Scandale Norbourg

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 Journal de Montéal

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Enyl

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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 3 Oct - 7:14

Mise à jour: 03/10/2007 04:00
Procès de Vincent Lacroix
Le témoignage de Northern Trust se poursuit




Alain Bisson
Le Journal de Montréal
Veda Nancoo a commencé hier l’identification de faux documents présentés comme provenant du gardien de valeurs Northern Trust et que Vincent Lacroix et Norbourg auraient créés pour masquer le détournement de 115,3 M$ faits à même les fonds Norbourg et Évolution.

La 38e journée du procès de M. Lacroix s’est terminée par la présentation de contrats de garde de valeurs entre Northern Trust et cinq prétendus clients en gestion privée de Norbourg.

Mme Nancoo, vice-présidente de Northern Trust Canada, a soutenu que ces personnes n’ont jamais détenu de compte chez le gardien de valeurs, que la signature du président et chef de la direction de la société figurant au contrat n’est pas la bonne et que le document ne porte pas la griffe de deux officiers, comme l’édicte le règlement de l’entreprise.

Un de ces faux clients est Robert Simoneau, l’oncle de Vincent Lacroix.

La poursuite a déjà évoqué ces faux contrats au début du procès pénal de l’ex-président de Norbourg. Elle avait alors indiqué que la manoeuvre avait eu pour but d’inventer de toutes pièces des revenus pour justifier les mouvements de fonds irréguliers au sein de la constellation de Norbourg.

Vincent Lacroix ferait également partie de la liste des faux détenteurs de compte chez Northern Trust, et la poursuite devrait tenter de le démontrer ce matin.

Afin de mettre la table pour cet aspect de la preuve, l’avocat de l’Autorité des marchés financiers, Éric Downs, a longuement interrogé Veda Nancoo pour lui faire authentifier une série de documents.

Il s’agit notamment de demandes de retraits dits irréguliers apparemment faites par Vincent Lacroix et son cousin David Simoneau, demandes accompagnées d’instructions de transfert dans les comptes de Norbourg ou de Vincent Lacroix.

√ La poursuite termine ce matin son interrogatoire de Veda Nancoo. Vincent Lacroix lancera ensuite son contre-interrogatoire.





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Enyl

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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mar 2 Oct - 7:24

Procès de Vincent Lacroix
Northern Trust semblait avoir une confiance aveugle en Lacroix
Mise en ligne 02/10/2007 04h00

Vincent Lacroix ARGENT
Alain Bisson
Le Journal de Montréal

Le gardien de l’argent des investisseurs, Northern Trust, ne se souciait guère de savoir si les retraits et les transferts demandés par Vincent Lacroix dans les fonds Norbourg et Évolution étaient dirigés vers des comptes de banque légitimes.

C’est une des conclusions qu’il faut tirer du témoignage fait hier au procès pénal de M. Lacroix par Veda Nancoo, vice-présidente de Northern Trust Canada.

À une question du juge Claude Leblond, Mme Nancoo a répondu que Northern Trust n’avait pas d’information sur le compte en fidéicommis de Norbourg, à l’époque de la relation d’affaires entre les deux entreprises, et que la société ne s’assurait pas que les retraits demandés au nom des investisseurs passent par ce compte dédié.

«À cette époque, nous nous en tenions aux instructions du client», a-t-elle dit.

À la demande de la poursuite, Mme Nancoo a passé en revue un échantillonnage parmi les 137 retraits irréguliers de 115,3 M$ reprochés à Vincent Lacroix.

Elle a expliqué que les signataires autorisés des requêtes, Vincent Lacroix ou son cousin David Simoneau, précisaient par télécopieur, téléphone ou courriel le montant à prélever en indiquant, la plupart du temps, qu’il s’agissait de retraits de participants.

Ils demandaient également au gardien de valeurs de virer les montants - parfois 2 M$, 3 M$ ou même 6 M$ - dans un compte de Norbourg. C’est ce que Northern Trust faisait.

Selon la preuve déposée jusqu’ici, chacun des 137 retraits frauduleux a échoué dans des comptes «ordinaires», personnels ou corporatifs, sans jamais transiter par le compte en fidéicommis de Norbourg.

Un passage oblige (s.t.)

Pourtant, de nombreux témoins ont indiqué depuis le début du procès de l’ex-président de Norbourg que les règles de l’industrie des fonds communs de placement exigent que l’argent des investisseurs passe par un compte en fidéicommis.

La mesure vise notamment à assurer la transparence et la sécurité des mouvements de fonds.

Dans la même optique, le gardien de valeurs, Northern Trust dans le cas de Norbourg, est un intermédiaire indépendant du promoteur des fonds communs. Il garde le contrôle physique des titres et de l’argent des investisseurs, et toutes les mises de fonds et tous les retraits d’argent dont il a la charge doivent passer par un compte en fidéicommis.

Ironiquement, Mme Nancoo témoigne pour la poursuivante, l’Autorité des marchés financiers (AMF), mais l’organisme réglementaire a aussi déposé une poursuite de 115,3 M$ contre son employeur, parmi d’autres, au nom des investisseurs. La procédure est pour l’instant suspendue.

L’AMF reproche à Northern Trust «sa négligence, son laxisme et l’aveuglement volontaire dont elle a fait preuve dans le cadre de sa relation avec les différents fiduciaires et gérants des fonds Norbourg et Évolution».

Un recours collectif a également été déposé par les clients de Norbourg, et Northern Trust est une des sociétés visées.

Mme Nancoo poursuivra son témoignage ce matin
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Ven 28 Sep - 7:56

Procès de Vincent Lacroix
Le conseil d'administration était fictif
Mise en ligne 28/09/2007 06h48


Alain Bisson

Le Journal de Montréal

Censé voir à la bonne marche des affaires de l’entreprise, le conseil d’administration de Norbourg n’avait d’existence que de nom, selon Gabor Mathyas, qui y a siégé de 1999 à 2001 sans jamais être convoqué à une seule réunion.

M. Mathyas, qui témoignait hier au procès pénal de Vincent Lacroix, a travaillé pour Norbourg, principalement comme analyste financier, de décembre 1999 à l’automne 2003. Il a aussi contribué au financement de la jeune société en consentant trois prêts totalisant 120 000 $ à Vincent Lacroix en 1999 et en 2000. M. Mathyas a également été parmi les investisseurs de la première heure des fonds communs de Norbourg, dans lesquels lui, les membres de sa famille et des amis ont investi plus de 500 000 $.

Le témoin a raconté au juge Claude Leblond que Vincent Lacroix lui a demandé de faire partie du conseil d’administration de Norbourg Services Financiers (devenue par la suite Norbourg Gestion d’actifs) en juillet 1999. Il a toutefois soutenu que Norbourg ne l’a jamais convoqué à une seule réunion, qu’il n’a signé aucun document à titre de membre du conseil et qu’il ne savait pas qui d’autre en faisait partie entre son entrée en fonction et son départ, en avril 2001.


C’est d’ailleurs parce qu’il était inquiet du rôle factice du conseil qu’il a remis sa démission lors d’une rencontre avec Vincent Lacroix, a-t-il témoigné.

M. Mathyas dit avoir d’abord tenté de régulariser la situation du conseil en suggérant la tenue d’une rencontre par mois. Il ajoute avoir demandé que Norbourg souscrive à une police d’assurance pour protéger les membres contre d’éventuelles poursuites, surtout considérant que l’instance n’avait eu jusque-là qu’une très vague existence.

Norbourg trop pauvre

Vincent Lacroix a répondu que Norbourg n’avait pas assez d’argent pour payer une assurance, selon M. Mathyas, et ce dernier a démissionné. L’analyste financier autodidacte a tout de même continué de travailler pour Norbourg par la suite et a même eu davantage de responsabilités. Puis, en novembre 2003, Vincent Lacroix a mis fin à son emploi. L’indemnité de départ de 50 000 $ convenue à ce moment n’est arrivée que partiellement - 44 000 $ -, près de trois ans plus tard, à la faveur d’une entente hors cour faisant suite à une poursuite qu’il avait déposée contre Norbourg en février 2004.

Gabor Mathyas assure que lui et les siens ont récupéré prêts et investissements dans Norbourg avant la fin de 2003, sauf une personne. « Elle attend encore son argent », a-t-il déclaré. Par ailleurs, la poursuite a soumis à M. Mathyas plus d’une vingtaine de documents supposés provenir du conseil d’administration de Norbourg et portant sa signature. Il a soutenu n’avoir jamais vu ces pièces avant que les enquêteurs de l’AMF les lui soumettent, il y a un an, et il a déclaré que les signatures ne sont pas de son cru.

Dans sa preuve, l’Autorité des marchés financiers affirme que Vincent Lacroix et Norbourg ont produit de nombreux faux documents, dont de fausses résolutions du conseil d’administration remontant aux années antérieures, pour tenter de déjouer les enquêtes lancées contre eux.

abisson@journalmtl.com
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Jeu 27 Sep - 6:27

Mise à jour: 27/09/2007 04:00
Norbourg
Lacroix a signé la majorité des documents de retraits




Alain Bisson
Le Journal de Montréal
Vincent Lacroix est le signataire ou l’auteur d’une série de pièces que l’Autorité des marchés financiers (AMF) présente comme des demandes de retrait irrégulières dans les fonds Norbourg et Évolution et des faux documents, soutient une experte en écriture.

