Scandale Norbourg

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 Journal de Montéal

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Enyl

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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 24 Mai - 13:51

Journal de Montréal,
2006-05-24
Alain Bisson

Pas encore d’accusations criminelles
‘’Le genre d’enquête qui nous impose d’y aller avec minutie’’, dit la GRC

Plus de deux mois après le dépôt par l’Autorité des marchés financiers (AMF) de poursuites pénales contre Vincent Lacroix, la Gendarmerie royale du Canada (GRC)n’a toujours pas décidé si des accusations criminelles doivent être portées dans l’affaire Norbourg. Mais ce n’est pas parce que ses enquêteurs se traînent les pieds, soutient le corps policier.

‘’L’enquête se poursuit’’, a déclaré le caporal Luc Bessette, porte-parole de la BRC, au cours d’un entretien hier.

‘’Le contexte juridique et le genre d’enquête nous imposent d’y aller avec minutie. Si nous allons trop vite, que nous passons à côté d’un détail technique et que l’enquête s’écrase, les gens ne seront pas très contents, à bon droit’’ a-t-il ajouté.

Selon son collègue, le caporal Sylvain l’Heureux, les policiers ont saisi 1526 caisses de documents lors des perquisitions effectuées le 25 août 2005 dans les bureaux de Norbourg et chez Vincent Lacroix. Chaque boîte contient de 1000 à 2000 pages qu’il faut éplucher une à une, mettre en relation entre elles et photocopier.

‘’Prouver la culpabilité hors de tout doute raisonnable est un lourd fardeau, a-t-il soumis. Nos enquêteurs n’ont même pas encore fini de passer au travers de tous les documents.’’

‘’ PLUS DE Transparence’’

Le titulaire de la Chaire en droit des affaires de l’Université de Montréal, Stéphane Rousseau, n’est pas surpris que la GRC n’ait pas bouclé sont enquête.

‘’Je comprends que les enquêteurs soient prudents, considérant l’ampleur du dossier. Ce n’est pas toujours facile d’atteindre un verdict de culpabilité dans ce type d’affaire.’’

M. Rousseau avance que les chartes sont plus contraignantes en droit criminel qu’en droit pénal lors de saisies et de perquisitions, ce qui explique peut-être pourquoi l’AMF a déposé ses poursuites pénales en mars dernier.

Quoi qu’il en soit, Stéphane Rousseau estime que la GRC aurait avantage à faire une mise à jour publique de ses travaux dans le dossier Norbourg.

‘’Cette affaire met en cause la confiance des investisseurs, et la situation demande plus de transparence’’. A-t-il dit.

abisson@journalmtl.com
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Enyl

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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 24 Mai - 8:33

Journal de Montréal
Jean-Philippe Décarie
jpdecarie@journalmtl.com
2006-05-24

Au-delà du réel

Les révélations troublantes, même si souvent nébuleuses, qu’a faites la semaine dernière Vincent Lacroix, l’ex-PDG de Groupe Norbourg, tout au long de son témoignage devant le tribunal des faillites nous en ont appris un peu plus sur la mécanique qui lui a permis d’orchestrer la fraude dont il sera accusé prochainement, mais elles nous en ont surtout appris beaucoup sur la personnalité limite du fraudeur.

Ce n’est pas pour rien que, depuis le premier jour où l’affaire Norbourg a éclaté, on a immédiatement parlé du ‘’scandale Norbourg’’ L’ampleur inégalée de la fraude et le nombre de victimes qu’elle venait de faire justifiaient déjà amplement l’utilisation de ce terme.

Mais plus on en apprend sur les motivations qui ont poussé Vincent Lacroix à franchis aussi impunément les voies de la légalité tout autant que celles de la raison, plus on est en mesure d’évaluer tout l’aspect sordide qui est à la base de ce scandale.

C’est d’ailleurs un homme qui fuyait encore la réalité qui a commenté son propre procès et sa mise en faillite, la semaine dernière. Un homme qui n’hésite pas à accuser la Caisse de dépôt et placement d’être à l’origine de tous ses ennuis financiers en lui ayant vendu une firme-Teraxis-au bilan mensonger.

La Caisse l’aurait ‘’fourré’’ et Lacroix aurait décidé de fourrer à son tour les investisseurs qui avaient acheté de ses fonds communs pour colmater les brèches et espérer éventuellement les rembourser grâce à un placement spéculatif qu’il avait fait dans Ressources Dianor.

Pour qu’il arrive à rembourser aux petits investisseurs les 130M de dollars dont il les a fraudés, il aurait fallu que le titre de Dianor progresse de plus de 1500%. C’est ce qu’on appelle de la fuite en avant. Du pur délire.

UN SCANDAL SORDIDE

On l’a appris, Vincent Lacroix avait mis sur pied une comptabilité qui lu permettait de siphonner les actifs de fonds Norbourg et Évolution et de les recanaliser dans cinq comptes bancaires fantômes, dans lesquels il pouvait piger sans vergogne.

