Scandale Norbourg

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 Lesaffaires.com

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Enyl

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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Ven 15 Juin - 17:54

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"Mon passage chez Norbourg a entaché ma crédibilité et ma réputation", soutient Pierre Therrien
17:21 | General | Presse Canadienne

L'analyste financier Pierre Therrien a fait vendredi un bilan désastreux de son passage chez Norbourg, de 2000 à 2005 alors que lui et de ses proches ont perdu quelque 400 000 $ qui avaient été placés dans les fonds de placement gérés par Vincent Lacroix.


"La vie de beaucoup de personnes a changé. En plus des pertes d'argent, mon passage chez Norbourg a entaché ma crédibilité et ma réputation", a-t-il dit au 23e et dernier jour du procès de Vincent Lacroix avant la pause estivale.

Sans jamais regarder son ex-patron, Pierre Therrien s'est prêté de bonne grâce aux questions posées par l'avocat de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Eric Downs qui a voulu savoir ce qu'il pensait de la gestion des fonds Norbourg faite par Lacroix.

L'analyste a décrit un Lacroix constamment soucieux de présenter des états financiers performants, qui fonctionnait en vase clos, prenait toutes les décisions d'investissement et payait certaines dépenses d' affaires à même un compte de chèque personnel.

Pour ce qui est de la provenance des fonds qui lui permettaient de faire croître son entreprise à un rythme grande vitesse, Lacroix disait qu'ils lui venaient de sa famille, de sa fortune personnelle, de la gestion de fonds européens, d'investisseurs québécois à qui il avait fait faire beaucoup d'argent à un moment donné et qui désiraient le soutenir et de programmes gouvernementaux mis en place pour mousser la croissance de l'industrie des fonds communs.

Quant à sa propre gestion des fonds, Pierre Therrien considère qu'"il avait un style extrêmement prudent. Il conservait en argent liquide 50 pour cent des sommes sous gestion", a signalé l'analyste.

"L'argent ne sortait pas. Ce n'était pas illégal", a avancé M. Therrien qui trouvait toutefois que Lacroix aurait pu mieux faire profiter l'argent détenu dans les divers fonds.

Quand il a fait valoir son point de vue à son patron, à la faveur d'un comité de placement, celui-ci lui a dit que ce qui lui importait par dessus tout était d'éviter "d'afficher un rendement négatif au cours des premières années", afin de mettre les investisseurs en confiance.

Comme Pierre Therrien était d'abord chez Norbourg pour peaufiner une stratégie de placement en fonds de couverture (hedge funds), au profit de Desjardins qui y consacrait 20 millions $, il a suggéré que l'encaisse (argent liquide) serve à acheter des bons du Trésor (des placements à court terme et sûrs) pour obtenir un meilleur rendement.

"Lacroix me disait qu'il avait une bonne entente avec le gardien de valeurs qui lui assurait un meilleur taux de rendement sur l'encaisse que des bons du Trésor", a-t-il relaté.

Non satisfait du salaire qu'il recevait, Pierre Therrien a raconté les efforts faits pour devenir actionnaire, pour décrocher une augmentation. Vincent Lacroix tergiversait, disait qu'il devait consulter la famille. Finalement, il lui a accordé un montant forfaitaire et remis un chèque tiré sur un compte personnel. "Il voulait éviter que ça paraisse dans ses états financiers. Il préférait le faire comme ça".

Malgré tout, Pierre Therrien demeurait chez Norbourg. Sa motivation tenait aux 29 fonds, aux 700 représentants, à l'existence d'un réseau et aux 400 millions $ d'actifs sous gestion. Il avait vu les débuts modestes de Norbourg: une jeune entreprise familiale constituée de quelques personnes et qui tenaient kiosque aux salons d'épargne placements.

Finalement, alors que Vincent Lacroix a souvent soutenu avoir hérité d'un "trou" de plusieurs millions de dollars à la suite de l'achat en 2004 des Fonds Evolution, de Capital Teraxis, une société détenue à 80 pour cent par la Caisse de dépôt et placement du Québec, Pierre Therrien assure qu'il n'a jamais au grand jamais rien entendu à ce sujet.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) estime que Vincent Lacroix a enfreint à 51 reprises la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, soit d'avoir fait des manoeuvres pour influer sur le cours des valeurs à son profit et de lui avoir fourni des informations fausses ou trompeuses.

Le procès présidé par le juge Claude Leblond de la Cour du Québec reprendra le 5 septembre et devrait durer jusqu'à mois de novembre.



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Enyl

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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Mer 13 Juin - 14:24

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Desjardins s'explique sur ses liens avec Norbourg
13:54 | Services financiers | Presse Canadienne

Desjardins a confié 20 M$ à Norbourg pour que l'équipe de Vincent Lacroix les fasse fructifier dans des fonds de couverture (hedge funds), au moment où il n'y avait aucun gestionnaire canadien dans ce secteur dominé par les Américains, a expliqué mercredi un dirigeant de Gestion d'actifs Desjardins.

Au 20e jour du procès fait à Vincent Lacroix par l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jacques Lussier, de Desjardins, a expliqué que l'investissement fait en 2000 a été retiré quatre ans plus tard pour deux raisons majeures: Vincent Lacroix manquait de discrétion en se vantant de compter Desjardins parmi ses clients, mais surtout certaines voix dans le milieu des affaires s'interrogeaient sur la provenance des moyens financiers permettant à Norbourg une croissance si fulgurante.

Ce questionnement était perçu "négativement", a indiqué Jacques Lussier, vice-président de Gestion d'actifs Desjardins.

M. Lussier a raconté avoir été mis sur la piste de Lacroix, de Norbourg, au moment où deux anciens collègues, professeurs comme lui à l'école des Hautes études commerciales, Mario Lavallé et Jean Bourgeois, cherchaient à tester une stratégie d'investissement qu'ils avaient mise au point dans le secteur des fonds de couverture.

Au cours de son témoignage récent, le juricomptable François Filion a indiqué que Norbourg a remboursé l'investissement initial fait par Desjardins (20 millions $) et a versé en plus 2,3 millions $ de rendement en puisant dans trois des fonds Evolution, une famille de fonds détenue par de petits investisseurs.

Vincent Lacroix fait face à 51 chefs d'accusation relativement à des infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, soit d'avoir fait des manoeuvres pour influer sur le cours des valeurs à son profit et d'avoir fourni des informations fausses ou trompeuses à l'AMF.



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sage



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MessageSujet: Finance et investissement   Lun 11 Juin - 19:51

Depuis le début du procès de VL., Finance et investissement ont revêtu
la carcasse de la taupe. Rien de leur part, aucun article,sinon un article
issu de la presse canadienne. Aucune réaction, aucune réflexion, aucun
texte de leur cru. Ne trouvez-vous pas bizarre cette orientation?
Qui sait peut-être un mot d'ordre de quelqu'un?
Le premier qui a fait allusion au scandale Norbourg se tait: il n'a rien dire.
Dommage j'aurais espérè beaucoup mieux de leur part.
Trouve-t-il normal et juridiquement correct ce qui se déroule depuis 15 jours au procès de VL????
Pour ma part aucunement, une perte monumentale de temps si urgent
avant de se retrouver en septembre 2007. Voyons réagisser c'est votre
domaine de compétence!!!!!!!!!!!!!

sage
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Enyl

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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Lun 11 Juin - 19:14

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Vincent Lacroix tente une contre-attaque pour affaiblir la preuve de l'AMF
18:41 | General | Presse Canadienne

Vincent Lacroix considère que l'Autorité des marchés financiers (AMF) utilise des critères qui ne sont pas ceux ayant cours dans l'industrie des fonds communs lorsqu'elle évalue l'ampleur des retraits irréguliers qui auraient été commis dans les fonds Norbourg et Evolution.

L'AMF reproche à Lacroix d'avoir fait 137 retraits irréguliers dans les fonds provenant des investisseurs, pour un total de 115 M$.

"La définition donnée par l'AMF aux retraits irréguliers est large et vaste. Il y en a d'autres, comme il y a d'autres définitions de ce qu'est un compte en fidéicommis et un compte d'opérations, et des transactions qu'on retrouve dans chacun de ces comptes", a commenté M. Lacroix, lundi, à l'issue de la 18e journée de son procès et la sixième journée passée à contre-interroger l'expert de l'AMF, le juricomptable François Filion.

M. Lacroix a reconnu qu'il s'agissait d'un "exercice fastidieux", au point d'ailleurs où les quelques curieux venus dans la salle d'audience n'y sont pas demeurés. Il estime pour sa part que cet exercice "nécessaire" lui a permis de faire "un grand pas".