Le tribunal présidé par le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, a eu droit hier à un cours d’analyse d’écriture de la part de Monique Boisseau, à l’occasion de la 35e journée du procès pénal de M. Lacroix.

Pendant son enquête, l’AMF avait soumis plus de 200 documents à l’experte, entre autres afin de déterminer si Vincent Lacroix, son oncle Robert Simoneau ou son cousin David Simoneau sont bel et bien les auteurs de certaines pièces saisies et déposées en preuve contre l’ex-grand patron de Norbourg.

Il s’agit essentiellement de réquisitions de retraits dits irréguliers attribués à M. Lacroix et à David Simoneau, de faux contrats destinés à justifier la provenance des fonds de Norbourg ou de chèques attestant de mouvements de fonds frauduleux, selon l’AMF.

Mme Boisseau a notamment conclu «catégoriquement» que Vincent Lacroix est le signataire de 75 pièces qui lui ont été soumises. Elle a par ailleurs rejeté neuf autres documents similaires parce qu’elle ne pouvait déterminer hors de tout doute qu’elle avait affaire à la griffe de M. Lacroix.

L’experte a également assuré que l’ex-président de Norbourg est l’auteur d’une cinquantaine de pièces manuscrites - que l’AMF soutient être incriminantes -, la plupart saisies dans le bureau de M. Lacroix.

L’une d’elles, signée Vincent Lacroix et datée du 30 juin 2003, a trait à un retrait illicite de 6 M$ fait dans l’argent confié par les investisseurs à Norbourg.

Falsifications

Mme Boisseau a par ailleurs statué que les signatures de Robert Simoneau apposées, entre autres, au bas d’un contrat de gestion de fonds et d’une résolution du conseil d’administration de Norbourg sont fausses.

La spécialiste en écriture a même soumis, sans en tirer de conclusions formelles, que des documents signés par M. Lacroix ne l’ont peut-être pas été à la date indiquée.

Mme Boisseau a expliqué que la signature des gens change au fil des années et elle a établi la progression de celle de M. Lacroix en se basant sur des spécimens remontant à la période 2000-2005.

Et elle a noté que des documents portant des dates données ne correspondent pas à la signature de M. Lacroix de cette époque.

La plupart du temps, la signature semble avoir été apposée un an ou deux après la date qui figure sur la pièce, mais elle a aussi relevé que des documents portent une date apparemment ultérieure à la signature.

Dans sa preuve, l’AMF soutient que M. Lacroix et Norbourg ont fabriqué de faux documents portant de fausses dates afin de confondre les enquêteurs.

Vincent Lacroix a contre-interrogé le témoin, mais rien de concret n’en est ressorti, si ce n’est que deux mots inclus à une note dont il est l’auteur, d’après Mme Boisseau, ne sont pas de lui.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Ven 21 Sep - 7:31

Mise à jour: 21/09/2007 06:51
Procès Norbourg
Vincent Lacroix a fait maison nette en mars 2004




Alain Bisson
Le Journal de Montréal

Vincent Lacroix a fait maison nette en écartant presque toutes les équipes responsables de la gestion des Fonds Évolution, à la fin mars 2004, un peu plus de trois mois après leur acquisition. Et le premier retrait irrégulier de 2 M$ dans la famille de fonds est survenu 33 jours plus tard.

Témoignant pour une deuxième journée au procès pénal de l’ex-président de Norbourg, hier, Normand Leclerc a raconté que M. Lacroix a complètement chamboulé les façons de faire quotidiennes des Fonds Évolution, peu après en avoir pris possession.

M. Leclerc était président de Citac, un sous-traitant déjà responsable de la gestion quotidienne des achats et ventes de parts de la famille de fonds au moment de la transaction, en décembre 2003.

Normand Leclerc a notamment affirmé que la compagnie Fonds Évolution inc. était structurée sur le modèle des grandes maisons de fonds, avant décembre 2003, et qu’elle était gérée par des gens d’expérience.

Il a entre autres fait référence à Jarislowsky Fraser, Montrusco Bolton et Natcan, trois entreprises montréalaises réputées qui agissaient à titre de gestionnaires des Fonds Évolution. M. Leclerc a raconté que sa première rencontre post-transaction avec Vincent Lacroix a eu lieu le premier mars 2004.

Il imaginait, a-t-il dit, que M. Lacroix l’avait convoqué pour des présentations officielles et afin de régler les formalités de leurs relations d’affaires.

Vincent Lacroix lui a plutôt annoncé que Norbourg avait l’intention de se passer des services de Citac dès les mois de mai ou juin suivants.

Un véritable choc

M. Leclerc a témoigné que la nouvelle a constitué un véritable choc pour lui, notamment parce que les Fonds Évolution comptaient pour 60 % de son chiffre d’affaires de 1 M$, mais aussi en raison de l’échéancier avancé.

« C’était un délai insensé », a-t-il dit. Peu après, M. Leclerc a appris que Norbourg cesserait également d’avoir recours aux gestionnaires externes - Jarislowsky Fraser, Montrusco, Natcan et quelques autres - parce que l’entreprise rapatriait à l’interne la gestion des portefeuilles des fonds à compter du 31 mars 2004.

Et qu’à la même date, Northern Trust prendrait le relais du Trust Banque Nationale à titre de gardien des valeurs des Fonds Évolution.

Puis, Vincent Lacroix a imposé à Citac un changement qui a peut-être eu un impact déterminant sur la suite des choses et les retraits irréguliers de 57 M$ réalisés à compter du 3 mai 2004 dans les Fonds Évolution.

En dépit des pratiques usuelles, Citac ne devait sous aucun prétexte avoir de contacts directs avec le gardien des valeurs Northern Trust. Tout échange d’information, dans un sens ou dans l’autre, devait dorénavant passer par le filtre de M. Lacroix ou de son cousin David Simoneau.

Selon la preuve déposée par la poursuite contre Vincent Lacroix, l’absence de ce lien de communication a largement contribué à faciliter les retraits irréguliers dans l’argent des investisseurs qui ont totalisé 115,3 M$.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Jeu 20 Sep - 6:27

Mise à jour: 20/09/2007 00:48
Procès Norbourg
Lacroix coincé sur le terrain où il semblait en avantage


Alain Bisson
Le Journal de Montréal
Déjà à l’étroit à la suite de la preuve documentaire très détaillée déposée contre lui depuis le début de son procès pénal, Vincent Lacroix s’est fait coincer, ces derniers jours, sur le très petit terrain où il avait un apparent avantage jusqu’ici: la connaissance de la mécanique fine de l’administration des fonds communs de placement.

M. Lacroix, qui se défend lui-même, ne maîtrise pas l’art du contre-interrogatoire ou de la joute procédurale, tous les observateurs l’ont rapidement compris.

Toutefois, il paraissait à son aise et avait parfois l’avantage lorsqu’il contre-interrogeait les témoins sur les détails pointus de l’industrie des fonds communs. C’était avant lundi dernier.

Parce que M. Lacroix a trouvé chaussure à son pied avec Michel Martin, dont le témoignage a pris fin hier.

M. Martin a travaillé chez Norbourg et y assurait une partie de la gestion des fonds communs vendus par l’entreprise de Vincent Lacroix. Il a ensuite prêté son concours à Ernst & Young, l’administrateur provisoire de Norbourg et le liquidateur des fonds, afin d’inventorier les actifs réels des Fonds Norbourg et Évolution, après les perquisitions du 25 août 2005.

C’est entre autres grâce au travail de M. Martin que les 137 retraits irréguliers de 115,3 M$ attribués à Vincent Lacroix ont été retracés.

Au cours de son contre-interrogatoire, l’ex-président de Norbourg n’a pas réussi à faire échec à l’aplomb de Michel Martin, et ses questions ont même eu un effet pervers pour sa défense: renforcer la preuve de l’AMF en faisant préciser à M. Martin certains petits détails auparavant abordés par la poursuite.

Ce fut le cas notamment d’éléments très techniques liés au calcul de la valeur net des unités des Fonds Évolution.

Une petite brèche

Vincent Lacroix semblait avoir enfin trouvé une brèche par laquelle se faufiler à ce sujet, en fin de journée mardi, mais M. Martin l’a colmatée en un rien de temps au début de la matinée d’hier. L’exercice s’est répété pour l’essentiel de la journée. Une fois ce témoignage terminé, celui de Normand Leclerc a débuté.

M. Leclerc dirigeait la firme Citac, qui assurait la comptabilité et la gestion des transactions quotidiennes des investisseurs au moment où Norbourg a acheté la famille des Fonds Évolution, en décembre 2003.

Citac a continué de jouer son rôle de sous-traitant pour le compte de Norbourg jusqu’en avril 2005.

La poursuite, représentée par Me Éric Downs, sait très bien que Vincent Lacroix tentera de mettre en preuve le laxisme de Citac, qu’il a déjà évoqué à quelques reprises depuis le début du procès.

L’interrogatoire de M. Leclerc par Me Downs a donc débuté par un portrait du sérieux avec lequel l’entreprise conduisait ses affaires.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 19 Sep - 6:26

Mise à jour: 19/09/2007 04:00
La thèse du 20 M$ manquant revient
L'AMF a eu le crayon pesant, dit Vincent Lacroix




Alain Bisson
Le Journal de Montréal
Les enquêteurs de l’Autorité des marchés financiers (AMF) ont eu le crayon pesant en calculant que les retraits frauduleux qu’on l’accuse d’avoir effectués dans les Fonds Norbourg et Évolution atteignent 115,3 M$, soutient Vincent Lacroix.

