Scandale Norbourg

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 cyberpresse

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Valérie



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MessageSujet: Appel-Lacroix   Lun 10 Mar - 14:38

Appel de Vincent Lacroix: le juge Paul tranchera mardi

10 mars 2008 - 12h21

LaPresseAffaires.com

Michel Munger




Vincent Lacroix saura dès mardi à 11h s'il est autorisé à contester en Cour supérieure du Québec le verdict de culpabilité prononcé contre lui le 28 janvier.


Le juge Réjean Paul a indiqué en fin de matinée lundi qu'il allait trancher sur les huit motifs présentés par M. Lacroix et contrés par une requête de rejet d'appel de l'Autorité des marchés financiers.

Le PDG déchu de Norbourg saura donc s'il a le droit d'interjeter appel sur sa culpabilité quant à 51 chefs d'accusation.

Si les preneurs aux livres se penchaient sur le dossier, ils n'accorderaient certainement pas de grandes chances de succès aux motifs invoqués par M. Lacroix.



Déclaré coupable en décembre d'avoir violé la Loi sur les valeurs mobilières et condamné à 12 ans moins un jour de prison le 28 janvier, le fondateur de Norbourg a vu cinq de ses huit motifs disparaître virtuellement lors des audiences tenues en février.

Le juge Paul lui avait dit à plusieurs reprises de ne pas perdre son temps à plaider sur des motifs tels que les méthodes de l'AMF pour obtenir sa preuve et le fait qu'une enquête administrative en 2004 s'est transformée en enquête pénale.

Lundi matin, les trois motifs restants ont été examinés.

Ce sont les suivants: la demande rejetée d'un procès devant juge et jury, le refus d'une série de témoins lors du procès pénal et les questions posées par le juge Claude Leblond pendant l'étape de la plaidoirie sur la preuve.

Un procès devant jury

La première question examinée par la cour a été celle d'un procès avec un tribunal composé d'un juge et d'un jury. Vincent Lacroix allègue depuis le début de son procès pénal que s'il était passible de plus de cinq ans de prison, il devait être jugé par un jury.

Le procureur de l'AMF, Eric Downs, a rappelé que le gouvernement n'a pas fait un choix innocent quand il a utilisé le singulier en disant qu'un procès pouvait se dérouler devant un jury seulement quand «une infraction» rendait une personne passible de plus que cinq ans de prison.

C'est, selon le juriste, parce que 51 chefs pouvant chacun mener à cinq ans moins un jour de prison que M. Lacroix a reçu une sentence plus longue que cinq ans.

Le juge Paul a aussi indiqué à Vincent Lacroix que la Cour suprême du Canada a réglé la question en 1989 et que «c'est la loi, je dois appliquer la loi».

Les témoins refusés

Le deuxième motif sur lequel le tribunal s'est penché portait sur la question des témoins que Vincent Lacroix n'a pu interroger lors du procès. Le prisonnier allègue qu'on l'avait privé d'une défense pleine et entière.

Eric Downs a toutefois longuement rappelé que ces témoins n'ont pas satisfait les exigences du juge Leblond quant à leur pertinence en rapport aux 51 chefs d'accusation. De plus, selon l'avocat, le magistrat a été «extrêmement patient» avec M. Lacroix quand il a cherché à établir leur pertinence.

Me Downs a aussi affirmé que les témoins n'auraient servi à rien d'autre qu'à faire un procès parallèle contre l'AMF sur un conflit d'intérêts dans l'affaire Norbourg. Le juge Leblond avait déjà refusé de faire un tel exercice pendant les requêtes préliminaires ayant précédé le procès.

Le juge Réjean Paul a acquiescé, estimant que l'avis d'appel de M. Lacroix porte très précisément sur un conflit d'intérêts.

Vincent Lacroix a toutefois insisté pour dire que ce motif sur les témoins pouvait porter sur un autre aspect que le conflit d'intérêts allégué. Le juge Paul l'a invité à réécrire son motif afin de le présenter en cour mardi.

Le droit au silence

Enfin, le PDG de Norbourg estimait avec le troisième motif restant que l'étape de la plaidoirie sur la preuve pendant son procès l'avait privé du droit au silence et que le juge Leblond avait fait preuve de partialité.

Rappelons que M. Lacroix disait qu'il n'avait rien à plaider. Surpris, Claude Leblond lui avait posé une série de questions afin d'obtenir son analyse de la preuve. Il voulait savoir s'il pouvait tirer une conclusion autre que la culpabilité de l'accusé.

Eric Downs, lui, a avancé que le juge Leblond a pris le temps d'indiquer à Vincent Lacroix qu'il n'avait pas l'obligation de répondre à ses questions. «Un juge n'est pas un Sphinx qui doit attendre [...] il peut guider les parties» pendant un procès, a résumé l'avocat.

Me Downs a insisté que le jugement de culpabilité découlait d'une «preuve en béton armé» et non des réponses fournies par M. Lacroix.

Le juge Paul a pour sa part expliqué au prisonnier qu'au moment de répondre aux questions du juge Leblond, la preuve était déjà close et que cet exercice de plaidoirie ne pouvait pas le mener à s'incriminer lui-même.

Il reste donc à voir si le juge rejettera officiellement les motifs d'appel de Vincent Lacroix sur sa culpabilité et s'il voudra entendre le motif portant sur les témoins.

Plus tard, la cour doit se pencher sur un avis d'appel sur la sentence, un document déposé par M. Lacroix à la fin de février.
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Valérie



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MessageSujet: GRC-L'enquête piétine   Lun 18 Fév - 12:08

Norbourg: l'enquête de la GRC piétine

18 février 2008 - 06h43

Le Soleil

Pierre Couture
Québec

L’enquête de la Gendarmerie royale du Canada sur Vincent Lacroix piétine.


Un des procureurs qui travaillaient depuis un an au dépôt d’accusations criminelles contre l’ex-dirigeant de Norbourg ne travaille plus au dossier, a appris le Soleil.

Selon nos informations, le procureur Claude Haccoun a quitté ses fonctions vendredi. Il a été remplacé par un procureur retraité embauché à contrat.

Procureur senior, Me Haccoun était admissible à la retraite depuis un certain temps.



La cause Norbourg devait être, en principe, sa dernière réalisation. Il travaillait depuis mars 2006 au dossier Norbourg par l’entremise du Bureau de lutte aux produits de la criminalité (BLPC) dans la métropole.

Or, la complexité de la cause, le manque criant de ressources au BLPC et l’embauche récente d’un procureur retraité à contrat auraient fait déborder le vase, a laissé entendre une source hier. «Tout ce dossier a été très mal géré dès le départ», a-t-elle ajouté.

Plus tôt cette semaine, le grand patron de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Jean St-Gelais, a dit déplorer qu’aucune accusation criminelle n’ait encore été déposée contre Vincent Lacroix, et ce, deux ans et demi après le début d’une enquête lancée par la GRC.

Pendant ce temps, disait M. St-Gelais, l’Autorité a réussi à compléter son enquête, à déposer des accusations (51 chefs), à déclencher un procès et à obtenir une peine d’emprisonnement (12 ans moins un jour) contre Vincent Lacroix.

L’ex-président de Norbourg a été reconnu coupable d’avoir détourné plus de 130 M$ à quelque 9200 investisseurs québécois.

Embauche d’un contractuel

À la direction des poursuites criminelles et pénales, on marchait sur des œufs hier. On croit que le départ de Me Haccoun vers la retraite n’aura pas d’impact sur les échéanciers fixés.

«On continue notre travail», a souligné la porte-parole Marie-Claude Gilbert.

Cette dernière a indiqué que deux autres procureurs travaillaient toujours à temps complet au dossier, la procureure fédérale Julie Riendeau ainsi que le procureur contractuel Serge «Sam» Brodeur. Ces deux procureurs sont sous la supervision du procureur en chef Yves Paradis, du BLPC.

Dangereux précédent

L’embauche d’un procureur à contrat pour ce type de cause ne plaît d’ailleurs pas dans le milieu juridique.

«C’est une première qui constitue un dangereux précédent dans ce type de cause. Cela illustre le manque d’effectifs et la privatisation de la Couronne», a déploré Me Christian Leblanc, de l’Association des procureurs de la Couronne du Québec.

Du côté de la GRC, on soutient que l’enquête sur le financier Vincent Lacroix suit toujours son cours. «C’est un processus très complexe», a reconnu la caporale Hélène Lavergne.

Cette dernière n’a pas voulu dire si le travail de la GRC était terminé et que la preuve se trouvait désormais entre les mains des procureurs.

Jusqu’à maintenant, l’enquête sur Norbourg menée par l’équipe intégrée de la police des marchés financiers de la GRC a coûté aux contribuables près de 3 M$.
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Lun 4 Fév - 10:27

Le lundi 04 fév 2008


Le calcul de Lacroix

La Voix de l'Est

Douze ans moins un jour. C'est la sentence imposée à Vincent Lacroix. Pour ceux qui pensent que le rufian aura le temps de réfléchir à ses gestes, détrompez-vous. Il va passer son temps à nier sa responsabilité dans cette fraude sans précédent.

(...) Doit-on lancer une enquête publique sur cette affaire? Quelle en serait l'utilité? On connaît les sources du problème: le manque d'outils de l'Autorité des marchés financiers, l'incapacité (et le manque de volonté?) de l'industrie des valeurs mobilières à assurer l'intégrité de ses artisans, et, c'est malheureux de le dire ainsi, des investisseurs naïfs qui confient leurs économies à des courtiers qui n'ont rien, comment dire, d'exemplaire. (...)

Grand parleur

Il fait un maximum de deux ans en prison, puis il fait un autre deux ans en maison de transition, et puis il sort et ramasse ses millions de cachés et c'est la belle vie. Entre-temps, il écrit un livre qui devient un best-seller (comment fourrer le système). Le gars avant de commencer à voler le monde, il savait que c'était du gâteau son affaire et qu'il n'avait pas peur de la sentence. Il n'a même pas pris un avocat pour sa défense. Il savait que le pire scénario était de faire deux ans moins un jour de prison....

slimy

C'est satisfaisant de voir que le juge Leblond sera allé au maximum de ce qu'il pouvait faire. Mais en ce qui concerne la justice, on repassera. Parmi ces 9200 personnes, il y a très peu de riches. La plupart sont des citoyens ordinaires qui comptaient sur cet argent pour leur retraite. Les souffrances psychologiques, l'anxiété et la tension causées à ces personnes est inimaginable. En ce qui me concerne, justice ne sera pas rendue tant qu'on aura pas trouvé toutes les possessions (ici et à l'étranger) de cet individu, tant que ces possessions ne seront pas toutes saisies et redistribuées aux personnes flouées. Et s'il manque de l'argent, qu'il soit obligé de travailler pour remettre cet argent manquant. Il pourrait ne faire que deux ans (à nos frais). Imaginez, 120 millions pour deux ans. Payant!