Au rythme où vont les choses, il est clair que le procès intenté par l'AMF contre Vincent Lacroix pour avoir manoeuvré pour influer sur le cours des valeurs à son profit et fourni des informations fausses ou trompeuses à l'AMF, en contravention à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, durera plus longtemps que prévu à l'origine, soit six semaines. Au moment où s'amorce la quatrième semaine de ce procès, aucun autre témoin que le juricomptable Vincent Lacroix n'a été entendu.

Le deuxième témoin est prévu pour mercredi. La liste des témoins, non officielle, comporte une vingtaine de noms.

Le juge Claude Leblond de la Cour du Québec a indiqué que le procès s'arrêtera vendredi de cette semaine et ne reprendra que le 4 septembre, à raison de quatre jours par semaine, soit du lundi au jeudi.

Dans son contre-interrogatoire de M. Filion, M. Lacroix a fait valoir lundi qu'il avait tiré des revenus des fonds Evolution, dont Norbourg gestion d'actifs était le gestionnaire, et qu'il avait très bien pu financer ses activités d'investissement avec ces revenus réguliers plutôt qu'avec des "retraits irréguliers". L'accusé a également soutenu que l'enquêteur de l'AMF n'avait pas tenu compte des paiements qu'il avait faits pour les services rendus par les vérificateurs Raymond Chabot Grant Thornton.

A plusieurs reprises, M. Filion a fait valoir que pour faire le suivi des "retraits irréguliers" de Vincent Lacroix, il n'a pas tenu compte des revenus et des déboursés des sociétés Norbourg et Evolution parce que telle n'était pas la logique de l'exercice mené. D'inclure les déboursés et les revenus n'aurait rien changé aux conclusions de l'enquête, a-t-il dit.

M. Lacroix ne l'entendait pas ainsi et il est revenu à la charge de nombreuses fois. Comme le juge laissait aller, tout comme l'AMF, le témoin n'avait d'autre choix que de reprendre ses explications. Il prenait toutefois le soin de commencer ses phrases par "encore une fois".

Le procès se poursuit mardi alors que M. Lacroix entend revenir sur "l'héritage de la Caisse de dépôt et placement du Québec" abondamment traité la semaine dernière.



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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Sam 9 Juin - 18:58

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Vincent Lacroix a beau chercher 20 M$, il ne les trouve toujours pas
7 juin 2007 | Services financiers | Presse Canadienne


Au cinquième jour du contre-interrogatoire du juricomptable François Filion, Vincent Lacroix a dû se rendre à l'évidence jeudi: jamais il n'arriverait avec ce témoin à donner du poids à sa thèse voulant qu'il ait été floué de 20 M$ quand il a acheté Capital Teraxis (fonds Evolution) de la Caisse de dépôt et placement du Québec, en 2004.




Ce n'est pas faute d'avoir essayé. Lacroix a examiné minutieusement les contributions et retraits, émissions et rachats de parts faits dans les fonds Evolution de 2004 et les a comparés, mois après mois.

De guerre lasse, après un long moment de silence en fin de journée jeudi, il a annoncé qu'il passait à autre chose, quitte à revenir à la charge la semaine prochaine.

Depuis jeudi de la semaine dernière, Vincent Lacroix a tenté d'amener le témoin Filion à constater des "anormalités" et des "irrégularités" dans divers états financiers reliés aux fonds Evolution qu'il désigne sous le nom de "l'héritage de la Caisse". Il en a résulté un dialogue de sourds. Le témoin Filion a expliqué à plusieurs reprises à l'accusé Lacroix qu'il cherchait à tirer des conclusions simplistes en s'en tenant uniquement à des documents financiers du gardien des valeurs Northern Trust et à ceux d'un gestionnaire de fonds. Ces documents ne suffisent pas, a soutenu M. Filion, qui a conseillé à l'accusé Lacroix d'attendre la venue au procès d'un spécialiste de la gestion et de la comptabilité de fonds communs.

M. Lacroix a poursuivi sa quête. Le juricomptable lui a fourni les mêmes réponses. A un moment donné, Vincent Lacroix a mis de côté les documents et a proposé de recourir à des "concepts" et des "hypothèses" afin d'en arriver à y voir plus clair.

Le fil était tellement difficile à suivre que le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, a demandé: "Etes-vous toujours dans l'hypothèse?". Vincent Lacroix a répondu par la négative: "Non, je suis dans les chiffres réels".

"On joue avec différents chiffres", s'est plaint le témoin Filion. "On prend une méthode et on change en cours de route pour arriver à autre chose", a-t-il ajouté.

Lors d'une tentative semblable de Vincent Lacroix, le juricomptable a signalé sa réticence à répondre à la question telle que posée. "On commence à jouer avec les documents faux et les documents vrais et la réalité", a-t-il dit.

"Ces deux chiffres sont basés sur une valeur fausse à cause de retraits irréguliers. Je ne peux concilier le vrai et le faux. Ca devient complexe", a dit M. Filion.

Le juge Leblond est venu à la rescousse de l'accusé, qui n'a pas d'avocat, en reformulant les propos du témoin. "La prémisse ne vous permet pas de continuer?", a-t-il demandé. Vincent Lacroix s'est versé un peu d'eau et la séance a été suspendue.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) reproche à Vincent Lacroix d'avoir fait des manoeuvres pour détourner à son profit 115 M$ qui provenaient d'investisseurs dans les fonds Norbourg et Evolution. Jusqu'ici l'accusé n'a pas tenté de démonter la preuve.

Le procès reprendra lundi, jusqu'à vendredi. Il y aura une pause pour l'été, jusqu'en septembre.





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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Mer 6 Juin - 14:07

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Lacroix tente d'expliquer ses retraits irréguliers
13:47 | Services financiers | Presse Canadienne

Vincent Lacroix, anciennement de Norbourg, a tenté de démontrer mercredi que la trace de 22 M$ a été perdue lors d'un transfert d'actifs des fonds Evolution fait par Trust Banque Nationale à Northern Trust.

Par un long cheminement, Vincent Lacroix a forcé en quelque sorte le juricomptable François Filion, l'expert de l'Autorité des marchés financiers (AMF), à faire ce constat, au 16e jour du procès pénal que lui a intenté l'AMF pour 51 infractions à la Loi sur les valeurs mobilières, soit des manoeuvres frauduleuses et des détournements de fonds à son profit.

Le transfert de Trust Banque Nationale à Northern Trust s'est fait en mars 2004 quand Norbourg a acquis les fonds Evolution de Capital Teraxis, société détenue à 80 pour cent par la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Pressé de questions par Lacroix, le juricomptable a gardé sa réserve. Il a soutenu que pour dire où était allé l'argent, il fallait faire une analyse plus précise et qu'avec des spéculations on pouvait arriver à n'importe quelle réponse.

Par une pirouette dont il a le secret, Vincent Lacroix a abordé de front un retrait irrégulier de 22 millions $ que lui reproche l'AMF et qui lui aurait servi à rembourser, avec intérêts, une somme investie chez Norbourg par Desjardins gestion d'actifs.

Sans le dire ouvertement, Vincent Lacroix a semblé vouloir indiquer que le "trou" de 22 millions $ dont il a hérité en achetant les Fonds Evolution l'a forcé à s'adonner à un retrait irrégulier d'un montant équivalent dans les sommes que lui avaient confiées les investisseurs dans Norbourg.

Au total, l'AMF évalue que 9200 investisseurs de Norbourg ont été floués pour un montant total de 115 millions $.

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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Mar 5 Juin - 19:24

Économie
Vincent Lacroix ne s'attaque pas aux accusations portées contre lui
18:09 | Presse Canadienne,


Au troisième jour du contre-interrogatoire du témoin principal de l'Autorité des marchés financiers (AMF), l'accusé Vincent Lacroix n'a toujours rien fait pour tenter de convaincre le tribunal qu'il est faux de prétendre qu'il a manoeuvré pour utiliser à son profit 115 millions $ provenant des investisseurs dans Norbourg.





Pour en savoir plus


procès Vincent Lacroix



Article connexe

En lieu et place, il cherche à démontrer qu'il a été floué de 20 M$ lors de l'achat des fonds Evolution, de Capital Teraxis, société détenue à 80 % par la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Pour ce faire, Vincent Lacroix a passé toute la journée de mardi à demander au témoin Filion de lire des documents bancaires et comptables ainsi que des états financiers reliés aux fonds Evolution et à expliquer les différences qu'il voyait dans les données. Son but affiché: dépister des irrégularités dans la comptabilité des fonds Evolution.