Selon l’enquête du syndic, ce sont quelque 37M$ qui ont transité dans ces comptes contrôlés par Vincent Lacroix. C’est avec cet argent qu’il a notamment remboursé 6M$ à Revenu Québec. C’est avec cet argent qu’il a payé 2.6M$ pour faire l’acquisition d’une auberge. C’est avec cet argent qu’il a acheté trois maisons à son nom et trois au nom de sa femme. Est-ce que Lacroix peut rendre la Caisse de dépôt responsable de ces détournements de fonds frauduleux ?

Encore plus sordide, en quatre an et demi, Vincent Lacroix a retiré plus de 1.2M$ en argent liquide, argent qui permettait de payer les virées qu’il effectuait avec ses représentants et certains clients dans les grands restaurants et les bars de danseuses nues.
Depuis quand un gestionnaire ou un propriétaire d’entreprise règle-t-il ses frais de représentation-aussi excessifs et irrationnels soient-ils-en argent liquide, alors que ces frais sont en partie déductibles d’impôts ? Quel était le but visé par Lacroix ? Est-ce qu’il était nécessaire de lessiver l’argent des clients qu’il venait lui-même de lessiver ?

Jamais n’a-t-on encore vu Vincent Lacroix afficher la moindre compassion à l’endroit des milliers de victimes qu’il a faites. Toujours en fuite, il a sans cesse affirmé que les 9200 épargnants-investisseurs de Groupe Norbourg retrouveraient un jour leurs billes, qu’il était victime d’un monstrueux quiproquo.

Est-ce qu’il a déjà eu une seule pensée pour les clients qu’il fraudait lorsqu’il flambait allègrement leur argent dans les restaurants et cabarets de Montréal ?

Manifestement, Vincent Lacroix a toujours fui la réalité, et c’est pourquoi ce scandale peut parfois paraître lui aussi au-delà du réel.
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Enyl

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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Jeu 18 Mai - 7:37

Mise à jour: 18/05/2006 06:37
Norbourg / Scandale
Vincent Lacroix : «Je vais régler»

(Journal de Montréal) Yvon Laprade
Le Journal de Montréal

L'ex-président de Norbourg, Vincent Lacroix, refuse d'admettre qu'il est «au bout du rouleau» depuis l'éclatement du scandale et il promet à nouveau de «régler avec les détenteurs de parts».

«Je vais rebondir», a confié Vincent Lacroix aux journalistes en fin de journée, hier après-midi, après avoir passé la journée en Cour supérieure à tenter de justifier ses nombreuses dépenses.


Vincent Lacroix fait l'objet d'une requête pour forcer sa mise en faillite personnelle.


Le syndic réclame un montant de 36,8 M$, dont une somme de 2,6 M$ pour l'acquisition de l'Auberge de l'Étoile, à Magog.


Pour sa part, Revenu Québec réclame un remboursement de 18 M$.


L'ex-président de Norbourg évalue son «bilan» à «plus de 50 M$», dont une grande partie se trouve dans la société Ressources Dianor, dans laquelle il détient plus de 20 millions d'actions (à environ 1,30 $).


Cela explique en partie, selon lui, l'absence d'avocat pour le représenter dans la requête de faillite déposée contre lui par le syndic RSM-Richter.


Nortel et ses amis italiens


Par ailleurs, au cours de sa comparution, l'ex-bras droit de Vincent Lacroix, Éric Asselin, qui a été vice-président, finance chez Norbourg, a fait certaines déclarations qui ont fait sourciller son ancien patron.


Selon lui, Vincent Lacroix lui aurait déjà confié avoir accumulé de fortes sommes grâce aux actions qu'il détenait dans Nortel Networks (au moment où elles valaient plus de 100 $), de même que pour ses «amis italiens» qui l'auraient aidé à financer ses activités.


Cette allusion à la communauté italienne a importuné Vincent Lacroix, qui a demandé à Éric Asselin de «laisser de côté la communauté italienne».


Vincent Lacroix poursuit aujourd'hui son plaidoyer (sans avocat).


L'Autorité des marchés financiers a fermé Norbourg le 25 août 2005.
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Jeu 18 Mai - 7:35

Mise à jour: 18/05/2006 06:37
Norbourg / Scandale
Lacroix aimait bien payer la traite aux représentants...

(Journal de Montréal) Yvon Laprade
Le Journal de Montréal

Deux ou trois fois par semaine, des représentants de Norbourg étaient invités, sur le bras du président Vincent Lacroix, à des soirées au resto, bien arrosées, qui se terminaient souvent dans des lieux où il valait mieux payer cash, est venu dire hier en Cour supérieure l'ex-vice-président, finance du groupe financier, Éric Asselin.


