il faut selon lui «nettoyer la soue de ce qui s’est passé dans notre administration publique» dans l’affaire Norbourg, Mario Dumont exige du gouvernement Charest qu’il institue une commission d’enquête publique.

«On va revenir à l’automne, si le gouvernement ne reconnaît pas cette nécessité, ça ne finira plus, ça va être un mal de dents qui ne finira plus», martèle le chef de l’Action démocratique du Québec, qui a dressé hier à l’Assemblée nationale une «longue liste d’irrégularités» ayant marqué l’action des corps publics dans ce scandale.

Le Parti québécois n’a pas abordé le sujet pendant la période quotidienne de questions, préférant enfoncer le clou de l’Université du Québec à Montréal, mais en point de presse, le député péquiste Sylvain Simard a souscrit au principe d’une enquête publique. «Nous sommes totalement d’accord avec les victimes de Norbourg pour qu’une enquête publique se fasse et aille en profondeur déterminer s’il y a eu des manquements majeurs dans l’administration», dit-il.

Jean Charest a refusé de donner suite à l’appel de l’opposition. «Je tiens à rassurer tous les citoyens qui sont concernés dans cette affaire que le gouvernement du Québec a fait tous les efforts pour aller au fond des choses», a-t-il affirmé, avant que deux de ses ministres reprochent au chef adéquiste de mettre le procès des accusés d’hier en péril avec ses interventions en Chambre. «Il faut laisser la justice suivre son cours», de lancer le ministre de la Justice, Jacques Dupuis.



«Un déshonneur»



Selon Mario Dumont, l’administration publique québécoise «a sauvé Norbourg trois fois». Il affirme que l’entreprise n’aurait même pas dû voir le jour, dénonce les «subventions généreuses» qui lui ont été versées, les «pots-de-vin à l’intérieur de l’administration publique», les «échanges de personnel», les «transactions douteuses» de la Caisse de dépôt et «la lenteur globale de l’Autorité des marchés financiers à constater ce qui se passait là».

Le chef de l’ADQ a ajouté que la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, était «un déshonneur pour le Québec» — propos qu’il a dû retirer à la demande du président de l’Assemblée — parce que son ministère a prêté en 2006 le fonctionnaire Jean Renaud, accusé hier, à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) sans informer les dirigeants de cette prestigieuse institution onusienne basée à Montréal qu’il faisait l’objet d’enquêtes dans l’affaire Norbourg. Faute d’autant plus grave, insiste M. Dumont, que l’OACI doit veiller à la sécurité dans l’aviation.

Il en a profité pour écorcher le Parti québécois, au pouvoir à l’époque où Norbourg a bénéficié d’une subvention d’un million de dollars du ministère des Finances alors dirigé par Pauline Marois. «On a senti qu’il n’y a que nous qui avons les mains libres pour en parler, dit-il. On a bien senti de la part du PQ une volonté de faire diversion pour que ce sujet soit abordé le moins possible.»

«On n’a pas du tout évité la question, réplique le leader parlementaire péquiste François Gendron. Nous autres, on trouve que depuis 15 jours, l’UQAM, c’est un dossier majeur, avec toutes les suites. (…) On a le droit de rester à notre stratégie planifiée.»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Jeu 19 Juin - 6:59

Le jeudi 19 juin 2008


Jean Renaud a échappé à l’enquête de sécurité

Michel Corbeil

Le Soleil

Québec

Jean Renaud est passé à travers des mailles d’une enquête interne aux Finances pour se retrouver à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Il y était prêté par le ministère maintenant sous l’autorité de Monique Jérôme-Forget.

Joint à Montréal, le porte-parole de l’OACI, Denis Chagnon, a confessé que les dirigeants de l’organisme relevant des Nations unies ont appris hier matin que M. Renaud était sous enquête dans l’affaire Norbourg.

Le fonctionnaire déchu «développait des projets financiers» à l’OACI, a précisé M. Chagnon. Plusieurs pays membres soutiennent l’Organisation en offrant les services de leurs employés, a-t-il indiqué.

«Les fonctionnaires (offerts) subissent une vérification de sécurité. Nous prenons pour acquis que les employés prêtés ont subi cette vérification.» M. Chagnon a signalé qu’il est trop tôt pour prédire si la haute direction demandera des explications au gouvernement du Québec.