Malgré tous les efforts déployés, Vincent Lacroix n'a pu convaincre le juricomptable de s'avancer ainsi. A de multiples reprises, François Filion a expliqué qu'il lui manquait des informations pour tirer les conclusions recherchées par l'accusé. "Il faut voir les opérations faites. Le compte en fidéicommis. Il y a plusieurs éléments à considérer avant de tirer une conclusion. Il manque un document de comptabilité pour pouvoir conclure", a soutenu le juricomptable.

Qu'à cela ne tienne, avec une détermination hors du commun, Vincent Lacroix change alors de documents et reprend de plus belle le même exercice, pour une autre période ou un autre fonds, avec le même résultat négatif. A un moment donné, l'accusé semblait même avoir perdu le fil. "Dans le feu de l'action, j'ai oublié si je vous ai posé la question", a-t-il dit.

L'avenue empruntée par Vincent Lacroix pour démontrer son innocence crée bien du scepticisme du côté des observateurs et représentants des médias. Ils ne sont apparemment pas les seuls. Le juge Claude Leblond de la Cour du Québec pose de moins en moins de questions, prend de moins en moins de notes. Sans aller jusqu'à suggérer qu'il s'en allait nulle part, le juge a fait remarquer à l'accusé qu'il obtenait toujours la même réponse du juricomptable. "Sur papier, on en arrive à un écart (dans le nombre de parts et le montant des retraits par exemple), mais il ne peut donner d'explications," lui a dit le magistrat.

Pour sa part, l'avocat de l'AMF, Eric Downs se contente d'émettre des réserves quant au dépôt souvent tardif de la documentation de l'accusé.

En mi-journée, à la sortie de la salle d'audiences, M. Lacroix avait pourtant indiqué aux journalistes intrigués par sa défense que des révélations étaient imminentes.

Le procès se poursuit mercredi pour une 16e journée
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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Jeu 31 Mai - 20:12

Lacroix essaie d'incriminer l'AMF
18:06 | Presse Canadienne,


L'ex-dirigeant de Norbourg, Vincent Lacroix, n'a pas essayé jeudi de réfuter les 51 accusations portées contre lui par l'Autorité des marchés financiers (AFM). Il a plutôt tenté de faire le procès de l'AMF qui a approuvé la vente des Fonds Evolution par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), en décembre 2003, à Norbourg, pour plus de 6 M$.



Lacroix croyait y trouver 19 M$, mais il s'est plutôt retrouvé avec un passif de 1 M$, a-t-il dit. D'où les retraits irréguliers pour satisfaire les investisseurs désireux de retirer leur mise.

Vincent Lacroix soupçonne que l'AMF a fermé les yeux sur un "trou" dans les Fonds Evolution en raison de ses liens étroits avec la CDPQ. Il s'interroge également sur le fait que le juricomptable François Filion n'a pas enquêté sur les comptes bancaires des Fonds Evolution. Il s'en est ouvert au juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, qui lui a dit nourrir des doutes, à plus d'une reprise, sur la pertinence et l'admissibilité en preuve de cette avenue de défense empruntée par Lacroix.

"Pour une certaine raison, on ignore ces fonds", a dit Lacroix au juricomptable. Selon Lacroix, les cinq fonds Perfolio (incluent dans les Fonds Evolution) contenaient 19 M$, en mars 2004, alors qu'ils étaient sous la garde de Trust Banque Nationale. Ce montant a fondu au point de présenter une perte de 1 M$ une fois transférés chez Northern Trust, en avril 2004.

Le juricomptable François Filion a fait valoir que les Fonds Evolution ne faisaient pas partie "du périmètre de son enquête" et que les 137 retraits irréguliers qui étaient reprochés à Lacroix n'étaient pas touchés par la transaction conclue entre Norbourg et la CDPQ concernant les Fonds Evolution.

"Avant cette acquisition faite le 19 décembre 2003, Vincent Lacroix avait déjà réalisé des retraits irréguliers pour un total de 41,7 M$. Avec l'argent de ces retraits, il a fait des acquisitions, par exemple Dianor, Le Grand Café et MCA", a avancé l'enquêteur Filion.

Le juge a alors demandé au juricomptable de répondre aux questions posées par l'accusé sans essayer de défendre à chaque fois la thèse avancée au cours des 12 jours de son témoignage. Il a ensuite invité l'accusé à poursuivre son contre-interrogatoire. "Continuez maître", a dit le juge en regardant Vincent Lacroix qui remplit le double rôle d'accusé et d'avocat.

M. Lacroix est alors passé à l'attaque en demandant comment l'AMF avait pu approuver l'achat fait par Norbourg des Fonds Evolution, alors que ceux-ci avaient fait l'objet d'une inspection pour 2002-2003 et que normalement le "trou" aurait dû être découvert. Il s'est demandé si cela ne s'expliquait pas par "les liens étroits entre la Caisse et l'AMF".

M. Lacroix s'est alors énervé. "Si la présentation faite sur les états financiers (...) on pensait avoir 19 M$ et on se retrouve à moins 1 M$, alors quand les investisseurs demandent un retrait, on a pris l'argent où il se trouvait. Un retrait irrégulier égale un trou dans les Fonds Evolution", a-t-il dit.

"Vous semblez vous orienter sur une négligence de l'AMF", a signalé le juge. "Il y a une question de conflit d'intérêts à débattre", a répliqué l'accusé.

"Si cette transaction n'avait pas eu lieu, mais ça c'est un autre aspect. C'est peut-être prématuré à ce moment-ci", a-t-il ajouté.

A l'issue de la journée, le porte-parole de l'AMF, Frédéric Alberro, a soutenu que "Vincent Lacroix fait toutes sortes d'allégations dans le but de faire diversion. Ce sont des allégations qui n'ont aucun lien, aucune pertinence avec les accusations portées contre lui et qui ne changent en rien la faute commise envers les 9200 investisseurs".

Le procès reprendra lundi.

La thèse de l'Autorité des marchés financiers veut que 113 M$ provenant des investisseurs destinés aux fonds Norbourg et Evolution aient fait l'objet de 137 retraits irréguliers attribués à Lacroix. Celui-ci aurait transféré l'argent dans une trentaine de comptes bancaires lui appartenant personnellement ou à des sociétés dont il était actionnaire unique ou majoritaire. Il aurait utilisé cet argent pour acheter du capital-actions, des sociétés de placement, des biens immobiliers et pour faire la fête.
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Enyl

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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Mar 29 Mai - 14:04

L'AMF veut prouver que Lacroix a fait des faux pour justifier ses actifs
13:21 | Industrie non définie PC | Presse Canadienne


MONTREAL (PC) - L'Autorité des marchés financiers (AMF) souhaite clore le témoignage de l'enquêteur et juricomptable François Filion par l'examen de documents fournis volontairement par Vincent Lacroix visant à justifier la provenance de certaines sommes d'argent qui lui auraient permis d'accroître ses actifs financiers propres.



MONTREAL (PC) - L'Autorité des marchés financiers (AMF) souhaite clore le témoignage de l'enquêteur et juricomptable François Filion par l'examen de documents fournis volontairement par Vincent Lacroix visant à justifier la provenance de certaines sommes d'argent qui lui auraient permis d'accroître ses actifs financiers propres.

Le juge Claude Leblond de la Cour du Québec, qui préside le procès de Vincent Lacroix, s'est toutefois posé des questions, mardi, sur l'admissibilité de certains documents. Il craint que l'accusé Lacroix se retrouve dans une situation d'"autoincrimination", ce qu'il ne peut légalement permettre. Il tranchera la question en début d'après-midi.

La documentation au centre du débat provient de trois sociétés personnelles de Vincent Lacroix, non inscrites auprès de l'AMF. L'AMF met en doute l'exactitude des informations fournies par Lacroix quant aux revenus de ces sociétés et l'apport de capitaux de Vincent Lacroix.

Parmi les documents en question se trouvent 110 factures d'honoraires de gestion et de services supposément rendus par Vincent Lacroix et qui proviendraient de clients privés ainsi qu'un contrat de prêt de 4 millions $.

Me Eric Downs, de l'AMF, a indiqué qu'il est en mesure de démontrer que ces documents sont faux et que Vincent Lacroix n'avait aucun client privé pouvant expliquer l'afflux de montants importants d'argent dans les sociétés détenues en propre par Lacroix.



