Scandale Norbourg

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 Journal de Montéal

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Enyl

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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 10 Aoû - 5:40


Météo - Choisir une villeLe mercredi 10 août 2011
Actualités Faits divers et judiciaires
Scandale Norbourg

Payé à ne rien faire

Éric Thibault

10/08/2011 01h30

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Jean Renaud lors de son arrestation en 2008, dans la foulée du scandale Norbourg.
© Agence QMI
À lire aussi
VOTRE OPINION :
Êtes-vous d’accord avec cette décision du ministère des Finances?
Jean Renaud, le « fonctionnaire du scandale Norbourg » que le ministère des Finances a dû réembaucher après l’avoir congédié en 2008, sera payé à ne rien faire et restera chez lui jusqu’à nouvel ordre.

Le Journal a appris que le ministère des Finances du Québec a suspendu son employé mais avec son plein salaire, en réponse à la décision récemment rendue en défaveur de l’État par le Tribunal d’arbitrage de griefs. L’arbitre Yvan Brodeur a annulé le congédiement du fonctionnaire, fin juillet, puisque ce dernier a été acquitté des accusations criminelles de fraude portées contre lui dans l’affaire Norbourg, en mars dernier. De plus, l’arbitre a ordonné au ministère de rembourser les trois ans de salaire dont le Montréalais de 41 ans a été privé.

Accusé de fraude fiscale

Jean Renaud est suspendu avec solde parce qu’il est toujours en attente de procès pour fraude fiscale, dans une affaire où Revenu Québec poursuit aussi son frère, Steve Renaud.

Avant de prendre deux ans de congé sans solde pour devenir le conseiller fiscal de Vincent Lacroix en 2004, le fonctionnaire administrait une compagnie privée, Expert-Conseil inc., qui aurait permis à une vingtaine de sociétés fictives dans le commerce électronique d’obtenir près de 700 000 $ en crédits d’impôt de Revenu Québec.

« M. Renaud travaillait justement dans le domaine des crédits d’impôt au ministère des Finances, avant son départ. On ne peut donc pas le replacer dans la même chaise, compte tenu de la nature des poursuites intentées contre lui.

« On doit lui trouver un poste qui n’entachera pas la confiance de la population face au ministère. En attendant qu’on trouve une solution, il devra rester à la maison », a expliqué André Sormany, le directeur du cabinet du ministre Raymond Bachand.

Un autre ministère intéressé ?

Il a admis que cette « mesure administrative » pourrait perdurer pendant plusieurs mois. Le procès en matière fiscale de Jean Renaud pourrait ne se tenir qu’en 2012. La date sera fixée cet automne.

« On regarde toutes les options pour régler le problème, y compris la possibilité que M. Renaud soit transféré à un autre ministère qui serait prêt à l’accepter », a confié M. Sormany.

Selon le chef de cabinet, le ministère ne pouvait pas porter la décision arbitrale en appel. « La convention collective stipule que les décisions d’arbitres de griefs sont exécutoires, à moins de contenir des vices de forme ou des erreurs en droit. Dans ce cas-ci, il n’y en a pas. C’est inattaquable. »


--------------------------------------------------------------------------------

Le ministre des Finances, Raymond Bachand, se trouvait en vacances à l’extérieur du pays lorsque le Tribunal d’arbitrage a ordonné au ministère de réintégrer le fonctionnaire Jean Renaud, trois ans après son congédiement par l’ex-ministre Monique Jérôme-Forget en raison de son implication dans le scandale Norbourg. M. Bachand est de retour au travail depuis lundi mais il a décidé de garder pour lui ses impressions sur cette décision arbitrale embarrassante. « On doit respecter notre système de justice même si parfois, certaines décisions ne font pas notre affaire », a mentionné son chef de cabinet, André Sormany.
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Jeu 4 Aoû - 7:18






Mise à jour: 04/08/2011 06:48
Scandale Norbourg
Jérôme-Forget mal à l'aise

Éric Thibault


« Ça ne me gêne pas du tout d’avoir pris cette décision. Je l’ai prise de bonne foi », a expliqué Monique Jérôme-Forget, ajoutant qu’il en allait de la « confiance du public » envers le ministère des Finances. © Agence QMI
L'ex-ministre des Finances Monique Jérôme-Forget maintient que sa décision de congédier le fonctionnaire Jean Renaud, en raison de son implication dans Norbourg, s'imposait, devant l'«énormité» de ce scandale.

En entrevue au Journal de Montréal, la «Dame de fer» n'a pas caché son malaise, relativement au jugement du Tribunal d'arbitrage, qui vient d'annuler le congédiement de l'ex-consultant de Vincent Lacroix parce qu'il a été acquitté de fraude et de fabrication de faux documents, en mars dernier. En plus de devoir réembaucher Jean Renaud, le ministère des Finances doit lui rembourser les trois années de salaire dont il a été privé.

«C'est reconnu, les arbitres (de griefs) penchent souvent d'un bord, a-t-elle commenté, en évoquant que les syndicats avaient souvent gain de cause devant ce tribunal. Est-ce que j'ai pris une bonne décision ? Il semble que non. Comment le jugement de l'arbitre sera t-il reçu dans l'opinion publique? Moi, ça ne me gêne pas du tout d'avoir pris cette décision-là. Je n'ai jamais eu peur d'en prendre, même des décisions impopulaires. »

«Plus catholique que le pape»

Mme Jérôme-Forget, qui s'est retirée de la vie politique au printemps 2009, après quatre mandats à la tête des finances publiques de la province, se souvient de sa réaction, quand son personnel l'a informée du fait que des accusations criminelles avaient été déposées contre Jean Renaud, en juin 2008.

"Heille ! On ne peut pas garder une personne comme ça quand elle est impliquée dans une histoire aussi énorme. Au ministère des Finances, il faut être plus catholique que le pape. Il faut être plus blanc que blanc.

«J'ai pris cette décision dans l'intérêt du Ministère, mais, aussi, pour préserver la confiance du public envers le ministère des Finances. C'est une décision que j'ai prise de bonne foi, avec les informations obtenues de mes fonctionnaires et sousministres », a fait valoir l'ex-présidente du Conseil du Trésor.

Pas une «belle-mère»

Ne voulant pas avoir l'air d'une «belle-mère » pour son successeur Raymond Bachand, Mme Jérôme-Forget a préféré ne pas remettre en question l'intention du Ministère de ne pas porter la décision de l'arbitre Yvan Brodeur en appel devant un tribunal supérieur.

Devant l'arbitre, le sous-ministre adjoint Richard Boivin a plaidé qu'il était «impensable» de maintenir le lien d'emploi avec le fonctionnaire Renaud, après le dépôt des accusations, puisque «le ministère des Finances du Québec est le ministère de tutelle de l'Autorité des marchés financiers», qui enquêtait dans cette affaire.

«D'autant plus que la direction où il aurait travaillé s'occupait de la délivrance des attestations fiscales et faisait le suivi de la liquidation des fonds mutuels de Norbourg en collaboration avec l'AMF», ajoutait-il.

L'arbitre du Tribunal d'arbitrage a conclu à l'absence de faute professionnelle du Montréalais de 41 ans dans ses fonctions au Ministère, estimant que Québec l'avait licencié «pour satisfaire l'opinion publique».

En congé sans solde de 2004 à 2006 pour devenir consultant chez Norbourg, Jean Renaud avait touché 400 000 $ en 16 mois de travail, dont 100 000 $ pour avoir aidé l'entreprise à obtenir une aide financière d'un million de dollars du gouvernement, alors qu'elle se dirigeait vers la faillite, selon les aveux mêmes de Vincent Lacroix aux autorités.






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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 3 Aoû - 7:18

Le mercredi 3 août 2011
Actualités Faits divers et judiciaires
Scandale Norbourg

Congédiement abusif
Éric Thibault

03/08/2011 05h57

|
Jean Renaud avait été cueilli par les policiers de la GRC et les inspecteurs de l’AMF, lors d’une perquisition aux bureaux de Norbourg, en août 2005.
© Agence QMI
Le «fonctionnaire du scandale Norbourg» Jean Renaud sera non seulement réembauché par le ministère des Finances, mais il empochera, également, trois ans de salaire dès son retour.