Selon l’ex-président de Norbourg, d’autres raisons que les retraits irréguliers expliquent l’ampleur des pertes subies par les investisseurs.

Lesquelles ? Le trou de quelque 20 M$ qu’il soutient avoir hérités au moment de l’acquisition des Fonds Évolution en est une, a-t-il tenté de faire valoir pour la troisième fois depuis le début de son procès, devant le juge Claude Leblond de la Cour du Québec.

Mais la répétition de sa thèse, hier, avec le témoin Michel Martin n’a pas permis à M. Lacroix de marquer des points, pas plus que lors de ses deux premières tentatives avec le juricomptable François Filion ou l’ex-vice-président de la conformité de Norbourg, Jean Hébert.

Par contre, Vincent Lacroix a réussi à embêter M. Martin au sujet de la fiabilité du calcul des montants de retraits irréguliers de chacun des 27 fonds Norbourg et Évolution.

M. Martin a travaillé chez Norbourg jusqu’aux perquisitions du 25 août 2005, mais il est passé dès le lendemain au service de Ernst & Young, l’administrateur provisoire et le liquidateur des Fonds Norbourg.

À ce titre, il a comparé les diverses données pour établir la différence entre ce que Norbourg prétendait avoir sous gestion - 203,8 M$ - et la réalité des actifs de 72,8 M$ provoquée par les ponctions que M. Lacroix aurait effectuées à son profit et à celui de ses sociétés et de ses proches, au fil des ans.

Un contre-interrogatoire décousu Vincent Lacroix a notamment interrogé M. Martin au sujet du Fonds Évolution Obligations. Selon les calculs du mandataire de Ernst & Young et des enquêteurs de l’AMF, ce fonds était censé détenir des actifs de 8,3 M$ au 24 août 2005.

Dans les faits, il n’y avait que 33 736 $, ont-ils conclu.

M. Lacroix a souligné que l’accusation lui impute des retraits irréguliers de 5,5 M$ dans ce fonds. Comment s’explique la disparition des autres 3 M$, a-t-il demandé à Michel Martin?

Le témoin a soumis que les mauvais rendements des placements pouvaient expliquer une partie de ce manque à gagner, mais il a avoué qu’il ne pouvait pas donner de réponse complète sans référer à son rapport préparé pour Ernst & Young et déposé en Cour supérieure dans le cadre de la liquidation des Fonds Norbourg et Évolution.

Vincent Lacroix reprendra son contre-interrogatoire ce matin alors que M. Martin aura en main son rapport.

Par ailleurs, M. Lacroix, qui se défend lui-même, a encore une fois eu un cheminement décousu, qui a forcé le juge Leblond à intervenir à quelques reprises quant à la pertinence de ses questions et sujets d’intérêt.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mar 18 Sep - 7:27

Mise à jour: 18/09/2007 04:00
Norbourg
L'enquête a jusqu'à maintenant coûté 4 M $ à l'AMF


Le Journal de Montréal
L’enquête sur le scandale Norbourg et les procédures judiciaires ont coûté plus de 4 M$ jusqu’ici à l’Autorité des marchés financiers (AMF), dont 1,8 M$ pour les services de la firme Leclerc Juricomptables et 2,2 M$ pour ceux de six bureaux d’avocats.

Au 4 septembre dernier, Me Éric Downs avait reçu 455 158,50 $, selon des renseignements obtenus par TVA et fournis par l’AMF.

Me Downs est l’avocat principal de la poursuite du procès pénal que subit actuellement Vincent Lacroix en Cour du Québec.

Et Leclerc Juricomptables a mené l’enquête qui a permis de suivre la trace de l’essentiel des 115,3 M$ que l’ex-patron de Norbourg aurait détournés. Les heures supplémentaires

Par ailleurs, les enquêteurs de l’AMF ont travaillé 88,5 heures supplémentaires dans le dossier

Norbourg, entre le 25 août 2005 (les perquisitions chez Norbourg) et le 16 juillet dernier.

Les avocats du service juridique interne de l’AMF, eux, se sont tapé 142,5 heures supplémentaires depuis le début de l’enquête.

Interrogé au sujet des dépenses de l’AMF par le Journal la semaine dernière, Frédéric Alberro, porte-parole, a noté que les contribuables n’ont pas payé un sou directement pour l’enquête et les procédures judiciaires, puisque le budget de l’organisme réglementaire provient des cotisations de l’industrie des services financiers.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Ven 14 Sep - 7:42

Mise à jour: 14/09/2007 07:30
Procès de Vincent Lacroix
L'AMF renonce à cinq lettre pour ne pas faire témoigner Asselin




Alain Bisson
Le Journal de Montréal

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a préféré retirer cinq documents jugés faux qu’elle voulait inclure dans la preuve contre Vincent Lacroix plutôt que de faire témoigner Éric Asselin, l’ancien président des finances de Norbourg qui a dénoncé son ex-patron au cours de l’été 2005.

Il s’agit de cinq lettres remises par M. Asselin au juricomptable François Filion trois jours avant l’éclatement au grand jour du scandale Norbourg, le 25 août 2005, à la suite d’une série de perquisitions, notamment aux bureaux de l’entreprise.

Ces lettres comptaient parmi 116 faux documents allégués saisis au cours de l’enquête et que la poursuite voulait déposer en preuve contre M. Lacroix hier au procès pénal de ce dernier devant la Cour du Québec. Vincent Lacroix ne s’opposait pas à l’admissibilité des lettres, mais le juge Claude Leblond a exprimé des doutes parce qu’on ne savait pas où M. Asselin a pris les documents.

Il aurait donc fallu que l’ex-employé de la Commission des valeurs mobilières du Québec (ancêtre de l’AMF), passé chez Norbourg par la suite, vienne témoigner pour éclairer le tribunal, ce que la poursuite ne voulait manifestement pas, du moins à ce stade-ci du procès. Alors, plutôt que de continuer le débat, l’avocat de l’AMF, Éric Downs, a abandonné l’idée de déposer les lettres, après une consultation éclair avec ses collègues de la poursuite.

L’avocat a soumis que ces documents étaient accessoires dans la mesure où ils ne sont que de fausses lettres censées avoir été envoyées par des clients fictifs au gardien des valeurs Northern Trust afin de fermer des comptes qui n’existaient pas. De toute façon, la poursuite dispose de ces faux relevés et comptes et les a déposés avec succès hier, a fait valoir Me Downs.

Un rôle équivoque Éric Asselin a attaché le grelot au sujet de Norbourg alors qu’il y travaillait toujours à titre de contractuel, à la fin de juin 2005. Ses déclarations, d’abord à l’Équipe intégrée de la police des marchés financiers (EIPMF), puis à l’AMF à compter du 9 août, ont lancé l’enquête pénale contre Vincent Lacroix et mené au dépôt de 51 chefs d’accusation et au procès qu’il subit actuellement. Mais le rôle de M. Asselin, qui a négocié des immunités en échange de ses informations, est équivoque dans l’affaire Norbourg.

Il était enquêteur à la CVMQ lorsqu’il a démissionné et est passé directement chez Norbourg, en mars 2002.





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Dominique



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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 12 Sep - 13:24

Jusqu'où cette farce monumentale va-t-elle se rendre???!!!

Je n'avais jamais réalisé à quel point le système judiciaire se tournait les pouces. Que de temps perdu, que de temps meublé à ne rien faire et à écouter un bon à rien qui raconte n'importe quoi!

Le procès de Lacroix va coûter combien à la société? Les paris sont ouverts.

Je vous quitte, j'ai la nausée, encore une fois...
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Enyl

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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 12 Sep - 7:29

Mise à jour: 12/09/2007 04:00
Révélation
Un faux avocat s'est mêlé de la défense de Vincent Lacroix


Alain Bisson
Le Journal de Montréal
Un faux avocat, condamné en 1993 pour pratique illégale du droit, s’est mêlé de la défense de Vincent Lacroix jusqu’à ce que ce dernier se rende compte à qui il avait affaire, la semaine dernière, a appris Le Journal de Montréal.

Le cabinet d’avocats auquel Philippe Guillaume disait être lié, Christian Gauthier et Associés, se serait également aperçu, il y a deux semaines, de la véritable identité professionnelle de M. Guillaume et assure avoir cessé tout contact avec lui.

Philippe Guillaume est apparu lors de l’audience du 12 juin du procès pénal que subit actuellement M. Lacroix devant le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec.

Interrogé sur l’identité de son nouveau «conseiller», qui avait passé la matinée dans la salle en compagnie du public, M. Lacroix avait expliqué que M. Guillaume était une connaissance.

L’ex-président de Norbourg, qui se défend lui-même, avait ajouté que M. Guillaume avait organisé un lunch avec Me Christian Gauthier, chez qui il travaillait, afin de discuter de sa défense.

M. Lacroix n’est pas devenu le client de Me Gauthier au terme de cette rencontre, mais Philippe Guillaume a gardé contact avec lui et a tenté à quelques reprises de le convaincre de laisser le bureau le représenter, a soutenu M. Lacroix hier.