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Valérie



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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Mar 29 Mai - 11:42

Mardi 29 Mai 2007

A beau jouir qui vient de loin

Comme cela, les clubs de danseuses nues font partie de la culture d’affaires des milieux financiers, qui y divertissent leurs représentants et leurs clients, dixit Vincent Lacroix. Eh bien eh bien eh bien…

Pas surprenant que les 9200 investisseurs floués de Norbourg veulent la tête du fondateur de la firme de fonds communs de placement. Non seulement Norbourg a échappé 130 millions de dollars. Mais en plus, Vincent Lacroix et ses proches collaborateurs ont flambé des dizaines de milliers de dollars au cabaret Chez Parée et au Dancing Embassy, à Fribourg, en Suisse. How shocking!

Cela dit, même si les dirigeants de Norbourg avaient confié les millions supposément détournés aux oeuvres du Cardinal Léger, ces investisseurs seraient tout aussi furieux. L’argent qu’ils ont mis de côté pour leurs vieux jours s’est évanoui, point à la ligne. Les avocats de l’Autorité des marchés financiers n’ont d’ailleurs pas vraiment besoin d’en beurrer plus épais.

Beaucoup plus intéressante est la justification de Vincent Lacroix, selon qui le secteur financier et, plus largement, le monde des affaires fait vivre les clubs de striptease. Brasser des fesses et des affaires vont-ils de pair?

J’en ai parlé brièvement à un responsable en courtage chez l’une des grandes banques au Québec. C’est le premier à remarquer que, entre collègues de la banque, il leur est déjà arrivé de finir une soirée dans un cabaret alors qu’ils se trouvaient en voyage à l’étranger. Mais ils ne leur viendraient pas à l’idée d’y traîner leurs clients ou leurs représentants, ce qui enfreindrait la politique stricte de la banque. «Sans jeu de mots, on marche les fesses serrées!» dit-il en riant.

Mais voilà, toutes les institutions et tous les patrons n’ont pas la même circonspection. Ainsi, il n’y a pas que le monde financier, avec ses gros salariés, qui soit olé olé. Cela se constate aussi dans les autres secteurs d’activité. Et c’est particulièrement patent lors de missions à l’étranger: a beau jouir qui vient de loin.

Je connais un consultant qui partage son temps entre le Québec et l’Asie depuis plusieurs années. Ses clients sont des entreprises manufacturières canadiennes qui recherchent des sous-traitants moins coûteux. Il accompagne les dirigeants d’entreprise en Asie lorsque ceux-ci rencontrent leurs nouveaux fournisseurs pour la première fois. Il calcule que 90% de ses clients réalisent leur fantasme de “rencontrer une fille asiatique” avant la fin de leur séjour.

Allez prendre un verre dans n’importe quel bar chic de Shanghai ou de Pékin, et c’est flagrant. Des femmes fatales sont suspendues aux bras de Nord-Américains bedonnants, des mochetés qui n’obtiendraient pas un bisou sur la joue dans un bar de Montréal.

Ce consultant joue même au Cupidon à l’insu de certains clients qui seraient récalcitrants à payer pour des faveurs. Il règle la note sans en informer le client, qui est tout étonné de se faire courtiser par un pétard d’une vingtaine d’années. Cela fait des miracles sur l’estime de soi, à ce qu’il paraît.

Sans surprise, plusieurs entrepreneurs d’ici ont refait leur vie en Chine. Ce qui désole un peu une amie avocate à Guangzhou, dans le sud de la Chine. «Je me demande bien ce qu’ils trouvent à se raconter au petit-déjeuner», dit cette fille de Cap-Rouge qui a rencontré à Singapour son futur mari, un petit gars de Sainte-Foy! Mais voilà, tous n’ont pas eu sa chance.

Les professionnels cherchent toujours à faire plaisir à leurs clients. Un client heureux, c’est un client qui accorde un contrat. Un client très heureux, c’est un client qui confie une foule de mandats.

Les attentions sont de toutes sortes. Cela peut prendre la forme de billets pour la série éliminatoire entre les Sénateurs et les Ducks. D’une loge pour la réunion historique du groupe The Police. D’un souper chez La Grenouille, le célèbre resto new-yorkais où Conrad Black a fêté en grande pompe l’anniversaire de sa femme, Barbara Amiel. Ou d’une virée Chez Parée.

Rendu là, c’est uniquement une question de moyens et de goûts. Pas de principe. Ce n’est pas pour rien que c’est le plus vieux business du monde.

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12 commentaires | Permalien | Publié par Sophie Cousineau dans Chroniques

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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Lun 28 Mai - 14:16

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Le procès Lacroix sous haute surveillance
13:50 | Services financiers | Presse Canadienne


Compte tenu du sérieux des menaces proférées à l'endroit de Vincent Lacroix, anciennement de Norbourg, les mesures de sécurité mises en place vendredi sont devenues permanentes, lundi au palais de justice de Montréal, alors que le procès intenté par l'Autorité des marchés financiers entrait dans sa dixième journée.




Le juge Claude Leblond de la Cour du Québec a ordonné la fouille systématique et le passage au détecteur de métal de toute personne désireuse d'entrer dans la salle d'audiences. Les avocats et les journalistes doivent pour leur part exhiber leurs cartes professionnelles.

Le juge estime que cette précaution est nécessaire pour que le débat judiciaire qui attire de façon particulière l'intérêt du public se déroule en toute quiétude.

Il faut dire que les menaces de vendredi sont survenues après deux jours de présentation d'une preuve documentaire pouvant avoir été terriblement choquante pour les 9200 investisseurs floués par les manoeuvres de Vincent Lacroix. On avait alors présenté les importantes dépenses faites par Lacroix et sa garde rapprochée dans des bars de danseuses, un restaurant de choix situé à deux pas des bureaux de Norbourg, dans deux luxueux hôtels montréalais ainsi que dans un cabaret en Suisse. Il y avait aussi eu la nomenclature des investissements immobiliers, par exemple des résidences de rêve pour les membres de la famille Lacroix et des véhicules automobiles de forte puissance.

Vincent Lacroix subit son procès pénal pour avoir fourni des informations fausses sur Norbourg à l'AMF et, par ricochet, au public en plus d'avoir manoeuvré pour influer sur le cours des valeurs à son profit.



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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Ven 25 Mai - 22:04

Le procès de Vincent Lacroix perturbé par des menaces à son endroit
19:16 | Presse Canadienne,


MONTREAL (PC) - La neuvième journée du procès intenté par l'Autorité des marchés financiers (AMF) à Vincent Lacroix, anciennement de Norbourg, a été perturbée en mi-journée vendredi pendant une bonne heure pour des raisons reliées à sa sécurité.

Des menaces auraient été proférées à son endroit. Le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, décidera lundi, à la reprise des travaux, si une fouille systématique sera menée sur toute personne désireuse d'assister au procès.

L'ex-homme d'affaires a dû quitter le palais de justice entouré de quatre constables spéciaux pendant que deux autres surveillaient à distance. M. Lacroix semblait ne pas avoir le coeur à émettre des commentaires, comme il l'avait fait abondamment la veille.

Déjà il y a quelques jours, une certaine nervosité s'était installée quand un homme est entré dans la salle, s'est avancé au premier rang en fixant du regard Vincent Lacroix. Le juge Leblond lui avait jeté quelques regards de même que l'avocat de l'AMF, Eric Downs. Le gardien de sécurité suivait l'affaire de près, debout à l'arrière, pendant que Vincent Lacroix prenait des notes, comme à l'accoutumée.

Quoi qu'il en soit, le juricomptable François Filion a complété vendredi la présentation de la thèse de l'AMF voulant que Vincent Lacroix se soit adonné à des manoeuvres visant à influer sur le cours des valeurs des fonds Norbourg et Evolution à son profit.

"Toutes les acquisitions importantes de sociétés pour faire croître le Groupe Norbourg se faisaient en quelques jours et étaient payées avec des retraits irréguliers (d'argent) faits auprès de Northern Trust (le gardien des valeurs)", a-t-il avancé.

"S'il n'avait pas eu accès à cet argent, il n'aurait pu acquérir ces sociétés", a-t-il ajouté.

"Les Fonds Norbourg ont été créés en 2000-2001 à partir de retraits faits dans le fonds Eloria. Je n'ai pas vu Vincent Lacroix mettre des fonds importants pour créer Norbourg. Pour obtenir un crédit d'impôt de 900 000 $ en 2002, il a dû en faire des dépenses", a fait valoir M. Filion.

Par la suite, le juricomptable a amorcé sa démonstration voulant que Lacroix ait fourni de fausses informations dans les rapports annuels, états financiers et notices fournis à l'AMF et aux investisseurs.

A titre d'exemple, le dernier rapport annuel des huit fonds Norbourg, pour 2004, indique que 70,2 millions $ sont sous gestion. Par contre, dans le rapport du gardien des valeurs Northern Trust obtenu après les perquisitions chez Norbourg au 25 août 2005, la valeur des fonds Norbourg est plutôt de 23 millions $, soit trois fois moins que les informations publiques fournies par Vincent Lacroix.