Ainsi vient d'en décider le Tribunal d'arbitrage de griefs, estimant que les motifs du congédiement du Montréalais de 41 ans ont été invalidés par son acquittement, en mars dernier, au terme du second mégaprocès des cinq coaccusés de Vincent Lacroix. Il faisait face à une cinquantaine de chefs d'accusations pour fraude et usage de faux documents.

Dans sa décision du 21 juillet, dont Le Journal a obtenu copie, l'arbitre Yvan Brodeur reproche au gouvernement québécois de s'être fondé «uniquement sur l'existence des accusations criminelles portées contre» Jean Renaud pour le licencier, en juin 2008, sans avoir démontré de faute professionnelle, dans l'exercice de ses fonctions au ministère des Finances.

«Pour (l'employeur), le congédiement était justifié puisque, à moins d'une telle sanction, la bonne réputation du ministère des Finances risquait de souffrir gravement. (...) En somme, le congédiement a été décidé pour satisfaire l'opinion publique et non pas en réponse à des agissements fautifs de M. Renaud.»

«Impensable»

En poste depuis 1997, le fonctionnaire veillait, notamment, à l'attestation de crédits d'impôts aux gestionnaires de fonds mutuels. Il avait pris un congé sans solde du Ministère, entre 2004 et 2006, pour devenir conseiller fiscal de Norbourg et consultant de son ancien camarade de classe à l'université de Sherbrooke, Vincent Lacroix.

En l'espace de 16 mois, Jean Renaud y a touché 400 000 $, pour ses services, dont 100 000 $ pour avoir aidé Norbourg à obtenir un million de dollars d'aide financière du gouvernement, alors que l'entreprise était menacée de faillite, selon les aveux de Lacroix aux inspecteurs de l'Autorité des marchés financiers.

Le sous-ministre Richard Boivin avait pourtant convenu, devant l'arbitre Brodeur, qu'il était «impensable» que Renaud revienne travailler au ministère des Finances, compte tenu de son implication dans le pire scandale financier de l'histoire du Québec.

Le lien de confiance était «irrémédiablement rompu» dès sa mise en accusation, les médias avaient fait de M. Renaud «le fonctionnaire impliqué dans le scandale Norbourg», «l'opposition à l'Assemblée nationale demandait une enquête publique», et «il était crucial pour le ministère d'agir rapidement», a plaidé la procureure de l'employeur.

Devant le jury du procès, l'avocat de Jean Renaud a plaidé que son client avait été manipulé par Lacroix et qu'il ignorait que les faux contrats de placement qu'il a admis avoir préparés servaient à détourner des fonds.

Victime désabusée

Une victime du scandale Norbourg s'est dite «désabusée » par cette décision judiciaire, que le ministère des Finances a décidé de ne pas contester en appel.

«C'est très difficile, trouver des coupables dans cette affaire. C'est aberrant, pour les victimes», a commenté Lyne Arcand, après avoir ri jaune en apprenant la nouvelle.

Impliquée, depuis le début, dans le regroupement des victimes de Norbourg, la résidante de Contrecoeur avait du mal à croire qu'elle et les 9 200 autres investisseurs floués dans cette histoire contribueront bientôt, par leurs impôts, à payer le salaire du fonctionnaire Renaud.

«C'est quelqu'un qui devait nous protéger, comme bien d'autres. On espérait tellement que les choses changent, après ce scandale. C'est pour ça qu'on avait demandé une enquête publique au gouvernement, en 2006 ; mais ce n'est la faute de personne. On vit beau-coup d'amertume. Les lois et la justice, je n'y crois plus», at- elle expliqué.

Joint par Le Journal, un porte-parole du ministère des Finances, Guillaume Plante, a fait savoir que la décision de l'arbitre Brodeur ne sera pas contestée devant un tribunal supérieur.

«L'employé va être réintégré. Ses fonctions exactes seront déterminées à l'interne.»


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Rappel des faits

25 août 2005

La GRC et l'AMF mènent une perquisition chez Norbourg

28 janvier 2008

Vincent Lacroix est condamné à 12 ans de prison et à 255 000 $ d'amende pour les infractions pénales résultant de l'enquête de l'AMF

21 août 2009

La Cour d'appel réduit sa peine à cinq ans

9 octobre 2009

Lacroix écope de 13 ans d'incarcération après avoir plaidé coupable en matière criminelle

26 janvier 2010

Le 1er procès des 5 coaccusés de Lacroix avorte, le jury étant dans une impasse, après 11 jours de délibérations

27 janvier 2011

Lacroix bénéficie d'une libération conditionnelle au sixième de sa peine

7 mars 2011

Après un 2e procès, Jean Renaud est acquitté, comme deux autres coaccusés. Serge Beugré et Jean Cholette sont coupables.
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Sam 5 Mar - 22:30

Procès Norbourg

Toujours l'impasse

05/03/2011 19h28

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Aucun verdict n'est encore tombé dans le procès des coaccusés de l'affaire Norbourg.
© Archives QMI
MONTRÉAL – Au terme d'une 13e journée de délibérations, aucun verdict n'est encore tombé dans le procès des coaccusés de l'affaire Norbourg, samedi.

À sa demande, le jury, composé de sept hommes et cinq femmes, a poursuivi ses travaux au palais de justice de Montréal en réécoutant le témoignage, d'une durée de huit heures, de Rémi Deschambault, l'un des cinq accusés contre qui pèsent 112 chefs d'accusation.

Les jurés avaient également demandé vendredi à réentendre le témoignage de Denis Sénécal, ex-directeur de Caisse populaire, qui concerne les accusés Jean Cholette et Rémi Deschambault.

Le jury doit rendre 604 verdicts à l'endroit des cinq présumés complices de Vincent Lacroix, soit Jean Cholette (125), Jean Renaud (51), Rémi Deschambault (112), Félicien Souka (158) et Serge Beugré (158), notamment accusés de fraude et fabrication de faux documents.

Les 12 jurés seront de retour en cour dimanche, à 9 h 30, pour reprendre les délibérations. Un premier procès avait finalement avorté après 11 jours de délibérations, en janvier 2010, en raison de l'incapacité des jurés à en arriver à des verdicts unanimes.

Quant à Vincent Lacroix, il a été libéré de prison cet automne après avoir purgé une des huit années de prison auxquelles il a été condamné pour fraude et blanchiment d'argent.

Âgé de 44 ans, il devra séjourner dans une maison de transition pendant un minimum de trois ans.
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Ven 4 Mar - 15:12

Le vendredi 4 mars 2011
Actualités Faits divers et judiciaires
Procès Norbourg

Les jurés veulent la clémence de leurs employeurs

04/03/2011 12h38

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Actuellement, un juré reçoit un salaire de 90$ par jour de procès et de délibérations.
© Archives
MONTRÉAL - Les douze jurés du procès Norbourg, qui en sont maintenant à leur douzième journée de délibérations, ont demandé au tribunal vendredi de recommander à leurs employeurs respectifs de leur accorder une période de répit une fois qu’ils auront rendu leur verdict.

Les sept hommes et cinq femmes qui composent le jury désiraient également continuer de recevoir leur rémunération de jurés pendant ces quelques jours de repos. Actuellement, un juré reçoit un salaire de 90$ par jour de procès et de délibérations.

Dans une note adressée au juge Marc David, de la Cour supérieure, le jury a expliqué vouloir profiter de cet éventuel répit pour «faire le plein d’énergie et reprendre pied dans (leur) vie d’avant-procès».

Le juge David a accepté de rédiger une lettre à l’attention de chacun des employeurs, tout en précisant qu’il n’avait pas le pouvoir d’ordonner expressément qu’ils donnent congé aux jurés.

«Il y a peu de gens dans notre société qui subissent un tel sort, a reconnu le magistrat. Ces gens-là font un travail surhumain.»

Depuis qu’ils sont séquestrés, les jurés ne peuvent plus écouter la télévision ou encore lire les journaux. Ils ne peuvent pas non plus communiquer avec leurs proches, même par téléphone.

Rappelons qu’en janvier 2010, la première incarnation du procès Norbourg avait avorté après que les jurés aient indiqué ne pas être en mesure de s’entendre sur un verdict unanime pour les cinq coaccusés, soit Jean Renaud, Jean Cholette, Rémi Deschambault, Serge Beugré et Félicien Souka.