Notre système de justice n'est que laxisme du début à la fin. À l'image de nos gouvernements.

rnolin

Je crois que les investisseurs floués de ce dossier devraient être considérés comme des sinistrés. Ils devraient bénéficier d'une certaine aide. Quant à Lacroix, je ne crois pas qu'il était seul dans son entreprise frauduleuse et je crois qu'il s'agissait d'une fraude préméditée. (...)

dunhambush

Je crois sincèrement que l'énergie et les ressources doivent être concentrées de façon à ce qu'une telle arnaque ne se reproduise jamais. La Caisse de dépôt et l'AMF doivent être aussi blamées sévèrement et elle semblent bien pressées de fermer le dossier. Je trouve très malheureux que les investisseurs perdent beaucoup, mais doit-on pénaliser la population entière?

grandcrue
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Valérie



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MessageSujet: Re: cyberpresse   Ven 1 Fév - 12:01

Vincent Lacroix change de prison

1 février 2008 - 07h46

LaPresseAffaires.com


Quatre jours après avoir été condamné à 12 ans de prison, le pdg déchu de Norbourg, Vincent Lacroix, a pris le chemin de la prison fédérale.

Envoyé au Centre de détention Rivière-des-Prairies immédiatement après sa condamnation lundi après-midi, Vincent Lacroix a quitté cet établissement provincial mercredi matin, selon ce que rapporte le Journal de Montréal.

Comme le veut la procédure habituelle, Lacroix, qui purge une peine fédérale, a été admis au Centre régional de réception des Services correctionnels du Canada, à Sainte-Anne-des-Plaines.

Le Journal de Montréal précise que Vincent Lacroix doit passer au moins huit semaines dans cet établissement, où l'on dressera son profil de dangerosité et évaluera ses besoins médicaux et de thérapie.



Vincent Lacroix doit ensuite être envoyé dans une autre prison, probablement à sécurité minimum, où il devra purger sa peine.

Vincent Lacroix pourrait cependant se retrouver de nouveau libre vendredi prochain, alors que la Cour supérieure entendra son appel.






Bravo Luc! Bien dit. On fout la famille à la rue. Je présume que son fils est aussi un crosseur, ça doit être génétique? Soyons sanguinaires, on pourrait monter un bûcher sur rené-lévesque et forcer ses proches à le regarder brûler! Lacroix est un crosseur, mais foutre sa descendance à la rue pou... »

Publié par Yanic le vendredi 01 février à 10h36

Ce n'est pas le 1/6è de la peine, c'est le tiers en cas de bonne conduite, si le comité des libérations conditionnelles accepte la requête. Je ne sais pas où tu as pris ton information pour le 1/6è. »

Publié par Yanic le vendredi 01 février à 10h33

Ce n'est pas le 1/6è de la peine, c'est le tiers en cas de bonne conduite, si le comité des libérations conditionnelles accepte la requête. Je ne sais pas où tu as pris ton information pour le 1/6è. »

Publié par Yanic le vendredi 01 février à 10h33

Un fraudeur de l'envergure de VINCENT LACROIX se doit de purger une peine d'emprisonnement "ferme" d'au moins 25 années, de se voir saisir tout l'argent légalement recouvrable (saisie de maison, autres biens, etc...) jusqu'à concurrence des sommes d'argent soutirées aux investisseurs de... »

Publié par LUC PROULX le vendredi 01 février à 10h28

Sa peine ne sera jamais assez lourde pour compenser celle de ses victimes. Je déteste ce type au max! »

Publié par sylvain le vendredi 01 février à 10h25

Il a gagné le gros lot ce Vincent la! Il a pris 12 ans et fera 1/6 de sa peine , dans 2 ans il sera libre comme l air et tous ses beaux millions quil s est gardé ,lui donnera sa vie de reve tant merité ! Au fond cest quoi 2 ans quand tu penses a la vie de roi qui s en vient! Il s en fous-tu lui ... »

Publié par sonia le vendredi 01 février à 10h19

Je vais écrire au ministre de la Justice du Québec, ce type ne doit pas être remis en liberté, il va se pousser avec ses millions. »

Publié par Longueuilloise le vendredi 01 février à 9h49

Dans le cas de fraudes le ou les coupables condamnés a la prison ne devraient pas avoir droit a une libération avant terme tant et aussi longtemps qu'ils n'auraient pas coopéré avec la justice pour fournir en détail le cheminement de l'argent fraudé. 100 millions disparaissent, des vies sont bris... »

Publié par Jacques le vendredi 01 février à 9h28
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Mer 30 Jan - 11:00

Le mercredi 30 janv 2008


La culture de l'avidité

Alain Dubuc

Collaboration spéciale, La Presse

Vincent Lacroix se retrouve en prison pour longtemps, avec une peine de 12 ans. C'est une bonne chose que les crimes économiques commencent à être sévèrement punis, et que les voleurs à cravate cessent de s'en tirer mieux que les cambrioleurs. Il y a aussi un petit baume à voir que cet individu, qui a essayé de mentir jusqu'à ce que cela ne soit plus possible, se retrouve enfin confronté à la réalité.

Mais après s'être réjoui de cette sage sévérité, il faut aussi réfléchir au système qui a fabriqué des Vincent Lacroix. Je ne le dis pas pour fournir à notre voleur national de quelconques circonstances atténuantes, mais pour noter que le king de Norbourg est le produit d'une culture qui a dominé la dernière décennie, et dont il est l'expression la plus caricaturale.

C'est la seule façon d'expliquer ce qui est pour moi un mystère. On a tous vu Vincent Lacroix des centaines de fois dans les bulletins d'information, dans toute la gamme des états d'âme, de l'arrogance fanfaronne à la dépression profonde. Mais dans toutes ces déclinaisons, on n'a pas eu sous les yeux un financier sagace aux analyses fines, mais plutôt un vendeur de «chars usagés», sans doute beau parleur, mais assez vulgaire et pas particulièrement allumé. Comment se fait-il qu'il ait réussi à berner tant de gens, pas seulement de petits investisseurs, mais des institutions financières, des hauts-fonctionnaires et même la Caisse de dépôt?

Pour percer ce mystère, il faut tenir compte du contexte. Nous sortons d'une décennie qui a été marquée par une croissance phénoménale des bourses, par l'enrichissement rapide, par la création de fortunes, bref, une période d'argent facile, où le monde financier, courtiers, institutions, détenteurs de portefeuille se sont considérablement enrichis.

Les données de Statistique Canada confirment le phénomène. Entre 1992 et 2004, le revenu des classes moyennes et des citoyens plus aisés est resté stable. Le seul groupe qui s'est vraiment enrichi, ce sont les très très riches, ceux qui se retrouvent dans le un centième de 1% supérieur. En 12 ans, leur revenu a grimpé de 210%. Leur revenu, qui était au départ 57 fois plus élevé que le revenu médian, est maintenant 115 fois plus gros.

Et ce qui a nourri cette période faste, c'est une culture d'avidité. J'ai eu du mal à trouver le mot juste, pour refléter ce que dit le mieux le mot anglais, pas tout à fait traduisible, de «greed». La culture du encore plus, du encore plus vite, la recherche du coup fumant qui permettrait la fortune instantanée. Une culture qui a exercé d'énormes pressions sur les entreprises pour qu'elles livrent du rendement, et qui a encouragé des abus de toutes sortes.

C'est cette culture de la richesse instantanée, et surtout de son étalage, on la voit partout, dans les salaires de plus en plus gonflés des athlètes, dans la vulgarité de Paris Hilton, dans l'admiration que l'on réserve aux nouveaux millionnaires. Qui envoie le message que tout est possible et que tout est permis.

Et c'est dans ce contexte que Vincent Lacroix est devenu ce qu'il est devenu. Dans un monde où on valorise moins la compétence que la réussite instantanée, la performance de Norbourg a suscité l'admiration. Et le succès a nourri le succès. C'est la croissance très rapide de l'entreprise qui a donné à Lacroix sa crédibilité, qui lui a valu le respect que l'on réserve aux «gagnants».

Un bel exemple, que je cite sans vouloir accabler nos collègues, c'est un texte très élogieux, publié dans Les Affaires six mois avant que le scandale n'éclate: «Fondée en 1998, Norbourg gestion d'actifs tente de faire sa place dans le monde des fonds communs de placement, dominé par les grands. La stratégie de son jeune pdg de 38 ans: la gestion à honoraires et la préservation du capital.» Et que disait le jeune pdg? «Je ne prétends pas que la gestion à honoraires revient moins cher, mais elle est plus transparente.»!!!

C'est cette même culture de l'avidité qui a donné Conrad Black ou la crise des «subprimes» américains, qui reposait sur une surenchère pour fournir des capitaux à des emprunteurs attirés par le crédit facile. Une logique de ventes pyramidales.

Et c'est ainsi qu'il y a, indirectement, un lien entre Paris Hilton qui exige un cachet pour raconter son expérience carcérale, Conrad Black qui s'enrichit aux dépens des actionnaires ou, à l'échelle québécoise, Vincent Lacroix qui siphonne sa compagnie. Ce sont tous des manifestations d'une valeur dominante de la décennie qui s'achève: l'avidité.
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Mer 30 Jan - 8:54

Le mercredi 30 janv 2008


Québec doit aider !

Louis Lallier

L’auteur est planificateur financier, représentant en épargne collective et conseiller en sécurité financière.