«Je commençais à le trouver pas mal achalant et voilà qu’il revient à la charge la semaine dernière à la reprise du procès», a-t-il déclaré au Journal.

Vincent Lacroix soutient qu’il n’a appris que la semaine dernière que M. Guillaume n’est pas avocat.

«Une connaissance m’a aperçu avec lui sur des images au bulletin de nouvelles et m’a appelé pour m’avertir. Moi, j’ai toujours cru que M. Guillaume était avocat», a-t-il dit.

Un rabatteur de clients

Jointe hier après-midi, Me Stéphanie Harel, de Christian Gauthier et Associés, a assuré que les membres du cabinet d’avocats se sont aperçus il y a seulement deux semaines que Philippe Guillaume prétendait être avocat.

«Ce monsieur nous a référé un certain nombre de clients, et on nous a rapporté qu’il utilisait le nom de notre firme pour se faire passer pour un avocat. Nous avons aussitôt cessé tout contact avec lui», a assuré Me Harel.

Philippe Guillaume a écopé 3 300 $ d’amende, en février 1993, à la suite de sa condamnation pour outrage au tribunal.

Pendant deux jours, en janvier 1992, il avait « joué » à l’avocat devant la cour criminelle en assurant la défense d’un homme trouvé coupable de trafic de drogue.

Le procès de Vincent Lacroix a repris hier avec des témoignages d’employés de l’Autorité des marchés financiers (AMF) au sujet des exigences réglementaires imposées aux émetteurs de fonds communs de placement.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Ven 31 Aoû - 8:01

Mise à jour: 31/08/2007 07:03
Le procès reprend mercredi prochain
«Le contrat de 22,5 M$ n’était que d’autre maquillage»




Alain Bisson
Le Journal de Montréal

Vincent Lacroix reprendra, mercredi prochain, le chemin du palais de justice de Montréal pour la suite de son procès pénal, sous 51 chefs d’accusation en vertu de la Loi sur les valeurs mobilières, devant la Cour du Québec.

L’ex-grand manitou de Norbourg est notamment accusé d’avoir manipulé la valeur des fonds communs dont sa société faisait la promotion et la vente et d’avoir fourni à l’Autorité des marchés financiers (AMF) - et donc aux investisseurs - de l’information fausse et trompeuse.

Pour chacun des 51 chefs, il est passible de cinq ans moins un jour de prison et d’amendes de 5 M$.

Le procès pénal de Vincent Lacroix a commencé au début de mai. Lorsque le juge Claude Leblond l’a interrompu pour la pause estivale, le 15 juin, la cour avait cumulé 22 jours d’audition, dont l’essentiel a été consacré au témoignage du juricomptable François Filion.

Le travail de l’expert et de ses collègues est la pièce maîtresse de la poursuite. Ils ont épluché 170 caisses de documents saisis chez Norbourg, Vincent Lacroix et à divers autres endroits, puis ont « monté » la preuve, contenue dans 20 boîtes déposées en cour.

Les enquêteurs ont, entre autres, analysé plus de 20 000 transactions entre les fonds Norbourg et Évolution et 27 comptes bancaires des sociétés de Norbourg. Ils en ont conclu que Vincent Lacroix et ses sociétés ont réalisé au fil des ans 137 retraits irréguliers dans les fonds des investisseurs, pour un total de 115,3 M$.

De l’argent aux quatre vents

Selon la preuve déposée au procès, ces détournements de fonds ont notamment servi à acheter des entreprises (25,8 M$), à des investissements au nom de Vincent Lacroix (10,3 M$), à des investissements immobiliers au profit de M. Lacroix et de ses proches (12,4 M$), à octroyer des prêts (6,3 M$), à acquitter des factures de fournisseurs de Norbourg (11 M$), à payer des employés (4,9 M$), à acheter des véhicules de luxe (456 666 $), à régler les impôts de M. Lacroix (6,6 M$) et à payer des soirées « aux danseuses » chez Parée, à Montréal, et à l’hôtel Embassy, à Fribourg, en Suisse (plus de 76 000 $).

M. Lacroix, qui se défend lui-même, a plaidé non coupable aux accusations déposées contre lui et promet de faire échec à la thèse développée par l’AMF.

Jusqu’ici, il a essentiellement tenté, sans grand succès, de faire porter à la Caisse de dépôt et placement une partie du blâme des difficultés éprouvées par Norbourg avec ses fonds communs.

Selon lui, la société a hérité d’un trou de 21,3 M$ dans les Fonds Évolution au moment de leur acquisition de Capital Teraxis, une société alors détenue à 80 % par la Caisse.

La poursuite prévoit faire entendre une trentaine de nouveaux témoins à compter de la reprise du procès, mercredi matin, a indiqué Frédéric Alberro, porte-parole de l’AMF, au cours d’un entretien.

Quelques admissions

Voici quelques-unes des admissions faites par Vincent Lacroix devant le syndic RSM Richter, au cours de l’automne 2006.

√ Opvest et Fonds Éloria : la filiale de Desjardins a confié pour investissement 20 M$ à Norbourg entre février 2000 et juin 2003. Devant le syndic de faillite, Vincent Lacroix a admis avoir détourné l’argent d’Opvest pour faire des acquisitions et des injections de capital dans les sociétés Norbourg.

√ Opvest : Vincent Lacroix a indiqué que c’est l’argent des investisseurs de trois des fonds Évolution qui a servi à rembourser les 20 M$ à Opvest, plus un rendement fictif de 2,3 M$, lorsque la filiale de Desjardins a retiré ses billes, en juin 2004.

√ Inspection de l’Autorité des marchés financiers (AMF) : M. Lacroix a indiqué qu’une équipe de trois à dix personnes - qu’il a appelée le « shift de nuit » - a été constituée par Norbourg pour produire de faux documents afin de masquer les mouvements de fonds irréguliers au sein de la société.

√ Fonds Norbourg et Évolution : l’ex-patron de Norbourg a déclaré avoir commencé à faire des retraits irréguliers dans les fonds communs détenus par les investisseurs à compter de l’automne 2002.

√ Fonds Norbourg et Évolution : Vincent Lacroix a expliqué qu’il a commencé les ponctions dans ces fonds parce que sa source précédente, le fonds Éloria d’Opvest, était à sec.

√ Capital Teraxis : Vincent Lacroix a indiqué avoir puisé dans les fonds Norbourg et Évolution pour faire l’acquisition de Capital Teraxis.

√ Fonds Perfolio : M. Lacroix dit avoir commencé à écumer ces fonds à compter de janvier 2005. Il a indiqué qu’il a notamment utilisé cet argent pour acheter à son nom des actions de la minière Dianor.

√ Divulgation volontaire : afin de tenter de se mettre en règle avec le fisc, Vincent Lacroix a fait une divulgation volontaire et devait lui verser 22,5 M$. Il a avoué qu’il comptait se servir dans l’argent des investisseurs confié au gardien des valeurs Northern Trust pour acquitter la facture.

√ Auberge de l’Étoile, à Magog : M. Lacroix a indiqué que les 2,7 M$ ayant servi à acheter l’Auberge de l’Étoile, à Magog, ont été retirés des fonds communs gérés par Norbourg.

Extraits de ses aveux

Quelques questions et réponses tirées de la transcription de l’interrogatoire de Vincent Lacroix par les représentants de RSM Richter :

RSM Richter : À quelle période est-ce que vous commencez à faire des retraits irréguliers dans les fonds mutuels comme tel ?

Vincent Lacroix : À l’automne 2002. Il s’agirait de vérifier la date exacte, mais je vous dirais fin de l’été, début de l’automne 2002.

RSM : Pour quelle raison ? Est-ce que c’est parce que le compte est à sec du côté d’Opvest ou c’est pour ?

V. L. : Tout à fait. Le compte est devenu à sec, les liquidités sont bien demandantes du côté des sociétés Norbourg à cette époque, donc c’est à cette époque qu’on a demandé des transferts de Northern Trust.

_ _ _ _ _ _ _ RSM : Et le remboursement d’Opvest s’est fait en juin, juste avant la fin de cet exercice-là, juin 2004. Et là, on lui a remboursé vingt quelque…

V. L. : Vingt-deux point quatre millions (22,4 M$) à l’aide de trois fonds Évolution qu’on pourrait regarder à travers certains documents.

RSM : O.K., parce que des fonds Opvest, il ne restait à peu près plus rien ?

V. L. : Tout à fait.

RSM : Et c’est les Fonds Évolution ou Fonds Norbourg ou un mélange qui a fait en sorte, qui a permis de rembourser Mouvement Desjardins ?

V. L. : Oui.

---------------- RSM : Le contrat de vingt-deux point cinq millions (22,5 M$) avec Georges Julmy, c’était d’autre maquillage pour parce que vous vous prépariez à prendre les fonds des investisseurs pour payer les impôts ?

V. L. : Oui. Oui. Mais on ne l’a jamais, en tout cas de mémoire, on ne l’a jamais présenté à personne, ce document-là, mais c’était la stratégie derrière, oui.

------------- RSM : N’est-il pas vrai que le quatre millions (4 M$) a été reflété comme capital-actions juste pour camoufler les entrées de fonds provenant de Northern Trust, des argents des investisseurs ?