La seconde version du procès s’est amorcée en septembre dernier et s’est déroulée sur les cinq mois suivants. Les jurés doivent rendre plus de 600 verdicts pour les cinq accusés.
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 9 Fév - 17:27






Mise à jour: 09/02/2011 14:48
Affaire Norbourg
12 millions $ en frais d’avocat



MONTRÉAL - Le scandale Norbourg aura coûté cher à l'Autorité des marchés financiers (AMF) et, du même coup, aux contribuables québécois.

Selon des documents obtenus par TVA Nouvelles en vertu de la Loi sur l’accès à l'information, la facture totale s'élève en effet à 32 millions $, dont 12 millions $ en frais d'avocats.

Sur ces 12 millions $, près de 9,4 millions $ reviennent à deux firmes d'avocats qui ont assuré la défense de l'AMF dans le cadre du recours collectif intenté contre celle-ci par certains investisseurs. La firme d'avocat Heenan Blaikie se taille la part du lion puisqu’elle a facturé plus de 9,2 millions $ à l'AMF.

En tout une douzaine d'avocats auraient négocié le règlement du recours collectif. En plus de payer les honoraires des avocats, une partie de la somme déboursée a servi à régler toute une panoplie de frais judiciaires.

Selon l'analyste d'Argent, Julien Béliveau, l'AMF a perdu beaucoup d'argent dans cette affaire et aurait dû négocier un règlement bien avant.

«C'est l'exemple parfait du pire des deux mondes. Vous décidez de ne pas régler comme individu. Vous êtes poursuivi et, à la fin, vous payez la presque totalité du montant», a-t-il expliqué.

L'ancien patron de Norbourg, Vincent Lacroix, a écopé d'une peine de cinq ans de prison pour ne pas avoir respecté la Loi sur les valeurs mobilières. Plus de 1,3 million $ ont été dépensés pour la poursuite ayant mené à sa condamnation. Une somme équivalente a été consacrée à d'autres poursuites.

En vertu du règlement intervenu en janvier dernier, après une bataille juridique de cinq ans, l'AMF payera 20 millions $ sur les 55 millions $ qui doivent être versés en indemnités aux victimes du scandale Norbourg.

Reste que les 9200 investisseurs floués attendent toujours leur chèque : un juge doit décider la semaine prochaine s'il entend et entérine ce règlement.







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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 26 Jan - 20:43






Mise à jour: 26/01/2011 17:10
Justice
Vincent Lacroix sera libéré jeudi au sixième de sa peine




Vincent Lacroix © Agence QMI / Archives
MONTREAL – Pendant que la deuxième mouture du «procès Norbourg» continue de suivre son cours devant le tribunal, l’ex-PDG de l’entreprise, Vincent Lacroix, s’apprête à reprendre sa liberté. Le fraudeur quittera sa cellule du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines jeudi.
La Commission des libérations conditionnelles du Canada a accepté de le libérer la semaine dernière, après qu’il ait purgé le sixième de la peine de 13 ans de détention commencée octobre 2009.

Lacroix, 44 ans, prendra la route d’une maison de transition où il devra séjourner pendant trois ans. Durant cette période, il devra également compléter six mois de travaux communautaires.

C’est donc dire qu’il devra attendre jusqu’au 7 février 2014, soit au tiers de sa sentence, avant de pouvoir bénéficier de sa libération conditionnelle complète.

Officiellement, la peine de Vincent Lacroix se terminera le 26 janvier 2026.

Rappelons que le financier déchu a plaidé coupable à pas moins de 200 chefs d’accusation de fraude, complot et usage de faux documents quelques mois auparavant. Il a reconnu avoir floué ses 9 200 investisseurs pour une somme totalisant 115 millions $.

Par ailleurs, les cinq autres accusés à la suite du scandale Norbourg – Jean Renaud, Jean Cholette, Rémi Deschambault, Félicien Souka et Serge Beugré – subissent leur second procès devant le juge Marc David, de la Cour supérieure.







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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Ven 21 Jan - 17:22






Mise à jour: 21/01/2011 15:36
Affaire Norbourg
Lacroix libéré sous conditions jeudi prochain




Vincent Lacroix © Archives
MONTRÉAL – L'ancien pdg de Norbourg Vincent Lacroix sera libéré sous conditions jeudi prochain, a confirmé vendredi la Commission des libérations conditionnelles.
Lacroix sera en semi-liberté et se retrouvera en maison de transition pour les trois prochaines années, afin de compléter sa peine qui doit se terminer le 7 février 2014.

Plus tôt cette semaine, on a appris que les victimes de l’affaire Norbourg vont recevoir une somme de 55 millions $ de la part des parties impliquées dans un recours collectif, en vertu d’une entente à l’amiable.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Jeu 20 Jan - 8:12






Mise à jour: 20/01/2011 06:36
Scandale Norbourg
Les victimes de Vincent Lacroix Indemnisées

Éric Yvan Lemay et Agence QMI
Le Journal de Montréal

Les 9200 victimes de Vincent Lacroix et de son entreprise Norbourg, peuvent enfin respirer. Elles recevront une somme de 55 M$ de la part des parties impliquées dans un recours collectif, notamment l'Autorité des marchés financiers (AMF) et Northern Trust, en vertu d'une entente à l'amiable, dont la conclusion a été confirmée hier matin.

«J'ai ouvert les deux bras au ciel. Je peux vous dire qu'il y en a de la joie après avoir mené un combat comme celui-là», lance Jean-Guy Houle, quand on le questionne quant à sa réaction face à ce règlement.

L'homme avait perdu 195 000 $ provenant de l'héritage que ses deux petites-filles avaient reçu après la mort de leurs parents dans un accident d'auto, en 2003.

La plus vieille d'entre elles, Daphney, pourra finalement utiliser une partie des sommes recouvrées pour ses études, au cégep et à l'université. Il est également prévu que la jeune femme, aujourd'hui âgée de 17 ans, s'achète une voiture.

Il faut dire que ce règlement a longtemps été espéré. «On en a eu, des désolations», souffle l'homme, qui promet de placer l'argent dans une banque. «Pour le moment, on est craintifs.»

Des drames humains

Il faut dire que plusieurs victimes ont été profondément marquées par ce scandale, qui a éclaté en août 2005. Réal Ouimet, l'ancien chef de police de Bromont, avait perdu plus de 300 000 $ destinés à sa retraite. Il avait été forcé de reprendre le travail à la sécurité de la station de ski.

L'entente qui a été annoncée hier matin lui permettra de recouvrer son argent. Les parties défenderesses n'y admettent toutefois aucune responsabilité.

L'entente sera soumise à l'approbation de la Cour supérieure du Québec dès que les éléments qu'elle contient seront finalisés entre les parties. Si elle est entérinée, elle mettra un terme à tous les recours touchant les investisseurs, dans ce dossier.

«Cette somme de 55 M$, ajoutée aux indemnités déjà versées par le Fonds d'indemnisation des services financiers de l'Autorité des marchés financiers, de même qu'aux sommes réalisées par les syndics et le liquidateur dans l'affaire Norbourg, et aux sommes retournées par Revenu Québec, assurera la récupération et la distribution, à toutes fins utiles, de la totalité des fonds qui ont été volés aux victimes de l'affaire Norbourg», indique un communiqué.

L'argent versé en avril

L'entente intervient à l'issue d'une conférence de règlement à l'amiable présidée par l'honorable François Rolland, juge en chef de la Cour supérieure. Les audiences du recours collectif étaient sur le point de débuter.

«Les parties ont convenu de régler le recours dans l'intérêt des victimes et afin d'éviter un processus long et coûteux en ressources financières et humaines», ajoute le communiqué.

Cet accord intervient alors que la date à laquelle Vincent Lacroix est admissible à la libération conditionnelle approche. L'ancien président de Norbourg doit, en effet, comparaître le 27 janvier devant la Commission des libérations conditionnelles.

* La Cour supérieure se penchera sur le règlement en mars, et les chèques devraient être postés dès avril. Un site Web et une ligne téléphonique seront mis à disposition des investisseurs, qui ne devraient pas avoir à faire de demande pour obtenir leur argent.