Finalement, justice a été rendue contre Vincent Lacroix. Enfin… partiellement. Combien d’années passera-t-il en prison, notre « beau parleur » ? Le sixième de sa peine ? La moitié ? Sans compter que notre « roi déchu » interjettera appel. Nous voilà donc repartis pour deux ou trois autres années à le revoir dans les médias et à entendre ses arguments de mythomane. Nous venons d’être témoins de toutes les failles de notre système de protection des épargnants; maintenant, nous allons être témoins des failles de nos systèmes carcéral et judiciaire…

Quoi qu’il en soit, voici à mon avis les raisons pour lesquelles notre gouvernement devrait remettre aux investisseurs floués les montants après impôt qu’ils ont perdu dans cette escroquerie :

• La Caisse de dépôt et placement (CDP) ainsi que notre gouvernement provincial de l’époque « se sont essayés » dans la gestion de fonds commun de placement (fonds mutuels). Pas en étant des gestionnaires directs de fonds communs, mais en facilitant la création d’une industrie québécoise de fonds communs de placement. Ce que nous savons, c’est que la CDP détenait les fonds Évolution par l’entremise d’une firme de courtage en épargne collective (fonds mutuels). Lorsque vous voulez acheter une firme quelconque, vous vous devez de faire une inspection diligente, c’est-à-dire vérifier la solidité des actifs, l’honnêteté des dirigeants, etc. La CDP, elle, n’a pas acheté une firme, mais elle en a vendu une, alors que son mandat est de voir à la bonne gestion de l’épargne des Québécois. En fait, quand la CDP a obtenu ce qu’elle désirait, elle s’est « débarrassée » des fonds Évolution en laissant les porteurs de parts à la merci de notre « beau parleur ». D’après moi, la CDP avait au moins l’obligation morale de vérifier la compétence et l’honnêteté des acheteurs et de faire une inspection diligente même si l’organisme était vendeur plutôt qu’acheteur. Le gouvernement nous dira que la CDP est un organisme indépendant et maître de ses décisions, mais le fait est que la CDP est un organisme gouvernemental au même titre que l’Autorité des marchés financiers.

• L’AMF à l’époque, si je me rappelle bien, était en pleine restructuration. En effet, un peu avant toute cette saga, notre gouvernement avait décidé de regrouper sous un même toit la Commission des valeurs mobilières du Québec, le Bureau des services financiers et quelques autres organismes gouvernementaux. Nous pouvons comprendre qu’à cette époque, l’AMF devait mettre toutes ses énergies à finaliser cette restructuration et qu’elle n’avait probablement pas les moyens financiers ou tout le personnel voulu (ce qui, d’après moi, elle n’a pas encore) pour bien protéger les épargnants. Sauf que l’AMF est une création de notre gouvernement au même titre que la CDP et qu’elle a failli.

• Les investisseurs floués par notre « roi déchu » n’ont pas été imprudents ou spéculateurs dans le choix de leurs investissements. Ils ont investi dans des fonds communs de placement dont une partie était constituée de fonds d’obligation et du marché monétaire. On ne parle pas ici de gens qui avaient investi dans une compagnie bidon comme Jitec ou dans des fonds communs de placement « offshore ». On ne parle pas ici de gens qui avaient investi dans de supposés placements sûrs à haut rendement présentés par de beaux parleurs dans quelques sous-sols obscurs. Nous parlons ici de ce qu’il y a de plus simple comme véhicule d’investissements : des fonds communs de placement investis dans des actions, obligations et marché monétaire, gérés au Québec… provenant de notre bas de laine à tous, soit la CDP. Si nos gouvernements cherchent une raison pour ne pas créer de précédent en remboursant les investisseurs, qu’ils s’appuient sur les raisons qui précèdent.

• Oui, il faut trouver ce qui n’a pas fonctionné pour empêcher que cela ne se reproduise. Oui, il faut mettre en place les outils et ressources nécessaires pour que l’AMF fasse bien son travail. Oui, il faut trouver un mécanisme de protection des épargnants pour l’industrie des fonds communs de placement. Par contre, n’attendez pas que le processus judiciaire des recours collectifs ou autres actions suive son cours. N’attendez pas qu’une enquête trouve les autres coupables. Nous savons tous que cela prendra une éternité. C’est maintenant que les investisseurs ont besoin de leur argent. (…)

• Quand survient une grande catastrophe comme le déluge au Saguenay ou une tornade qui enlève à des Québécois leur maison ou les économies de toute leur vie, les gouvernements leur viennent en aide. Lors de ces tristes moments, je suis certain que la majorité des Québécois n’ont aucune objection à ce que les gouvernements soulagent la misère des sinistrés avec nos impôts. Cette magouille financière est aussi une grande catastrophe… qui a touché plus de 9000 Québécois. On dit que nos élus gouvernent souvent à coup de sondage. Eh bien ! messieurs et mesdames du gouvernement, posez la question aux Québécois afin de savoir s’ils veulent que vous dédommagiez les investisseurs bernés par notre « beau parleur » et nos systèmes financiers déficients. À coup sûr, à mon avis, la réponse sera OUI.

Je tiens à préciser ici qu’aucun de mes clients ni moi-même ne possédait de fonds Norbourg ou Évolution. Je parle pour nos concitoyens qui ont été touchés par cette tornade financière et je crois dire tout haut ce que la population du Québec pense tout bas. (…)
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Mar 29 Jan - 15:38

Le mardi 29 janv 2008


La sentence de Lacroix est «un coup de tonnerre»

Claude Plante

La Tribune

SHERBROOKE

Sévère, mais raisonnable compte tenu de l’ampleur du délit qui était reproché à Vincent Lacroix.

Telle est l’analyse que formule le professeur Simon Roy, spécialiste en droit pénal de l’Université de Sherbrooke concernant la peine imposée au patron déchu de Norbourg.

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Lire aussi:
Un sandwich pour Lacroix à sa 1ère nuit en prison
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«C’est comme un coup de tonnerre. Tout d’un coup, quelque chose vient de changer. C’est un appel à l’ordre dans le monde de la finance. Il était temps car le nombre de crimes de cols blancs étaient élevé», commente-t-il.

«Socialement, c’est une sentence qui fera beaucoup de bien. Les crimes de cols blancs sont devenus graves au même type que les agressions sexuelles.»

Selon lui, la sentence que devra purger le Magogois d’origine viendra teinté la peine qui pourrait être rendue lors d’un éventuel procès au criminel. «Ce qui est étonnant, c’est que nous en étions rendus déjà à ce stade dans le processus. On parle d’une sentence au code pénal et non au code criminel.»

«Pour une cause de fraude on parle d’une peine maximale de 14 ans. Donc 12 ans au pénal, c’est très étonnant. Mais ça lance un signal clair que ce type de fraude est très grave. C’est beaucoup, mais peut-être que c’est mérité», commente-t-il.

Si par exemple on lui impose une autre peine de 12 ans à la suite d’un éventuel procès au criminel, on arrivera à une peine totale de 24 ans, estime Simon Roy. «Ça deviendrait déraisonnable, comme huit fois la peine rendue dans le cas de Guy Cloutier (3 ans ½ de prison).»
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Valérie



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MessageSujet: Repas du détenu   Mar 29 Jan - 11:51

Un sandwich pour Lacroix à sa première nuit en prison

L'homme d'affaires déchu Vincent Lacroix a passé sa première nuit en prison après avoir été condamné lundi, par la Cour du Québec, à une peine d'incarcération de 12 ans moins un jour, et à une amende de 255 000 $.

Vincent Lacroix est emprisonné depuis 18h00, lundi, au Centre de détention Rivière-des-Prairies, à Montréal.

Selon ce qu'a vérifié le Journal de Montréal, Vincent Lacroix est arrivé trop tard pour avoir droit à un repas chaud. Il a dû se contenter de deux sandwichs, de deux biscuits et d'un berlingot de lait.

Au préalable, comme tout nouveau détenu, Vincent Lacroix a dû subir une fouille à nu à son admission.



Il a ensuite été placé en protection, dans l'aile P-6, voisine de celle où a été confiné Désiré Munyaneza, ce Rwandais accusé de crimes de guerre qui subit son procès à Montréal.

Dans ce secteur, qui comprend trois cellules, on retrouve un téléviseur, un téléphone, une douche, un grille-pain et une plaque chauffante.

Dans chacun de ses déplacements, Vincent Lacroix est escorté par deux gardiens.

Il a dû se coucher à 22h30 et il sera réveillé par les gardiens au plus tard mardi, à 10h30.

L'ancien dirigeant de Norbourg pourrait passer dix jours à Rivière-des-Prairies, un établissement provincial, pour interjeter appel et finaliser ses affaires.

Par la suite, il sera envoyé au Centre régional de réception des Services correctionnels du Canada, à Sainte-Anne-des-Plaines, où il passera au moins huit semaines pour être évalué.

Tout indique qu'il sera envoyé dans un pénitencier à sécurité minimum, probablement celui de Laval ou celui de Sainte-Anne-des-Plaines.

À son arrivée à sa prison fédérale, il recevra une poche contenant de la literie, une brosse à dents, un rasoir et un peigne. S'il se conforme à son plan correctionnel, il recevra un salaire maximum de 6,90 $ par jour.

Vincent Lacroix, qui sera seul dans sa cellule, aura droit à des biens personnels d'une valeur maximum de 1500 $, dont un appareil radio et un téléviseur.
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Mar 29 Jan - 9:28

Le mardi 29 janv 2008


Non à d’autres Norbourg !

Dominic Peltier-Rivest

L’auteur est directeur du département des sciences comptables et professeur agrégé à l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia. Il est aussi Certified Fraud Examiner (CFE).

Le juge Claude Leblond a imposé hier une peine de 12 ans moins un jour de prison et 255 000 $ d’amende à Vincent Lacroix, qui avait été reconnu coupable, en décembre dernier, des 51 chefs d’accusation qui pesaient sur lui. Selon les dispositions pénales de la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, cette sentence tient compte notamment du préjudice causé aux épargnants et des avantages tirés par M. Lacroix des infractions qu’il a commises.

Or, le préjudice causé aux victimes et les bénéfices obtenus par M. Lacroix (115 millions) sont sans précédent au Québec. Les exemples de préjudice entendus en cour pendant les représentations sur sentence sont nombreux : pertes d’économies, pertes de revenus de pension, report ou annulation de la retraite, problèmes de santé causés par le stress, relations familiales brisées ou tendues, etc.

Malheureusement, plusieurs études en criminologie démontrent que la sévérité des peines n’a pas d’effets dissuasifs auprès des futurs criminels. Ainsi, la peine de prison et l’amende infligées hier par la cour ont surtout pour but de punir M. Lacroix pour tout le mal dont il est responsable, et non de décourager les fraudeurs potentiels.