Lors d’une mêlée de presse, la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget a insisté que «j’ai été informée hier soir (des accusations contre son fonctionnaire). Je l’ai congédié ce matin. Nous attendions les résultats de cette enquête» de la GRC.

Il y a quelques semaines, l’attachée de presse de la ministre a indiqué au Soleil que rien ne s’objectait à ce que Jean Renaud soit délégué comme analyste financier dans le prestigieux organisme. Les allégations du patron de Norbourg, Vincent Lacroix, liant le fonctionnaire à l’entreprise, n’ont pas été retenues, laissait alors entendre Catherine Poulin.



Aucun soupçon



«Le sous-ministre aux Finances (Jean Houde) a dit qu’il n’avait absolument rien (à retenir) contre lui», a fait valoir la porte-parole de la ministre. En fait, au mois d’avril, le sous-ministre Houde a affirmé en commission parlementaire avoir ordonné une vérification interne pour tirer au clair si des «agissements» pouvaient être reprochés à Jean Renaud. «La réponse a été non.»

L’enquête a été conduite par le contrôleur des Finances, a précisé un membre du service des communications du ministère.

Il n’a pas été possible de consulter le rapport, a précisé Jérôme Thibodeau. Aucun autre fonctionnaire des Finances n’est sous enquête, s’est fait dire Le Soleil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Jeu 19 Juin - 6:58

Le jeudi 19 juin 2008


Lacroix aurait versé 120 000 $ en pots-de-vin à un fonctionnaire

Michel Corbeil

Le Soleil

Québec

Jean Renaud, le fonctionnaire que vient de congédier la ministre Monique Jérôme-Forget, aurait reçu de Norbourg des pots-de-vin totalisant 120 000 $ dont une partie aurait été redistribuée à l’intérieur du ministère des Finances.

C’est ce qu’a affirmé sous serment, en octobre 2006, le dirigeant déchu de Norbourg, Vincent Lacroix, lors d’un interrogatoire conduit par le procureur du syndic RSM Richter, nommé dans la faillite de l’entreprise et de ses filiales.

À l’avocat Denis Saint-Onge, M. Lacroix répond qu’il a versé, en 2001 et 2002, plus de 100 000 $ comptant au fonctionnaire Jean Renaud. Un chèque de
20 000 $ s’ajoute, au nom de la firme Net Web, dont l’administrateur est Steve Renaud, le frère du fonctionnaire placé sous arrêt, hier, par la GRC.

Durant l’échange, Vincent Lacroix relate qu’il voyait ces sommes comme des «tickets à l’entrée» du ministère «pour l’approbation des fonds». Il précise qu’elles étaient remises à Jean Renaud «qui (...) faisait une distribution interne».

Les procureurs du syndic n’ont pas encore eu l’occasion d’interroger l’ex-analyste financier au ministère. Me Patrice Benoît a commenté que les procédures se sont étirées en raison du changement d’avocat par M. Renaud. Il croit que la cause sera entendue, cause où le syndic espère récupérer un maigre 5 millions $ de la part d’un groupe qui en a dilapidé ou dissimulé 80 millions $.

L’interrogatoire est, fait rare, publié dans Internet à la suite d’une requête approuvée par la Cour supérieure. Joint hier, Me St-Onge a souligné que plus de 9000 créanciers suivent l’affaire et qu’il a fallu envisager une diffusion électronique des interrogatoires, par crainte que le tribunal soit embourbé par des demandes pour les transcriptions.

L’Action démocratique du Québec a ressorti des extraits de cette comparution pour la défense de son député Gilles Taillon. Vincent Lacroix y est cité pour le versement de pots-de-vin. Selon Vincent Lacroix, ces pots-de-vin lui auraient permis de décrocher des crédits d’impôt au ministère des Finances de près de 1 million $, soit cinq fois plus que la norme.

Le député Taillon est poursuivi pour avoir lié la chef du PQ, Pauline Marois, à la décision d’accorder cette subvention. Mme Marois a occupé le poste de ministre des Finances de mars 2001 à avril 2003. L’actuel président de l’AMF, Jean St-Gelais, était sous-ministre aux Finances de 1998 à mars 2001. Le directeur des communications de l’Autorité, Christian Barrette, a rapporté que Jean Renaud a travaillé dans une des équipes de M. St-Gelais, mais que les deux hommes ne se connaissaient pas.