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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mar 20 Juil - 19:19






Mise à jour: 20/07/2010 14:00
Affaire Norbourg
Les vidéos des interrogatoires de Lacroix font réagir




Réal Ouimet © Agence QMI
MONTRÉAL – « Il a vraiment une face à fesser dedans », a lancé en entrevue, mardi, Réal Ouimet, un investisseur floué dans l’affaire Norbourg, après avoir vu des extraits vidéo des interrogatoires de Vincent Lacroix.
«C’est vraiment frustrant de voir ça à la télévision», a confié l’homme qui a perdu 310 000 $.

Dans un passage, l’ancien PDG de Norbourg affirme à l’enquêteur de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui l’interroge qu'il aurait été en mesure de rembourser les investisseurs si les policiers ne l'avaient pas arrêté.

«C’est de la foutaise, s’est insurgé M. Ouimet. En 2006, j’étais allé chez lui. Il avait dit à la télévision, devant tout le monde, qu’il nous rembourserait. Il nous avait dit de nous présenter à la cour, qu’on allait tout comprendre. Il nous a raconté une belle romance. Il n’a jamais rien fait.»

Réal Ouimet, qui a travaillé comme policier durant 38 ans, avait placé tous ses avoirs de retraite à la Caisse de dépôt et placement du Québec par le biais de son conseiller financier.

« La Caisse de dépôt nous garantissait la sécurité. Ce n’était pas payant, mais sécuritaire. (...) Ça ne l’était malheureusement pas », s’est désolé M. Ouimet, qui a dû retourner sur le marché du travail afin de pouvoir boucler ses fins de mois.

« C’est le 25 aout 2005, lors de la perquisition dans les bureaux de Norbourg, que mon représentant financier m’a appelé pour me dire de ne pas tomber sur le dos, qu’ils ont saisi mon fonds de pension, a-t-il raconté. C’est là que j’ai appris que mon argent était chez Norbourg. »

« C’est impossible, c’est une erreur, ils vont nous rembourser, pensait M. Ouimet. Et depuis ce temps, nous sommes en procédures (judiciaires). »

Lucide, l’ancien policier garde tout de même espoir de revoir l’argent de sa retraite.

« Heureusement, j’ai gagné en cour d’appel pour le droit d’aller en recours collectif contre la Caisse de dépôt. J’espère que ça va aboutir à quelque chose. »





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Sam 7 Nov - 8:59

La chronique de Richard Martineau
De la belle visite
Richard Martineau
07/11/2009 07h19



Hier, le théologien musulman Tariq Ramadan a prononcé un discours à l'Université de Montréal, à l'invitation du groupe Présence Musulmane.

Ramadan se targue d'être la figure emblématique de l'Islam progressiste. Mais pour les spécialistes qui ont lu ses livres, cet orateur est le maître du double discours.


Quand il s'adresse aux non-musulmans, il joue la carte de la modération. Mais quand il parle aux islamistes, il jette de l'huile sur leur feu et attise leur haine.

UN MORATOIRE SUR LA LAPIDATION

Il y a quelques années, Nicolas Sarkozy a croisé le fer avec Ramadan sur un plateau de télé.


Il l'a accusé d'être trop mou face à la lapidation des femmes. «Votre frère a justifié la lapidation des femmes adultères, a-t-il dit à Ramadan. Or, la lapidation des femmes est une monstruosité. Justifier une monstruosité ne peut être que le fait d'un déséquilibré. Je voudrais savoir si, pour vous, lapider une femme est monstrueux ou pas...»


Vous savez ce qu'a répondu Ramadan? Il a dit qu'il préconisait un moratoire sur la lapidation des femmes.

UN MORATOIRE!

Sarko n'en croyait pas ses oreilles.


«Quoi? Vous voulez dire qu'on doit renoncer pendant quelque temps à lapider des femmes afin d'organiser un débat au sein de la communauté musulmane pour savoir s'il faut, oui ou non, permettre la lapidation? C'est incroyable!»

FAIRE UN EFFORT

Sarkozy a ensuite invité Ramadan à se prononcer contre le port du voile à l'école.


«Vous vous présentez comme un modéré, a-t-il dit. Alors, demandez aux musulmans de ne pas faire porter le voile à leurs enfants à l'école, d'accepter, quand on est une femme, de se faire soigner par un médecin homme, de ne pas demander d'horaires spécifiques dans les piscines et de se découvrir sur les papiers d'identité.


«Monsieur Ramadan, quand on veut s'intégrer, la communauté nationale doit s'ouvrir, mais celui qui veut être accueilli doit AUSSI faire un effort. Moi, quand je vais dans une mosquée, je retire mes chaussures pour respecter vos coutumes. Eh bien, dans nos écoles, on est tête nue! Dans nos hôpitaux, on ne choisit pas le sexe de son médecin! Dans nos piscines, on est hommes et femmes! Dans nos administrations, on n'a ni la kippa, ni le voile, ni la croix sur le ventre!


«Si vous voulez qu'on vous croie, Monsieur Ramadan, demandez aux musulmans de France de faire cet effort d'intégration en renonçant, pour certains, à faire de la provocation...


«Je vous le demande clairement: faut-il retirer le voile, oui ou non?»


«On peut le retirer», a répondu le théologien. «Pas on peut: il FAUT le retirer», a rétorqué Sarko.


Qui, ici, oserait tenir un tel discours? Lequel de nos élus oserait parler aussi franchement? Personne.


AUCUN politicien n'aurait ce courage. Honte à nous.

UN SILENCE SUSPECT

Un petit mot en terminant sur l'affaire Norbourg.

Comme vous le savez, c'est le liquidateur Ernst & Young qui a pris le contrôle de ce qui restait des fonds Norbourg. Quand cette firme est arrivée dans le portrait, il restait 75 millions de dollars dans les fonds. Soixante-dix millions ont été distribués.

Depuis des mois, les victimes de Vincent Lacroix demandent à Ernst & Young où sont passés les cinq millions manquants.

Pas de réponse.

Depuis deux mois, le journaliste de TVA, Alain Laforest, demande une entrevue avec Ernst & Young. Ernst & Young refuse.

Vous ne trouvez pas que ça sent mauvais?
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mar 22 Sep - 11:30

Mise à jour: 22/09/2009 07:52
Fraude
Lacroix dit regretter

(Journal de Montréal) Marc Pigeon
Le Journal de Montréal


Vincent Lacroix a pris le chemin des cellules, hier matin, après avoir reconnu sa culpabilité à 200 accusations relatives à des fraudes. © PHOTO D'ARCHIVES
Vincent Lacroix regrette d'avoir fraudé ses victimes et a des remords, dit son avocate. En reconnaissant sa culpabilité à toutes les accusations, hier, il a le désir de tourner la page et de reprendre sa vie tranquille, loin des médias.

::encart::

Lacroix n'a pas dit un mot aux journalistes hier, à son arrivée au palais de justice. Ses regrets ne sont pas sortis de sa bouche. C'est plutôt son avocate qui a exprimé les regrets de Lacroix pour la toute première fois, hier.


Son client en a pris plusieurs par surprise en plaidant coupable à 200 chefs d'accusation de fraude, complot pour fraude, complot pour fabrication de faux, fabrication de faux et recyclage des produits de la criminalité. L'affaire de plus de 100 M$ a fait 9200 victimes.


«Mon client a décidé d'enregistrer un plaidoyer de culpabilité dans un effort de tourner la page et poursuivre sa vie», a dit son avocate Marie- Hélène Giroux.


Selon elle, Lacroix est «soulagé» parce qu'il n'aura pas à se taper quatre mois de procès, une expérience stressante pour Lacroix, dit-elle, en raison de la couverture médiatique.


Facteur atténuant


Le plaidoyer de culpabilité de Lacroix devrait aussi être un argument militant en faveur d'une sentence plus clémente, souhaite son avocate. Un «facteur atténuant», dans le jargon juridique.


À ce chapitre, Me Giroux a bien l'intention de se battre pour que la peine purgée par son client pour sa condamnation pénale soit comptabilisée de façon concurrente, c'est-à-dire qu'elle soit soustraite à la peine à venir au criminel.


Celle-ci sera d'ailleurs débattue vendredi, alors que Lacroix prendra la parole devant le juge Richard Wagner. Un témoignage qui s'annonce long, prévient son avocate.