Qu’on se le dise, le seul moyen efficace de réduire les ravages causés par les fraudes demeure la prévention. Et une meilleure prévention découle essentiellement de la mise en place de contrôles internes appropriés dans les sociétés (compagnies) de gestion d’actifs financiers et les fonds d’investissement. Les investisseurs sont en droit de demander que les sociétés qui gèrent leurs économies possèdent des contrôles internes efficaces, afin de limiter le risque de fraude. Le nouveau règlement (81-107) de l’Autorité des marchés financiers (AMF) exigeant la création d’un comité d’examen indépendant pour tout fonds d’investissement est une excellente initiative. Ce comité d’examen aura la tâche de surveiller les décisions de la société de gestion comportant un conflit d’intérêts dans l’exploitation du fonds d’investissement.

L’AMF doit cependant aller plus loin afin de protéger les investisseurs. En effet, une étude sur les fraudes au Canada, que j’ai réalisée conjointement avec l’ACFE (Association of Certified Fraud Examiners), démontre que les entreprises qui ont un mécanisme, ou une ligne téléphonique, anonyme pour signaler les irrégularités subissent des pertes reliées aux fraudes d’une valeur qui est 54 % plus faible que celle des autres entreprises.

De plus, ces mêmes entreprises possédant de tels mécanismes détectent également les fraudes six mois plus rapidement que les autres entreprises. Si on applique ces résultats au cas Norbourg, les pertes subies par les victimes de M. Lacroix auraient pu être réduites de 62 millions, si Norbourg avait eu un mécanisme anonyme pour signaler les fraudes (115 M $ X 54 %). En effet, plus une fraude est détectée rapidement, moins il y aura de sévices causés aux investisseurs. Dans la lutte antifraude, le temps, c’est de l’argent !

Bien que de tels mécanismes de signalement soient maintenant obligatoires pour tout émetteur de titres publics, les fonds d’investissement et les sociétés de gestion d’actifs à capital fermé ne sont pas assujettis à ce règlement (52-110). Les mêmes exclusions s’appliquent également à un deuxième nouveau règlement (52-109) exigeant que les dirigeants de sociétés ouvertes attestent et émettent un rapport sur l’efficacité des leurs contrôles internes à l’égard de l’information financière. L’AMF devrait songer sérieusement à étendre l’application de ces deux règlements aux sociétés de gestion d’actifs financiers et aux fonds d’investissement.

Les investisseurs doivent pouvoir confier leurs économies à des sociétés qui ont mis en place les meilleurs mécanismes de protection contre les fraudes. De plus, les investisseurs doivent être informés des lacunes dans les contrôles internes des sociétés qui gèrent leurs économies, afin qu’ils puissent prendre des décisions d’investissement éclairées. Par exemple, dans le cas Norbourg, il est regrettable que les requêtes de transfert de fonds envoyées au gardien des valeurs Northern Trust n’aient été signées que par une seule personne (entre autres M. Lacroix), et ce, sans que les investisseurs ne puissent être informés de cette lacune capitale dans les contrôles internes de Norbourg.

Je crois que cette gigantesque fraude perpétrée par M. Lacroix, ainsi que son procès et sa condamnation en cour pénale, marquent un tournant dans l’histoire économique du Québec. La société québécoise prend maintenant conscience de la vulnérabilité des investisseurs face aux crimes économiques et à leurs ravages. Il est primordial que les gouvernements donnent plus de ressources à l’AMF et à la Gendarmerie royale du Canada afin de former plus d’équipes d’enquête des marchés financiers. En effet, c’est la peur d’être déjoué, et non la longueur des peines de prison, qui dissuade vraiment les fraudeurs potentiels. La clé du succès passe donc par une meilleure prévention et par la présence accrue d’enquêteurs sur le terrain.
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Enyl

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MessageSujet: Re: cyberpresse   Mar 18 Déc - 8:46

Le mardi 18 déc 2007


Les beaux parleurs

Louis Lallier

L'auteur est planificateur financier, conseiller autonome, représentant en épargne collective et conseiller en sécurité financière.

En 2004, j'étais représentant en épargne collective (Fonds mutuels) pour Investissements BBA inc. (filiale de Benoît Bouchard Assurances, de la ville de Québec) lorsque Vincent Lacroix a acheté cette firme pour 6 millions de dollars avec l'argent des investisseurs. Avec cette firme de courtage et quelques autres, il a formé une nouvelle firme portant le nom Gestion de Patrimoine Tandem.

Nous avons alors assisté, mes confrères de travail et moi, à la présentation de bienvenue de Vincent Lacroix. Ce beau parleur venant de nulle part parlait de révolutionner le monde des «conseillers financiers indépendants».

Tout ce que l'on nous disait à propos de la provenance de son argent, c'est qu'il appartenait à une famille très riche du Québec. Évidemment, il nous a subtilement incité à acheter ses fonds Norbourg et Évolution. Pour moi, il n'était pas question d'acheter ces fonds pour mes clients car les gestionnaires n'avaient pas beaucoup d'expérience, ces fonds n'avaient pas un long historique et ils appartenaient à une firme dont je ne connaissais pas la situation financière.

De plus, en bon Québécois, «la face à Vincent Lacroix ne me revenait pas». J'ai déjà vu à quelques reprises de beaux parleurs comme Lacroix avec leurs gros sabots maniant le verbe de belle façon laissant sous-entendre qu'ils détiennent LÀ vérité. Dès notre retour de cette réunion, j'avais mentionné à trois de mes confrères de travail que je ne faisais pas confiance à ce Vincent Lacroix et qu'il serait préférable de changer immédiatement de firme de courtage au lieu de devoir imposer à nos clients un autre changement si ça ne marchait pas avec Gestion de Patrimoine Tandem.

Malheureusement, ils ne m'ont pas écouté et, un an plus tard, mes clients et moi avons du subir un troisième changement de firme en trois ans en raison du scandale Norbourg. À cause de Lacroix, chaque changement de firme, nous avons dû exécuter un énorme surplus d'ouvrage non planifié. Tous nos plans de développement des affaires ont dû être repoussés aux calendres grecques et nous avons dû travailler tard le soir et les week-ends pendant plusieurs semaines. J'étais tellement en colère envers mes confrères de travail, Vincent Lacroix, l'AMF et la Caisse de dépôt et placement et tellement désabusé du système financier dans lequel nous vivons qu'environ un an plus tard, j'ai fait un infarctus et été obligé de vendre ma clientèle pour survivre.

Voici les conseils que je donnerais aux investisseurs qui achètent des fonds communs de placement:

- N'achetez que des fonds dont le gestionnaire en chef est en place depuis plusieurs années ou dont vous pouvez retracer les performances lorsqu'il gérait un autre fonds;

- N'achetez que des fonds qui appartiennent à des firmes solides financièrement;

- Vérifiez comment le gestionnaire s'est débrouillé lors des périodes difficiles des marchés boursiers (2000, 2001 et 2002);

- Méfiez-vous toujours des beaux parleurs qui ont l'air «au-dessus de leurs affaires» et qui semblent vivre leur power trip.

- Le plus classique: ayez au moins de trois à quatre compagnies de fonds dans votre portefeuille et, si possible, à part égale. Si la grande partie de vos placements est investie dans une seule compagnie de fonds et, qu'en plus, il s'agit d'une «binnerie», posez-vous des questions à propos de votre conseiller financier.

Je n'ai aucune sympathie pour l'AMF (ou ancienne Commission des valeurs mobilières du Québec) et la Caisse de dépôt qui ont dormi au gaz par manque de sérieux ou par manque de moyens. En effet, la CDP avait le devoir de faire une inspection diligente avant de vendre des fonds à des intérêts privés. Je n'ai aucune sympathie pour les gouvernements qui ont laissé trop longtemps les lois inchangées. Avec les Cinar, Jitec, MountReal et autres fraudeurs, cela fait un bout de temps que ces lois auraient dû être modifiées.

En conclusion, je veux dire ceci au gouvernement: puisque vous êtes en partie coupable par votre inaction, et j'irais jusqu'à dire par votre incompétence, remboursez en totalité les montants après impôts que les investisseurs ont perdu. Calculez l'impôt qu'ils auraient dû payer pour un retrait et remboursez-leur la différence. Ce qui est arrivé constitue une injustice flagrante; alors mettons-nous ensemble et exigeons cette action des gouvernements. Un calcul très sommaire me dit que cela coûterait à chaque contribuable payant de l'impôt entre 20$ et 40$. Et on s'en fout si cela crée un précédent...
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Mer 12 Déc - 12:25

Le mercredi 12 déc 2007


«D'autres personnes n'ont pas été démasquées»

Mario Goupil

La Tribune

DISRAELI


Marcel Bureau avait bien réussi en affaires. Sa famille aussi. Ses économies de toute une vie, une fois son commerce de Disraeli vendu, se chiffraient à 480 000 $, que son conseiller financier des 30 dernières années a investis dans Norbourg. Vous devinez la suite.

Il y a un an, après avoir atteint l'âge de la retraite officielle, M. Bureau était sans le sou. Ça l'a rendu malade. Il a quand même dû se trouver un boulot pour pouvoir mettre de la nourriture dans son assiette.

Aujourd'hui, Marcel Bureau est l'une des quelque 925 personnes qui ont pu récupérer une partie de leur butin. Dans son cas, c'est 200 000 $.

Chanceux? N'allez surtout pas lui dire cela. "Il manque encore 280 000 dollars qui m'appartiennent", précise-t-il.

Non, il ne saute pas de joie, surtout quand il est témoin depuis des mois, voire quelques années maintenant, des fanfaronnades de Vincent Lacroix devant les caméras de télévision.

"On essaie de nous faire croire qu'il pourrait écoper de cinq ans de prison pour chacun des 51 chefs d'accusation pour lesquels il a été reconnu coupable. C'est de rire du monde que d'essayer de nous dire des affaires de même. Il va être sorti de prison dans quatre ou cinq ans au plus et il va garder notre argent", lance-t-il.

Marcel Bureau est convaincu que Vincent Lacroix n'a pas tout manigancé seul et, surtout, qu'il n'est pas l'unique responsable.

"Un gars a beau être intelligent, il ne peut faire une escroquerie pareille tout seul. Il y a d'autres coupables qui n'ont pas été démasqués et il y a des passe-droits qui lui ont été accordés. C'était le rôle des gouvernements de voir à ce que la lumière soit vraiment faite dans toute cette affaire et que tous les coupables comparaissent devant les tribunaux. Ça ne peut se résumer à Vincent Lacroix tout cela", poursuit-il.

Marcel Bureau estime que Vincent Lacroix devrait maintenant être condamné à 25 années de prison, minimum.

"S'il ne nous rembourse pas notre argent, qu'il a caché quelque part, qu'on le condamne à 25 années supplémentaires. Vous allez voir qu'il va le retrouver notre argent...", enchaîne le citoyen de Disraëli.