V. L. : Oui.

----------- RSM : Monsieur Lacroix, après l’acquisition de ces fonds-là, est-ce qu’il y a eu des ponctions ou des retraits illégaux dans les fonds provenant de l’acquisition de monsieur Boisvenue (Fonds Perfolio) ?

V. L. : Pas au cours de l’année 2004, à ma connaissance, mais au cours de l’année 2005, oui.

RSM : Commençant le 1er janvier 2005 jusqu’au 30 juin 2005 ?

V. L. : Jusqu’au 25 août 2005, oui. (C’est la date de la première perquisition chez Norbourg.)

-------- V. L. (au sujet de la production de faux documents destinés à l’Autorité des marchés financiers) : (...) donc par après, un coup qu’on savait que les documents (...) et c’est à partir de ce moment-là qu’on pourrait qualifier : « le shift de nuit débutait. » C’est qu’on produisait les documents pour le lendemain car les inspecteurs demandaient les documents pour la journée suivante.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 18 Juil - 12:59

Journal de Montréal, le 18 juillet 2007:

À noter:

Nouvelle dénomination de Mines Dynacor
Malaga fait son entrée en bourse à Toronto
Mise en ligne 17/07/2007 13h45

ARGENT
Les actions de la nouvelle dénomination de la société Mines Dynacor ont fait leur entrée à la Bourse de Toronto sous le symbole MLG en vertu d'une réorganisation de la structure de la compagnie.

MLG correspond à Malaga, le nouveau nom de la compagnie approuvé par les actionnaires en mai dernier.

Dans le cadre de cette réorganisation, Malaga, dont le siège social est à Montréal, reprend pour l'instant les activités aurifères et d'exploitation au Pérou, mais transférera d'ici peu ses activités à une nouvelle filiale.
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Sam 26 Mai - 10:44

Mise à jour: 26/05/2007 10:06
Norbourg / Danseuses
Une pratique unique

(Journal de Montréal) Jean-François Codère
Le Journal de Montréal

Contrairement à ce qu'a tenté de faire croire Vincent Lacroix jeudi, des dépenses de plus de 29 000 $ en moins d'un an dans un club de danseuses nues ne semblent pas faire partie du train-train du milieu financier, s'accordent à dire propriétaires de bars et financiers.

«Ce n'est pas vrai, jamais d'aussi gros montants, c'est exagéré», n'a pas tardé à réagir Peter Sergakis, propriétaire du club Les Amazones, à LaSalle.

Après le hockey

Selon un témoignage entendu jeudi au cours de son procès, Vincent Lacroix aurait porté 29 344 $ au compte de l'une de ses cartes de crédit en 14 visites au club Chez Parée, échelonnées sur à peine 10 mois.

L'un des associés du réputé club de la rue Stanley, Marcel Bérubé, indique que les visites d'hommes d'affaires qui «paient la traite» à leurs clients ne sont pas aussi fréquentes que le laisse croire Lacroix.

«Ça a déjà existé, mais plus dans les années 1980», observe-t-il. Aujourd'hui, ce type de clientèle continue de fréquenter son établissement, mais «presque exclusivement les soirs, quand ils sortent d'un match de hockey ou d'un souper».

Des clients qui nous ressemblent

Dans le milieu financier, on réfute aussi les arguments de Lacroix.

«Il doit y en avoir qui le font, comme dans le reste de la population en général, mais pas tant que ça. Personnellement, que je ne vois pas un de mes gars me ramener une facture parce qu'il a emmené un client là !», nous a confié un gestionnaire de placements.

«On attire souvent les clients qui nous ressemblent...», résume-t-il. «Peut-être qu'il pensait bien faire, dans ses valeurs à lui.»

Hors du commun

«Je ne suis pas prêt à dire que c'est une pratique courante», estimait quant à lui un autre dirigeant d'une firme de placements.

«Même avant que l'affaire Norbourg éclate, c'était reconnu dans l'industrie qu'il passait beaucoup de temps là», note celui-ci en concluant que si l'information circulait, c'est qu'elle était plutôt de nature hors du commun.







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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 23 Mai - 7:13

Mise à jour: 23/05/2007 06:53
Procès de Vincent Lacroix
Norbourg: voici où est passé votre argent



Vincent Lacroix
Alain Bisson
Le Journal de Montréal
Voici où est passé l’argent des 9 200 investisseurs des fonds Norbourg et Évolution: 12,4M$ pour l’acquisition de 14 propriétés, dont six au nom de Vincent Lacroix ou de sa conjointe ; près de 650 000$ pour une loge du Canadien de Montréal pendant 5 ans ; 338 221$ pour des billets d’avion ; 456 666$ pour bateau et voitures de luxe ; et 395 396$ pour des dons de charité…

La poursuite a déposé hier en fin de journée un sommaire des dépenses qu’aurait effectuées Vincent Lacroix avec les 115,3M$ qu’il est accusé d’avoir détournés.

Le total des débours qui lui sont attribués entre 2000 et août 2005 atteint 138M$. Plus de 25,7M$ sont passés dans une série de 7 acquisitions de sociétés de placement, a témoigné François Filion, le juricomptable retenu par l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour le procès pénal de M. Lacroix.

Dix autres millions ont servi à acheter des participations dans six entreprises, dont 7,9M$ d’actions de Ressources Dianor.

Les 12,4M$ consacrés à l’immobilier comprennent 2,6M$ payés pour l’Auberge de l’Étoile, à Magog. Avec l’argent prélevé à même les fonds Norbourg et Évolution et censé être investi au profit des investisseurs, M. Lacroix aurait également fait l’acquisition de deux résidences à Candiac, de deux autres dans la région de Magog, d’une autre encore à Longueuil et d’une dernière à Granby.

Trois de ces propriétés sont ou étaient à son nom et trois autres, à celui de sa conjointe.

L’argent des investisseurs également servi à la rémunération des employés de Norbourg. Au total, au moins 23 d’entre eux ont reçu 7,8M$ au fil des ans, selon le document déposé devant le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec.

La trace de l’argent

Le témoin Filion a expliqué que les détournements suivaient le chemin suivant : les fonds placés chez le gardien des valeurs, Northern Trust, faisaient l’objet d’une demande de transfert de M. Lacroix ou de son cousin, David Simoneau.

L’argent était viré dans 7 comptes de 3 entreprises Norbourg et était ensuite transféré dans ceux de 16 autres sociétés du groupe ou dans 3 comptes de M. Lacroix et de son épouse.

Par la suite, les fonds étaient dépensés directement ou prenaient le chemin d’un autre compte avant d’être utilisés.

C’est ainsi que plus de 17,8M$ investis par les petits épargnants ont échoué dans les comptes personnels de Vincent Lacroix, a dit M. Filion.

Au total, les enquêteurs de l’AMF ont analysé plus de 10 000 transactions bancaires afin de retracer les 115,3M$ détournés, a ajouté le témoin.

M. Filion a soumis que le but recherché par M. Lacroix était de faire perdre la trace de l’argent.

Après l’audience, Vincent Lacroix a répété que ce qui a été rapporté hier est la thèse de ses accusateurs et qu’il y répondra lorsqu’il pourra contre-interroger M. Filion.

- La poursuite continue aujourd’hui de faire le détail des dépenses attribuées à Vincent Lacroix.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Jeu 3 Mai - 8:26

Correction:

Le recours ne concerne pas E&Y mais KMGP, erreur du journal de Mtl.
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 2 Mai - 7:25

Mise à jour: 02/05/2007 06:26
Affaire Norbourg
Recours collectif autorisé contre Ernst & Young




Alain Bisson
Le Journal de Montréal
La firme de vérification Ernst & Young fera l'objet d’une poursuite formelle de 21,75M$ à la suite de l’autorisation d'un troisième recours collectif au sujet du scandale Norbourg.

Le juge Louis Lacoursière, de la Cour supérieure de Montréal, a autorisé le dépôt de ce recours jeudi de la semaine dernière, 24 heures après avoir donné le feu vert à une poursuite similaire de 45,3M$ contre la société de fiducie Concentra.

Cette dernière et Ernst & Young étaient visées par le premier recours de 130M$ déposé au nom des investisseurs contre Vincent Lacroix, d'autres dirigeants de Norbourg et des entreprises et institutions, dont l'Autorité des marchés financiers.

Écartées du premier recours

La Cour avait cependant écarté Concentra et Ernst & Young pour des raisons techniques, ce qui a forcé l'avocat de la poursuite, Jacques Larochelle, à formuler et déposer de nouvelles poursuites ciblant directement les deux sociétés.

Les investisseurs reprochent à Ernst & Young de ne pas avoir adéquatement fait la vérification des fonds Norbourg et Évolution, dont l'essentiel des avoirs est disparu à la suite de retraits illégitimes attribués à Vincent Lacroix.
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Sam 7 Avr - 8:10

Samedi 7 avril 2007

Géraldine Martin

Le mandat de Jean Saint-Gelais à titre de président des Autorités canadiennes en valeurs mobilières vient d'être renouvelé pour deux ans. M. Saint-Gelais est aussi président de l'Autorité des marchés financiers, au Québec........
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Dim 1 Avr - 8:03

Alpinisme
Sept Québécois à l'assaut de l'Everest
Martin Smith
Le Journal de Montréal
01/04/2007 07h46


Sept Québécois se trouvent actuellement au Népal ou au Tibet afin de tenter de se rendre au sommet de l'Everest. Le Journal de Montréal consacre une chronique hebdomadaire à leurs expéditions respectives.