Le magistrat a demandé à Lacroix si, en plaidant coupable, il reconnaissait que la Couronne avait prouvé la véracité des accusations portées contre lui, et si son plaidoyer était volontaire et fait en toute connaissance de cause, questions auxquelles l'ex-président de Norbourg a répondu oui.


Il va l'accepter et la purger


La poursuite a demandé l'incarcération immédiate de l'accusé, ce à quoi a consenti le juge Wagner.


Me Giroux a réclamé que son client soit protégé lors de sa détention à l'établissement Rivièredes- Prairies, en raison des «ennuis» subis lors de son dernier séjour. Le juge a indiqué qu'il en ferait une recommandation.


Le plaidoyer de culpabilité de Lacroix n'a pas été obtenu en échange d'une sentence réduite, a assuré l'avocat de la poursuite, Me Serge Brodeur. Aucune suggestion commune ne sera proposée.


Par ailleurs, les procédures se poursuivent pour les procès des cinq coaccusés de Vincent Lacroix. Le tribunal a entrepris la sélection du jury, hier.



Rétrospective des événements

Août 2005


L'affaire Vincent Lacroix éclate au grand jour et on apprend que de nombreux investisseurs de Norbourg ont été floués.


10 mars 2006


L'Autorité des marchés financiers (AMF) dépose 51 accusations de nature pénale en vertu de la Loi sur les valeurs mobilières, contre Vincent Lacroix.


11 décembre 2007


Lacroix est déclaré coupable des 51 accusations déposées contre lui. Il aurait effectué 137 retraits irréguliers totalisant 115 millions de dollars.


28 janvier 2008


Le juge Claude Leblond condamne Lacroix à 12 ans moins un jour de prison.


Juillet 2008


Le juge André Vincent réduit la peine de Lacroix à huit ans et demi.


9 juillet 2009


Lacroix obtient une liberté sous caution.


21 juillet 2009


Vincent Lacroix sort de prison et gagne une maison de transition de Saint-Henri.


21 août 2009


La cour d'appel réduit la peine de Lacroix, la faisant passer à 5 ans de pénitencier. Il pourrait reprendre sa liberté dans les jours suivants.


14 septembre 2009


Le juge Richard Wagner entend les demandes d'exemption des candidats-jurés qui ne veulent pas faire partie du jury qui sera chargé de le juger.


21 septembre 2009


Vincent Lacroix reconnaît sa culpabilité à 200 accusations criminelles, évitant du coup un procès de quatre mois.








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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mar 22 Sep - 5:55

Mise à jour: 22/09/2009 04:00
Fraude
Coaccusés: des chefs d’accusation par centaines

Agence QMI

Maintenant que le chef d’orchestre de Norbourg, Vincent Lacroix, a plaidé coupable, ses cinq acolytes subiront leur procès au criminel.

Félicien Souka, 37 ans, était l’informaticien du groupe et produisait des rapports mensuels sur l'état de situation des fonds en caisse. Il doit répondre à 174 chefs d’accusation.

Serge Beugré, 43 ans, était directeur général de Norbourg. Il fait aussi face à 174 chefs d’accusation.

Jean Cholette, 45 ans, était teneur de livres de Norbourg International. Il est accusé de 150 chefs.

Rémi Deschambault, 57 ans, était un comptable agréé qui faisait la vérification externe des fonds Norbourg ainsi que les déclarations fiscales personnelles de Vincent Lacroix, de son épouse et de plusieurs des sociétés contrôlées par Lacroix. Cent trente et un chefs d’accusation pèsent contre lui.

Jean Renaud, 40 ans, était fonctionnaire depuis 1997 au ministère des Finances à Québec et fut aussi consultant pour Norbourg. Il a été congédié du ministère le jour de son arrestation. Il est accusé de 93 chefs.

Jury à former

Plus de 500 personnes ont défilé, lundi, devant le juge Richard Wagner afin de sélectionner 12 candidats pour former le jury.

Les candidats devaient répondre à quatre questions avant d’être retenus. « Avez-vous entendu parler de l’histoire Norbourg? Avez-vous une opinion sur le sujet? Si oui, pouvez-vous juger cette affaire uniquement avec la preuve? Et le fait que deux accusés (MM. Souka et Beugré) sont de race noire pourrait-il influencer votre jugement? »

En début d’après-midi, quatre personnes avaient été choisies. Les jurés recevront 90 $ par jour pour la durée des assises criminelles qui devraient être de trois mois. Les accusations vont de la fraude au blanchiment d’argent en passant par la fabrication de faux documents.

De son côté, après avoir enregistré son plaidoyer de culpabilité aux 200 chefs qui pesaient contre lui, Vincent Lacroix a repris le chemin des cellules. Son avocate a demandé une « surveillance particulière ». L’homme de 42 ans était en semi-liberté depuis le 29 juin et devait bénéficier d’une libération complète à la fin de septembre.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mar 22 Sep - 5:54

Mise à jour: 22/09/2009 04:00
Affaire Norbourg
Les victimes sont des plus sceptiques

Marc Pigeon

« Je ne pense pas que ce gars-là ait un cœur. C’est impensable qu’il ait des remords. »

Jean-Guy Houle, dont les deux petites-filles ont perdu leur héritage (195 000 $) laissé par leurs deux parents décédés tragiquement, ne croit pas au repentir de Lacroix.

« Je ne l’ai jamais vu regarder le monde dans les yeux », se souvient-il, ce qui lui donne une indication sur sa sincérité, croit-il.

M. Houle réagit négativement au plaidoyer de culpabilité de Lacroix. Il croit que le procès aurait peut-être pu permettre de découvrir où est passée une partie de l’argent.

Quant à Réal Ouimet, un ancien chef de police de Bromont qui a perdu 300 000 $ dans le cauchemar, Vincent Lacroix peut bien aller se rhabiller avec ses regrets.

« C’est facile, ça, dit-il. Qu’il rembourse, après il pourra regretter. »

Quelque chose à cacher ?

Les aveux de Lacroix laissent un arrière-goût à cet ancien gardien de la loi. Il craint que Lacroix ait quelque chose à cacher, en évitant ainsi un procès. « Il doit y avoir quelque chose qu’ils ne veulent pas que ça se sache (sic) », dit-il.

L’avocate de Vincent Lacroix, Me Marie-Hélène Giroux, réfute ces allégations. « La théorie du complot, c’est très attrayant, mais ça n’a rien à voir », dit-elle.

Elle souhaite que les victimes de son client se réjouiront de la reconnaissance de culpabilité de Lacroix.

« Que pourrait-on vouloir de plus de lui? On ne peut pas tuer quelqu’un deux fois », dit-elle.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Lun 14 Sep - 6:31

Mise à jour: 14/09/2009 06:05
Escouades - Crimes économiques
Heureux, mais prudents

(Journal de Montréal) Éric Yvan Lemay
Le Journal de Montréal

Les victimes de Vincent Lacroix et Earl Jones sont heureuses des mesures annoncées par le gouvernement, mais elles demeurent prudentes quant aux résultats que ces nouvelles escouades pourront obtenir.

::encart::

«J'ai bien peur que ce ne soit pas fini. C'est trop tentant», estime Jacques Dodier. Selon lui, il faut absolument que les «bandits à cravates» aient peur de se faire prendre et que les peines soient plus sévères.


Même son de cloche du côté de Réal Ouimet. L'ancien directeur du service de police de Bromont estime que les peines doivent être revues à la hausse. «Même pour une petite fraude comme des chèques sans provision, ce devrait être trois mois au minimum», soutient celui qui a perdu environ 300 000 $ dans le scandale Norbourg.


«Ce sont de bonnes intentions, mais selon moi, ce n'est pas l'AMF qui devrait s'occuper de ça. On devrait plutôt confier la responsabilité aux policiers», dit Danielle Manouvrier, une victime d'Earl Jones


Plus de pouvoirs


Malgré tout, les victimes se réjouissent que le gouvernement bouge enfin. «Ça va donner des griffes à l'AMF», croit Réal Ouimet.


Pour Jean-Guy Houle, il faut que les nouveaux agents soient compétents. «C'est pas juste une affaire de nombre», dit celui qui a perdu les 195 000 $ appartenant à ses petites-filles.


Les trois victimes trouvent également dommage qu'on n'ait rien prévu pour venir en aide financièrement aux victimes.