Celui-ci cite en exemple le cas de Conrad Black qui, lundi, a été condamné à six ans et demi de prison en plus de devoir restituer 6,1 millions $ en fonds dérobés aux actionnaires d'Hollinger International.

"Lui, il va les faire ces six années et demie de prison. Et ceux qu'il a volés vont être remboursés", clame M. Bureau.

Ce dernier rappelle qu'il avait une confiance aveugle en son conseiller financier. Totalement aveugle.

"Mais je lui avais quand même demandé de ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier, rappelle-t-il. Il ne m'a pas écouté. Est-il coupable ou pas de quelque chose lui aussi? Je ne peux pas dire. Ce n'est quand même pas lui, mais bien Vincent Lacroix qui a pris notre argent."

Marcel Bureau termine en disant qu'il n'a plus confiance en la justice.

"D'autres personnes n'ont pas été démasquées dans toute cette histoire", conclut-il.
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Nico



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MessageSujet: Re: cyberpresse   Sam 17 Nov - 14:51

N'hésitez pas à commenter cet article:





Le Jeudi 15 Novembre 2007

D’autres Lacroix sévissent
Les jours de Vincent Lacroix en tant qu’homme libre sont comptés. L’ex-président de Norbourg sera vraisemblablement condamné à passer quelques années derrière les barreaux. C’est bien peu en comparaison de l’escroquerie dont ont été victimes des centaines de petits investisseurs. Ils ne reverront jamais la couleur de leur argent.
Cette affaire est d’un pathétisme navrant. Excusez-moi d’être peu empathique, mais les personnes flouées sont en grande partie responsables de leur malheur. Leur désir de faire fructifier leurs économies les a rendus aveugles, crédules. Ayant perdu tout sens critique, ça les a rendus vulnérables aux promesses des requins de l’industrie du placement.
C’est un domaine sauvage où ça se bouscule pour vous vendre des produits (les conseillers touchent des commissions et ce même si vos actions chutent, ne n’oubliez pas!). Malheureusement, les filets de protection efficaces auxquels on s’attendrait sont inexistants. L’Autorité des marchés financiers est une risée composée de tire-pois mandatés pour surveiller des guerriers aguerris de la finance. Le combat est inégal.
D’autres Vincent Lacroix sévissent autour de nous. Là où il y a de l’argent (des milliards et des milliards de dollars), les fripouilles rôdent. Comment peut-il en être autrement?
D’autres cas de fraude seront révélés au grand jour. Les moins malins seront épinglés; les plus rusés se faufileront. Ce qui est certain dans les deux cas, c’est que votre père, votre belle-sœur, votre meilleur ami, ses beaux-parents, quelqu’un dans votre entourage verra sa retraite dorée compromise. Tout ça parce qu’ils ont fait confiance à des «pelleteux» de nuages.
Vous voulez des gros retours sur vos investissements? Et bien faites vos devoirs. Il est de votre responsabilité de questionner votre conseiller en placement, de remettre en question ce qu’il vous propose. Vérifiez chaque jour l’état de vos placements. Prudence et vigilance sont donc de rigueur.
Trop compliqué tout ça, vous dites! Alors faites comme la majorité des épargnants; pointez-vous à l’institution financière du coin de la rue et achetez des REER. Ça n’a rien de bien mirobolant comme croissance, c’est vrai, mais au moins vous dormirez sur vos deux oreilles.

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MessageSujet: Re: cyberpresse   Sam 22 Sep - 10:47

Le samedi 22 sept 2007


BRIGITTE BRETON: Conseils douteux

Les petits investisseurs ont doublement raison d’être inquiets. D’abord, parce que les conseillers financiers ne seraient pas toujours de très bon conseil. Mais aussi, parce que la mise en garde vient d’Option consommateurs et non de l’Autorité des marchés financiers et de la Chambre de la sécurité financière, censées protéger le public.



Pour joindre notre éditorialiste : Brigitte Breton


La situation est pour le moins embarrassante. L’Autorité des marchés financiers et la Chambre de la sécurité financière sont chargées d’assurer la compétence et l’éthique des professionnels de la finance. Or, c’est Option consommateurs, une association pour la défense des consommateurs, qui a alerté cette semaine la population et poussé les deux organismes à examiner de plus près les façons de faire des conseillers financiers.

Le travail de l’Autorité des marchés financiers a déjà été mis en doute dans l’affaire Norbourg. L’incompétence flagrante de conseillers financiers relevée par l’enquête d’Option consommateurs montre qu’elle éprouve aussi des difficultés à remplir adéquatement un autre volet de sa mission. Sa crédibilité est à nouveau entachée.

Pour bon nombre de personnes, il est difficile de s’y retrouver parmi la multitude de véhicules de placement existant sur le marché. Pour faire de bons choix et pour maximiser les chances de voir fructifier leurs avoirs, les gens comptent sur des professionnels. Ils croient tout naturellement que ce professionnalisme est certifié. L’enquête publiée dans Protégez-vous démontre cependant que ce n’est pas parce qu’un nom est au registre de l’Autorité des marchés financiers (AMF) qu’il constitue un gage de compétence.

En examinant l’approche de 39 conseillers, Option consommateurs a constaté que plusieurs d’entre eux omettaient de poser des questions élémentaires à leur client. Ils n’ont pas demandé si celui-ci possédait des dettes ou des placements. Ils n’ont pas cherché non plus à savoir s’il avait un conjoint ou une personne à charge. Ces informations sont pourtant élémentaires avant de pouvoir dire à une personne si elle peut acheter une maison de 300 000 $ et planifier une retraite à 55 ans.

Aussitôt que les lacunes des conseillers ont été dévoilées, tant l’AMF que la Chambre de la sécurité financière n’ont pas cherché à atténuer les résultats obtenus. C’était l’attitude à prendre pour rassurer quelque peu les consommateurs.

La Chambre, qui doit voir à la formation et à la déontologie des conseillers financiers, a demandé à son syndic d’examiner les raisons pour lesquelles un certain nombre d’entre eux ont échoué au test mené par Option Consommateurs. L’AMF a dit pour sa part être préoccupée par l’étude et affirme qu’elle formulera des recommandations pour améliorer les choses lorsque tous les résultats de l’enquête, qu’elle finance, seront connus.

Espérons que cette fois-ci sera la bonne. Une enquête similaire a en effet été publiée il y a sept ans. Le constat dressé à l’époque est le même qu’aujourd’hui. C’est désolant parce que le Québec a procédé à une réorganisation majeure. Depuis 2004, c’est l’Autorité des marchés financiers qui chapeaute l’encadrement du secteur financier. Son président s’est aussi engagé à mieux protéger les consommateurs de produits et services financiers. Des progrès restent à faire pour que les consommateurs se sentent réellement en confiance.

Bien sûr, comme dans toutes les autres disciplines, il suffit d’une poignée d’individus peu consciencieux ou incompétents pour jeter du discrédit sur tous les autres. La perfection n’est pas de ce monde et aucun organisme réglementaire ou ordre professionnel ne peut prétendre contrôler parfaitement la formation et la qualité des services de leurs membres. Le public doit cependant avoir l’assurance que les autorités compétentes mettent tout en place pour que les plus hauts standards prévalent.
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Lun 13 Aoû - 19:43

Le lundi 13 août 2007


Pauline Marois choisit Charlevoix

Norman Delisle

La Malbaie

Des députés péquistes ont offert leur siège à Pauline Marois pour qu'elle puisse accéder de nouveau à l'Assemblée nationale. Mme Marois a finalement accepté l'offre de Rosaire Bertrand, député de Charlevoix.

M. Bertrand a confirmé a confirmé lundi sa démission comme membre de l'Assemblée nationale, afin de permettre à la chef du Parti québécois, Pauline Marois, de se porter candidate dans la circonscription de Charlevoix.

Le Parti québécois a fixé au 9 septembre l'assemblée d'investiture qui confirmera Mme Marois comme candidate à l'élection complémentaire.

«Je souhaite une élection complémentaire dans Charlevoix le plus rapidement possible. Je veux être avec mes collègues à l'Assemblée nationale cet automne», a dit Mme Marois.

Elle a rendu un vibrant hommage à M. Bertrand, «un militant exemplaire, généreux, passionné, engagé pour le Québec».

Ce dernier a raconté qu'il avait lui-même invité dès juin dernier Mme Marois à se
porter candidate dans la région de Québec. Comme le Parti québécois ne détient que deux des 11 circonscriptions de la région, soit celles de Charlevoix et de Taschereau, il lui est devenu évident qu'il devait offrir son siège à la nouvelle chef du PQ.

«Je l'ai fait sans hésitation. Je ne dis pas sans peine, a-t-il expliqué. Ma décision n'a rien à voir avec mon âge ou mon état de santé». M. Bertrand aura 71 ans en octobre prochain.

Quelques députés péquistes avaient également offert leur siège au nouveau chef, mais Mme Marois a refusé de préciser lesquels.

Tout l'exécutif péquiste de la circonscription de Charlevoix a donné son appui à la nouvelle candidate, a précisé pour sa part Annie Simard, présidente de l'association locale.

Mme Marois, qui est originaire de la région de Québec et qui possède une résidence secondaire dans Charlevoix, se dit prête à relever le défi que lui posera l'élection complémentaire. Le premier ministre Jean Charest a déjà fait savoir, lundi, que le Parti libéral ne présentera pas de candidat contre elle.

L'an dernier, le PLQ et l'Action démocratique n'avaient présenté personne contre le chef péquiste André Boisclair qui tentait de se faire élire dans Pointe-aux-Trembles, mais il ne s'agit pas d'une tradition politique bien établie que de laisser
un chef adverse se faire élire sans opposition lors d'une élection complémentaire.

Le PQ avait tenté de faire battre le libéral Robert Bourassa lors d'une élection complémentaire en juin 1985.

On ignore quand l'élection complémentaire sera déclenchée dans Charlevoix, mais le décret déclenchant cette élection doit se prendre au plus tard six mois après que le siège soit devenu vacant.

Rosaire Bertrand était député de Charlevoix depuis 1994. Il avait connu une première expérience électorale malheureuse en 1989, étant défait aux mains du libéral Daniel Bradet. Mais cinq ans plus tard, il prenait sa revanche contre le libéral Bradet, et il ne devait jamais connaître la défaite par la suite. Il a été réélu lors des élections générales de 1998, 2003 et 2007.