Le juricomptable a soutenu que l'écart entre "la fiction" de M. Lacroix et "la réalité" de Northern Trust s'explique par les retraits irréguliers faits pour l'achat de sociétés créées au profit personnel de Vincent Lacroix.

Finalement, à l'intention des investisseurs, Lacroix écrivait à la première page du rapport financier des fonds Evolution de 2004, sous le titre "Maintenir le cap", que son principal souci est "la préservation du capital, l'obtention du meilleur ratio rendement/risque et la création du capital dans le respect des objectifs financiers de nos clients".

Il écrivait à peu près la même chose dans le rapport financier 2004 des Fonds Norbourg sous le titre "Grandir ensemble".

Lacroix est poursuivi par l'AMF pour 51 infractions présumées à la Loi sur les valeurs mobilières. On estime que quelque 9200 investisseurs ont été floués.
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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Ven 25 Mai - 13:19

La présentation du juricomptable de l'AMF entre dans sa phase finale
12:53 | Presse Canadienne,


MONTREAL (PC) - Au terme de la première phase de la présentation de la thèse de l'Autorité des marchés financiers (AMF) au procès de Vincent Lacroix, le juricomptable François Filion a conclu vendredi que le numéro un des Fonds Norbourg et Evolution a pigé à pleines mains dans les sommes d'argent que lui confiaient les investisseurs pour assurer le développement de ses propres affaires.



Pour en savoir plus

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MONTREAL (PC) - Au terme de la première phase de la présentation de la thèse de l'Autorité des marchés financiers (AMF) au procès de Vincent Lacroix, le juricomptable François Filion a conclu vendredi que le numéro un des Fonds Norbourg et Evolution a pigé à pleines mains dans les sommes d'argent que lui confiaient les investisseurs pour assurer le développement de ses propres affaires.

S'il n'avait pas eu cet argent, il n'aurait jamais pu acquérir toutes les sociétés visant à faire croître le Groupe Norbourg, a avancé M. Filion.

Ce dernier a reconnu que les activités de Vincent Lacroix avaient produit des revenus, mais également bien des dépenses, de sorte qu'en bout de ligne il ne restait pas beaucoup d'argent. Des dépenses, il y a en a eu suffisamment, a signalé M. Filion, pour permettre à Vincent Lacroix d'obtenir des crédits d'impôt de quelque 900 000 $ en 2002.

En après-midi, le juricomptable comparera les sommes supposément accumulées dans les huit fonds Norbourg à celles qui se trouvaient en réalité chez le gardien des valeurs Northern Trust. Les écarts sont considérables.

Vincent Lacroix est poursuivi par l'AMF pour 51 infractions présumées à la Loi sur les valeurs mobilières, soit d'avoir manoeuvré pour influer sur le cours des valeurs à son profit et d'avoir fourni des informations fausses ou trompeuses à l'AMF.
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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Jeu 24 Mai - 21:19

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Vincent Lacroix ne regardait pas à la dépense
18:56 | Industrie non définie PC | Presse Canadienne


Vincent Lacroix, de Norbourg, ne regardait vraiment pas à la dépense quand il était question de se restaurer et ou de s'amuser, à Montréal comme en Suisse, comme l'a démontré le juricomptable François Filion à l'aide des relevés de compte de trois cartes de crédit de l'homme d'affaires.




Les notes de bars, restaurants et chambres d'hôtel totalisent plus de 1 million $ pour les années 2003 jusqu'aux perquisitions du 25 août 2005.

Vincent Lacroix n'a pas apprécié l'exercice. Il a qualifié "d'exercice médiatique" la démonstration faite par l'AMF. Il a fait valoir que les sorties dans les bars de danseuses constituent la culture du milieu des institutions financières qui y sortent leurs représentants et leurs clients.

"Je ne vois pas le lien avec les chefs d'accusation. Je regarde le show médiatique comme vous", a-t-il dit à l'issue de la journée, la huitième du procès intenté par l'Autorité des marchés financiers (AMF). L'organisme lui reproche d'avoir manoeuvré pour influer sur le cours des valeurs à son profit et d'avoir fourni des informations fausses ou trompeuses à l'AMF.

De mai 2003 et août 2005, en alcool et repas au seul restaurant Le Grand Café, situé à deux pas des bureaux montréalais de Norbourg, le juricomptable a retracé des dépenses de 233 172,62 $. Vincent Lacroix et compagnie y sont allés à 210 reprises, dont 102 fois en 2004. La facture la plus lourde est au montant de 5716 $. Lacroix a finalement acheté le commerce pour 750 000 $ en juillet 2005, peu avant les perquisitions.

Si le juricomptable Filion ignore ce que faisait Lacroix au Dancing Embassy Fribourg, en Suisse, pays où il avait créé une compagnie anonyme, il a cependant noté qu'il y avait dépensé plus de 47 000 $ au cours des 13 visites qu'il y a faites en 2003, 2004 et 2005. La facture la plus légère retracée est au montant de 2500 $ et la plus importante au montant de 5800 $. Le Dancing Embassy Fribourg est à la fois un cabaret et un club de nuit.

La société Air Canada a facturé tout près de 30 000 $ à Vincent Lacroix, tandis que le Marriott Château Champlain, de Montréal, en a fait autant pour 28 000 $ et le Marriott du Vieux-Montréal pour près de 20 000 $.

Chez Parée, club de nuit de la rue Saint-Laurent reconnu pour la présentation de spectacles de "jeunes beautés", comme l'indique son site internet, Vincent Lacroix a dépensé près de 30 000 $. Selon ce qu'a retracé le juricomptable, l'homme d'affaires y est allé à 14 reprises, à compter de juin 2004 jusqu'au 28 avril 2005. Cette dernière incursion lui a coûté 5000 $. Sur les relevés, les montants inscrits sont toujours des chiffres ronds.

Le juricomptable Filion a signalé ces dépenses démontrant que l'homme d'affaires ne lésinait pas sur la détente parce qu'il est convaincu qu'elles ont été faites à partir de fonds que des investisseurs avaient confiés à Vincent Lacroix pour qu'il les investisse dans les fonds Norbourg. Ils les croyaient à l'abri soit chez le gardien de valeurs Northern Trust, soit dans les comptes en fidéicommis.

M. Filion estime que Lacroix a fait des retraits irréguliers chez Northern Trust pour la somme de 115 millions $. Quelque 9200 investisseurs auraient été floués.

Le procès se poursuit vendredi, avec l'examen, cette fois, des états financiers préparés par Norbourg à l'intention de l'Autorité des marchés financiers.



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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Mer 23 Mai - 14:34

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Vincent Lacroix mettait à contribution sa famille
14:25 | Services financiers | Presse Canadienne


Le juricomptable embauché par l'Autorité des marchés financiers dans le procès de Vincent Lacroix s'est employé, mercredi, à présenter les différents moyens utilisés par Lacroix pour brouiller les pistes et rendre terriblement difficile le suivi des 115 M$ détournés à son profit.




Le juricomptable François Filion a présenté en détail chacune des transactions immobilières réalisées par Lacroix, pour 12,5 millions $, ce qui a permis de constater que les membres de sa famille et plusieurs employés ont été mis à contribution. On a aussi appris que l'argent a transité par plusieurs fonds Norbourg contrôlés par Lacroix ou encore par ses comptes bancaires personnels. Un compte dit "fantôme" a également été utilisé.

Des contrats d'achats ont ainsi été signés par sa conjointe Sylvie Giguère, son frère Patrick, sa soeur Stéphanie, l'épouse de son vice-président aux finances ainsi que son chauffeur.

Par ailleurs, l'examen des investissements dans des entreprises, pour 25 millions $, a montré l'éclectisme de Vincent Lacroix. Il a acquis un restaurant (Le Grand Café), une participation dans une entreprise de jeans (Zip Jeans), des actions dans une société d'exploitation minière (Dianor), une firme spécialisée en eau potable (Dagua) et même une concession de la Ligue nord-américaine de hockey (Sport Hockey BLL).



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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Ven 18 Mai - 19:40

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Norbourg: Northern Trust intrigue le juge
18:39 | Industrie non définie PC | Presse Canadienne


Le juge Claude Leblond qui préside le procès pénal de Vincent Lacroix s'est à nouveau montré fort intrigué, vendredi, par l'absence apparente de réactions de la part de Northern Trust, le gardien des valeurs des Fonds Norbourg et Evolution, en regard des rapports financiers que lui transmettait Norbourg.