Les victimes de «bandits à cravates» comme Earl Jones et Vincent Lacroix doivent rencontrer le premier ministre Stephen Harper lors d'un entretien privé mardi à Ottawa.








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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mar 8 Sep - 8:22

Mise à jour: 08/09/2009 08:11
Justice
Vincent Lacroix parmi les démunis

(Journal de Montréal) Mathieu Turbide
Le Journal de Montréal

Avant de pouvoir profiter de sa liberté totale, le fraudeur Vincent Lacroix doit nettoyer et restaurer des meubles et des électroménagers usagés à la Société de Saint-Vincent-de- Paul, à Montréal.


Une équipe de TVA a croqué des images de l'ex-pdg de Norbourg, alors qu'il se rend à son travail pour effectuer les travaux communautaires.


Loin du look de financier en complet-cravate, Vincent Lacroix portait jeans, t-shirt noir, casquette et lunettes fumées lorsque les caméras de TVA l'ont filmé.


Le fraudeur, qui a floué plus de 9 000 investisseurs et dilapidé 115 millions $, se rend au travail en métro avec son sac à dos.


Lacroix s'acquitte bien de ses tâches, selon Pierre Portelance, le responsable de la Société de Saint-Vincent-de-Paul où il doit effectuer ses travaux communautaires.


«Il fait son ouvrage tel que demandé. [...] Il peut laver les planchers, nettoyer des frigidaires, des poêles, des cuisinières, pour qu'il y ait une revente et pour que ça soit propre pour les démunis», a décrit M. Portelance, en entrevue à TVA.


Un démuni ?


À son avis, Vincent Lacroix est lui-même un «démuni».


«C'est la mission de la Société de recevoir les démunis. Alors, pour nous, Vincent, c'est un démuni et il apprend les rudiments de la vie en s'améliorant, en améliorant son sort», a-t-il poursuivi.


L'ancien gestionnaire de placements, qui est âgé de 42 ans, effectue ces travaux communautaires depuis le 21 juillet dernier, après avoir purgé 17 mois de prison.


Il demeure depuis dans une maison de transition du quartier Saint-Henri, à Montréal.


En janvier 2008, il avait d'abord été condamné à 12 ans moins un jour d'emprisonnement. Mais, au printemps, un juge du Québec a réduit sa sentence à 42 mois d'emprisonnement.


Un juge doit décider demain si les 197 chefs d'accusations qui pèsent toujours contre Lacroix seront maintenus ou s'ils seront abandonnés.


Si cette demande de Lacroix est acceptée, il sera alors en liberté conditionnelle complète le 27 septembre prochain.








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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Sam 22 Aoû - 7:21

Mise à jour: 22/08/2009 07:02
Affaire Lacroix
Les victimes anéanties

(Journal de Montréal) Marc Pigeon
Le Journal de Montréal


Vincent Lacroix à sa sortie de prison en juillet. © Agence QMI - Archives
La réduction de la peine de Vincent Lacroix reste de travers dans la gorge des victimes de l'ex-président de Norbourg.


«Je suis hors de moi, révolté, dit Michel Vézina, 70 ans, qui a perdu 300 000 $ dans des placements. C'est une vie de travail ça, monsieur, qu'il nous a pris.»

::encart::

«Ça donne quasiment le goût de se faire justice soi-même. Après quatre ans, le criminel est en liberté et nous, on est encore dans la marde et on attend notre date de procès (pour un recours collectif).»


Les nouvelles négatives qui se succèdent, en regard de l'affaire Vincent Lacroix, remuent les tripes des victimes.


«On vient tout à l'envers quand on pense à ça», dit-il.


Jean-Guy Houle, 66 ans, a vu partir des placements de 195 000$ en fumée aux mains de Lacroix. Cet argent était celui de ses deux petites-filles, orphelines à la suite d'un accident qui a tué leurs parents.


«Quelle sorte de juge peut faire ça?, s'interroge-t-il. Lacroix a détruit la vie de 9200 personnes. C'est quasiment d'encourager les Vincent Lacroix de ce monde.»








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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Ven 7 Aoû - 8:45

La chronique de Christopher Hall
Porter sa croix
Christopher Hall
07/08/2009 07h38

hall_commentaire@journalmtl.com


Me voici de retour après un mois de vacances. Malgré le temps maussade des dernières semaines, je passe un bel été empreint de tranquillité. Un seul nuage assombrit mon ciel, l'arrivée de mon nouveau voisin.


Ce n'est pas qu'il écoute de la musique techno à toute heure de la nuit, ni qu'il passe sa tondeuse tôt le matin, c'est un gars très tranquille qui ne ferait pas de mal à une mouche. Mais ne lui mettez pas une calculatrice dans les mains ! Dans le temps de le dire, il dilapidera les avoirs de tout le voisinage. Vous l'aurez deviné, mon nouveau voisin s'appelle Vincent Lacroix.


En effet, purgeant une peine de 10 ans pour avoir floué des gens de 115 millions, Lacroix vient d'être transféré dans une maison de transition de Saint-Henri après seulement 18 mois d'incarcération. Si Lacroix est sorti de prison, ses victimes, elles, sont loin d'être sorties de leur enfer. La plupart sont des petits investisseurs, et bon nombre d'entre eux devront retourner travailler jusqu'à la fin de leurs jours.


Je ne suggère pas que Lacroix passe le reste de ses jours en prison comme c'est le cas pour Bernard Madoff aux États-Unis (condamné à 150 ans pour des fraudes totalisant 65 milliards). En revanche, j'aime bien imaginer Lacroix dépérir en prison, et avoir de la difficulté à s'asseoir pour le reste de ses jours. Mais comme il est à la fin trentaine, une condamnation à vie coûterait trop cher aux contribuables.


BONNES VIEILLES MÉTHODES


Alors, pourquoi ne pas le punir en ramenant quelques vieilles traditions, comme le pilori : une structure de bois monté au milieu de la place publique, qui coinçait la tête et les mains du voleur. Pendant plusieurs jours, les habitants pouvaient tirer des légumes pourris au visage du condamné. Mais, avouez que même pourrie, une tomate lancée au visage de Lacroix demeure du gaspillage.


Au XIXe siècle, les Britanniques expédiaient les malfrats en Australie. Mais depuis, ce coin du monde est devenu une destination de rêve, il ne sert donc plus à rien d'envoyer Lacroix aux antipodes.


Je suggère plutôt qu'on l'envoie aux antipodes de sa réalité. À Saint-Henri, pas dans une maison de transition aux frais des contribuables, mais dans un «1 1 /2» délabré, avec vue sur le conteneur à vidange d'un restaurant chinois, bien loin de sa somptueuse maison de rêve (rêve dans le sens : bâtie avec les rêves des autres !).


Et au lieu de petits travaux communautaires pendant quelques mois au bénéfice de la communauté, Lacroix devrait exécuter des travaux au bénéfice des gens qu'il a monstrueusement trompés. Déjà que Madame Gignac a eu ses REER dépensés Chez Parée par Lacroix, on ne lui demandera pas de payer 50 piastres par semaine l'hiver prochain pour faire déneiger son entrée. Vincent s'en occupera. Même chose pour le gazon de M. Touchette, le grand ménage de Mme Simard, et la peinture du 5 1 /2 du couple Barnabé. Bon, je ne nommerai pas les 9 196 autres victimes, mais ça devrait occuper notre Vincent pour quelque temps.


Si Lacroix voulait accélérer sa rédemption et faire son chemin de croix plus rapidement, une solution s'offre cependant à lui. Comme il est bon avec les chiffres, Lacroix pourrait aider ses victimes en complétant leurs rapports d'impôt. Sans contrevenir à la loi évidemment, je suis convaincu que Lacroix trouverait quelques échappatoires leur permettant des remboursements d'impôt plus avantageux. Et si jamais vous décidiez de tricher, assurez-vous que ça soit pour des gros montants, car au Québec pour l'instant, c'est encore «gros fraudeur p'tit labeur».
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Jeu 9 Juil - 7:19

Justice
Les victimes ne le digèrent pas
Marc Pigeon
Le Journal de Montréal
09/07/2009 04h31




Les victimes de Norbourg ne digèrent tout simplement pas que Vincent Lacroix ait obtenu sa liberté aussi rapidement.