M. Bertrand était le membre le plus âgé de l'Assemblée nationale. Courtier en assurances avant son élection, il était le porte-parole du Parti québécois dans le dossier des institutions financières. Il s'est activement porté depuis deux ans à la défense des citoyens qui ont perdu des sommes d'argent dans l'affaire Norbourg.
Rosaire Bertrand est le frère du célèbre avocat québécois Guy Bertrand. Les deux frères ont connu un parcours politique mouvementé lorsque l'avocat Guy est subitement devenu fédéraliste en 1996 et redevenu souverainiste en 2002, après avoir battu sa coulpe.
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Mar 3 Avr - 13:02

Accueil » La Tribune » Texte complet
Le mardi 03 avril 2007




Fernand Magnan
La Tribune, Jean-François Gagnon


De grands projets pour L'Étoile-sur-le-lac

Jean-François Gagnon

La Tribune

MAGOG


Fernand Magnan n'a pas repris les rênes de l'Auberge L'Étoile-sur-le-lac pour attendre les bras croisés qu'un nouvel acheteur se manifeste. Il mijote en effet une série de projets de nature à relancer cet établissement et même à le transformer de manière importante.

À moyen terme, l'homme d'affaires envisage d'agrandir son auberge, implantées à l'extrémité nord du lac Memphrémagog.

Il ne veut pas en dire très long pour le moment, considérant que ce projet demeure embryonnaire, mais il indique que la vieille portion de son établissement pourrait changer radicalement d'apparence.








Au cours des prochains mois, M. Magnan souhaite aussi doter son établissement d'un véritable centre de soins corporels, qui éventuellement emploiera une quinzaine de personnes.

"Notre auberge a déjà un petit spa. Je veux le faire grossir. Les gens recherchent beaucoup ce genre de produit de nos jours. Pendant l'automne et le printemps, ça nous amènerait sûrement une clientèle intéressante", explique-t-il.

Et ce n'est pas tout, car plusieurs des quelque 50 chambres de L'Étoile-sur-le-lac seront rénovées dans un proche avenir. Plusieurs dizaines de milliers de dollars seront investis à cette fin.

Ayant par ailleurs été propriétaire de la station Mont-Orford jusqu'en 1998, Fernand Magnan considère essentiel d'améliorer continuellement le produit offert à la clientèle. "C'est primordial pour assurer la vitalité d'une entreprise."

D'anciens clients de retour

Le retour de M. Magnan à la tête de L'Étoile-sur-le-lac s'est effectué en octobre dernier.

Il avait alors racheté cet établissement, qu'il avait vendu aux frères Vincent et Patrick Lacroix quelque 14 mois plus tôt.

"J'ai dû remonter la côte depuis octobre, confie-t-il. Beaucoup de gens m'ont dit qu'il ne venaient plus au restaurant de l'auberge parce que c'était le grand patron de Norbourg, Vincent Lacroix, qui en était le propriétaire. Plusieurs ont perdu de l'argent à cause de cette compagnie de placements. D'anciens clients reviennent maintenant."

Il avoue également que la vente de son établissement aux frères Lacroix l'avait d'abord réjoui. "C'était des personnes qui provenaient de Magog et ils étaient jeunes. Mais j'ai été très, très déçu quand l'affaire Norbourg a éclaté."

M. Magnan souligne toutefois que Patrick Lacroix, qui était devenu le directeur général de L'Étoile-sur-le-lac, a continué de réaliser du bon travail même après la reprise de l'établissement par un syndic.

"Je n'ai rien à lui reprocher."

L'homme d'affaires ne croit pas que le passage des frères Lacroix ait diminué le taux d'occupation des chambres, considérant qu'elles sont principalement louées par des gens de l'extérieur.

Il reconnaît néanmoins que ce taux a été plus bas qu'espéré durant les derniers mois.

"Mais il faut se souvenir que la saison d'hiver a débuté bien plus tard qu'à l'habitude", mentionne-t-il.
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Ven 19 Jan - 8:25

Vous pouvez envoyer vos commentaires


http://www.cyberpresse.ca/article/20070118/LAINFORMER/70118120/5032/CPACTUALITES

Le jeudi 18 janvier 2007



Photo Jean Goupil, La Presse



Norbourg: 925 victimes recevront 31 M$ au total

Michel Munger

LaPresseAffaires.com

Un plafond de 200 000 $ par demande d'indemnisation est fixé par l'Autorité des marchés financiers.

Environ la moitié des 1987 demandes d'indemnisation déposées ont été acceptées dans le dossier Norbourg.

L'Autorité des marchés financiers annonce qu'au total 31 M$ seront retournées à 925 victimes, avec un plafond de 200 000 $ par demande.

Les chèques seront envoyés au cours des prochains mois.


Quant aux autres investisseurs, ils ne pourront pas être indemnisés par le Fonds d'indemnisation des services financiers et leurs réclamations seront rejetées.

Le Fonds d’indemnisation des services financiers offre une compensation aux investisseurs victimes de fraude survenue lors de la distribution de produits et services financiers.

La fraude chez Norbourg a été effectuée principalement dans la gestion des fonds communs de placement, ce qui explique pourquoi la majorité des 9200 victimes n’a pas droit à une indemnisation.

Il ressort des analyses de l’Autorité que, dans certains cas, le stratagème de la fraude comportait des manœuvres dolosives au niveau de la distribution.

Vincent Lacroix et les cabinets Norbourg Capital et Groupe Futur ont mis en place des incitatifs financiers afin de favoriser la vente des fonds Norbourg.

D'ici quelques jours, l'AMF fera parvenir à tous les investisseurs floués dans l'affaire Norbourg une nouvelle brochure d'information rendant compte des événements qui se sont produits de mai 2006 à janvier 2007.

Le PDG de l’Autorité des marchés financiers, Jean St-Gelais, rappelle toutefois qu'il existe d'autres voies pour récupérer une partie de l’argent et que plusieurs actions avaient été entreprises en ce sens.

«Que ce soit sur le plan de la redistribution des fonds restants ou encore sur le plan de la maximisation de la vente des actifs appartenant à Vincent Lacroix et aux compagnies du groupe Norbourg, ou encore par la poursuite qu'a intentée l'Autorité au nom des investisseurs, notre priorité numéro un est de retourner le maximum de fonds aux investisseurs floués.»



Guy Ricard

C'est moi qui ne sait plus calculer?
925 victimes recevant tous le maximum de 200,000$ est loin du 31 millions.
Ou est l'erreur? »

Lyne

Je suis une victime directement de Norbourg et quand j'appelle l'autorité des marchés on ne peut même pas me dire si je suis parmi les victimes. Des réponses vident, c'est que ce nous avons depuis le début. Je déplore l'innéficacité de l'autorité des marchés...... »

Pierre Bleau

Une seule Autorité mais différentes protection offertes au public investisseur. Est-ce que cette grande modernisation annoncé de feu la CVMQ, BSF etc. aurait passé à coté d'un des motifs invoqués à la création de l'autorité....Ca sent...ca sent les élections.

Est-ce que ce qu'il recoive là... »
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Ven 29 Déc - 8:40

Le vendredi 29 décembre 2006


L'année en chiffres

André Duchesne

La Presse


On ne s'en rend pas toujours compte, mais les nouvelles viennent parfois des chiffres. Des exemples: des créations ou des pertes d'emplois, des contrats faramineux, des transactions milliardaires, des catastrophes naturelles où l'on additionne les morts, des exploits sportifs. En voici quelques-un que nous avons retenus en 2006.



5 CENTS



Cinq cents, c'est le prix de consignation d'une bouteille ou d'une cannette au Québec. Or, cette petite somme a déclenché la guerre entre le gouvernement du Québec et Coca-Cola après que l'entreprise eut discrètement, le 1er janvier, mis fin à la consigne pour ses contenants de boissons non gazeuses. À la suite d'une rencontre avec le ministre québécois de l'Environnement, Thomas Mulcair, Coca-Cola revient sur sa décision le 6 février.

6

Nombre de buts comptés par le Canadien de Montréal au cours de la deuxième période contre les Sharks de San Jose le 14 janvier. Il s'agit d'une première depuis le 12 décembre 1992, alors que le Tricolore affrontait les Nordiques de Québec. Le matin même de cet exploit, le directeur général du Canadien, Bob Gainey, avait congédié l'entraîneur Claude Julien.



7



Le 31 août, le ministère de la Famille du Québec adopte un règlement interdisant aux garderies de facturer un montant supérieur à 7$ aux parents, ce qui suscite des tensions avec l'Association des garderies privées. L'organisme s'adresse à la Cour supérieure pour avoir le droit de demander davantage pour ds services supplémentaires.



8-5



À son retour, le 21 octobre, au Centre Bell, le gardien de l'Avalanche du Colorado, José Théodore, voulait offrir une bonne performance contre le Canadien de Montréal, son ancienne équipe. Mais les joueurs du Tricolore jouent un match inspiré, et comptent huit buts en 36 lancers.



26



Nombre des membres du cabinet du nouveau gouvernement de Stephen Harper, qui prêtent serment le 6 février. Cinq d'entre eux sont du Québec.



47,4



Le mercredi 13 septembre, la Ville de Montréal dépose son nouveau rôle d'évaluation, qui fixe en moyenne à 47,4% l'augmentation de la valeur des résidences du territoire.



50



En remportant, le 6 août, l'omnium Buick disputé à Grand Blanc, dans le Michigan, le golfeur Tiger Woods inscrit une 50 e victoire sur le circuit de la PGA.



54,7



Le 2 décembre, Stéphane Dion remporte la course à la direction du Parti libéral du Canada. Au quatrième tour du scrutin, il défait le favori Michael Ignatieff en obtenant la faveur de 2521 délégués, soit 54,7%.



60



Nombre de titres remportés par le joueur de tennis américain Andre Agassi au cours de sa carrière de 21 saisons. Le légendaire et sympathique joueur est battu en troisième ronde du US Open en septembre, et met fin à sa carrière professionnelle.



102



À sa première année dans la Ligue nationale de hockey, la recrue Sidney Crosby termine avec une fiche de 39 buts et 63 passes (102 points) en saison régulière, ce qui en fait le plus jeune marqueur de 100 points de l'histoire. Crosby termine au sixième rang du championnat des marqueurs.



124



Nombre de députés conservateurs élus aux élections fédérales du 24 janvier. Stephen Harper devient le 22e premier ministre du Canada. Au cours de ces élections, les libéraux font élire 103 députés, le Bloc québécois 51 et le NPD 29. Un indépendant, André Arthur, est aussi élu.