Au cinquième jour du procès de Vincent Lacroix, ancien président de Norbourg, le juge a demandé si les rapports de situation sur la valeur supposée des actifs de Norbourg étaient bien acheminés à Northern Trust.
En regard de la preuve documentaire préparée par le juricomptable François Filion, à la demande de l'Autorité des marchés financiers (AMF), il saute aux yeux que les rapports de Northern Trust sur l'encaisse des fonds différaient grandement de ceux que lui acheminait Norbourg.
Quand le scandale a éclaté, en août 2005, les rapports rédigés par Félicien Souka, de Norbourg, et transmis à Northern Trust, établissaient la valeur totale des fonds Norbourg à 205 M$, comparativement aux 75 M$ apparaissant dans le rapport du gardien des valeurs.
Les petits investisseurs n'avaient accès à aucun de ces rapports. Ils devaient s'en remettre au rapport annuel et au relevé que leur acheminait Norbourg deux fois par année.
Selon M. Filion, un écart important existait également dans le cas des Fonds Evolution. Par exemple, au 30 octobre 2004, Northern Trust situait la valeur marchande de ces fonds à 61 M$, tandis que Félicien Souka, de Norbourg, indiquait plutôt 90 millions $, un écart de 29 M$.
La firme Citac, qui agissait comme agent de transfert et registraire des Fonds Evolution, ne recevait que le rapport de Souka qui lui était transmis par courriel sous la forme d'un formulaire pouvant laisser croire qu'il s'agissait d'un rapport de Northern Trust, a avancé le juricomptable Filion.
Il ressort de la preuve documentaire, estime M. Filion, que Northern Trust situait bien "la valeur réelle du rendement" des fonds en question, tandis que Norbourg leur attribuait "une valeur factice". Autre distinction, signalée par l'expert, les retraits irréguliers pratiqués par Norbourg "étaient cachés par sa comptabilité". Ils n'étaient donc pas comptabilisés, ce qui explique les écarts constatés.
Dans une déclaration écrite de l'Equipe intégrée de la police des marchés financiers, Souka est présenté comme un employé de Norbourg International, qui travaillait à Candiac sur la rive sud de Montréal, dans une propriété de Lacroix. Son travail visait à cacher aux investisseurs que les fonds Norbourg et Evolution étaient en train d'être vidés de leur contenu au profit de Vincent Lacroix et de ses sociétés.
L'AMF a intenté un procès à Lacroix pour 51 infractions à la Loi sur les valeurs mobilières, pour avoir notamment fourni de fausses informations et avoir utilisé diverses manoeuvres pour spolier des investisseurs. On estime que 9200 investisseurs ont été lésés.
Le procès pénal reprendra mardi. Le seul témoin entendu jusqu'ici, François Filion, poursuivra son témoignage. Après cinq jours à la barre, durant lesquels il a cité par coeur notamment les numéros de 27 comptes bancaires de Vincent Lacroix et de ses sociétés, le juricomptable a tout de même commencé à montrer des signes de fatigue. Il a bafouillé sur le nom de Northern Trust, qui avec celui de Vincent Lacrois et de Norbourg, revient le plus souvent. Lors de la consultation d'un tableau couvert de caractères minuscules, il a avoué qu'il commençait "à moins bien voir".


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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Mar 15 Mai - 18:13

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La Pieuvre de Vincent Lacroix mise au jour
14:00 | Services financiers | Presse Canadienne

Le témoin François Filion, juricomptable embauché par l'Autorité des marchés financiers (AMF), a levé toutes les roches. Il a pondu un document explicatif surnommé "La Pieuvre" où même un néophyte peut suivre la trace de l'argent des investisseurs de Norbourg.

M. Filion révèle que l'argent retiré frauduleusement auprès du gardien de valeurs de Norbourg, Northern Trust, était dirigé dans trois sociétés et sept comptes bancaires de Lacroix qui servaient de zone de décompression, en quelque sorte. Ces sociétés sont Norbourg International, Norbourg gestion d'actifs et Norbourg groupe financier.

A cette étape, M. Filion a dénombré 114 retraits frauduleux.

Par la suite, l'argent était à nouveau déplacé vers des sociétés de Vincent Lacroix ou l'un ou l'autre de ses 26 comptes bancaires durant la période de janvier 2000 jusqu'aux perquisitions du 25 août 2005.

La confection de "La Pieuvre", qui expose le flux de l'argent, a nécessité tout un travail: pas moins de 10 000 transactions bancaires ont dû être retracées et analysées.

Une plus modeste somme, de 1,2 million $, a pris un chemin différent. Elle a été placée dans Junex, Norshtone et Valeurs mobilières Desjardins. Elle a elle aussi pris la route des comptes bancaires de Lacroix détenus dans quatre institutions financières.

Le juricomptable a pu établir à quoi ont servi les millions détournés. Lacroix a acquis des maisons pour lui et ses proches, une auberge et une bâtisse commerciale (pour 12 millions $), a prêté à des employés et des compagnies 6 millions $ et a consacré 43 millions $ à des sociétés lui appartenant.

Pendant l'écoute de ce témoignage, M. Lacroix a perdu sa bonhomie habituelle pour laisser place à des tics au visage.


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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Lun 14 Mai - 15:53

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Des tonnes de documents au procès Lacroix
14:25 | Services financiers | Presse Canadienne


Alors que s'amorce le procès de Vincent Lacroix, de Norbourg, accusé d'avoir enfreint 51 fois la Loi sur les valeurs mobilières, le juricomptable François Filion a, au nom de l'Autorité des marchés financiers (AMF), déposé en matinée lundi les cinq caisses de documents qu'il entend utiliser pour démontrer que Vincent Lacroix a présenté au moins 115 faux documents à l'AMF.




Pour l'équipe de M. Filion, ce travail de démonstration a requis des milliers d'heures d'analyse précédée de la cueillette de milliers de chèques et bordereaux de dépôt dans les 25 comptes bancaires de Vincent Lacroix, depuis l'an 2000, ainsi que la recension des entrées et sorties de fonds faites auprès du gardien des valeurs de Norbourg, la Northern Trust.

Dans un rapport de 280 pages, le juricomptable a promis au juge Claude Leblond de la Cour du Québec qu'il allait trouver l'ensemble du parcours des fonds: le passage d'une société du groupe Norbourg à une autre, leur provenance jusqu'à leur destinataire et leur utilisation ultime. Ce travail a été fait pour chaque retrait, a précisé M. Filion, les retraits réguliers comme les frauduleux.

Afin d'établir la culpabilité de Vincent Lacroix à chacun des 51 chefs d'accusation, M. Filion a indiqué que 69 cahiers avaient été préparés, soit plus d'un cahier par chef.

François Filion n'en est pas à sa première prestation devant le tribunal. Il a notamment agi à titre d'expert dans le cadre de la commission d'enquête sur la Gaspésia.

Pour ce qui est de Vincent Lacroix, qui portait des lunettes pour une rare fois, il s'est contenté de prendre des notes tout au long du témoignage de l'expert.

Le procès s'annonce ardu pour lui. Comme les 51 infractions qui lui sont reprochées le sont en vertu de la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, l'intention coupable de Lacroix est présumée.
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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Jeu 10 Mai - 14:24

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Premier témoignage de Vincent Lacroix
13:31 | Services financiers | Presse Canadienne

Vincent Lacroix, anciennement de Norbourg, a finalement admis jeudi devant le juge Claude Leblond qu'il n'avait aucun élément à présenter dans le but de convaincre le tribunal que les mandats de perquisitions contre ses lieux d' affaires avaient été obtenus par l'Autorité des marchés financiers (AMF) sous de fausses représentations.

M. Lacroix a dit avoir compris ce que lui expliquait le juge et qu'il n'avait rien à ajouter pour le convaincre du bien-fondé de sa prétention. Cet admission venait régler le sort d'une partie de la septième et ultime requête de Lacroix avant l'ouverture de son procès.

Il reste à débattre de la question du secret professionnel qu'aurait enfreint Eric Asselin qui a été tour à tour enquêteur de l'AMF, consultant chez Norbourg et vice-président aux finances de cette firme de gestion de placements. Le but de Vincent Lacroix est de voir écarter une partie de la preuve détenue par l'AMF contre lui dans le cadre de son procès, dont le début est imminent.

Vincent Lacroix fait face à 51 chefs d'accusation relativement à des infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec.

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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Sam 5 Mai - 13:07

Industrielle Alliance: un patron emporté par un scandale

5 mai 2007 - 08h38

La Presse

Francis Vailles




Un des patrons de l'Industrielle Alliance vient de quitter l'entreprise à la suite de révélations troublantes liées à l'affaire Norbourg, a appris La Presse Affaires.