«Je suis écoeuré, je trouve ça écoeurant qu'un juge puisse en arriver à une décision comme ça.»


Jean-Guy Houle a vu le pécule destiné à ses petites-filles, dont les parents sont morts dans un accident, s'évaporer au profit de Lacroix. Une somme de 97 500 $ chacune, qu'elles ne reverront sans doute jamais.


L'homme de 66 ans, qui a travaillé pour les services correctionnels avant de prendre sa retraite, estime que Lacroix aura la vie facile à la maison de transition où il logera pour au moins les neuf pro-chains mois.


«C'est le Club Med», dit-il. Selon lui, la décision de libérer Lacroix en est une qui accentuera la colère des victimes déjà furieuses. «C'est nous humilier encore plus», dit-il.


Pour Réal Ouimet, ancien chef de police de Bromont devenu responsable de la sécurité au centre de ski après avoir perdu son fonds de pension de 300 000 $, la décision est «ridicule».


«On se croirait dans un autre pays, dit-il. En Europe ou aux États-Unis, il ne serait pas sur la rue. C'est rien pour remonter le moral.»


M. Ouimet en veut à l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour son laxisme et sa lenteur à réagir dans ce dossier. «Pendant ce temps, les fraudeurs se promènent en liberté», dit-il.


Michel Vézina, quant à lui lésé de 310 000 $, se désole de voir Lacroix aller faire des travaux communautaires.


«J'en ai, moi, des travaux communautaires à lui faire faire, dit-il de façon sarcastique. Je lui ferais tailler des haies et faire de la peinture, tondre le gazon.»


«J'ai appris ça à la télé, dit l'homme de 70 ans. Ça n'a pas de maudit bon sens. Je viens tout à l'envers.»


M. Vézina avoue avoir pensé à se venger. Mais après mûre réflexion et en avoir discuté avec son épouse, il a réalisé qu'il écoperait sans doute d'une sentence plus longue que celle de Lacroix...
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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Jeu 9 Juil - 7:18

Mise à jour: 09/07/2009 04:23
Vincent Lacroix
Pas bienvenu dans le voisinage

(Journal de Montréal) Marc Pigeon
Le Journal de Montréal


Vincent Lacroix vivra désormais dans cette maison de transition, rue St-Jacques à Montréal. © Marc Pigeon
Bien qu'ils ne croient pas avoir de problèmes avec leur futur voisin, les habitants du secteur n'ont pas l'intention d'inviter Vincent Lacroix à prendre un café chez eux.

::encart::

Sitôt libéré, l'ex-cerveau de Norbourg viendra s'installer dans un Centre résidentiel et communautaire (CRC) du quartier Saint-Henri, rue Saint-Jacques.


Dans cette maison de transition d'une capacité de 25 places, Lacroix sera appelé à côtoyer d'autres délinquants en semi-liberté et des toxicomanes, tous francophones.


Le centre est situé dans un secteur jouxtant des triplex, une coopérative d'habitation, un immeuble pour personnes âgées et un HLM de l'office municipal d'habitation.


La venue de Lacroix en a surpris plus d'un dans le quartier, hier.


«Ce sera la première fois qu'on aura un voisin aussi célèbre», a dit Francine Ruel.


Si elle le rencontre sur un trottoir du voisinage, elle n'a certainement pas l'intention de lui dire bonjour. «Il va se sentir mal à l'aise», assure-t-elle.


«Moi, je n'ai pas l'intention qu'il vienne ici prendre un café», ajoute son amie Christiane Lépine.


«Sa place est en prison»


Dans l'ensemble, ce n'est pas l'arrivée de Lacroix qui pose problème chez ses futurs voisins, mais plutôt sa libération.


«Sa place n'est pas ici, sa place c'est en prison», dit Benoît Thibault, qui habite un triplex dans une rue en face de la maison de transition. Même réaction chez une autre voisine, Diane Bisaillon : sa place est en prison. Elle prend pour exemple la peine de Bernard Maddof, aux États-Unis, condamné à plus de 100 ans de prison pour fraudes. «C'est ça, une sentence», dit-elle.


Personnes âgées


M. Thibault déplore la rapidité avec laquelle il est sorti de prison : avant même que sa condamnation ait fini de défrayer la manchette, il est déjà sorti, dit-il.


M. Thibault estime que la maison de transition est son voisin le moins problématique. Tout y est calme et propre. Rarement voit-on les détenus déambuler sur le trottoir.


Toutefois, la présence dans le voisinage de plusieurs personnes âgées, d'habitude vulnérables, qui pourraient être appelées à côtoyer Lacroix, inquiète des gens.


«Il ne faut pas qu'il aille les arnaquer, dit Mme Lépine. Ce sont des gens faciles à enfirouaper. Mais tant qu'il fait juste ce qu'il a à faire...»








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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Lun 19 Jan - 11:14

Mise à jour: 19/01/2009 07:54
Récession
Moins de clients aux bars de danseuses


Yves Gingras
Le Journal de Montréal
Les bars de danseuses montréalais vivent mal les premiers signes de la récession, surtout ceux qui comptaient sur les clients américains ou… sur une clientèle d’affaires pour faire leur beurre.

« Je dirais que nous subissons une baisse d’environ 15 % de notre chiffre d’affaires », confie un employé du Solid Gold, bar situé boulevard Saint-Laurent.

« Du côté des clients québécois, ça va bien. La récession n’est pas un facteur déterminant. Si un gars perd sa job, il vient noyer son désespoir. S’il se trouve une job, il vient fêter ça avec ses chums », constate cet employé.

Le bât blesse toutefois du côté des clients américains. « Je dirais que nous constatons une diminution du nombre des Américains depuis l’été dernier, soit depuis le début des difficultés économiques chez nos voisins du sud. »

Les hommes d’affaires

Au bar Chez Parée, le nec plus ultra en matière de clubs de danseuses à Montréal, les beaux jours de Vincent Lacroix, président déchu de Norbourg et maintenant en prison, sont loin. Quant aux autres hommes d’affaires, ils se font plus rares et… moins généreux.

« Si je me fais pas de cash ce soir, je ne travaillerai pas longtemps ici », explique une danseuse de Chez Parée, qui déplore le fait que les clients les plus riches ne sont plus au rendez-vous.

Les soirées sont très tranquilles Chez Parée. Les six danseuses présentes ce soir-là se démènent… Peine perdue !

« Quand il y a un match de hockey, les clients s’en vont tous à 6 h 30. Ils viennent pour le buffet gratuit, ils tètent une bière puis ils s’en vont à la game », se lamente la jeune dame au reporter du Journal. Le bar Chez Parée est situé tout près du Centre Bell.





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 7 Jan - 7:50

Mise à jour: 07/01/2009 06:40
Robert Duval avait caché ses liens avec Vincent Lacroix
Un ex-représentant reconnu coupable de 39 chefs d’accusation




Alain Bisson
Le Journal de Montréal

La Chambre de la sécurité financière (CSF) rosse un ex-représentant étroitement lié à certaines opérations financières de Vincent Lacroix, fondateur déchu de Norbourg.

Dans une décision écrite datée du 23 décembre et publiée hier, le comité de discipline de la CSF déclare Robert Duval coupable de 39 des 47 chefs d’accusation déposés contre lui.

L’ex-actionnaire de Groupe Futur a notamment donné de l’information fausse ou incomplète à ses clients, il n’a pas agi dans leur intérêt, il n’a pas eu le souci de bien connaître leurs besoins et il s’est placé en situation de conflit d’intérêts, conclut la CSF.

Le comité de discipline de la Chambre lui reproche entre autres d’avoir caché à ses clients ses liens d’affaires avec Vincent Lacroix et Norbourg.

M. Duval a d’abord vendu à M. Lacroix ses parts dans Groupe Futur, en avril 2003, puis il a cédé à la société sa clientèle pour 600 000 $, en septembre de la même année.

Planures du Nord-Ouest

Par la suite, Vincent Lacroix lui a octroyé des prêts totalisant 3,3 M$ pour le lancement de Planures du Nord-Ouest, un producteur de paillis de bois.