Connaissance de longue date



M. Renaud, par contre, est une connaissance de longue date de Vincent Lacroix. Dans son témoignage devant le syndic, celui-ci signale qu’ils étaient tous deux collègues de classe à l’Université de Sherbrooke. Fait à noter, l’auteur de Dans l’antre de Norbourg, Philippe Terninck, avance que Serge Beugré, décrit comme «l’alter ego» de Vincent Lacroix, et une des six personnes arrêtées hier dans cette affaire, a étudié dans la même institution.

MM. Lacroix et Renaud ont renoué au début de 2001, d’après l’interrogatoire. En décembre 2004, Jean Renaud a demandé un congé sans solde aux Finances. Il est devenu consultant pour Norbourg. Lorsqu’il a demandé sa réintégration dans la fonction publique, la ministre Jérôme-Forget l’a envoyé «travailler ailleurs», ne pouvant le congédier, a-t-elle suggéré.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Mer 4 Juin - 6:24

Le mercredi 04 juin 2008


L’affaire Marois-Taillon se transporte à Québec

Richard Hénault

Le Soleil

Québec

S’il doit y avoir un procès dans le dossier de la poursuite de 900 000 $ intentée à Gilles Tail­lon par Pauline Marois, il se tiendra à Québec. Ouvert à Montréal en avril, le dossier vient en effet d’être transféré au palais de justice de la capitale à la demande de M. Taillon.

Les procureurs du député de Chau­veau ont déposé une requête en ce sens et ils viennent d’obtenir gain de cause. Ils invoquaient le fait que M. Taillon habite Québec et que les événements allégués pour intenter la poursuite s’y sont produits.

En contrepartie, ajoutaient les procureurs du défendeur, la chef du Parti québécois n’avait invoqué aucun fait justifiant que l’affaire se déroule dans le district judiciaire de Montréal et, selon eux, le fait que Mme Marois réside à l’Île-des-Sœurs ne constituait pas un motif suffisant. En rendant sa décision de transférer le dossier à Québec, la semaine dernière, le tribunal a donné raison aux avocats de M. Taillon.

Dans sa poursuite, Mme Marois reproche au député de l’ADQ d’avoir soutenu qu’en sa qualité de ministre des Finances, elle a fait des pressions politiques et contribué à obtenir un crédit d’im­pôt de plus de 900 000 $ à Vincent Lacroix, le président de Norbourg, en 2001. La demanderesse soutient que ces affirmations sont fausses et sans fondement.

Comme l’ont souligné ses avocats, les affirmations reprochées à M. Taillon ont été faites à l’Assemblée nationale où, évidemment, il jouissait de l’immunité parlementaire. Il appert toutefois qu’il a répété ses propos lors d’un point de presse. De plus, allègue la chef du PQ, un communiqué de presse de l’ADQ faisait ensuite dire à M. Taillon que le geste attribué à Mme Marois «pourrait bien avoir sauvé Vincent Lacroix de la faillite et permis le scandale que l’on connaît aujourd’hui».

Si elle devait obtenir une som­me quelconque de cette procédure, Mme Marois s’est engagée à la verser à la Fondation du cancer du sein.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Ven 25 Avr - 20:21

Le vendredi 25 avr 2008


Pauline Marois réclame 900 000 $ à Gilles Taillon

Gilbert Lavoie

Le Soleil

Québec

La chef du Parti québécois passe de la parole aux actes et intente une poursuite de 900 000 $ contre le député de Chauveau, Gilles Taillon. Pauline Marois reproche au député d’avoir soutenu qu’elle a fait des pressions politiques et contribué à obtenir un crédit d’impôt de plus de 900 000 $ à Vincent Lacroix, le président de Norbourg, en 2001. La faillite de Norbourg a fait perdre plus de 100 millions $ à des milliers de petits investisseurs québécois.

Selon Mme Marois, les affirmations de Gilles Taillon sont fausses et sans fondement. Le texte de la poursuite précise que ces affirmations ont été suivies de communiqués de presse malicieux visant à en susciter la plus grande diffusion possible. La chef du PQ se réserve le droit d’intenter d’autres poursuites contre le député, «ainsi que contre toute autre personne ou entité qui aurait trempé dans ladite campagne de salissage». Elle exige 700 000 $ pour atteinte à sa dignité, diffamation, injure et humiliation, et 200 000 $ à titre de dommages exemplaires. Elle s’engage à verser les sommes obtenues à la Fondation du cancer du sein, après déduction de ses frais d’avocats.