364



Nombre de morts à la suite d'une bousculade survenue le 12 janvier à Mina, près de La Mecque, en Arabie Saoudite, où des dizaines de milliers de pèlerins musulmans étaient rassemblés pour la fête du hadj. À l'occasion de ce rassemblement, les pèlerins vont lancer des pierres sur des stèles représentant Satan.



430



Nombre de jours passés en mer par le capitaine Jean Lemire et l'équipage du Sedna IV. Parti des Îles-de-la-Madeleine en septembre 2005, le voilier s'est rendu en Antarctique pour une mission d'observation scientifique.



438



Le 17 juin, la composition à 10 chiffres est devenue obligatoire à Montréal. La mesure est rendue nécessaire par le nombre de nouveaux numéros de téléphone attribués avec la multiplication des cellulaires, BlackBerry et autres appareils de transmission électronique. Vers le milieu de l'an prochain, l'indicatif régional 438 fera également son entrée à Montréal.



1116,8



Nombre de millimètres de pluie tombée sur Montréal entre le 1 er janvier et le 15 novembre, selon les relevés d'Environnement Canada. L'année 2006 s'annonçait la plus pluvieuse de tous les temps avec 58% plus de pluie que la moyenne calculée entre 1971 et 2000.



1332



Grandement déficitaire, la Société de l'assurance automobile du Québec veut combler son manque à gagner. Elle propose de faire passer le coût d'immatriculation des motos de 253$ à 957$ en 2007 et 1332$ en 2008. Le permis de conduire des automobilistes, lui, passerait de 46$ à 102$ en 2007, et à 127$ en 2008.



11441,58



Le 3 janvier dernier, la Bourse de Toronto amorce l'année en lion en atteignant un record de tous les temps avec un score de 11441,58 points à la fermeture. Le record précédent, daté du 1 er septembre 2002, était de 11 388,80 points. Le 14 décembre, l'indice du parquet torontois franchit pour la première fois le cap des 13000 points et clôture à 13021,77 points.



31286



Le 17 février, La Presse publie quelques notes de frais de l'ancienne entreprise Norbourg, démontrant le train de vie princier de son président Vincent Lacroix. Ainsi, une facture indique que la femme de ce dernier a acheté un collier en diamants de 31 286$ chez Birks. Une partie importante de cette facture, soit 26 286,80$, a été acquittée par Norbourg International. L'homme d'affaires était aussi un très bon client de Sky Services, une entreprise de jets privés.


91700



En dollars, c'est l'amende imposée par la Cour supérieure du Québec aux cols bleus de la Ville de Montréal qui se sont reconnus coupables d'outrage au tribunal. Au printemps 2004, alors en négociations, ils avaient échangé des camions entre les arrondissements, un moyen de pression contrevenant à une ordonnance du Conseil des services essentiels.



92976



Une semaine après le lancement de son premier album I Think of You, le chanteur Gregory Charles en a écoulé 92976 exemplaires, presque tous au Québec. Il s'agit du meilleur lancement depuis 2003.



195000



En argent américain, c'est la somme versée par Martha Stewart pour régler les poursuites de la Securities and Exchange Commission. C'est l'équivalent des pertes qu'elle avait évitées en vendant ses actions de ImClone en décembre 2001.



432000



Le lundi 3 juillet, l'astéroïde 2004 XP14 frôle la Terre à 432000 kilomètres, l'équivalent de la distance Terre- Lune, ce qui est extrêmement proche à l'échelle de l'univers.



4,7 MILLIONS



Somme que la Ville de Montréal devra verser pour éponger le déficit des Championnats du monde de natation présentés en juillet 2005 dans la métropole. Depuis, la Ville a aussi mis davantage d'argent que prévu pour éponger le déficit des Outgames, présentés en juillet 2006.



5,2 MILLIONS



Somme versée par le gouvernement fédéral à Option Canada juste avant la campagne référendaire de 1995, et dont une partie aurait été utilisée illégalement. L'affaire, évoquée depuis des années, est revenue dans l'actualité au début de l'année avec la publication de l'ouvrage Les secrets d'Option Canada, de Normand Lester et Robin Philpot.



30011440,80



Le vendredi 28 avril, un résidant de Saint-Félix-de-Valois, Yves Dubeau, remporte cette somme au tirage de la loterie Super 7, devenant le plus grand gagnant de Loto-Québec. Dans les jours suivants, l'homme de 48 ans, célibataire, a remis sa démission de son travail de... comptable.



67 MILLIONS



Les Islanders de New York font signer un contrat de 15 ans et 67 millions de dollars américains à leur jeune gardien Rick diPietro. Il s'agit du plus long pacte de l'histoire de la Ligue nationale de hockey. 220 MILLIONS En dollars américains, salaire sous forme d'actions remis à l'animateur radiophonique Howard Stern par son employeur, Sirius Satellite Radio, après avoir dépassé les objectifs de cotes d'écoute fixées avec le controversé personnage en octobre 2004.



295 MILLIONS



Le 5 avril, la firme néerlandaise Akzo Nobel, le plus gros fabricant mondial de peintures et de revêtements, offre une somme de 295 millions pour l'achat du fabricant québécois de peinture Sico.



300 MILLIONS



Le mardi 17 octobre, à 7h46, la population des États-Unis franchit le cap des 300 millions. Selon les statistiques, un enfant vient au monde toutes les sept secondes et deux personnes immigrent toutes les minutes aux États-Unis.



806 MILLIONS



Manque à gagner estimé par le gouvernement du Québec à la suite de l'annonce du gouvernement Harper de mettre fin à l'entente fédérale-provinciale sur les garderies. Pour calmer le jeu, Stephen Harper promet à Jean Charest une entente de transition.



1,08 MILLIARD



Surplus enregistrés par le Mouvement Desjardins en 2005. Les résultats sont annoncés le 1 er mars par le président Alban D'Amours. Il annonce aussi que 408 millions seront retournés aux membres sous forme de ristournes.



1,65 MILLIARD



Le 9 octobre 2006, Google rachète le site YouTube pour la somme de 1,65 milliard de dollars, sous la forme d'actions, aux deux cofondateurs, Steve Chen et Chad Hurley. Ils sont alors respectivement âgés de 27 et 29 ans.



2,4 MILLIARDS



Somme investie par la Caisse de dépôt et placement du Québec dans le consortium formé par le géant espagnol Grupo Ferrovial pour l'achat de British Airport Authority, le plus gros exploitant d'aéroports du monde. Il s'agit du plus gros investissement à l'étranger de l'histoire de la Caisse.



3,8 MILLIARDS



Le 27 avril, le gouvernement du Québec et les municipalités signent une entente de sept ans sur un partenariat fiscal et financier permettant un transfert de 3,8 milliards aux villes par le remboursement graduel de la TVQ.



7,6 MILLIARDS



En dollars américains, c'est la somme estimée de la transaction, annoncée le 24 janvier, qui a permis à Disney de mettre la main sur les studios d'animation Pixar, créateur du film Nemo . La transaction a été entièrement réalisée par un échange d'actions.



13,2 MILLIARDS



Surplus de l'exercice financier 2005 du gouvernement fédéral. En annonçant cette somme le 25 septembre, le ministre des Finances James Flaherty précise qu'il la consacrera en totalité au remboursement de la dette.



36,13 MILLIARDS



En dollars américains, c'est le bénéfice net du premier groupe pétrolier mondial, ExxonMobil, durant l'année financière 2005. Les résultats ont été publiés le 30 janvier.



7000 MILLIARDS



Selon un rapport rendu public le 30 octobre par Nicholas Stern, ancien économiste de la Banque mondiale, ce sera le coût à payer si aucun effort n'est réalisé pour lutter contre les changements climatiques. Les pays du monde devraient, dit-il, consacrer 1% de leur produit intérieur brut (PIB) annuel à rendre la planète plus propre.
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Mer 11 Oct - 19:00

Norbourg: nouvelles révélations troublantes

Denis Arcand
11 octobre 2006 - 18h10

L'ex-vice président aux finances de Norbourg, Éric Asselin, a reçu un paiement de 120 000 $ de Vincent Lacroix alors qu'il était toujours enquêteur à la Commission des valeurs mobilières du Québec.



Voilà un des éléments qui ressort d'une série de poursuites qui ont été intentées hier par le syndic Gilles Robillard, de RSM Richter.

M. Asselin a été enquêteur à la CVMQ (maintenant l'Autorité des marchés financiers) avant d'être engagé par Norbourg en mars 2002. Selon la poursuite, M. Asselin a touché un premier chèque de 120 000 $ le 25 février 2002. C'est deux semaines avant sa démission de l'AMF.

Il aurait été approché par Vincent Lacroix dès l'automne 2001.

«Selon les informations obtenues par le syndic, Éric Asselin avait alors requis de Vincent Lacroix que son emploi ne débute officiellement au sein du Groupe Norbourg qu'à compter du mois de mars 2002, afin qu'il puisse compléter l'année 2001 au sein de la Commission des valeurs mobilières du Québec et qu'il puisse ainsi toucher de cette dernière le boni qu'il pouvait anticiper pour l'année 2001 et qui ne serait versé qu'au début de l'année 2002», peut-on lire dans la poursuite du syndic Robillard.

M. Asselin, principal complice de M. Lacroix dans l'élaboration de faux documents destinés à tromper l'Autorité des marchés financiers, a vu hier plus que doubler la réclamation à son endroit. L'été dernier, il avait déjà reçu l'été dernier une réclamation de 330 000 $ du syndic Robillard. Ce paiement avait servi à acheter sa maison de Beauport, qu'il possède avec sa conjointe Chantal Thibodeau. M. Asselin a reçu hier deux autres poursuites distinctes hier, qui font passer à 829 727 $ les réclamations totales contre lui, sa société de consultation Confomia et son épouse.

M. Asselin est aussi le délateur qui a permis à la Gendarmerie Royale du Canada de mettre à jour, en août 2005, le détournement de fonds chez Norbourg. ¶

Tous les détails dans La Presse Affaires du jeudi 12 octobre

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MessageSujet: Re: cyberpresse   Mar 10 Oct - 11:24

Fraude boursière: la GRC se traîne les pieds

Presse Canadienne
09 octobre 2006 - 17h08

Les enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) appelés à se pencher sur les fraudes commises sur les marchés prennent beaucoup plus de temps que promis pour porter des accusations, en partie à cause de problèmes administratifs, selon un examen interne.