« L’acceptation pour son entreprise d’un financement d’envergure par M. Lacroix était de nature à engendrer un conflit d’intérêts entre [M. Duval] et ses clients dont il dirigeait les avoirs vers les fonds Norbourg et [M. Duval] aurait dû le savoir », écrit le comité de discipline de la CSF.

« Il y avait en l’espèce un risque important que les intérêts de [M. Duval] et ceux de ses clients puissent diverger. Ses devoirs envers eux et ses intérêts personnels risquaient d’être en opposition. Son jugement ou sa loyauté pouvaient être défavorablement affectés. Son indépendance professionnelle pouvait être questionnée [sic]. Il a été fautif en faisant défaut de les en aviser », continue le comité.

Une audition aura lieu au cours des prochaines semaines afin de déterminer la sanction qui sera imposée à M. Duval.

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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mer 17 Déc - 8:23

Mise à jour: 17/12/2008 04:00
Saisie de documents
Affaire Norbourg: KPMG perd une bataille contre l’AMF




Alain Bisson
Le Journal de Montréal
La firme de vérificateurs KPMG a perdu une des batailles qui se déroulent en parallèle du recours collectif de l’affaire Norbourg.

Dans un jugement rendu la semaine dernière, la Cour supérieure rejette une requête présentée par la société en octobre dernier.

KPMG tentait de faire exclure des documents produits par elle et saisis lors des perqui- sitions menées en août 2005, notamment dans les bureaux de Vincent Lacroix et de Norbourg.

Bras de fer

Le bras de fer dont il est ici question oppose KPMG et l’Autorité des marchés financiers (AMF), deux des organisations poursuivies avec le recours collectif.

La première est visée en sa qualité de vérificatrice des états financiers de la famille des fonds Évolution, alors que les investisseurs de Norbourg reprochent à l’AMF de n’avoir pas correctement fait son travail de supervision des activités de Vincent Lacroix.

Les défendeurs ne font pas tous front commun contre le recours, et certains d’entre eux ont même des intérêts divergents, souligne le juge André Provost.

C’est le cas de KPMG et l’AMF. Dans sa défense, l’organisme réglementaire tente même de faire porter une partie de blâme à la maison de vérification.

Or, KPMG ne veut pas que l’AMF utilise pour sa défense - et contre elle - certains de ses rapports de vérification saisis en août 2005.

KPMG estimait que leur utilisation par l’AMF est illégale dans le cadre du recours collectif parce qu’ils ont été saisis pour d’autres fins, soit l’enquête et les poursuites pénales contre Vincent Lacroix.

Le juge Provost n’est pas de cet avis et il permet à l’AMF d’organiser sa défense avec les documents en litige.

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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Mar 9 Déc - 9:26

Mise à jour: 09/12/2008 04:00
De la difficulté à mettre la main sur des documents
Vincent Lacroix renonce à faire payer les contribuables...pour l’instant



Alain Bisson
Le Journal de Montréal
Vincent Lacroix renonce, pour l’instant, à tenter de faire payer par les contribuables ses frais de défense à son procès criminel pour des fraudes de 95 M$ commises aux dépens des investisseurs de Norbourg, a appris Le Journal de Montréal.

Incarcéré depuis le début de l’année, le fondateur déchu de Norbourg n’a pas pu mettre la main sur tous les documents nécessaires au dépôt de sa demande d’assistance juridique, a indiqué son avocat, Clemente Monterosso, au cours d’un entretien.

La requête de type Robowtham de M. Lacroix devait être entendue à compter de demain par le juge Richard Wagner, de la Cour supérieure de Montréal.

Me Monterosso a indiqué qu’il ne sait pas encore quand il sera en mesure de la présenter.

« C’est très difficile pour M. Lacroix de retracer tous les documents nécessaires du fond d’une cellule », a soumis l’avocat.

Cependant, au moins deux des cinq coaccusés de M. Lacroix - Jean Cholette et Jean Renaud - iront de l’avant avec leur propre requête, tel qu’annoncé lors d’une audience préliminaire en septembre dernier.

Selon l’avocat de M. Renaud, Frank Pappas, Rémi Deschambault a aussi l’intention de demander l’aide de l’État pour défrayer sa défense, mais son avocat le fera à une date ultérieure.

Les demandeurs soutiennent qu’ils n’ont pas les ressources financières pour présenter une défense pleine et efficace, surtout dans le cadre d’un long procès de plus de quatre mois.

Anciens collaborateurs

Les coaccusés de M. Lacroix - Serge Beugré et Félicien Souka complètent le groupe - sont d’anciens collaborateurs.

Le sextet fait face à un total de 922 chefs d’accusation de fraude, de complot, de fabrication de faux et de blanchiment d’argent. Les six hommes ont été coffrés par la Gendarmerie royale du Canada en juin dernier, presque trois ans après l’éclatement du scandale Norbourg.

Les coaccusés de M. Lacroix ont été libérés par la suite en attente de leur procès, mais l’ex-président de Norbourg est toujours sous les verrous. Il purge depuis janvier dernier une peine de prison de huit ans et demi après avoir été reconnu coupable des 51 chefs d’accusation pénale déposés contre lui par l’Autorité des marchés financiers.

abisson@journalmtl.com





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MessageSujet: Re: Journal de Montéal   Jeu 13 Nov - 8:42

Mise à jour: 13/11/2008 06:22
Pour éviter de payer les montants réclamés
Un autre collaborateur de Vincent Lacroix déclare faillite



Photo © Benoit-Pelosse/Journal de Montréal
Yvon Laprade
Le Journal de Montréal

Pour éviter d’avoir à payer les montants qui lui sont réclamés dans l’affaire Norbourg, un autre collaborateur de Vincent Lacroix vient de faire faillite, a appris hier Le Journal de Montréal.

Serge Beugré, ex-bras droit de Vincent Lacroix, à qui le syndic RSM Richter réclame un montant de plus de 600 000 $, a déposé son bilan lundi.

Ces montants auraient été touchés par Beugré sans « considérations valables » et ne seraient « pas justifiés », selon RSM Richter.

Le document de faillite a été transmis au Bureau du surintendant des faillites du Canada.

Beugré, qui a 44 ans et qui habite Laval, était vice-président aux opérations chez Norbourg.

Dans la cession de ses biens soumise auprès d’un syndic, il prétend détenir un actif de 60 908 $ et un passif de 167 602 $.

« On peut laisser les petits investisseurs tirer leurs propres conclusions. Il faut se demander où est l’argent », a questionné le syndic Gilles Robillard, de la firme RSM Richter.

Les autres également

Depuis l’éclatement de l’affaire Norbourg, les ex-collaborateurs de Vincent Lacroix ont tous éprouvé des ennuis financiers.

Lacroix lui-même a fait faillite. On lui réclamait 36 M$. Ce sont des sommes qu’il aurait empochées et qui auraient servi à acheter des immeubles de même qu’un important bloc d’actions dans Ressources Dianor (8 M$).

Le fisc et les petits investisseurs - qui ont intenté un recours collectif pour récupérer les 130 M$ - sont également sur sa trace.

Délateur

Éric Asselin, qui était vice-président, finances chez Norbourg et qui a joué un rôle de délateur, a lui aussi demandé l’intervention d’un syndic pour faire faillite. On lui réclamait 900 000 $.

Lors de son interrogatoire, Asselin avait admis avoir encaissé plus de 600 000 $, qu’il avait conservés dans sa maison en argent liquide.

Jean Cholette, ex-contrôleur chez Norbourg, en est un autre qui a utilisé ce moyen ultime, incapable de subir la pression exercée par ses créanciers dans le dossier Norbourg. Dans son cas, les montants qu’il aurait touchés sans justification s’élèveraient à 320 000 $.

Empressé

Pour sa part, David Simoneau, qui était responsable du « back office » et qui est cousin de Lacroix, n’a pas attendu que le syndic et le fisc lui fassent une réclamation. Il s’est empressé de faire faillite.

Un seul ex-collaborateur de Vincent Lacroix n’a pas encore déposé son bilan. Il s’agit de Félicien Souka, l’informaticien de Norbourg, à qui on réclame 257 000 $.

Rappelons que plusieurs ex-collaborateurs de Vincent Lacroix, entre autres Cholette, Souka, Beugré, Rémi Deschambault et Jean Renaud, font l’objet d’accusations au criminel.

ylaprade@journalmtl.com





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