Les affirmations reprochées à Gilles Taillon ont d’abord été faites dans le cours des travaux de l’Assemblée nationale, où le député jouissait de l’immunité parlementaire, ce qui veut dire qu’il était à l’abri de poursuites. Mais il a répété ses propos lors d’un point de presse à l’extérieur du Salon bleu.

Prié de dire d’où il tenait ses informations sur les pressions politiques, il a déclaré : «Moi, ce que je vous dis là, c’est ce qui a été rapporté par les médias, c’est ce qui a été entendu partout. C’est des faits qui sont publics, qui sont connus, qui n’ont jamais été démentis.»

Les avocats de Mme Marois nient que de telles informations aient été véhiculées dans le passé
. Ils signalent de plus que les demandes de crédit d’impôt relèvent du ministère du Revenu, et non pas du ministère des Finances dont leur cliente avait la responsabilité en 2001. Ils reprochent à l’aile parlementaire de l’ADQ d’avoir répété les accusations du député dans un communiqué de presse faisant dire à Gilles Taillon que le geste de Pauline Marois «pourrait bien avoir sauvé Vincent Lacroix de la faillite et permis le scandale que l’on connaît aujourd’hui».

En fin de journée hier, les avocats de M. Taillon ont fait parvenir au Soleil copie d’une lettre expédiée mercredi aux avocats de Mme Marois. On y relate les nombreux reportages des médias, en 2005 et en 2006, faisant état des allégations selon lesquelles Vincent Lacroix aurait versé un pot-de-vin de 100 000 $ à un fonctionnaire des Finances pour faciliter l’octroi de son crédit d’impôt.

On n’y fait pas allusion à des pressions politiques de Pauline Marois, mais on explique qu’à titre de ministre des Finances, elle était responsable des gestes de ses fonctionnaires. Ces faits, écrit l’avocat Marc-André Gravel, plaident en faveur de l’enquête publique demandée par M. Taillon.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Ven 14 Mar - 10:48

Accueil » S'informer » Nouvelles » Texte complet

Norbourg: l'enquête de la GRC piétine

18 février 2008 - 06h43

Le Soleil

Pierre Couture

Québec


Vincent Lacroix




L’enquête de la Gendarmerie royale du Canada sur Vincent Lacroix piétine.


Un des procureurs qui travaillaient depuis un an au dépôt d’accusations criminelles contre l’ex-dirigeant de Norbourg ne travaille plus au dossier, a appris le Soleil.

Selon nos informations, le procureur Claude Haccoun a quitté ses fonctions vendredi. Il a été remplacé par un procureur retraité embauché à contrat.

Procureur senior, Me Haccoun était admissible à la retraite depuis un certain temps.



La cause Norbourg devait être, en principe, sa dernière réalisation. Il travaillait depuis mars 2006 au dossier Norbourg par l’entremise du Bureau de lutte aux produits de la criminalité (BLPC) dans la métropole.

Or, la complexité de la cause, le manque criant de ressources au BLPC et l’embauche récente d’un procureur retraité à contrat auraient fait déborder le vase, a laissé entendre une source hier. «Tout ce dossier a été très mal géré dès le départ», a-t-elle ajouté.

Plus tôt cette semaine, le grand patron de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Jean St-Gelais, a dit déplorer qu’aucune accusation criminelle n’ait encore été déposée contre Vincent Lacroix, et ce, deux ans et demi après le début d’une enquête lancée par la GRC.

Pendant ce temps, disait M. St-Gelais, l’Autorité a réussi à compléter son enquête, à déposer des accusations (51 chefs), à déclencher un procès et à obtenir une peine d’emprisonnement (12 ans moins un jour) contre Vincent Lacroix.

L’ex-président de Norbourg a été reconnu coupable d’avoir détourné plus de 130 M$ à quelque 9200 investisseurs québécois.

Embauche d’un contractuel

À la direction des poursuites criminelles et pénales, on marchait sur des œufs hier. On croit que le départ de Me Haccoun vers la retraite n’aura pas d’impact sur les échéanciers fixés.

«On continue notre travail», a souligné la porte-parole Marie-Claude Gilbert.