Gaétan Plante, président de l'Industrielle Alliance Valeurs mobilières, a quitté l'entreprise lundi dernier.

Il aurait démissionné de son poste à la suite d'un reportage de l'hebdomadaire Finance et Investissement sur certains agissements douteux liés à Norbourg, Junex et une caisse de retraite Suisse.

L'article rapporte une enquête en Suisse selon laquelle Gaétan Plante aurait versé une «commission secrète» à deux ex-dirigeants de la Caisse de retraite du personnel enseignant du Canton de Valais (CRPE), en Suisse. La CRPE a été mis sous tutelle après que des pratiques douteuses lui eurent fait perdre des millions de dollars.

Gaétan Plante est un pionnier des valeurs mobilières à Québec. C'est lui qui a mis au monde la division des valeurs mobilières de l'Industrielle, en 2002. Il avait été précédemment président du Groupe Dubeau valeurs mobilières, également de Québec. Il est remplacé par Lise Douville, qui était jusque-là vice-présidente principale de l'Industrielle Alliance Valeurs mobilières.

Selon Finance et Investissement, certaines des transactions sous enquête à la CRPE portent sur l'achat de titres de la société d'exploration pétrolière Junex, de Québec. Ces titres achetés par le CRPE en 2001 ont été revendus plus tard à Norbourg.

Pour faire investir la CRPE dans Junex, deux dirigeants de la CRPE ont exigé et obtenu une «commission secrète», selon Finance et Investissement. Cette rétribution aurait été accordée par Gaétan Plante. Elle est constituée de 50 000 titres de la société Junex, versés aux dirigeants George Bonvin et Philippe Herzog, de la CRPE. Finance et Investissement cite le rapport et les interrogatoires des policiers suisses.

En 2002, le CRPE a revendu ses titres de Junex à Norbourg pour la somme de 240 000 $. Gaétan Plante a alors exigé une commission de 80 000 $ à Norbourg pour avoir agi comme intermédiaire entre Norbourg et le CRPE, a affirmé Vincent Lacroix, de Norbourg, lorsque interrogé par un syndic, l'automne dernier.

Cette commission de 80 000 $ aurait été partagée avec les deux dirigeants du CRPE, soutient Finance et Investissement. Dans cette affaire, ni l'Industrielle Allance, ni Junex, ni Norbourg ne sont soupçonnées.

Selon le porte-parole de l'Industrielle Alliance, Jacques Carrière, M. Plante n'a pas été congédié, il a plutôt remis sa démission.

«À la suite de l'article, le conseil d'administration de l'Industrielle Alliance Valeurs mobilières s'est réuni et a demandé un avis au service juridique de l'entreprise. L'organisation n'a pas eu besoin de terminer son enquête, car M. Plante a décidé de quitter la compagnie», a expliqué M. Carrière.

Gaétan Plante n'a pas toujours eu la partie facile à l'Industrielle. L'an dernier, il a acheté les restes de la firme iForum valeurs mobilières, une des organisations fermées par l'AMF à la suite du scandale Mount Real.

Deux des anciens dirigeants de iForum, Yves Mechaka et Enrico Bruni, avaient alors passé sous le joug de l'Industrielle.

Mais en janvier dernier, l'AMF a déposé des accusations contre ces deux représentants, entre autres, qui ont plus tard démissionné de l'Industrielle Alliance Valeurs mobilières.

Un autre scandale a donné du fil à retordre à M. Plante, celui de la firme Ionian, dont le président, Stratos Gavriil, a été reconnu coupable de fraude.

Le mois dernier, un juge a ordonné à l'Industrielle de remettre au syndic Richter l'équivalent de 8 millions de dollars d'actions du Groupe TSX que détenait l'Industrielle pour le compte de Ionian. Il a fallu trois ans au syndic pour prouver que ces actions revenaient bien aux investisseurs floués dans cette affaire.

Or, les actions ont été remises, mais Gaétan Plante a refusé de remettre pour 900 000 $ de dividendes, prétextant notamment que l'Industrielle retient ce montant pour des frais juridiques et de gestion, notamment. Le syndic Richter pourrait entamer des procédures judiciaires musclées dès la semaine prochaine.

La Presse Affaires a tenté de joindre Gaétan Plante, mais sans succès. Avant de quitter l'Industrielle, il avait laissé ses commentaires au porte-parole de l'Industrielle, Jacques Carrière.

«M. Plante, qui est dans le métier depuis près de 40 ans, s'est senti blessé par l'article de Finance et Investissement. Il a un sentiment de profonde injustice», nous a dit M. Carrière.
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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Jeu 3 Mai - 19:46

Vincent Lacroix devant la cour mercredi prochain
18:48 | Industrie non définie PC | Presse Canadienne


Le procès pénal de Vincent Lacroix, anciennement de Norbourg, pourra se tenir à compter de mercredi et pourrait durer six semaines.


À une exception près, les diverses requêtes présentées par Lacroix, au cours des dernières semaines, et qui visaient l'abandon ou le report des procédures sont restées sans écho chez le juge Claude Leblond de la Cour du Québec.

Vincent Lacroix fait face à 51 chefs d'accusation relativement à des infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, soit d'avoir fait de l'agiotage (des manoeuvres pour influer sur le cours des valeurs à son profit) ainsi que d'avoir fourni des informations fausses ou trompeuses à l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Jeudi, il a été convenu d'amorcer le procès par l'examen d'une ultime requête de Lacroix: faire casser le mandat à l'origine des perquisitions menées le 25 août 2005, aux bureaux de Norbourg, au centre-ville de Montréal, de sorte que les preuves recueillies alors ne puissent être utilisées contre lui. L'audition de cette demande a été amorcée jeudi, mais n'a pu être complétée.

La veille, le juge Leblond avait suspendu la requête de Lacroix voulant que l'AMF, visée par un recours collectif intenté par des victimes de Norbourg, se trouverait dans une position de conflit d'intérêts en allant de l'avant avec sa poursuite au pénal contre lui.

M. Lacroix demandait au tribunal de reporter les procédures contre lui jusqu'à ce qu'intervienne un jugement final sur le recours collectif autorisé en septembre. Un tel report aurait pu s'étendre sur plusieurs années.

Plus tôt dans la journée, le juge Leblond a également rejeté les prétentions de Lacroix selon lesquelles des déclarations faites en août 2005 par le président-directeur général de l'AMF, Jean St-Gelais, et par Michel Audet, alors ministre des Finances, rendaient impossible la tenue d'un procès juste et équitable. Le ministre avait parlé "des transactions douteuses effectuées par Norbourg" et s'en était dit "indigné". M. St-Gelais avait avancé que Vincent Lacroix posait en victime, même s'il avait détourné l'argent de milliers d'investisseurs.

"Le Tribunal n'a pas à départager le vrai du faux dans cette affaire pour les fins de la présente requête. Il constate tout simplement que la médiatisation, les commentaires et les déclarations qui ont été soumis à son intention sont proportionnels à l'ampleur de l'événement allégué", peut-on lire dans sa décision.

Auparavant, Lacroix avait mordu la poussière quant à sa demande d'obtenir des fonds de l'aide juridique et de subir son procès devant un jury.

Même s'il risque gros - de fortes amendes et de la prison -, Vincent Lacroix n'a pas retenu les services d'un avocat.



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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Jeu 3 Mai - 13:20

Le procès de Vincent Lacroix commcera mercredi
11:37 | Services financiers | Presse Canadienne

Le juge Claude Leblond de la Cour du Québec a suspendu la requête de Lacroix voulant que l'Autorité des marchés financiers (AMF), visée par un recours collectif intenté par des victimes de Norbourg, se trouverait dans une position de conflit d'intérêt en allant de l'avant avec sa poursuite au pénal contre lui.

M. Lacroix demandait au tribunal de suspendre les procédures contre lui jusqu'à ce qu'un jugement final sur le recours collectif autorisé en septembre soit prononcé. Une affaire qui peut facilement s'étendre sur plusieurs années. Le juge a plutôt choisi de suspendre cette requête hier en fin de journée, levant ainsi le dernier obstacle à la tenue du procès de Vincent Lacroix.

Il fait face à 51 chefs d'accusation relativement à des infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec.

Même s'il risque gros, de fortes amendes et de la prison, Vincent Lacroix n'a pas d'avocat. Il a tenté en vain d'obtenir des fonds de l'Aide juridique.