Selon l'ex-bras droit de Vincent Lacroix, qui était à la Commission des valeurs mobilières du Québec avant d'entrer chez Norbourg, ces petites soirées coûtaient plus de 3 000 $, et Vincent Lacroix aimait bien «sortir et gâter (les représentants) pour les fidéliser».


Ces soirées de «fidélisation», a-t-on pu apprendre en cours d'enquête - à la suite de l'éclatement du scandale Norbourg - pouvaient se terminer dans un chic bar de danseuses du centre-ville.


Mais avant de «sortir» les vendeurs de produits financiers du Groupe Norbourg, Vincent Lacroix demandait à l'ex-contrôleur, Jean Cholette, de passer par la banque pour changer des chèques (jusqu'à 10 000 $) pour avoir de l'argent comptant dans ses poches.


C'est ainsi que le président de Norbourg a réussi à «motiver» ses représentants pendant près de quatre ans, selon Éric Asselin, qui ne fait plus partie du cercle d'amis de Vincent Lacroix.


Des frais de représentation


Ce dernier a toutefois tenté de minimiser l'importance de ces sorties joyeuses pour les représentants.


«C'étaient des montants importants, c'étaient des frais de représentation. Mais c'était pour 600 représentants, des membres du personnel de Norbourg, des clients et des gens de la gestion privée. C'était un tout», a-t-il dit.


Il a fait valoir, pour justifier ces sorties où la qualité des danseuses était tirée des meilleurs millésimes, que les fonds communs Tandem généraient des revenus de 25 M$ et les fonds Évolution, des revenus de 7 M$.


M. Asselin, qui s'est recyclé en consultant, a confié hier au Journal de Montréal, à sa sortie du tribunal, qu'il trouvait Vincent Lacroix «bien changé».


«Il n'est plus là. Il est dépassé. Il n'a plus la même assurance», a-t-il insinué au sujet de son ancien patron.


Il a toutefois admis être «frustré» depuis qu'il a fourni des renseignements à la Gendarmerie royale du Canada et à Revenu Québec dans l'affaire Norbourg et Vincent Lacroix.


«Je n'ai aucune reconnaissance pour ce que j'ai fait», a-t-il dit.
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MessageSujet: Journal de Montéal   Sam 25 Mar - 12:35

25 mars 2006
Jean-Philippe Decarie

Le scandale Norbourg a rendu les investisseurs suspicieux

La plus récente campagne REER a permis de constater que le comportement des investisseurs québécois a été modifié par le scandale Norbourg. Ceux-ci ont affiché une plus grande suspicion au moment de réaliser leurs transactions financières, ce qui n'est pas une mauvaise nouvelle en soit.

Si elle a été l'une des plus fructueuses de l'histoire de l'industrie des fonds commus de placement, cette campagne REER s'est déroulée au Québec dans un climat de méfiance, un effet direct du scandale Norbourg qui n'a jamais cessé de faire la manchette depuis l'été dernier.

La suspicion a été particulièrement observable chez les investisseurs faisant affaire avec des conseillers en sécurité financière qui ne sont pas rattachés à une institution particulière et qui offrent donc des fonds communs de plusieurs firmes.

Richard Langevin, un conseiller en sécurité financière, assurances et rentes collectives qui travaille à son compte, a été à même de constater le changement d'attitude de sa clientèle.

Pourtant M. Langevin ne propose à ses clients que l'achat de fonds distincts de grandes compagnies d'assurance qui garantissent aux investisseurs qu'ils retrouveront au minimum le capital investi. Même si aucun rendement n'est garanti, les investisseurs ont au moins la certitiude qu'ils retrouveront leur capital de base.

On veut des preuves

Je ne vends que des fonds distincts Manuvie et Transamerica, des compagnies d'assurance solides et reconnues. Malgré cela, beaucoup de mes clients voulaient avoir des peurves quasi immédiates que leur chèque avait bel et bien été encaissé par la compagnie.

Cinq jours ap`res la tansaction, beaucoup de mes clients me rappelaient pour savoir si j'avais leur reçu d'encaissement.

Visiblement, le scandale Norbourg a créé un grand sentiment d'incertitude dans l'esprit des investisseurs québécois.
Dans mon cas, en raison du type de fonds que je propose, je n'ai pas eu d'autres effets négatifs, mais mes collègues qui vendent des fonds communs ordinaires ont eu beaucoup plus de difficultés lors de la dernière campagne REER, a boservé Richar Langevin.

Le scandale Norbourg a ainsi poussé beaucoup d'investisseurs a exiger de leur représentant qu'il ne leur vende que des fonds gérés par des banques ou le Mouvement Desjardins.

Beaucoup d'investisseurs sont encore persuadés ou veulent se persuader que les fonds distribués par les banques sont couverts par l'assurance-dépôts, qui couvre jusqu'à 100 000 les dépôts bancaires. Ce qui n'est pas le cas, rapelle M. Langevin
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