Cette dernière a indiqué que deux autres procureurs travaillaient toujours à temps complet au dossier, la procureure fédérale Julie Riendeau ainsi que le procureur contractuel Serge «Sam» Brodeur. Ces deux procureurs sont sous la supervision du procureur en chef Yves Paradis, du BLPC.

Dangereux précédent

L’embauche d’un procureur à contrat pour ce type de cause ne plaît d’ailleurs pas dans le milieu juridique.

«C’est une première qui constitue un dangereux précédent dans ce type de cause. Cela illustre le manque d’effectifs et la privatisation de la Couronne», a déploré Me Christian Leblanc, de l’Association des procureurs de la Couronne du Québec.

Du côté de la GRC, on soutient que l’enquête sur le financier Vincent Lacroix suit toujours son cours. «C’est un processus très complexe», a reconnu la caporale Hélène Lavergne.

Cette dernière n’a pas voulu dire si le travail de la GRC était terminé et que la preuve se trouvait désormais entre les mains des procureurs.

Jusqu’à maintenant, l’enquête sur Norbourg menée par l’équipe intégrée de la police des marchés financiers de la GRC a coûté aux contribuables près de 3 M$.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Mar 19 Fév - 7:20

Le mardi 19 février 2008


Alliance renforcée entre l’AMF et les policiers




Les nouvelles «unités conjointes» entre l’AMF, la Gendarmerie et la SQ permettront une meilleure protection pour les investisseurs selon le président-directeur général de l’Autorité des marchés financiers, Jean St-Gelais.
Le Soleil, Raynald Lavoie

Anne Drolet

Le Soleil

Québec

L’Autorité des marchés financiers (AMF) travaille actuellement à créer des «unités conjointes» avec la Gendarmerie royale du Canada et la Sûreté du Québec. Une meilleure collaboration entre le chien de garde des marchés financiers et les corps policiers devrait permettre de mieux protéger les investisseurs, selon Jean St-Gelais.


En marge d’une conférence devant les membres de la Chambre de commerce de Québec, le président-directeur général de l’Autorité des marchés financiers a indiqué que son organisation planche sur la formation d’équipes de travail «pour mettre ensemble l’information» que recueillent l’AMF et les corps policiers. Ces collaborations existent déjà, mais l’initiative, dont les tenants et aboutissants seront annoncés au cours des prochains mois, vise à les accroître. Les parties pourraient par exemple s’échanger de l’information sur «les personnes qu’on voit le plus fréquemment dans les fraudes, (car) souvent les mêmes noms reviennent», spécifie M. St-Gelais.

La semaine dernière, le pdg de l’AMF déplorait qu’aucune accusation criminelle n’ait encore été déposée contre Vincent Lacroix, deux ans et demi après le début d’une enquête lancée par la GRC. Une enquête qui semble piétiner, surtout depuis qu’un des procureurs au dossier a tiré sa révérence. «Quand on obtient de l’information, sur le plan réglementaire, on ne peut pas la transférer automatiquement dans une enquête au criminel sans risquer de contaminer la preuve», a rappelé hier M. St-Gelais, puisque les façons de faire au pénal et au criminel divergent. Manifestement, le partage d’informations devrait intervenir plus tôt dans le processus, avant que l’enquête ne soit instituée. «On met en place les protocoles entre nous, c’est ce à quoi on travaille», note-t-il.

«Plus la GRC (ou la SQ) est informée de ce que l’on fait et ce que l’on surveille, plus ils sont à même de nous fournir des informations, et vice versa», précise Frédéric Alberro, le porte-parole de l’AMF.

Se pourrait-il que ces alliances permettent de démasquer des fraudeurs plus rapidement? «Il est évident que cette initiative-là, comme les autres qu’on entend annoncer, c’est toujours pour optimiser la protection des consommateurs», constate M. Alberro.

M. St-Gelais a aussi fait valoir hier que, si la confiance des investisseurs a été ébranlée, notamment par des scandales financiers comme Norbourg et la crise du papier commercial, l’AMF joue «de mieux en mieux (son) rôle de chien de garde». Depuis deux ans, le nombre de personnes attitrées au processus d’enquête, d’inspection et de poursuite a doublé, pour dépasser le cap des 90 employés. Quatre fois plus de dossiers sont traités, comparativement à 2005. Des ressources accrues ont mené à la création de nouvelles équipes, précise M. Alberro. Une direction spécialisée en manipulation de marchés et en délits d’initiés entrait d’ailleurs en fonction hier, avec à sa tête Jean-François Fortin, un ancien associé chez McCarthy Tétrault.