Gabriel Filippi, Jean Ricard ainsi que Claude Boisvenue et son fils Yann ont choisi la voie du sud, celle du Népal.

Filippi est le dernier Québécois à avoir réussi une ascension. Il y retourne pour terminer un film sur son ami le docteur Sean Egan, décédé dans un village du pays sherpa à la fin d'avril 2005.

Jean Ricard fait partie d'un groupe organisé par l'agence américaine spécialisée International Mountain Guides et dédie son expédition au financement d'achat d'équipement médical pour des centres de santé de l'Outaouais et de l'est de l'Ontario.

Serge Dessureault, René Constantineau et Maurice Beauséjour, trois vieux amis, ont choisi la route du nord, celle du Tibet.

Leur expédition, baptisée Les Quatre Sommets, mettra fin à une aventure entamée à l'automne 2005.

Ricard est en route avec...ses 445 yaks

La fébrilité de se retrouver enfin sur les contreforts de la plus haute montagne du monde commence à se faire sentir chez les sept Québécois qui ont successivement débarqué dans la capitale népalaise de Katmandou entre le 20 et le 26 mars.

Jean Ricard a été le premier à arriver au Népal, dès le 20 mars. Deux nuits de répit prévues à Katmandou ont été réduites à une seule.

Son groupe a devancé le départ afin que les plans de voyage ne soient pas contrecarrés par une grève décrétée par les maoïstes.

Aux dernières nouvelles, après avoir marché depuis Namche Bazar, Ricard se trouve dans la vallée du Khumbu en route vers Dingboche, village situé à 4 350 mètres d'altitude.

La taille de l'expédition dont fait partie Ricard est illustrée par la remarque suivante : «Notre équipement est en route vers le camp de base. Le transport est assuré par 445 yaks transportant chacun une charge de 100 kilos. Les vivres comprennent 5 000 oeufs. Notre groupe doit être autonome pendant deux mois.»

Bienvenue au Tibet

Le hasard a fait en sorte que le groupe de Serge Dessureault a rencontré celui de Gabriel Filippi au restaurant Rum Doodle où les conquérants de l'Everest sont nourris gratuitement à vie.

Brèves retrouvailles avant le départ du groupe des Quatre Sommets, le 28 mars, à destination de Lhassa, capitale du Tibet située à une altitude de 3 600 mètres.

Une cérémonie de bénédiction dans un temple bouddhiste n'a pas empêché Dessureault de se faire voler sa caméra vidéo, d'une valeur de plus de 800 $, par un pickpocket expert.

L'acclimatation du trio se poursuit par de courts séjours à Gyantse (4 000 m), puis à Tingri (4 250 m), avant d'arriver mardi prochain au camp de base proprement dit (4 800 m) où les alpinistes et leurs équipes se marcheront sur les pieds.

En effet, on estime que «trente équipes, regroupant au total de 500 à 600 personnes, vont s'y installer pour la saison de conquête de l'Everest», a indiqué Dessureault lors d'un appel par téléphone satellite, hier matin.

En vedette au camp de base tibétain, un détachement de 100 soldats chinois qui vont tenter de se rendre au sommet de l'Everest avec la torche olympique pour souligner la tenue des Jeux olympiques de 2008 à Pékin.

Discret, Filippi...

Peu de nouvelles de Gabriel Filippi jusqu'à présent. Le neuvième Québécois à atteindre le sommet de l'Everest a dû mettre de côté un projet très ambitieux relié à son expédition 2007, faute de commanditaire important.

Son expédition FindingLife visera donc surtout à compléter un film en voie de tournage par le cinéaste canadien Elia Saikaly en hommage à leur ami Sean Egan.

Gabriel Filippi aide aussi à financer un orphelinat de l'organisme Child Haven, à Katmandou. Il a profité de son séjour dans la capitale népalaise pour visiter ce site où on veut ajouter une école.

«J'ai eu un grand frisson en voyant l'école qu'on construit brique par brique à mesure que le financement entre, écrit-il. Les enfants sont accourus pour nous saluer. J'arrivais à peine à reprendre mon souffle qu'ils se jetaient sur moi pour que je les bascule et les relance dans les airs. Leurs fous rires me comblent de joie.»

La marche du groupe de Filippi vers le camp de base du glacier Khumbu a commencé vendredi dernier.

Motus et bouche cousue pour les Boisvenue

Un silence complet entourera la tentative de conquête de l'Everest par les deux derniers Québécois à se lancer dans cette aventure, cette saison.

En effet, la publication de leurs photos et du nom de Claude Boisvenue dans l'édition du samedi 17 mars du Journal de Montréal a déclenché l'envoi de quelques courriels haineux à l'auteur de ces lignes et à Gabriel Filippi.

Il faut savoir que Claude Boisvenue était propriétaire d'une firme de placement, «Services financiers Dr», vendue à Norbourg en août 2004.

Des investisseurs floués par le scandale Norbourg tiennent Boisvenue partiellement responsable de leurs déboires, même si un juge a tranché différemment en l'écartant du groupe de personnes ou d'organismes pouvant être visés par un recours collectif.

À cause de cela, les Boisvenue ont décidé de rester motus et bouche cousue. À moins d'un revirement de situation, c'est la dernière référence aux Boisvenue, père et fils, dans cette chronique.


Sites Internet des trois expéditions:


www.everest2007.ca


www.gabrielfilippi.com


www.merrellcanada.com/athletes.php
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Sam 17 Mar - 13:00

17/03/2007 06:44
Retour à la mémoire de ses amis

Martin Smith
Le Journal de Montréal
À la conquête de l'Everest

Deux ombres immenses font partie intégrante du chapitre himalayen de la vie de Gabriel Filippi et le poussent à retourner de nouveau au sommet de l'Everest.

L'alpiniste-conférencier québécois a rencontré Babu Chiri Sherpa, plus célèbre Everest summitter hormis Sir Edmund Hillary, lors d'une présentation à Montréal organisée par les Karavaniers du monde en 1999.

Les deux hommes se sont davantage liés lors de la première tentative sommitale de Filippi, en 2000, alors que Babu Chiri a établi son record d'un aller-retour au sommet depuis le camp de base en 16 heures 56 minutes.

On comprendra que Filippi, un sherpa dans l'âme, a été atterré quand Babu Chiri est décédé en tombant bêtement dans une crevasse, le 29 avril 2001.

Le destin tragique du docteur Egan

Quatre ans plus tard, le Québécois vit un autre drame sur l'Everest. Devenu ami intime du docteur Sean Egan, de l'Université d'Ottawa, il tente avec lui la conquête du toit du monde lors de la saison 2005.

«Sean voulait devenir le Canadien le plus âgé à gravir l'Everest, mais il a ressenti des problèmes de santé dès le camp 2, se rappelle Filippi. Nous sommes redescendus au camp de base où j'ai réussi à le convaincre de descendre à une altitude encore plus basse pour tenter de faire disparaître les symptômes qui l'accablaient.»

Egan est descendu à Pheriche (4 300 m) pour y attendre un hélicoptère qui pourrait le ramener à Katmandou.

«En grimpant dans l'hélico, Sean a succombé à une crise cardiaque», raconte Filippi.

Quelques jours plus tard, une des filles d'Egan est arrivée au camp de base pour remettre des cendres de son père à Filippi. Celui-ci a réussi à les hisser au sommet de l'Everest, le 30 mai 2005. Les cendres y ont été laissées, enveloppées dans une traditionnelle écharpe de soie bouddhiste qui a été attachée au tripode marquant le sommet du monde.

Un film en hommage

«Je retourne à l'Everest pour aider mon ami, le réalisateur Elia Saikaly, à compléter le tournage de son film Finding Life qui rend hommage au docteur Egan», explique Filippi.

Autre but important, continuer à soutenir la fondation et l'orphelinat Child Haven de Katmandou en hommage à son ami Babu Chiri.

«Je ne vais pas faire une montée sportive comme les fois précédentes, explique-t-il. Je ne vise pas le sommet à tout prix, même si ce serait bien afin d'avoir de belles images pour le film d'Elia. De toute façon, on ne sait jamais comment ça va se passer. C'est la montagne qui décide si elle te laisse arriver au sommet.»


Boisvenue, père et fils

Filippi servira aussi de conseiller spécial à Claude et Yann Boisvenue, un père et son fils montréalais, qui font l'expédition en sa compagnie et avec l'agence népalaise Nomad fondée par... Babu Chiri Sherpa.

«Je ne serai pas leur guide, mais on partage tout ensemble, explique-t-il. Si tout va bien et qu'on se rend au sommet, Yann deviendra, à 23 ans, le plus jeune Canadien à avoir signé l'exploit.»


Pour suivre l'expédition de Filippi, un site à visiter: gabrielfilippi.com.
À son retour, l'alpiniste-conférencier promet de répondre personnellement à tous les gens qui auront envoyé des courriels d'appui ou des commentaires.







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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Sam 24 Fév - 8:59

Lacroix pris à son jeu ?

Journal de Montréal 24 février 2007-02-24

Charles Poulin

Sa requête montre qu’il peut se défendre, dit la poursuite.