Une ultime requête de Lacroix, qui ne met toutefois pas en péril la tenue du procès devant juge seul, sera présentée par Lacroix jeudi. Il demandera au juge Leblond que la preuve recueillie à la suite des perquisitions menées le 25 août 2005, aux bureaux de Norbourg, au centre-ville de Montréal, ne soit pas utilisée contre lui. Il lui demandera de casser le mandat de perquisitions.

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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Dim 29 Avr - 14:27

Vincent Lacroix demande un procès devant jury

29 avril 2007 - 13h44

Presse Canadienne


L'homme d'affaires québécois Vincent Lacroix entend invoquer la Charte canadienne des droits et libertés pour obtenir un procès devant juge et jury, a rapporté samedi le réseau TVA.

Dans sa requête, l'ancien président-directeur général de Norbourg, accusé par l'Autorité des marchés financiers (AMF) d'avoir détourné 130 millions de dollars appartenant à 9200 investisseurs, fait référence à l'article 11f de la charte. Ce dernier prévoit qu'un accusé qui est passible d'une sentence de plus de cinq ans de prison a droit à un procès devant jury.

«Avec le dépôt des 51 chefs d'accusation de l'Autorité devant la Cour du Québec, l'inculpé désire un procès avec jury», a écrit M. Lacroix dans sa requête.

Pour appuyer sa requête, M. Lacroix, qui assure sa défense seul, cite le président de l'AMF, Jean St-Gelais, qui a affirmé, en conférence de presse le 10 mars 2006, vouloir faire du cas Norbourg un exemple. M. St-Gelais a réclamé le cumul des peines et une sentence allant de 15 à 25 ans de prison comme celles données aux États-Unis dans des dossiers similaires.

«Il faut que la jurisprudence évolue et que nous obtenions les peines les plus sévères possibles», avait dit le président de l'AMF en mars 2006.

M. Lacroix a soumis au juge Claude Leblond de la Cour du Québec, qui doit entendre la requête mercredi et jeudi, une vidéo de cette conférence de presse et des communiqués de l'AMF.

Pour le moment, l'ancien président-directeur général de Norbourg, qui fait face à 51 chefs d'accusation, doit être jugé à la Cour du Québec où il n'y a pas de procès devant juge et jury. Son procès devrait normalement s'amorcer au début mai.

Environ 9200 investisseurs ont été floués dans l'affaire Norbourg, qui a été mise au jour en août 2005. Les victimes ont perdu approximativement 130 millions de dollars, sur les 205 millions qu'ils avaient confiés à la société de fonds communs de placement et qui ont disparu des coffres de l'entreprise entre 2003 et 2005.

L'AMF entend indemniser 925 des 9200 investisseurs floués de Norbourg pour un montant total évalué à 31 M$.

Plusieurs recours juridiques, poursuites criminelles et civiles et une enquête de la GRC sont toujours en cours dans ce dossier.

Le 14 mars, le juge Leblond avait rejeté une demande de M. Lacroix qui demandait à l'État de lui payer un avocat.
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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Jeu 19 Avr - 7:34

Une découverte fait bondir le titre de Dianor
18 avril 2007 | Mines & métaux | Jesse Caron

La découverte d’un diamant de 1,5 carat sur une concession de Ressources Dianor a fait grimper son titre aujourd’hui à la Bourse de croissance TSX.

Selon Dianor, la pierre est un macle intact jaune clair de 7,8 mm de long. Il provient du gisement diamantifère Leadbetter, une propriété de Dianor située à proximité de Wawa, dans le nord-est de l’Ontario.

Dianor soutient qu’il s’agit du plus gros diamant provenant du socle rocheux de la région de Wawa.

«L’obtention d’un diamant de plus d’un carat marque une étape décisive alors que la plus importante pierre obtenue à date, d'affleurements rocheux de conglomérat, était un octaèdre pesant 0,667 carat», explique la société dans un communiqué.

L’annonce faisait monter le titre de Dianor de 18,3 % (0,17 $) à 1,10 $ en début d’après-midi à la Bourse de croissance TSX. L’action a brièvement atteint 1,26 $ peu après la publication du communiqué ce matin, ce qui demeure loin de son sommet annuel de 1,80 $, atteint il y a environ un an.

Dianor a fait la manchette l’an dernier parce qu’elle faisait partie du portefeuille personnel de placements de Vincent Lacroix, le pdg déchu de Norbourg.

Le séquestre Ernst & Young a vendu 15 millions de titres de la minière le 20 octobre 2006, ce qui lui avait permis de tirer une somme de 12 M$. Le syndic demeurera propriétaire d’un peu plus de 5,5 millions de titres de Dianor au moins jusqu’au 31 décembre prochain. Il détient aussi 5 millions de bons de souscription à 0,75 $ chacun.

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MessageSujet: Re: Lesaffaires.com   Lun 2 Avr - 7:44

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Conrad Black n'a pas la chance de Vincent Lacroix
07:06 | General | Jean Gagnon


Les crimes économiques sont châtiés plus sévèrement aux États-Unis



Alors que Conrad Black pourrait passer le reste de ses jours en prison, Vincent Lacroix pourrait être condamné à une peine beaucoup plus clémente. La raison : M. Black fait face à la justice américaine, alors que M. Lacroix aura éventuellement à se présenter devant la Cour supérieure du Québec.

M. Black subit actuellement son procès devant juge et jury à la Cour fédérale de Chicago. Il fait face à 14 chefs d'accusation d'avoir pillé à hauteur de 80 M$ les coffres de la société qu'il dirigeait.

Plusieurs facteurs font que le traitement de ces causes est très différent selon le tribunal devant lequel elles se retrouvent, explique Michel Massicotte, du cabinet Desrosiers Turcotte Joncas Massicotte, et qui pratique le droit criminel depuis 32 ans.

" C'est d'abord une question de philosophie ", dit l'avocat. Les crimes économiques ont toujours revêtu une importance plus grande aux États-Unis qu'au Canada, et les grands scandales qu'ont été Enron, WorldCom et Tyco l'illustrent bien.

Les principaux acteurs de ces scandales ont reçu de lourdes sentences. Bernard Ebbers, président de WorldCom, a écopé de 25 ans d'emprisonnement, et Dennis Kozlowski, de Tyco, purge une sentence d'au moins 8 ans, mais qui pourrait s'étendre jusqu'à 25 ans.

" Ce n'est pas dans la philosophie des tribunaux canadiens d'appliquer de grosses sentences pour des crimes économiques ", soutient M. Massicotte.

La plus grande sévérité des tribunaux américains inciterait même les procureurs de l'Ontario et des États-Unis à s'entendre parfois pour que certains procès aient lieu aux États-Unis, selon lui.

Au Québec, l'Autorité des marchés financiers est peu active en termes de poursuite pénale.

" Ils ont tendance à tout reléguer au civil ", dit M. Massicotte. C'est ce qui aurait pu arriver si les autorités réglementaires canadiennes avaient pris en premier l'initiative de poursuivre Conrad Black.

Des procès plus politisés

De plus, ces poursuites sont généralement plus politisées chez nos voisins du sud. Les procureurs, surtout à la Cour fédérale, agissent aussi souvent aussi en fonction de considérations politiques.

Il suffit de se rappeler le parcours d'Eliot Spitzer, qui après avoir poursuivi plusieurs acteurs de l'industrie des services financiers et avoir obtenu contre eux des peines sévères, a été élu en novembre 2006 gouverneur de l'État de New York.

Un procès très médiatisé, tel celui de Conrad Black, s'avère une tribune idéale pour les jeunes procureurs à la recherche d'un large auditoire.

Au Québec, Vincent Lacroix ne risque pas une sentence aussi sévère que celle dont pourrait écoper l'ex-pdg de Hollinger International s'il était reconnu coupable de malversations dans le dossier Norbourg. Ici, les sentences pour crimes économiques dépassent rarement cinq ans, avec possibilité de libération après avoir purgé 1/6 de la peine.

M. Lacroix pourrait aussi éviter de se retrouver devant un jury, et plutôt faire face seulement à un juge. Lorsque ces procès pour crimes économiques sont tenus devant jury, ils conduisent plus facilement à des condamnations et à des sentences plus lourdes, selon Michel Massicotte.

" Souvent, ces accusés ont déjà été condamnés par l'opinion publique, ce qui peut influencer les jurés ", dit-il. Le juge est capable de faire abstraction des éléments entourant la cause et de baser son jugement sur les points de droit, ce qui confère une meilleure chance aux intimés.

Ce sera la prérogative de M. Lacroix de demander un procès devant juge seulement. Toutefois, le procureur général peut déposer un " acte d'accusation préférentiel ". Ce type d'accusation ne laisse pas le choix et envoie automatiquement la cause devant un jury.

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