Par ailleurs, l’AMF veut élargir son action. Elle compte, entre autres, faire une analyse des agences de notation de crédit pour voir si elles ne devraient pas être soumises à un code de conduite.

M. St-Gelais a aussi parlé du régime de passeports, qui entrera en vigueur le 17 mars. Il facilitera la procédure d’inscription aux commissions des valeurs mobilières puisque le document québécois sera reconnu dans tout le pays.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bouttedelamarde



Nombre de messages : 9
Date d'inscription : 26/01/2008

MessageSujet: Re: Le Soleil   Lun 18 Fév - 17:08

mets-en ! Le cover up !
Protégés au boutte !
C'est écoeurant, rire de nous de même
ça se peut quasiment pas !
Rien que des incompétents !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pourl'honneur



Nombre de messages : 487
Date d'inscription : 29/12/2005

MessageSujet: Re: Le Soleil   Sam 16 Fév - 17:12

ça sent le cover-up à plein nez. On croit revivre l'affaire Cinar. Les amis de Jean Charest(et sûrement de madame Jérome forget) seront encore une fois protégés...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Sam 16 Fév - 8:41

L'enquête de la GRC piétine dans l'affaire Norbourg


Pierre Couture

Le Soleil

Québec

L’enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sur Vincent Lacroix piétine. Un des procureurs qui travaillaient depuis un an au dépôt d’accusations criminelles contre l’ex-dirigeant de Norbourg ne travaille plus au dossier, a appris le Soleil.


Selon nos informations, le procureur Claude Haccoun a quitté ses fonctions hier. Il a été remplacé par un procureur retraité embauché à contrat.

Procureur senior, Me Haccoun était admissible à la retraite depuis un certain temps. La cause Norbourg devait être, en principe, sa dernière réalisation. Il travaillait depuis mars 2006 au dossier Norbourg par l’entremise du Bureau de lutte aux produits de la criminalité (BLPC) dans la métropole.

Or, la complexité de la cause, le manque criant de ressources au BLPC et l’embauche récente d’un procureur retraité à contrat auraient fait déborder le vase, a laissé entendre une source hier. «Tout ce dossier a été très mal géré dès le départ», a-t-elle ajouté.

Plus tôt cette semaine, le grand patron de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Jean St-Gelais, a dit déplorer qu’aucune accusation criminelle n’ait encore été déposée contre Vincent Lacroix, et ce, deux ans et demi après le début d’une enquête lancée par la GRC.

Pendant ce temps, disait M. St-Gelais, l’Autorité a réussi à compléter son enquête, à déposer des accusations (51 chefs), à déclencher un procès et à obtenir une peine d’emprisonnement (12 ans moins un jour) contre Vincent Lacroix.

L’ex-président de Norbourg a été reconnu coupable d’avoir détourné plus de 130 millions $ à quelque 9200 investisseurs québécois.

Embauche d’un contractuel

À la direction des poursuites criminelles et pénales, on marchait sur des œufs hier. On croit que le départ de Me Haccoun vers la retraite n’aura pas d’impact sur les échéanciers fixés. «On continue notre travail», a souligné la porte-parole Marie-Claude Gilbert.

Cette dernière a indiqué que deux autres procureurs travaillaient toujours à temps complet au dossier, la procureure fédérale Julie Riendeau ainsi que le procureur contractuel Serge «Sam» Brodeur. Ces deux procureurs sont sous la supervision du procureur en chef Yves Paradis, du BLPC.

Dangereux précédent

L’embauche d’un procureur à contrat pour ce type de cause ne plaît d’ailleurs pas dans le milieu juridique. «C’est une première qui constitue un dangereux précédent dans ce type de cause. Cela illustre le manque d’effectifs et la privatisation de la Couronne», a déploré Me Christian Leblanc, de l’Association des procureurs de la Couronne du Québec.

Du côté de la GRC, on soutient que l’enquête sur le financier Vincent Lacroix suit toujours son cours. «C’est un processus très complexe», a reconnu la caporale Hélène Lavergne.