La bonne performance de Vincent Lacroix lors de sa requête pour obtenir un avocat payé par l’état se retournera peut-être contre lui, car le procureur général estime qu’il a la capacité de se défendre lui-même.

Le président déchu de Norbourg, visé par 51 chefs d’accusation de manipulation de titres et d’informations financières frauduleuses qui ont mené à la perte de son entreprise, tente de convaincre un juge qu’il n’a pas les moyens de se payer un avocat pour son procès prévu en mai et que l’État devrait lui en procurer un.

Le gouvernement lui a refusé l’aide juridique, mais Lacroix estime avoir besoin d’un avocat pour que les procédures soient justes et équitables.

Le procureur général Michel Déom a toutefois affirmé le contraire, hier, lors des plaidoyers sur la requête de type Rowbotham déposée par Lacroix.

‘’Il a fait la démonstration, par les requêtes qu’il a présentées, qu’il comprend les rouages juridiques fondamentaux, indique Me Déom. Il se débrouille for adéquatement et est capable d’administrer une preuve complexe’’

Aide de sa conjointe

Me Déom a aussi plaidé que si Vincent Lacroix n’a pas les moyens de se payer un avocat, sa conjointe, elle, les a. Le procureur général a indiqué au juge que les époux avait une ‘’obligation morale’’ de s’aider, incluant les cas de défense criminelle. Il a été admis en preuve, plus t^tot dans les procédures, que Sylvie Giguère gagne plus de 80 000$ par an.

Vincent Lacroix a déposé une soumission d’un avocat, Gilles B. Thibault, qui estimait à 650 000$ les coûts de sa défense lors du procès criminel qui l’attend en mai. Il a tenté de convaincre le juge, hier, que même si ses proches lui donnaient de l’argent pour sa défense, le syndic pourrait bien le saisir.
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Sam 17 Fév - 13:14

Journal de Montréal 17 février 2007
Davis Santerre

Retour en affaires envisagé
Lacroix a enregistré deux nouvelles entreprises dont l’une fera l’évaluation des risques de fraude dans les sociétés financières

Accorderiez-vous foi aux avis sur la finance de Vincent Lacroix, ou à ses conseils sur les risques de fraudes dans votre entreprise ? Si oui, sachez que le président déchu de Norbourg envisage son retour en affaires avec ambition.

C’est ce que l’on a appris hier pendant la suite de sa requête pour faire payer ses frais d’avocats par l’état.

Interrogé par l’avocat de l’Autorité des marchés financier (AMF), Me Éric Downs, Vincent Lacroix a affirmé avoir incorporé deux nouvelles entreprises, avec les 1792$ que sa mère ou sa sœur ont donnés à sa conjointe Sylvie Giguère.

Il a fondé les compagnies Efinance et l’Institut fiduciaire international.

La première sera un site Web sur lequel Lacroix écrira des articles et analyses sur le monde de la finance. Il espère que le site devienne populaire et qu’il puisse y vendre de la publicité.

Quant à la seconde, sa vocation a de quoi faire sourire quand on pense à ce dont il est accusé par l’AMF.

‘’ Elle fera l’évaluation des risques de fraude dans les sociétés financières’’, a expliqué Lacroix au juge Claude Leblond.

Il a toutefois ajouté que les activités de ces sociétés ne sont pas démarrées.

‘’Je n’ai pas encore réussi à ouvrir des comptes bancaires’’, a-t-il avoué.

Il a nommmé sa cœur Stéphanie Lacroix administratrice de ces compagnies, et il a réservé deux noms de sites Internet pour elles, E-finance-web.com et i-f-i.com.

L’AMF a quant à elle continué sa tentative de démonter l’argumentaire de Lacroix, selon lequel il est trop peu fortuné pour payer des avocats pour assurer sa défense des 51 accusations de manipulation de titres et d’informations financières frauduleuses qui ont mené au scandale Norbourg.

Me Downs a notamment expliqué au juge que Lacroix et sa conjointe ont eu entre 1995 et 2005 des revenues de 2939860$, alors qu’ils faisaient au cours de cette période des acquisitions totalisant 55804515$.

Un chiffre toutefois contesté par Lacroix, qui dit que les acquisitions sont celles liées à Norbourg et n’ont rien à voir avec les dépenses courantes du couple.

Des proches fortunés.

Pour l’AMF, il est manifeste qu’avec tous les dons effectués par Lacroix à ses proches, ceux-ci ont les moyens de l’aider à payer ses avocats.

La preuve, au début des procédures contre lui, son oncle Robert Simoneau a versé 150,000$ à ses avocats d’alors.. Robert Duval, une ‘’connaissance’’ a qui Lacroix a versé 3 335 0000$ dans sa compagnie, a payé une note de 100 0000$.

Actifs bloqués

Pour sa défense, Lacroix a notamment fait témoigner Mario Denis, de la firme Ernst et Young, qui gère sa faillite personnelle, et qui a décrit les actifs de Lacroix qui sont bloqués.

Il a entre autres parlé d’un compte bancaire suisse contenant 130 000$, bloqués par un juge d’instruction de Fribourg.

Le chemin emprunté par une somme de deux millions remise par Norbourg à un avocat pour l’acquisition d’une société aux Bahamas demeure à lui nébuleux.

L’audition de la requête de Vincent Lacroix se poursuivra vendredi prochain…..
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Jeu 18 Jan - 8:28

Journal de Montréal
Jeudi, le 18 janvier 2007-01-18
Yvon Laprade

Affaire Norbourg
L’ex-bras droit de Vincent Lacroix déclare Faillite

L’ex-bras droit de Vincent Lacroix à la tête de Norbourg, Éric Asselin, ainsi que sa conjointe, Chantal Thibodeau, se sont placés hier sous la protection de la loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Celui qui était vice-président aux finances de Norbourg avant l’éclatement du scandale financier a retenu les services du bureau Daniel Girouard & ass. , selon Me Jean Lozeau, qui n’était pas disponible hier pour commenter la procédure de son client.

Me Lozeau a toutefois eu la temps de faire préparer un très court communiqué de presse où il explique comment cette ‘’procédure’’ permettra à son client d’assurer ‘’la subsistance de sa famille, qui compte trois enfants en très bas âge’’.

Il fait en outre allusion à la ‘’vie professionnelle future’’ de son client, qui est comptable.

Le principal intéressé, Éris Asselin, ‘’ne fera pas de commentaires’’, a fait savoir, pour sa part, le porte-parole de la firme de relations publiques qui s’occupe du dossier.

330,000$

Il faut rappeler que l’étau s’était resserré autour d’éric Asselin, en juillet 2006, lorsque le syndic chargé de la faillite de cinq firmes du groupe financier déchu de Vincent Lacroix lui avait réclamé le remboursement d’une somme de 330,000$.

Le syndic Gilles Robillard, de la firme RSM Richter, avait alors allégué que l’ex-vice-président avait obtenu ces fonds ‘’sans aucune considération, sans droit, illégalement et en fraude des droits des créanciers’’.

Il a été mis en preuve que la somme a servi à acquérir, pour l’essentiel, une propriété de 320 500$ à Beauport (Québec) au nom de Chantal Thibodeau, conjointe d’Éric Asselin.

Le paiement avait été effectué au moyen d’un chèque de 330 000$ émis par Ascensia, une division du Groupe Norbourg.

Ses amis italiens

Éric Asselin avait fait des vagues lors de sa comparution devant les tribunaux, au printemps 2006, dans l’affaire Norbourg, il avait fait sourciller son ancien patron avec des déclarations incendiaires.

Selon lui, Vincent Lacroix lui aurait déjà confié avoir accumulé de fortes sommes grâce, entre autres, à ses ‘’amis italiens’’, qui l’auraient aidé à financier les activités de l’entreprise.

Cette allusion à la communauté italienne n’avait pas manqué d’importuner Vincent Lacroix, qui avait demandé à son ex-bras droit de ‘’laisser de côté la communauté italienne’’.
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Dim 31 Déc - 14:53

Rétrospective 2006 / Justice
Meurtres crapuleux et scandales au menu
David Santerre
Le Journal de Montréal
31/12/2006 10h54

Des meurtres crapuleux aux scandales financiers, des frasques parfois cocasses de vedettes aux hurluberlus embourbant les palais de justice, les tribunaux montréalais ont été le théâtre de causes très diversifiées en 2006.

L'année judiciaire a débuté par la décevante et tragique fin du procès le plus attendu de l'année, celui du présumé tueur en série Angelo Colalillo. Début janvier, il s'est suicidé, juste avant le début du procès.

Si le nombre de grands procès devant jury ne passera pas à l'histoire en 2006, il en va autrement du grand nombre de crimes économiques, télémarketing frauduleux et clonage de cartes de débit entre autres.

On peut notamment penser au dossier Norbourg, qui se poursuit, mais surtout au procès de trois acteurs du scandale des commandites, les publicitaires Paul Coffin et Jean Brault et l'ancien fonctionnaire Chuck Guité. Les trois se sont retrouvés derrière les barreaux.

En 2006, le centre judiciaire Gouin, érigé à grands frais pour le mégaprocès des Hells Angels, a été dépoussiéré pour que s'y tienne le procès d'un gang de rue, qui vient de s'achever. Dans la salle voisine se sont récemment amorcées les procédures contre une soixantaine de présumés mafiosi, dont le présumé parrain Nicolo Rizzuto, arrêtés le 22 novembre dans le cadre du projet Colisée.