Les enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) appelés à se pencher sur les fraudes commises sur les marchés financiers prennent beaucoup plus de temps que promis pour porter des accusations, en partie à cause de problèmes administratifs, selon un examen interne.

Formées en 2003 à la suite de l'affaire Enron et de scandales similaires qui ont secoué Wall Street, les neuf équipes de la GRC qui enquêtent sur des fraudes en valeurs mobilières étaient supposées ne pas prendre plus d'un an pour porter ces causes devant les tribunaux.

Toutefois, les Equipes intégrées-police des marchés financiers (EIPMF) ont été aux prises avec plusieurs problèmes, et elles ne sont pas encore aussi promptes à agir que celles du même genre aux Etats-Unis, est-il écrit dans le rapport d'examen.

«Les améliorations dans les enquêtes (...) ne se reflètent pas dans les preuves rassemblées jusqu'à présent], peut-on également lire dans le document, obtenu en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

«Bien que les membres des EIPMF estiment que les bonnes conditions sont maintenant en place pour que des progrès surviennent, ces conditions ne se sont pas encore traduites par des résultats tangibles.»

L'examen des équipes de protection des marchés financiers du pays a été mené pour le compte du ministère fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile, duquel relève la GRC, et le rapport a été déposé en mars. Reposant sur des entretiens, les travaux de groupes de discussion, des documents clés et d'autres données, l'analyse porte sur l'efficacité de ces équipes lors de leurs deux premières années d'existence.

Les EIPMF, dotées d'un budget annuel de 30 millions $, sont constituées d'enquêteurs de la GRC, de conseillers juridiques du ministère fédéral de la Justice, de représentants d'organismes de réglementation du commerce des valeurs mobilières, de représentants d'autres organismes fédéraux d'application de la loi et de services de police locaux, de juricomptables et de divers employés de soutien.

Chacune d'entre elles — Toronto compte trois équipes, et Vancouver, Calgary et Montréal, deux chacune — concentre ses efforts sur un cas particulier.
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Ven 6 Oct - 16:51

Le 6 octobre 2006 - 16:07


Il n'est pas sûr que le procès de Vincent Lacroix pourra se tenir dès mai
Presse Canadienne

A la demande pressante de l'Autorité des marchés financiers (AMF), la Cour du Québec a décidé vendredi de fixer au 7 mai le début du procès de six semaines du président déchu de Norbourg, Vincent Lacroix. Il n'est cependant pas du tout certain que cela pourra se faire.

Le problème vient du fait que Vincent Lacroix, qui tient à être représenté par avocat, n'a pas réussi à convaincre le Bureau d'aide juridique auquel il s'est adressé de faire assumer par les contribuables les frais liés à sa défense.

Il a demandé la révision de cette décision défavorable, mais sans succès.

Me Gilles Thibault, qui a jusqu'ici représenté Lacroix bénévolement, a indiqué devant la juge Elizabeth Corte avoir l'intention de revenir à la charge devant d'autres instances dans l'espoir d'avoir gain de cause.

Vincent Lacroix fait face à 51 accusations pénales pour avoir manipulé la valeur des parts des fonds communs que gérait Norbourg et pour avoir transmis des informations fausses ou trompeuses à l'Autorité des marchés financiers (AMF
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Mer 20 Sep - 20:54

Le mercredi 20 septembre 2006


AFFAIRE NORBOURG

Une bombe devant la maison d'un planificateur financier

Denis Arcand

La Presse


Une bombe a explosé hier devant la maison d’un membre du comité de discipline de la Chambre de sécurité financière, Yvon Fortin, à Saint-Hilaire, durant la nuit de mardi à mercredi.

L’engin, apparemment de faible puissance, a explosé pendant que les artificiers de la Sûreté du Québec tentaient de le neutraliser à distance, a dit Chantal Mackels, une porte parole de la SQ. Une centaine de voisins avaient été évacués des bâtiments adjacents par la police, l’explosion n’a blessé personne et a causé des dommages mineurs.

Le réseau TVA rapportait hier avoir reçu un appel anonyme durant la soirée de mardi, affirmant qu'une «surprise» avait été déposée devant une résidence de la rue Pineault, à Mont-Saint-Hilaire. TVA ajoutait que « la personne y résidant est reliée à l'affaire Norbourg ».


Audiences de Vincent Lacroix

M. Fortin, un planificateur financier et courtier en assurance de 61 ans, a déclaré hier à La Presse qu’il fait partie depuis une dizaine d’années du comité de discipline de son ordre professionnel, la Chambre de sécurité financière. À ce titre, il fait partie du panel de trois personnes qui devaient entendre, mardi matin, une plainte disciplinaire de la Chambre contre Vincent Lacroix.

L’audience de M. Lacroix n’a pas eu lieu, ayant été annulée et été reportée à une date ultérieure.

M. Fortin n’a hasardé aucun lien entre son rôle au comité disciplinaire et la bombe : « Je n’ai jamais encore rencontré M. Lacroix, toutes les audiences prévues ont reportées. Par ailleurs, quand il y a une plainte disciplinaire, les membres du panel mandatées pour entendre la cause n’ont rien à voir avec l’enquête, qui relève du syndic. Avant les audiences, nous travaillons sur du papier et nous, en ce qui concerne le panel, avons à peine touché le dossier. »

« Par ailleurs, je ne connais personne qui pourrait me vouloir du mal et je ne comprends pas pourquoi quelqu’un aurait voulu me faire cela », a dit M. Fortin, un planificateur financier indépendant âgé de 61 ans. La maison de M. Fortin, au 380 rue Pineault, abrite aussi son cabinet d’assureur et de planificateur financier, qui existe sous la raison d’affaires L’Optimum.

M. Fortin est aussi un des fondateurs d’un regroupement de conseillers en services financiers québécois fondé dans la foulée du scandale Norbourg.

L’avocat de M. Lacroix, Gilles B. Thibault, a indiqué que ni lui ni son client ne connaissait même le nom de M. Fortin avant les événements d’hier. « J’ai parlé à mon client et il ne connaît pas M. Fortin. Il y a mille spéculations qui pourraient expliquer cela. Tout ce que je peux dire, personnellement, c’est que je sympathise avec lui », a dit l’avocat, qui a rappelé qu’une bombe artisanale composée de 132 bâtons de dynamite avait été trouvée chez lui en 1997 à l’époque où il représentait un motard lié accusé d’être lié au crime organisé.

M. Fortin est inscrit en bonne et due forme au répertoire professionnel de l’Autorité des marchés financiers, en assurance collective de personnes, en planification financière et en courtage, a dit hier le porte-parole Philippe Roy.

Les enquêteurs de la police régionale de Richelieu-Saint-Laurent n’a pas rappelé La Presse. Le dossier a été confié hier à la Sûreté du Québec.
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Mer 30 Aoû - 16:54

l'attention du directeur de l'information, du responsable des affectations et des rédacteurs des chroniques affaires, économie et finances:

Dossier Norbourg : Report de l'émission des chèques
MONTREAL, le 30 août /CNW Telbec/ - "L'ami de la cour nommé par la Cour
supérieure, elle-même appelée au printemps à décider du plan de liquidation
des fonds Norbourg, a le droit strict de porter en appel la décision du juge
Mongeon qui statuait récemment que les actifs restants dans le dossier
Norbourg devaient être distribués "fonds par fonds" et non en suivant une
méthode de répartition globale. Mais suite à cet appel, Ernst & Young n'est
plus en mesure de dire quand les investisseurs floués, et qui de ces
investisseurs recevront éventuellement des chèques."
C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui M. Pierre Laporte, vice-président et
associé chez Ernst & Young, liquidateur nommé par le ministre des Finances
dans le dossier Norbourg. "Notre firme était prête à donner suite, le 1er
septembre 2006, à la décision du juge Mongeon d'effectuer une distribution des
actifs restants, fonds par fonds, a dit M. Laporte. Mais l'appel retardera
d'une période indéterminée la remise des chèques aux investisseurs floués."
Et M. Laporte d'ajouter que c'est maintenant la Cour d'appel qui est
maître-d'oeuvre du calendrier de distribution des fonds, tout comme elle devra
décider si elle maintient ou non la décision du juge Mongeon.
M. Laporte ne fera aucun autre commentaire au sujet de cet appel.



Renseignements: Roch Landriault, NATIONAL, (514) 843-2345
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Lun 28 Aoû - 16:44

http://www.cyberpresse.ca/article/20060828/CPACTUALITES/608280760/5264/CPACTUALITES

Le lundi 28 août 2006




«On lui a demandé directement: "est-ce que nous serons remboursés?" Mais c'était presque tout le temps son avocat qui répondait», raconte l'ancien directeur de la police de Bromont, Réal Ouimet, qui a perdu 310 000$ dans Norbourg.
photo Stéphanie Mantha


"Après un an, rien n'a bougé"

La Voix de l'Est

Bromont

Il y a un an, le scandale Norbourg éclatait. Pour souligner ce triste anniversaire, une vingtaine d'investisseurs floués - dont l'ancien directeur de la police de Bromont, Réal Ouimet - ont rencontré l'ex-pdg Vincent Lacroix.

"On était tous très émotifs, confie M. Ouimet dans une entrevue durant laquelle il n'a pu retenir ses larmes. Nous avons le coeur gros. Après un an, rien n'a bougé." Le Bromontois a perdu 310 000 $ dans cette mésaventure.

La rencontre dans la luxueuse résidence de Vincent Lacroix, à Candiac, a eu lieu vendredi en présence de l'avocat de l'ex-pdg de Norbourg. Lacroix a paru calme lors du passage des investisseurs.

"Il avait l'air cool. On dirait qu'il vit dans un autre monde", souligne M. Ouimet au sujet de l'homme derrière l'un des plus grands scandales financiers québécois
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MessageSujet: Re: cyberpresse   Lun 5 Juin - 18:18

je souhaiterai que vl travaille au salaire minimum afin qu'il rembourse sous par sous ceux qui a floué car la prison c'est nos taxes...
de plus, il verrait que de l'argent ça ne se ramasse pas vite au salaire minimum....
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Nico



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MessageSujet: Re: cyberpresse   Lun 5 Juin - 17:38

Analyser le comportement de VL est tellement inutile.

VL continue son védétariat et toute la lumière est sur lui! Moi ce sont des barreaux de prison que je veux voir sur cet animal de cirque et ça, ça presse!!!!!!!!!!!!!!!!

Quels imbéciles!!!
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