Cette dernière n’a pas voulu dire si le travail de la GRC était terminé et que la preuve se trouvait désormais entre les mains des procureurs.

Jusqu’à maintenant, l’enquête sur Norbourg menée par l’équipe intégrée de la police des marchés financiers de la GRC a coûté aux contribuables près de 3 millions $.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Mer 6 Fév - 7:03

Le mercredi 06 fév 2008


Québec : projet pilote d’expertise unique devant les tribunaux

Richard Hénault

Le Soleil

Québec

Dès le mois prochain, un projet pilote dont les retombées doivent se traduire par une accélération du processus judiciaire et par un allègement des coûts pour les parties engagées dans une cause sera mis en application dans le district judiciaire de Québec.

Au lieu de permettre à chacune des parties d’utiliser les services de ses propres experts, le tribunal n’aura recours qu’à un seul expert neutre pour aider le juge à trancher un litige. Le juge en chef associé de la Cour supérieure, Robert Pidgeon, avait déjà fait part au Soleil du projet qu’il caressait depuis un certain temps. Grâce à la collaboration du Barreau de Québec, ce projet pilote visant à favoriser l’accès à la justice pourra maintenant être instauré.

Le Barreau a déjà donné son accord à l’expertise unique en matière familiale, dans les causes relatives à des vices cachés et dans celles du domaine de la construction. Si tout fonctionne bien, le juge Pidgeon souhaiterait étendre l’application de l’expertise unique au domaine des dommages corporels et à la détermination des montants à octroyer (le quantum, en jargon juridique). La nouvelle façon de faire sera employée sur une base volontaire à compter du 7 mars. Idéalement, les parties s’entendront pour désigner un expert, sinon c’est le juge qui en choisira un sur une liste soumise par les parties. D’une façon ou d’une autre, les honoraires de l’expert choisi seront payés à parts égales par les parties, mais celle qui perdra sa cause pourra éventuellement être condamnée à rembourser la part de la partie adverse, une mesure déjà appliquée par les tribunaux.

L’expertise unique existe déjà en France, où c’est le juge qui désigne l’expert appelé à intervenir dans une cause. Dans l’esprit du juge Robert Pidgeon, par ailleurs, l’expertise unique ne constitue qu’une partie d’un plan d’ensemble visant à simplifier le processus judiciaire et ainsi diminuer les coûts pour les justiciables. Ce plan comprend aussi l’accroissement de l’oralité, qui consiste à diminuer le nombre de procédures écrites et à favoriser les procédures orales, ainsi que l’utilisation accrue de la conférence téléphonique et de la vidéoconférence.

Le juge Pidgeon souligne aussi le succès que connaissent les conférences de règlement à l’amiable, dont le taux de réussite est de 80 %. Cette statistique apparaît d’autant plus significative qu’en 2007, dans la division de Québec comprenant environ la moitié de la province, 6000 dossiers ont été ouverts en matière civile, 8500 en matière familiale et 3300 en faillite. Si le nombre de dossiers ouverts s’est stabilisé, la durée des auditions s’est allongée, ajoute le juge Pidgeon. Plusieurs dossiers nécessitent en effet des mois d’audition. Ainsi, la présente année sera marquée par l’instruction de quelques grands procès tels ceux du recours collectif contre Loto-Québec, du recours contre Norbourg, de Robert Gillet contre le procureur général et la Ville de Québec, ainsi que de quelques dossiers autochtones de revendications territoriales et de reconnaissance d’un titre aborigène.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Valérie



Nombre de messages : 872
Localisation : montreal
Date d'inscription : 19/01/2006

MessageSujet: SPA   Lun 21 Jan - 12:44

.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Lun 21 Jan - 8:27

Le lundi 21 janv 2008


Scandale Norbourg : recours de 10 millions $ à Québec

Richard Hénault

Le Soleil

Québec

C’est à Québec que doit s’ins-truire le premier procès civil dans la foulée du scandale
Norbourg. Quelque 200 investisseurs demanderont au tribunal de condamner l’Autorité des marchés financiers (AMF) à les indemniser pour leurs pertes, qui pourraient atteindre 10 millions $.

Le recours déposé à Montréal au cours de l’été était passé inaperçu jusqu’à maintenant, mais il vient d’être transféré à Québec. L’avocat des demandeurs, Me Marc-André Gravel, a expliqué au Soleil avoir demandé ce transfert en partie parce que le siège de l’AMF se trouve dans la capitale, mais surtout parce que les délais sont plus courts au palais de justice de Québec.