Quant au fils de ce dernier, Vito, il a pris le chemin de New York, où il est accusé d'avoir été impliqué dans trois meurtres en 1981, après que la Cour suprême eut entériné son extradition le 17 août.

Célébrités

L'année 2006 a aussi vu plusieurs célébrités défiler devant les juges.

Il n'y a qu'à penser à Serge Savard, coupable de conduite avec les facultés affaiblies, à Corneille, qui a plaidé coupable d'omission de déclarer à la douane plusieurs vêtements et accessoires achetés à l'étranger, et à Mario Pelchat, qui a été accusé de voies de fait à la suite d'un accrochage sur la route, ce pourquoi il attend un verdict.

Si les tribunaux n'ont pas pris en 2006 de décisions qui changeront le cours de la société, il est à noter que certains sujets controversés ont tout de même été abordés.

Comme le suicide assisté, avec le cas de Marielle Houle, qui a aidé son fils Charles Fariala, malade à mourir, ce qui lui a valu trois ans de probation.

Autre fait saillant selon les procureurs de la Couronne, c'est le nombre croissant d'accusés, très ou trop acharnés, se défendant seuls et embourbant les tribunaux.

À venir

Finalement, 2007 s'annonce intéressante au plan judiciaire. On n'a qu'à penser au procès pour génocide de Désiré Munyaneza, accusé de dizaines de meurtres et viols commis en 1994 au Rwanda, ou au procès des deux présumés tueurs de Brigitte Serre, assassinée en janvier dernier dans une station- service Shell du nord de la ville. ------------------


10 causes importantes

1- Angelo Colalillo

Ce présumé prédateur sexuel et tueur en série devait subir son procès pour les meurtres de Jessica Grimard, en mai 2002, et ceux d'Anna-Lisa Cefali et Christine Speich, en 1993, classés jusqu'à tout récemment comme décès accidentels par la police. L'essentiel de la preuve contre lui reposait sur une série de lettres dignes des pires films d'horreur échangées avec Nick Paccione, un prédateur sexuel détenu à Port-Cartier. Juste avant le suicide, son avocat, Me Marc Labelle, avait avoué à Colalillo que «ça regardait mal», que le juge avait décidé d'admettre en preuve la plupart des lettres.

2- Meurtre de Brigitte Serre

Les deux accusés du meurtre de la jeune commis assassinée le 24 janvier dans une station Shell du nord de Montréal, Sébastien Simon et Tommy Gagné, viennent juste de subir leur enquête préliminaire. Une procédure des plus émotives puisque chaque jour, dans la salle, se côtoyaient les familles des deux hommes et de la victime. Joël Nantais, qui a déjà plaidé coupable de complot et de vol qualifié, mais pas de meurtre, a notamment témoigné pour la Couronne. Le procès est prévu pour l'automne 2007.

3- Jean Brault, Chuck Guité et Paul Coffin

Ces trois acteurs du scandale des commandites se sont retrouvés derrière les barreaux, ayant tous été accusés de fraudes. Coffin a plaidé coupable, ce qui lui a initialement valu une sentence de prison en société, ce qu'a modifié la Cour d'appel pour une peine de 18 mois. Brault a quant à lui été condamné à 30 mois de prison et Guité à 42 mois.

4- La juge Lise Côté et Luc X

La décision de la Cour d'appel de réduire de 15 à neuf ans la peine de prison imposée à Luc X, un monstrueux père de famille qui a agressé sexuellement sa fille, en a choqué plus d'un en mai 2006. La juge Lise Côté, qui a rédigé la décision, expliquait qu'au-delà des gestes sexuels, aucune violence n'avait été utilisée par le père.

5- Alain Jean-Pierre

Cet ex-policier du métro a subi son procès en mars et a été reconnu coupable deux mois plus tard. Vivant tel un pacha, l'alcool coulant à flots, les filles le gâtant et lui rapportant tout un magot, il a vécu de la prostitution de deux jeunes femmes, dont une mineure, recrutées dans le métro. Il connaîtra sa sentence en février.

6- Maurice Mom Boucher

Le 23 novembre, la Cour suprême a mis un terme aux recours judiciaires du chef des Hells Angels Nomads, emprisonné à vie pour avoir commandé les meurtres de deux gardiens de prison pendant la guerre des motards. Condamné en 2002, il estimait ne pas avoir eu un procès juste et équitable. La plus haute cour du pays n'a même pas voulu l'entendre.

7- Guy Cloutier

En juillet 2006, la Commission nationale des libérations conditionnelles a décidé de libérer l'imprésario Guy Cloutier, emprisonné pour des agressions sexuelles sur deux enfants, dont Nathalie Simard. Il avait alors purgé 19 mois de sa sentence de 42 mois.

8- Frédéric Lavie

C'est un cuisant revers qu'a subi le fisc dans ses tentatives de recouvrer l'argent du crime organisé. La cour canadienne de l'impôt a donné raison à une relation des Hells Angels, Frédéric Lavie, qui contestait un avis de cotisation lui réclamant le paiement de 200 000 $ en TPS sur la cocaïne qu'il aurait vendue en 2000. La juge déclarait que la preuve était insuffisante pour le lier à ce trafic, pour l'année 2000.

9- Rajiv Rajan et les fans de Kimveer Gill

La tragédie du Collège Dawson et la publication des sombres prophéties de son auteur, Kimveer Gill, sur le Web, a motivé plusieurs fans du tueur qui ont publié diverses menaces sur Internet. Le plus inquiétant fut le meilleur ami de Gill, Rajiv Rajan, photographié avec les armes de Gill. Il a toutefois été déclaré non criminellement responsable pour troubles mentaux.

10- Stéphane Marleau

L'an 2006 s'est terminé avec l'abracadabrant procès de Stéphane Marleau. L'homme de 38 ans au passé criminel long comme le bras aurait, en 2004, séduit Sylvie Cloutier, se disant riche et impliqué dans un grand hôtel du Mexique. Il l'aurait convaincue d'y investir plus de 225 000 $, qu'il aurait plutôt utilisés pour acheter un restaurant sexy et se payer du bon temps avec d'autres femmes. Au procès, il s'est donné en spectacle, s'objectant plusieurs fois, comme s'il n'avait pas d'avocat. Le juge Serge Boisvert rendra son verdict le 15 janvier.
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 1 Nov - 8:34

Recours collectif
1er novembre, 2006
Lacroix, ses acolytes et l'AMF au banc des accusés
Alain Bisson

Le recours collectif de 130.1 M$ du scandale Norbourg contre Vincent Lacroix, certains des ses associés, l'américaine Northern Trust Co. et l'Autorité des marchés financiers (AMF ) a été déposé hier au palais de justice de Montréal.

Les document de 62 pages présente dans le détail les faits allégés contre les défenseurs et contient des chapitres aux titres évocateur: Point de départ de la fraude; Manipulation des revenus; Retraits frauduleurx; Des appropriations illégales au bénéfice de Vincent Lacroix.

Les avocats Serge Létourneau et Jacques Larochelle y expliquent comment Vincent Lacroix aurait falsifié la compatbilité de Norbourg Gestion d'Actifs, à compter de 2002, afin de cacher les pertes de la société.

Et pour combler les trous, ''Lacroix a mis au point avec ses proches collaborateurs Beugré (Serge N.) Souka (Félicien )et Simoneau (David ) un véritable système de détournements lui permettant de financer entre autres ses opérations, ses nombreuses acquisitions ainsi que son train de vie somptueux, à même l'épargne publique investie dans le patrimoine des différents fonds dont il avait la gestion'', écrivent les procureurs.

Plus loin, la requête fait la liste des ''retraits illégaux'' de 115,3M$ attibués à lacroix et à Simoneau et des ''appropriations illégales au bénéfice de Vincent Lacroix'', dont l'achat de 7,8M$ d'actions de Ressources Dianor, des investissements immobiliers totalisant 12,4M$, des prêts de 6.4M$ consentis par Lacroix et des paiements de 4.8M$ à des représentants associés à Norbourg.

''INCURIE DE L'AMF''

Un long chapitre est consacré à l'Autorité des marchés financiers. Le représentant du recours et des détenteurs de parts des Fonds Norbourg et Évolution, William Pellemans, reproche à l'organisme réglementaire d'avoir manqué à son devoir de surveillance des intérêts des investisseurs.

''..le vol par Vincent Lacroix, ses sociétés et complices d'une somme de 130M$ perpétré sur une période de 5 ans, en pas moins de 137 occasions distinctes, illutre de manière éloquente l'incurie, l'incompétence, l'insouciance et l'ineptie grossières de l'AMF dans L'accomplissement des devoirs que le législateur lui a assignés'', tonne la poursuite.

La requête soutient que l'AMF a même ignoré les signaux d'alarme lancés de l'intérieur par des membres de son personne au sujet des activités de Norbourg.

Me Létourneau a indiqué au Journal qu'il s'attend à ce que le juge André Prévost, de la Cour supérieure, convoque les parties d'ici à 30 jours afin de fixer un échéancier.

Il a convenu qu'il faudra pluisuers mois pour franchir les étapes préliminaires, mais il a assuré qu'il fera le nécessaire pour minimiser les délais avant la tenue du procès.
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