D’ailleurs, il n’est pas exclu que le procès ait lieu avant l’été puisque l’AMF a déposé sa défense au dossier cette semaine et que les interrogatoires doivent débuter sous peu. «Il s’agira du premier dossier dans lequel les positions de l’AMF seront scrutées en droit civil», a déclaré Me Gravel.

Jusqu’à maintenant, l’AMF a accepté d’indemniser 900 des 9200 investisseurs floués dans le scandale Norbourg, mais les 8300 autres ne se qualifient pas tous pour recevoir une indemnisation. La limite de celle-ci s’élève à 200 000 $ par investisseur.

Les demandes d’indemnisation faites à l’AMF par les demandeurs dans cette cause ont été rejetées parce que, de répondre l’organisme, les détournements de fonds n’ont pas été faits par Investissements SPA, un cabinet de courtage, mais bien par Norbourg Gestion d’actifs, qui n’est pas un cabinet, un représentant autonome ou une société autonome, mais plutôt un conseiller en valeurs mobilières. Selon l’AMF, Vincent Lacroix était administrateur d’Investissements SPA, mais il n’en était pas le dirigeant responsable. Le directeur de l’indemnisation à l’AMF a donc conclu que le fonds d’indemnisation n’avait pas compétence et que les réclamations des demandeurs étaient inadmissibles.

Les demandeurs invoquent les informations disponibles au Registraire des entreprises selon lesquelles Lacroix contrôlait tant Norbourg Groupe financier que Norbourg Gestion d’actifs et Investissements SPA. D’ailleurs, ajoute le procureur des demandeurs, l’AMF a elle-même demandé dans son recours contre Lacroix que celui-ci soit déclaré l’alter ego de chacune des compagnies impliquées dans le scandale Norbourg puisque, a-t-elle même précisé, les faits démontrent qu’il en exerçait le contrôle.

En conclusion, le procureur des demandeurs écrit : «Alors que l’AMF, d’un côté, plaide que Lacroix est le seul artisan d’une fraude de plus de 115 millions $ et qu’il s’est servi de plusieurs compagnies pour arriver à ses fins, de l’autre, par l’entremise du directeur de l’indemnisation, elle prétend qu’une seule de ses compagnies (Investissements SPA) n’était pas impliquée dans le scandale. Étrangement, ajoute-t-on, Investissements SPA est la seule compagnie liée à Lacroix qui soit inscrite à titre de cabinet et qui pourrait donner droit à une indemnisation. «Un organisme public ne peut prétendre une chose lorsqu’elle est à son avantage et la nier lorsqu’elle avantage les justiciables qu’il a pourtant pour mission de protéger», conclut la requête des demandeurs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enyl

avatar

Nombre de messages : 3416
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: Le Soleil   Ven 4 Jan - 8:48

Le vendredi 04 janv 2008


Assez de scandales !


On en voit de toutes les couleurs depuis quelques années. Les scandales se succèdent à un rythme inquiétant. Le danger est de s'y habituer.

Qu'on les appelle Nortel, Norbourg, Enron, Worldcom, Groupaction, Commandites, GRC, Everest, Gosselin, Polygone, Anderson, armes à feu, Almanach du peuple, etc. la cause première de ces aventures est sans contredit l'argent, lequel est considéré comme un maître et qui, logiquement, devrait être un serviteur. Les PDG et le personnel de ces institutions ainsi que nos élus qui nous dirigent ne méritent plus notre confiance.

Certains sont irresponsables, incompétents, méprisants, cupides; ils manquent de crédibilité, de transparence et d'honnêteté. D'autres sont menteurs, patineurs, manipulateurs, gaspilleurs, magouilleurs et profiteurs. Leur soif d'argent est insatiable.

Nos politiciens ne doivent pas abuser de leur situation privilégiée.

Raymond Rhéaume
Québec (Loretteville)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le Soleil   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Soleil
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» Travailler au soleil
» un peu...beaucoup de soleil !
» lunettes de soleil
» Le soleil Tourne!
» Soleil pare-brise arrière et dos à la route

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Scandale Norbourg :: MÉDIAS, MÉDIAS, MÉDIAS-
Sauter vers: