Scandale Norbourg

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 Hebdos

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Enyl

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MessageSujet: Re: Hebdos   Ven 21 Aoû - 16:23

Peine réduite à 5 ans pour Vincent Lacroix
Article mis en ligne le 21 août 2009 à 15:46
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Peine réduite à 5 ans pour Vincent Lacroix
L'Autorité des marchés financiers étudiera attentivement la décision de la Cour d'appel, qui réduit la peine imposée à Vincent Lacroix à 5 ans moins un jour.

Les honorables juges Benoît Morin, François Doyon et Lise Côté de la Cour d'appel du Québec ont rendu une décision qui réduit la peine de Vincent Lacroix à 5 ans moins un jour d'emprisonnement. L'Autorité des marchés financiers qui plaidait pour le rétablissement de la peine à 12 ans moins un jour est vivement déçue de la décision rendue.

L'Autorité utilisera le délai qui lui est imparti pour étudier attentivement le jugement rendu par la Cour d'appel avant d'annoncer si elle portera ce dossier devant la Cour suprême du Canada. Il apparaît que la réduction de la peine de Vincent Lacroix lance un message négatif quant à la possibilité d'obtenir au pénal des sentences proportionnelles à la gravité des infractions commises. Elle considère toujours que les crimes économiques sont graves et dommageables et qu'ils doivent être sanctionnés avec toute la sévérité nécessaire par des peines exemplaires et dissuasives.

Rappelons que le 11 décembre 2007, le juge Claude Leblond a déclaré Vincent Lacroix coupable des 51 chefs d'accusation déposés par l'Autorité le 9 mars 2006. En janvier 2008, ce même juge a imposé une peine d'emprisonnement de 12 ans moins 1 jour à Vincent Lacroix. Puis, le 8 juillet 2008, le juge André Vincent de la Cour supérieure du Québec rendait une décision réduisant la peine à 8 ans et demi.

Notons enfin que la décision rendue par la Cour d'appel est disponible à la section Dossiers de l'heure/Norbourg sur le site web de l'Autorité au www.lautorite.qc.ca.
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Enyl

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MessageSujet: Re: Hebdos   Ven 23 Jan - 9:11

2008 : L’ANNÉE NOIRE
par Patrick Charlebois
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Article mis en ligne le 22 janvier 2009 à 16:56


Wall Street 2008 : L’ANNÉE NOIRE
L’année 2008 passera à l’histoire comme étant une année où nous avons connu une hécatombe boursière, mais aussi des extrêmes qui ont tout simplement redéfinir les défis que doivent affronter les investisseurs boursiers à travers la planète. Ce n’est pas le choix qui manque pour faire le bilan de l’année qui vient de se terminer, une année où nous avons vu le pire en matière de règles de gouvernance et d’éthique en affaires.
Des bourses qui s’écrasent, une devise canadienne difficile à suivre, une bulle spéculative qui s’est tout simplement dégonflée en quelques jours au niveau des ressources naturelles sont tous des phénomènes qui ont marqué les derniers mois en bourse. Fin février 2008, il fallait 102,54 cents U$ pour acheter un huard. Le 20 novembre dernier, 77,15 cents u$ étaient suffisants, un écart de 25,39 cents en neuf mois. Mettez-vous à la place de Kruger essayer de planifier vos exportations ou vos achats aux États-Unis avec un tel environnement !
Les États-Unis et Wall Street : la source du mal
Ajoutez à ce cocktail des américains qui sont incapables de payer leur hypothèque sur des maisons dont les valeurs fondent rapidement et des banques dont les plans d’affaires ont fait l’objet de plusieurs critiques de nature éthiques. Qui aurait pu prédire qu’avant de manger notre dinde à Noël en 2008, que 3 des 5 banques d’affaires aux États-Unis étaient pour disparaître ? En effet, d’abord il y a eu Bear Stearns en mars, puis ce fut au tour de Lehman Brothers et Merrill Lynch en septembre. À Wall Street, il ne reste que Goldman Sachs et Morgan Stanley qui ont survécu à l’ouragan de la crise économique des derniers mois, et ces dernières se transformeront en banque traditionnelle avec la bénédiction de la Réserve Fédérale. Aujourd’hui, nous constatons le paradoxe suivant : les États-Unis, le pays symbole de la libre-entreprise où le capitalisme et la recherche de profits dictent les modèles d’affaires, c’est maintenant le gouvernement qui est le plus gros créancier hypothécaire au pays. Une douce revanche pour Carl Marx !
Passer de la fin des Hummers, à la fin de GM !
Cela semble une éternité et pourtant, dans la semaine du 30 juin, le prix moyen du litre d’essence a fracassé un record à Trois-Rivières à 149,4 cents le litre d’essence. Le 20 décembre dernier, on faisait le plein à 79,4 cents le litre. Malgré cette baisse dramatique du prix de l’essence en peu de temps, nous avons payé en moyenne 15 % de plus notre essence par rapport à 2007 et le volume est resté sensiblement pareil. Collectivement, nous avons donc payé près de 1,5 milliard de dollars de plus en essence cette année, l’équivalent macroéconomique d’une hausse de nos impôts directs. Un des nombreux paradoxes que nous a offert la dernière année est certainement l’opinion des analystes sur le prix du pétrole. Au mois de juin, nous avons entendu de nombreux analystes prédire que les réserves en pétrole ne seront pas capables de rencontrer la demande des prochaines années venant des pays émergents comme la Chine et le Brésil. À la fin décembre, les pays de l’OPEP ont annoncé la plus grosse réduction de production de leur histoire, et les nouveaux investissements au niveau des sables bitumineux sont presque arrêtés.
799,288,695,471 $ : 4000 fois le Budget de la ville de Trois-Rivières
Non, ce n’est pas le prochain gros lot du 6/49. 799 milliards de dollars, c’est le montant des pertes boursières à partir du début de 2008 jusqu’à la fin novembre sur la bourse de Toronto, soit 11 mois plus tard. Juste pour mettre les choses en perspective, 800 milliards de dollars, c’est l’équivalent de la moitié du PIB au Canada sur 1 an, c'est-à-dire la valeur des biens et services que produisent les canadiens. C’est 4 fois le budget fédéral, près de 10 fois le budget de la province de Québec, 30 fois ce que le gouvernement ramasse en TPS sur un an et 4000 fois le budget de la ville de Trois-Rivières. C’est beaucoup d’argent ! La pire journée en bourse a eu lieu le 1er décembre dernier, alors que l’indice principal S&P/TSX a baissé de 9,3 %, soit la pire perte en pourcentage de son histoire après le tristement célèbre crash de 1987. En fait, entre janvier et la mi-décembre 2008, l’indice S&P/TSX a reculé de 38 %, le S&P 500 de 40 % et le Dow Jones de 35 %.
De Vincent Lacroix à Bernard Madoff
L’année 2008 a commencé en voyant Vicent Lacroix, ex-PDG du groupe Norbourg prendre le chemin de la prison pour les 8 prochaines années, en attendant que s’ouvre son procès au criminel. Avant que l’année finisse, un dénommé Bernard Madoff, un riche financier de New York et ancien président du NASDAQ fait paraître Vincent Lacroix comme un enfant d’école avec une fraude totalisant plus de 50 milliards de dollars.
Et pour 2009 ?
L’année 2008 n’a pas été de tout repos pour les investisseurs et l’économie dans son ensemble. En fond de toile, 2009 commence par des pressions déflationnistes aux États-Unis et ailleurs dans le monde, une économie au sud de la frontière qui est en récession depuis déjà 1 an et un système bancaire en crise de confiance. Toujours aux États-Unis, le marché immobilier tarde à se stabiliser et les consommateurs subissent des pressions d’un marché de l’emploi qui se resserre de plus en plus avec des fermetures d’usines, comme dans l’industrie automobile par exemple.

Force est de constater que lorsque nous avons des mauvaises nouvelles, il y a toujours une bonne nouvelle qui l’accompagne. C’est le cas pour le pétrole qui soulage grandement les consommateurs actuellement avec un niveau acceptable comparativement à la mi-juin 2008, moment où il en coûtait presque deux fois plus pour faire le plein. Pour les entreprises, un dollar canadien plus faible augmente leur compétitivité sur les marchés extérieurs comme les États-Unis, ce qui aidera certainement à consolider des emplois dans le domaine manufacturier au cours des prochains mois. Chez nous en Mauricie, il est clair que les entreprises dans l’industrie forestière, durement éprouvées ces dernières années, accueillent favorablement une baisse de notre devise.

Le marché de l’immobilier, principale cause de la crise économique qui sévit aux États-Unis actuellement, demeure relativement solide chez nous en Mauricie, malgré des signes de relâchement causé par un ralentissement de l’emploi. Selon le dernier rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, la baisse des taux d’intérêt et la forte migration continuera en effet de stimuler la demande de logements d’ici la fin de 2009.

Comme les marchés financiers anticipent toujours le futur comme le fait un baromètre pour la température, la déconfiture boursière de 2008 devrait se traduire par une détérioration de l’économie en 2009, surtout au Canada qui accuse un retard de 12 à 18 mois sur l’économie américaine. Cependant, les gouvernements et les banques centrales poursuivront l’application de mesures stimulatrices tout au long de l’année prochaine, ce qui est un pas dans la bonne direction. Même si les données économiques négatives domineront les manchettes la prochaine année, les marchés auront dans la mire des signes précurseurs de reprise pour 2010. Si les mesures de relance portent fruit d’ici 2 ou 3 trimestres, la bourse grimpera avant que la récession soit terminée.

En conclusion, 2009 devrait nécessairement nous aider à voir plus claire dans l’évolution de la présente crise économique. Le scepticisme fera place à un optimisme mesuré.

Cet article est fourni par Patrick Charlebois, gestionnaire de portefeuille chez RBC Dominion valeurs mobilières Inc., membre FCPE
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Enyl

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MessageSujet: Re: Hebdos   Sam 21 Juin - 14:57

Le syndic a saisi ce joyau du Vieux-La Prairie. Le comptable Rémi Deschambault (mortaise) l'avait vendu à fort prix à Vincent Lacroix. (Photo d'archives - Judith Cailhier)





Le Reflet - Édition du 21 juin 2008

Deux Laprairiens accusés dans l'affaire Norbourg

Hélène Gingras

DELSON – Le comptable Rémi Deschambault et l’informaticien Félicien Souka ont été cueillis par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à leur domicile respectif de La Prairie, mercredi matin.

Trois ans après avoir saisi des documents au bureau de la société montréalaise Norbourg, la police fédérale a finalement porté des accusations criminelles envers Vincent Lacroix et cinq présumés complices.

En effet, le président fondateur de la firme, MM. Deschambault et Souka ainsi que Serge Beugré, Jean Cholette et Jean Renaud font face à un total de 922 chefs d’accusation pour fraude, fabrication de faux et blanchiment d’argent totalisant 95 M $ aux dépens de 9 200 investisseurs. Ils risquent une peine maximale de 10 ans pour blanchiment et fabrication de faux et de 14 ans pour fraude s’ils sont reconnus coupables.

«Notre enquête a démontré 112 fraudes complexes, savamment orchestrées et cachées par un maquillage sophistiqué, un stratagème rendu possible par un travail d’équipe qui s’est échelonné sur plusieurs années», a commenté l’inspecteur Yves Roussel, patron de l’escouade intégrée des marchés financiers de la GRC à Montréal, citée dans La Presse.

Après avoir été amenés menottes aux poings, ils ont comparu, puis ont été relâchés à l’exception du Candiacois Lacroix qui purge une peine d’emprisonnement de 12 ans moins un jour pour avoir enfreint la Loi sur les valeurs mobilières. Ils ont tous plaidé non coupables.

Leur procès unique aura lieu devant juge et jury à l’automne. Il n’y aura pas d’enquête préliminaire. Près d’une centaine de témoins seront entendus.

Éric Asselin, ancien enquêteur de l’Autorité des marchés financiers et de Revenu Québec, et David Simoneau, le cousin de Vincent Lacroix qui était responsable des transferts d’argent et des relations avec le banquier de Norbourg, n’ont pas été accusés puisqu’ils ont collaboré avec la police.

Un rôle actif?
M. Deschambault fait personnellement face à 131 accusations tandis que M. Souka est accusé à 174 reprises. Le premier et sa firme ont vérifié les états financiers des Fonds Norbourg de 2001 à 2004, en plus d’être le comptable personnel de Vincent Lacroix et de son épouse ainsi que de sociétés que celui-ci contrôlait. Quant à l’autre, expert en informatique, il était chargé de rédiger les rapports mensuels.

Selon une déclaration de M. Lacroix lors d’un interrogatoire à l’automne dernier, «les dossiers de vérification étaient remis à monsieur Deschambault à la dernière minute et il n’y avait finalement peu ou pas de vérifications profondes de sa part», rapportait le Journal de Montréal dans son édition de jeudi.

À titre de vérificateur, M. Deschambault est par ailleurs visé par un recours collectif intenté par des investisseurs floués. Il est aussi poursuivi par le syndic de faillite de Norbourg pour 900 000 $ relativement à l’ancien bureau de poste du Vieux-La Prairie qu’il a vendu à M. Lacroix, saisi par la suite. Le syndic estime que le prix a été surévalué.

Quant à l’informaticien laprairien, son rôle apparaît plus actif. «Par l’entremise de sa programmation, Félicien Souka nous avait fabriqué une nomenclature pour établir les états de compte et on pouvait y entrer les données pour faire en sorte qu’ils reflétaient les demandes de la Commission des valeurs mobilières», indique également le quotidien de la rue Frontenac en citant M. Lacroix.

Norbourg est le plus gros scandale financier à être survenu au Québec.
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Valérie



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MessageSujet: Re: Hebdos   Mar 12 Fév - 14:01

Déja paru.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Ven 8 Fév - 17:07

Le reflet sur le lac

L'audience de Vincent Lacroix reportée
par Dany Jacques
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Article mis en ligne le 8 février 2008 à 13:41
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Comme le disait si bien Vincent Lacroix quelques minutes avant de prendre la direction de la prison, l'affaire Norbourg n'est pas encore terminée. (photo archives: Dany Jacques) L'audience de Vincent Lacroix reportée
Le pdg déchu de Norbourg, Vincent Lacroix, se présentera au Palais de justice de Montréal, le 25 février, puisque le juge Réjean Paul reporte son audience initialement prévue le 8 février.
Cette première étape de l'appel du verdict de culpabilité est repoussée afin de permettre à Vincent Lacroix d'étudier une autre requête, cette fois-ci déposée par l'Autorité des marchés financiers. L'AMF conteste d'ailleurs l'appel de Lacroix, qui demeure emprisonné depuis le 28 janvier.

De plus, Radio-Canada informe aussi que Vincent Lacroix, qui se défend seul depuis plusieurs mois, aurait demandé à l'avocat Christian Gauthier de la représenter.

Par ailleurs, le journal La Presse dévoile que la famille tire des profits générés par la location de la maison appartenant à l'épouse de Vincent Lacroix, Sylvie Giguère, située à la plage Southière de Magog.

Les 9200 investisseurs floués par le scandale Norbourg totalisant 115 millions de dollars ne comprennent toujours pas pourquoi la famille Lacroix possède toujours trois propriétés évaluées à 1,7 M $, deux à la plage Southière et une troisième à Candiac, pendant que la majorité attend toujours un remboursement.

La Presse rappelle aussi que le syndic RSM-Richter tente pourtant de récupérer ces maisons depuis mars 2006.

Vincent Lacroix a été reconnu coupable sur les 51 chefs d'accusation pesant sur lui. Il a été condamné à 12 ans moins un jour de prison ainsi qu'à 255 000 $ d'amende
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MessageSujet: Re: Hebdos   Jeu 7 Fév - 12:56

Québec Hebdo

Taxe d’amusement pour Vincent Lacroix
par Damien Rousseau
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Article mis en ligne le 1 février 2008 à 9:30
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Taxe d’amusement pour Vincent Lacroix
La sentence est tombée. Après un verdict de culpabilité sous 51 chefs d’accusations, Vincent Lacroix a pris le chemin des cellules pour les 12 prochaines années moins un jour. Il était passible de 14 ans d’emprisonnement pour avoir floué 9 200 petits investisseurs. Suivant la lettre de la loi, la sentence est sévère. Pour l’observateur et les victimes du fraudeur, l’affaire est tout autre et laisse un arrière-goût amer.

Faut-il rappeler que Lacroix, cinglant, a répété à raison qu’on n’avait pas fini d’entendre parler de lui. D’abord, il doit être entendu en appel de son verdict de culpabilité devant le tribunal pénal, ensuite parce que dans deux ans il aura accès à un programme de libération conditionnelle et enfin parce que la GRC et le procureur général du Canada pourraient bien instruire un nouveau procès devant la Cour criminelle cette fois. Bref, il a raison. Il n’a pas fini de faire parler de lui et, malheureusement, du même coup, il continuera à s’acharner sur le moral de ses victimes.

Ma mère avait l’habitude de répéter: «un menteur c’est un voleur et un voleur c’est un tueur». Certes Lacroix n’a pas assassiné. Pour enfirouaper les bonnes gens, Lacroix a menti. Pour s’accaparer leurs économies de retraites, il a volé. Il n’a abattu personne. Mais il a tué des vies de famille. Il a tué des rêves qui tendaient à devenir réalité, légitimes aspirations de simples travailleurs qui ne désiraient que des jours meilleurs une fois la famille élevée et les enfants partis de la maison.

Laissons-leur plutôt la parole. Chantale Couture déclarait dans les médias: «nous autres on est beaucoup plus en prison que lui…». «Demain, j’irai encore travailler», constatait troublé Michel Vézina qui doit reprendre le boulot quotidien après deux ans de retraite écourtée.

Toutes ces désillusions et ces vies brisées devraient hypothéquer lourdement l’avenir de Lacroix. Malheureusement, sa sentence n’est rien en comparaison avec l’ampleur du dégât provoqué par sa cupidité. Cette sentence de 12 ans d’emprisonnement sur une possibilité de 14, assortie d’une obligation de payer 255 000 $ d’amende, fait figure de taxe d’amusement pour celui qui s’est payé la dolce vita aux frais de ses victimes et au mépris de nos règles de vie en société. Y a-t-il quelqu’un d’assez naïf dans la salle pour croire que Lacroix, lorsqu’il a senti la soupe chaude, n’a pas réussi à mettre à l’abri une bonne part des 115 M$ qu’il a escroqués? Parions que dans deux ans, si d’autres instances ne viennent pas durcir la sentence, et avant advenant le cas où les procédures d’appels lui soient profitables, Lacroix se fera bronzer la couenne dans l’un de ces paradis fiscaux des Antilles ou autres mers du Sud. Aux frais de ses victimes, bien entendu.

À l’intérieur de sa juridiction, le juge Claude Leblond a fait preuve d’ingéniosité juridique et d’une grande rigueur intellectuelle. Compte tenu des multiples autres recours autorisés dans notre système qui, faut-il l’avouer, reste sans doute un des meilleurs au monde, Lacroix peut encore échapper à la vindicte populaire. N’ayant pour le moment exprimé aucun signe de remords, il affichera encore son sourire narquois lorsqu’il filera vers des cieux plus cléments, aux yeux et à la barbe de ceux qui l’auront enrichi contre leur gré et qui devront trimer fort pour s’offrir le nécessaire, le simple nécessaire.

Vraiment, il y a des coups de pied au c… qui se perdent.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Sam 2 Fév - 19:53

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Le Reflet - Édition du 2 février 2008

Une grosse tape sur les doigts

L’ex-président et directeur général de Norbourg, Vincent Lacroix, a écopé de 12 ans moins un jour de prison et d’une amende de 255 000 $, lundi.

À première vue, cette peine apparaît comme étant exemplaire. Mais lorsqu’on réalise que le Candiacois obtiendra sa libération conditionnelle dès le 27 janvier 2010 et qu’il recouvrera son entière liberté dès 2012, puisqu’il n’a pas d’antécédent judiciaire, la décision perd rapidement ses airs de lynchage sur la place publique.

Le jugement se transforme alors en rien de plus qu’une vilaine tape sur les doigts.

Cette impression est renforcée par le montant dérisoire que l’homme devra débourser lorsqu’on considère que le magistrat aurait pu lui imposer une amende maximale de 51 M $.

Le seul point positif dans ce verdict, c’est que la décision du juge Claude Leblond peut être perçue comme le premier électrochoc qu’il fallait donner au milieu financier afin de permettre aux 9 200 investisseurs floués, mais également à l’ensemble des épargnants québécois, de retrouver un semblant de confiance dans le système québécois.

Signe d’une timide volonté du milieu pour palier au laxisme des dirigeants de certaines entreprises, la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, a déposé le 14 décembre un projet de loi qui «permettra à l’Autorité des marchés financiers (AMF) de travailler plus rapidement et de lui donner plus de poigne dans ses démarches».

Car, il faut rappeler qu’avant cette sentence, le Canada était reconnu comme étant un pays qui n’était pas assez sévère envers les fraudeurs.

Ne vous leurrez pas des belles paroles du président des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) et également p.-d.g. de l’AMF, Jean St-Gelais, elles ne servent qu’à ne pas perdre la face devant le public. La nouvelle Loi sur les valeurs mobilières est un pastiche.

À ce sujet, le quotidien Le Devoir révélait, le 9 janvier, que seulement quatre peines d’emprisonnement en vertu de cette nouvelle législation avaient été imposées par les tribunaux en 2007, dont une seule au Québec.

Et encore, cette dernière a été prononcée non pas pour des motifs financiers, mais pour outrage au tribunal. L’homme en question n’avait pas respecté une ordonnance de la cour.

Vincent Lacroix est donc le seul à se retrouver derrière les barreaux pour des motifs inclus dans la nouvelle réglementation depuis la refonte de la loi en 2003. C’est plutôt mince, avouez !

Quoiqu’il en soit, le combat continue. Lacroix a d’ailleurs déclaré quelques heures avant le prononcé de sa sentence que «l’histoire Norbourg n’est pas terminée».

En effet, elle pourrait très bien se retrouver prochainement devant la cour criminelle.

Alexandre Geoffrion-McInnis
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MessageSujet: Re: Hebdos   Ven 1 Fév - 9:25

Québec Hebdo, no. Vol: 1 No: 36
Actualités, samedi 2 février 2008, p. 8

Commentaire

Dédommagement exceptionnel

par François Cattapan

À une situation exceptionnelle, l'adage veut qu'on accorde un traitement aussi exceptionnel. Dans la saga Norbourg, le gouvernement a l'occasion de laisser tomber ses ornières bureaucratiques pour réagir avec plus de coeur envers ses citoyens détroussés qui sont autant d'électeurs. Étant donné que plusieurs milliers de petits épargnants escroqués n'ont pu être dédommagés par les maigres 30 M$ retrouvés sur les 115 M$ détournés. Et, surtout, comme le recours collectif entamé par les victimes, pour la plupart âgées puisqu'il est question de placements de retraite, risque de traîner en longueur. Le gouvernement devrait s'empresser de les dédommager de leur vivant, quitte à se rembourser plus tard avec le résultat de la démarche juridique.

Véritable oeil au beurre noir pour l'industrie financière, ce dossier mérite une solution extraordinaire. Certes, l'épargnant doit être vigilant et responsable. Mais, comment lui faire la morale lorsque des firmes comptables réputées n'ont rien vu se profiler dans leurs vérifications aux livres, ou que la toute puissante Autorité des marchés financiers (AMF) a mis des mois à se douter de la supercherie? Pire, comment reprocher son triste sort au consommateur lorsque son portefeuille REER détenu en sécurité par une grande institution bancaire, voire par la prestigieuse Caisse de dépôt et placement, est vendu à son insu à un futur fraudeur pour lequel on a parfois déjà des soupçons?

Si un étourdi peut égarer ses cartes de débit ou de crédit sans craindre de se faire soutirer plus que 500 $ à ses frais, il y a certes moyen d'offrir la même protection à nos aînés. Surtout, ceux dont la seule étourderie aura été de faire confiance au système financier, sensé être régi et surveillé par leurs gouvernants...

francois.cattapan@transcontinental.ca
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MessageSujet: Re: Hebdos   Lun 28 Jan - 20:12

Vincent Lacroix écope de 12 ans de prison
par Dany Jacques
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Article mis en ligne le 28 janvier 2008 à 17:14
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L'auteur du texte accompagnant la photo de Vincent Lacroix dans son album de finissants de La Ruche (1983-1984) lisait-il dans une boule de cristal? On y lit que «Chief se dit assez intelligent, paresseux et pas nerveux. C'est en tous cas un gars actif. Plusieurs le reconnaissent par ses performances au hockey et au soccer. Ce gars, qui a pour idole "soi-même" en personne rêve de posséder un condo en Floride et une couple de belles femmes… Le plus drôle, c'est sa phobie; mais ça ne s'écrit pas! Demandez-lui ce que c'est…» Vincent Lacroix écope de 12 ans de prison
Vincent Lacroix ne passera pas le week-end prochain dans son chalet de la plage Southière, à Magog, car il vient d'écoper d'une peine de prison de 12 ans moins un jour.
La sentence du juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, livrée ce lundi après-midi, comprend aussi une amende de 255 000 $.

Dans son prononcé de sentence, le juge parlait d'une sentence exemplaire en raison de l'absence de facteur atténuant. Aux yeux du juge, les faits aggravants touchent la complexité de l'affaire, le nombre d'infractions élevé, son rôle de cerveau dans le scandale, son comportement de victime, son absence de remords, son appât du gain, la durée de la fraude (5 ans), l'abus de confiance, la manipulation, etc.

La foule a applaudi le juge Leblond en entendant la sentence, pendant que Vincent Lacroix ne démontrait que très peu d'émotion.

En ondes sur les chaînes de télévision, des investisseurs floués applaudissaient aussi l'amende de 255 000 $, ainsi que la sentence, qu'ils ne peuvent qualifier de «bonbon».

Le 11 décembre dernier, Vincent Lacroix avait été reconnu coupable d'avoir violé à 51 reprises la Loi sur les valeurs mobilières. Le procès a démontré que ce Magogois avait effectué 137 retraits irréguliers totalisant 115 millions de dollars, fraudant ainsi 9200 investisseurs.

Quelques minutes avant d'annoncer ses couleurs, le juge Claude Leblond avait précédemment rejeté la requête de Vincent Lacroix, qui contestait la constitutionnalité de la Loi sur l'Autorité des marchés financiers.

Le pdg déchu de Norbourg reviendra devant la Cour supérieure, le 8 février, alors qu'il bénéficiera d'une audience au sujet de son jugement en appel.

On prévoit aussi que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dépose prochainement des accusations criminelles contre Vincent Lacroix.
De grosses dépenses, même à Magog
Parmi les somptueuses dépenses de M. Lacroix dans la région de Magog, qui auraient été faite grâce à l`argent des investisseurs, notons l’acquisition de l’Auberge l’Étoile-sur-le-Lac au coût de 2,6 M $, par l’intermédiaire de Gestion Lacroix.

S’ajoute une résidence de 800 000 $ au nom de sa conjointe Sylvie Giguère, située au 328, avenue de la Chapelle, à Magog.

Deux autres résidences du secteur Canton à Magog figurent aussi sur la liste des retraits illégaux préparée par l’Autorité des marchés financiers: une maison de 240 000 $ au nom de Sylvie Giguère (30, avenue de la Plage) et une seconde de 145 000 $ au nom du conjoint de sa soeur (196, avenue du Parc). S’ajoutent également cinq débours importants fait à ses proches variant de 50 000 $ à 240 000 $.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Mar 15 Jan - 7:32

Le Reflet sur le lac.


Le site Internet du Reflet du Lac www.lerefletdulac.com) accueillent des milliers de visiteurs chaque mois. En 2007, plusieurs sujets ont fait cliquer les internautes sur nos manchettes. À l'heure des bilans, l'équipe de votre hebdo fait part des sujets les plus consultés de l'an dernier.
Le scandale Norbourg a fait couler beaucoup d'encre au niveau provincial et les lecteurs du Reflet sur le web ont voulu obtenir des informations plutôt locales. Les articles intitulés «Vincent Lacroix a aussi dépensé des millions à Magog» et «Richard Paré se relève du scandale Norbourg» ont piqué la curiosité de 1742 et de 692 personnes, respectivement.

Un peu plus de 1000 internautes ont consulté notre reportage photographique de la Traversée internationale du lac Memphrémagog.

Le texte sur les représentations du Cirque des étoiles a attiré le regard de 2071 mordus.

Si les 1097 personnes qui ont consulté l'article «Gurit cherche 100 emplois à Magog» ont envoyé leur CV à cette entreprise, disons que ces emplois ont facilement été comblés.

La guerre de bouffe de l'école secondaire de La Ruche, que certains étudiants ont captée en vidéo, a aussi été l'un des sujets populaires de l'an dernier. Quelque 1287 personnes ont consulté cet article.

«Le peuplier à la rescousse des cours d'eau», un texte signé Dany Jacques, a capté l'attention de 926 lecteurs.

Notons l'attrait de la section «La Une», où les lecteurs du www.lerefletdulac.com peuvent voir la page frontispice avant tout le monde. En moyenne, 1500 fidèles consultent chacun des documents.

Les internautes sont aussi friands de la section «Tribune libre» où ils peuvent livrer leur opinion. Chacune des lettres écrites par les «rédacteurs en herbe» attirent en moyenne pas moins de 800 personnes. «La région en images», où les lecteurs sont invités à envoyer leurs photographies de Memphrémagog, est aussi très appréciée. Chacune des photos est regardée par environ 800 personnes.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Mar 1 Jan - 10:56

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Les 2 Rives - Édition du 18 décembre 2007

Désillusions de fin d’année (ou de fins damnés)

Reynald Bergeron

L’année 2007 se termine dans la désillusion pour beaucoup d’entre nous. Brian Mulroney a perdu, la semaine passée, la crédibilité qu’il avait réussi à conserver malgré son passage en politique active. Si Mulroney a été assez imbécile pour tomber dans le piège de l’argent facile, faut-il en déduire que d’autres, ayant atteint les mêmes sommets en politique, ont aussi été «corrompus» ? Malgré ce que je lis sur la célèbre affaire Mulroney-Schreiber, malgré ce que la littérature et le cinéma m’ont laissé deviner sur la circulation à grands flots de l’argent sale en politique, je veux conserver la naïveté de croire que des hommes de vision, partagée ou non, comme Trudeau, Bourassa, Lévesque, Parizeau n’ont pas été touchés par cette corruption qui, aujourd’hui, semble tout aussi répandue en politique que l’EPO au Tour de France et les stéroïdes dans le baseball majeur. Je veux continuer de penser qu’il y a encore des hommes et des femmes qui se lancent en politique avec le réel souci de vouloir servir leur collectivité et de contribuer à résoudre les problèmes qui nous tenaillent. Oui, il y a eu, il y a et il y aura des ripoux. Mais je veux continuer de penser, certains diront de rêver, que les ripoux sont et resteront une frange très minoritaire de la vie politique et non une cohorte de personnes chanceuses de n’avoir jamais été attrapées la main dans le sac.

Un autre beau dossier qui s’est presque terminé la semaine passée aussi. Vincent Lacroix qui attribue à des erreurs de jeunesses les ponctions faites dans les différents comptes de Norbourg. Question : comme les ponctions ont quand même totalisé quelque 120 M$, combien ça prend de ponctions pour atteindre une telle somme ? Tu parles d’une erreur de jeunesse ! Une erreur de jeunesse à répétition, oui. Une vraie mitraillette. Je comprends qu’un adage dise que nous apprenons de nos erreurs, mais il y a une limite à vouloir apprendre, surtout quand notre objectif principal n’est pas d’apprendre mais de prendre. Ses supposées erreurs de jeunesse sont venues entacher et assombrir les rêves de retraites de nombreuses gens qui lui avaient fait confiance en lui confiant leurs épargnes. Mais qui aujourd’hui croit encore dans un Vincent Lacroix, en dehors des membres de sa famille ? Et, même pour eux, je ne suis plus certain que Vincent Lacroix leur inspire encore la fierté que son succès économique du passé lui a value. Succès économique qui est facile à comprendre maintenant que l’on sait qu’il reposait sur le vol.

mais il ; n’y a pas eu que des mauvaises nouvelles en fin de 2007. Vous tous citoyens de Sorel-Tracy, du moins vous les propriétaires de leur résidence, vous vous êtes tous enrichis en 2007. Votre propriété a atteint la valeur que vous pensiez bien qu’elle valait mais que le rôle d’évaluation antérieur ne lui reconnaissait pas. Certains ne la croyaient pas aussi élevées cependant alors que quelques autres, plus fines gueules, continuent de croire que leur propriété vaut encore davantage. Que voulez-vous, comme le disait un successeur à Mulroney, si votre évaluation ne vous plaît pas, il y a des mécanismes de révision qui existent, alors à vous de les utiliser. Mais ça fait du bien à notre orgueil de résider dans une maison qui, du jour au lendemain, est passée de 87 000$ à 145 000$. On se sent plus riche… du moins jusqu’à la réception de notre compte de taxe qui viendra à son tour faire une ponction importante dans nos poches. Mais pas aussi importantes que les ponctions à la Lacroix.

Une question : si dans 2 ans vous vendez votre résidence 10 000$ de moins que son évaluation actuelle, votre municipalité vous remboursera-t-elle les taxes perçues en trop sur une résidence surévaluée ? Non. Ah bon ! Tant pis. Mais soufflez en paix. Il n’y aura aucune augmentation de taxe en 2009 : ben oui, c’est l’année des élections !

À vous tous, les plus et les moins riches, les illusionnés et les désillusionnés, un joyeux Noël quand même.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Lun 17 Déc - 19:41

J'ai vécu tout ça, très près d'elle»
Par Ernie Wells

«Ça n'a aucun sens qu'une ex-collègue de travail et amie tombe sans revenu, du jour au lendemain et surtout de cette façon».

Huguette Thériault demeure atterrée des souffrances morales de son amie, Diane Ruest. Les deux ex-collègues de travail à Hydro-Québec ont pris leur retraite en même temps. Mme Thériault a vécu les angoisses et les inquiétudes de son amie. Depuis le départ de Mme Ruest pour Trois-Rivières, elles se téléphonent régulièrement.

«Diane s'est retrouvée sans rien. Pensons-y. C'est effrayant. Un trou noir. J'ai vécu tout ça, très près d'elle. Elle a dû tout laisser et repartir à zéro».

Huguette Thériault reconnaît, admire et louange le courage de son amie. «Elle a été extrêmement forte. On essayait de la soutenir du mieux qu'on pouvait. Mais ce n'est pas évident. Le soutien n'apporte pas de beurre sur la table», raconte Huguette Thériault. Pour elle, c'est Diane Ruest qui a livré LE témoignage en cour mercredi, exprimant toute la douleur ressentie par les victimes de Norbourg. «J'espère maintenant que la justice va rendre à Vincent Lacroix la monnaie de sa pièce», conclut Huguette Thériault.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Lun 17 Déc - 19:40

Rimouski

Cet argent était à moi, et c'était à moi d'en profiter et non à Vincent Lacroix»
Une Rimouskoise flouée par l'ex-pdg de Norbourg
Par Ernie Wells

Retraitée d'Hydro-Québec après une carrière de 32 ans, la Rimouskoise Diane Ruest a été flouée par Vincent Lacroix, l'ex-pdg de Norbourg et elle a dû retourner sur le marché du travail.


Comme elle n'a pu se trouver un emploi à temps complet à Rimouski, elle s'est expatriée à Trois-Rivières, forcée d'abandonner une retraite paisible. Son témoignage, mercredi, au procès de Vincent Lacroix, a traduit la peine, l'angoisse et l'insécurité qu'elle et les autres investisseurs vivent depuis deux ans.

«Ça n'a pas été facile d'accepter de retourner travailler. Après 32 ans à Hydro-Québec, j'avais droit à un peu de repos», a confié Mme Ruest avec beaucoup de courage, selon les compte-rendus de différents médias. «Je refuse de me laisser aller au découragement, comme j'ai déjà fait et de penser au suicide. La peur de l'avenir a modifié mon comportement. J'ai trouvé un travail, mais je ne dois pas être malade, même que je dois être assez performante».

«Mon argent»
«Cet argent était à moi, et c'était à moi d'en profiter et non à Vincent Lacroix. J'étais bien installée, habituée à un certain régime de vie et prête à en profiter. Quand je regarde Vincent Lacroix, il est toujours bien vêtu. J'ai dû payer quelques panneaux d'armoire de sa cuisine et il doit boire son café dans des tasses que j'ai payées. Moi, j'ai été obligée de tout vendre pour me trouver du travail et quitter Rimouski. Norbourg, j'aurais pu m'en passer... ». Jeudi, Vincent Lacroix a admis être responsable de retraits irréguliers dans les fonds de Norboug. Au total, 9 200 investisseurs ont été floués de 115 M$. Il risque une peine maximale de cinq ans de détention et une amende de 5 M$.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Mar 6 Nov - 11:20

http://www.quebechebdo.com/article-152753-Commission-denquete-publique-sur-le-scandale-Norbourg-reclamee.html

Un autre.....
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MessageSujet: Re: Hebdos   Lun 5 Nov - 19:48

http://www.lejacquescartier.com/article-152753-Commission-denquete-publique-sur-le-scandale-Norbourg-reclamee.html
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MessageSujet: Re: Hebdos   Ven 14 Sep - 7:31

Richard Paré se relève du scandale Norbourg
par Dany Jacques
Voir tous les articles de Dany Jacques
Article mis en ligne le 14 septembre 2007 à 5:13
Soyez le premier à commenter cet article

http://lerefletdulac.com/article-138697-Richard-Pare-se-releve-du-scandale-Norbourg.html

Richard Paré a traversé péniblement la crise de Norbourg, mais aujourd'hui, il a presque totalement tourné la page. (photo : Dany Jacques) Richard Paré se relève du scandale Norbourg
Le procès de Vincent Lacroix fait revivre de très mauvais moments à l'une des grandes victimes magogoises du scandale Norbourg. Richard Paré a perdu son travail et ses épargnes, mais sa réputation a été sauve grâce à son honnêteté inébranlable.
Ce résidant du Canton d'Orford n'est pas attiré vers les nouvelles par les temps qui courent. Deux ans ont passé, la page est presque complètement tournée, mais les blessures demeurent. «Ça été l'épisode le plus difficile de ma carrière», résume-t-il.

On peut le comprendre, car cet ancien comptable avait été recruté par Vincent Lacroix comme planificateur financier et pour diriger la succursale magogoise de Norbourg. Il en a été le directeur du mois d'octobre 2003 jusqu'à l'éclatement du scandale en 2005, où près de 425 représentants Norbourg comme lui ont perdu leur emploi au Québec du jour au lendemain.

«On était très fier de voir un petit gars de Magog connaître beaucoup de succès. Ce fut une grande déception, car je lui faisais confiance. Je lui accordais même la chance au coureur au départ du scandale, mais la confiance s'est effritée depuis», avoue-t-il.

Richard Paré aurait passé plus facilement à une autre étape de sa vie s'il n'avait perdu que son travail. Cependant, lui et ses clients, dont figurent des membres de sa famille et des amis, ont perdu une moyenne de 50 000 $ dans cette mésaventure. «Certains ont pu reprendre tout leur argent, d'aucuns n'ont encore rien eu et d'autres pourraient attendre jusqu'à 8 ou 10 ans pour tout reprendre», commente-t-il.

Il se dit tout de même fier d'avoir conseillé à ses clients de ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier, comme le recommande la littérature financière. «Ils n'ont pas tout perdu, comme d'autres en province. Cette stratégie a peut-être sauvé les meubles», croit M. Paré.

Sa réputation est sauve. Les personnes connaissant Richard Paré ne pouvaient l'associer à cette triste histoire de fraude, qui a roulé tant de familles à Magog. Sa famille et tous ses clients, sans exception, l'ont supporté dans cette épreuve et l'ont suivi dans son nouveau travail de conseiller en sécurité financière à l'Industrielle Alliance. «Ce fut une très belle marque de confiance et je les remercie», tient-il à signaler.

Richard Paré n'a jamais revu Vincent Lacroix. Il ne cherchera pas à le rencontrer, même pas pour lui exprimer sa déception ou sa frustration, ni pour connaître les détails de la fraude de plusieurs millions de dollars. Richard Paré n'a aucun indice. Il n'exclut rien: problème de jeu, appât du gain, lien avec le crime organisé ou histoire de drogues. Bref, tous les paris sont ouverts.

La page semble bel et bien tournée, mais un irritant l'embêtera pour toujours. Il se dit très inconfortable avec le fait que ses clients, même s'ils retrouvent leur argent, ne seront jamais totalement compensés, car ils ne pourront jamais bénéficier des intérêts sur leur capital.

Richard Paré termine son témoignage avec un conseil. «Faites confiance à des firmes plus importantes et ne placez pas toutes vos épargnes au même endroit. De plus, il ne faut pas se fier seulement à l'Autorité des marchés financiers pour éviter les problèmes. Occupez-vous de vos propres affaires!», conseille-t-il.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Sam 2 Juin - 16:52

Québec Hebdo

07-06-02

Les investisseurs de Québec peuvent dormir sur leurs deux oreilles. La communauté d'affaires de la région est beaucoup plus frileuse que Vincent Lacroix quand vient le temps de faire de la représentation.- (Photo Jean Pascal Lavoie) Moins de cravates aux danseuses
L'opération Scorpion a refroidi les gens d'affaires
Le procès de Vincent Lacroix, ex-P.D.G. de Norbourg, a permis d'apprendre que celui-ci tenait beaucoup de réunions d'affaires dans les bars de danseuses. Une pratique courante dans le monde des affaires s'est défendu le principal intéressé. Peut-être il y a quelques années rétorquent les tenanciers de la région, mais beaucoup moins aujourd'hui.
Au Cabaret Carol, la propriétaire assure que si des gens d'affaires font partie de sa clientèle, ils ne sont pas la norme. «Nous avons une clientèle très éclectique, explique Céline Gagnon. Dans les années 80, c'était plus fréquent d'accueillir des représentants. Maintenant, on en voit de moins en moins. Il faut dire que les comptes de dépenses des gens d'affaires sont beaucoup plus surveillés qu'auparavant.»

Un représentant pharmaceutique confirme que cette pratique n'est pas monnaie courante dans son domaine. «Personnellement, il ne me viendrait jamais à l'idée d'amener un client dans un bar de danseuses, dit-il en riant. Nos comptes de dépenses sont régis par des règles très strictes et le seul endroit où nous pouvons inviter un client, c'est au restaurant. Et encore, la facture est limitée à 100 $, taxes, vin et pourboire inclus!»

Du côté du Lady Mary Ann, c'est la clientèle touristique qui prédomine. «C'est certain qu'il y a beaucoup de gens d'affaires, précise Johanne Dolbec, propriétaire des lieux. Mais il y en a au moins autant qui viennent de l'extérieur que de la région. D'ailleurs, en été notre chiffre d'affaires est maintenu par les touristes.»

Doté d'une bonne table et d'une belle cave à vins, le Folichon semble tout indiqué pour l'homme d'affaires désirant rencontrer d'éventuels partenaires dans un endroit moins austère que le bureau. Pourtant, si cette clientèle est toujours présente, elle se fait beaucoup plus discrète selon son propriétaire, Gaétan Bélanger.

Celui-ci identifie le scandale de la prostitution juvénile comme le point tournant. «À partir de ce moment-là, les gens d'affaires sont devenus très frileux et chatouilleux. Ça s'est beaucoup refroidi en ville.» Si ceux-ci fréquentent toujours le Folichon, la «crème n'est plus là.»

«Des gens bien en vue de la région venaient régulièrement pour l'ambiance, le resto, raconte M. Bélanger. Lorsque le scandale de la prostitution juvénile a pris des proportions démesurées et que les rumeurs accusaient à peu près tout le monde, ces personnes ont décidé de s'éloigner de tout ce qui peut se rapprocher du sexe. Pourtant, notre établissement se rapproche beaucoup plus des boîtes incontournables de Paris que d'autres choses.»

À l'instar du Lady Mary Ann, s'il est une clientèle toujours fidèle au Folichon, ce sont les touristes, en particulier américains et européens. «Ils retrouvent un type de cabaret qui, soit n'existe pas dans leur pays, ou est hors de prix», conclut M. Bélanger qui compare son établissement aux anciens clubs Playboy où les belles filles attiraient le jet set de la région.
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Valérie



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MessageSujet: Critère pour un dédommagement ?   Ven 9 Mar - 12:41

«Il fallait prouver qu’au moment où les gens ont investi dans les fonds Norbourg que Vincent Lacroix était président de Groupe Futur»

Vraiment, c'est ce qu'il fallait prouver ? Et bien...Vincent Lacroix était propriétaire de SPA et Perfolio (et à l'insu des clients), c'est ce que j'ai expliqué sur mon formulaire de l'AMF. C'est à rien n'y comprendre, comme tout le reste.
Claude Boisvenue a vendu ses compagnies en 2004 à Lacroix et a investi une partie de nos portefeuilles dans Norbourg début 2005.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Ven 9 Mar - 9:17

Juste une petite citation sur ''Norbourg'' mais on peut voir que ce mot n'est pas associé à quelque chose se serein.

Des membres frustrés d'être tenus dans le noir
Mise à jour le vendredi 09 mars 2007
Par: Fradette, Réal
SHIPPAGAN - Plusieurs membres de la Caisse populaire de Shippagan sont restés sur leur appétit, hier. Si le retour à la Fédération des caisses populaires a été généralement bien accueilli, ils ne digèrent pas le fait d'être encore tenus dans le secret.

Gilbert Blanchard, un des membres de la première heure de l'institution, était fâché de ne rien savoir et de voir ses droits d'être informé bafoués.

"La province nous impose quelque chose sans nous demander notre avis. Nous sommes plus de 30 000 membres et nous n'avons pas un mot à dire. La caisse de Shippagan me fait penser au scandale de Norbourg. Je ne suis pas contre le retour à la fédération, mais elle a été créée par les membres qui voulaient se donner un service. Mais là, elle est devenue une autorité. C'est un non-sens", a-t-il commenté.

Raymond Chiasson, membre depuis les années 1960, s'est dit très heureux de cette réconciliation qui va ramener les choses à la normale, à son avis.

"Ce n'était plus vivable. Il fallait que les choses reviennent comme elles étaient autrefois. Il ne faut pas condamner tout ce qui a été fait sous l'ancienne administration, mais ça prenait une mise au point pour assurer l'avenir de notre caisse", a-t-il indiqué.

Roger DeGrâce trouve qu'il n'y a rien d'assuré pour sa caisse. Il demande à être convaincu que ce retour sera bon.

"Qu'est ce que ça va nous donner de plus? Nous ne le savons pas. Nous ne pouvons pas nous prononcer. Il y aura une réunion d'information et nous n'aurons même pas le droit de vote ou de dire notre opinion. C'est déjà décidé et il n'y a rien qu'on peut y faire", a-t-il déploré.

"C'est dommage que ça se passe comme cela. Il n'y a pas de consultation populaire. Les politiciens ont pris les décisions et les membres, à qui appartient pourtant la caisse, ne comptent pas beaucoup. On nous dit que la Credit Union n'a pas les reins assez forts pour nous garder. C'est une drôle de situation", analyse Claude L. Chiasson, qui a eu une pensée pour celui qui a bâti la caisse de Shippagan, Bélonie Mallet, "un géant" selon son opinion.

Robert Charbonneau, le président-directeur général de la Caisse populaire de Shippagan, estime que les membres récalcitrants se rallieront lorsqu'ils prendront connaissance des états financiers.

"C'est normal de voir que des membres ont des opinions différentes sur ce retour. Leurs craintes sont légitimes. Lorsqu'ils auront l'information, le 26 mars, ils vont comprendre pourquoi ce geste a été fait", a-t-il mentionné.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Mar 6 Fév - 16:56

Rechercher pour dans Tous nos "HEBDOS"
Écho Abitibien




Mardi, le 6 février 2007


Norbourg: 150 clients de Groupe Futur seront indemnisés
Par Sylvain Paradis

Au nombre d’environ 150 dans la région, l’ensemble des clients de l’ancien cabinet de Groupe Futur victimes du scandale Norbourg pourront recevoir une indemnisation pouvant atteindre jusqu’à 200 000 $ au maximum.



Les sommes seront versées par le biais du Fonds d’indemnisation des services financiers de l’Autorité des marchés financiers (AMF). À la suite d’une enquête, l’organisme a annoncé dernièrement que 925 des 9200 investisseurs floués au Québec bénéficieront d’indemnités totalisant 31 M $. Ce Fonds couvre les fraudes reliées à la distribution des fonds, dans ce cas-ci ceux de Norbourg.

«Les anciens clients de Groupe Futur vont être remboursés jusqu’à concurrence de 200 000 $ dépendamment de leur porte-feuille», affirme Carole Ferderber, coordonnatrice du bureau de Promutuel L’Abitibienne services financiers à Val-d’Or.

Heureux dénouement
Celle-ci était en charge du bureau de Groupe Futur à Val-d’Or. Elle a entrepris des démarches auprès de l’AMF pour que ses clients aient droit à des remboursements. Elle est heureuse de ce dénouement. «Il ne faut pas lâcher dans la vie quand on croit en quelque chose. Il faut se battre contre l’injustice. Je ne pouvais pas baisser les bras et accepter cela», dit celle qui a reçu l’aide d’employés et de l’appui de Promutuel dans ses efforts.

Le Fonds d’indemnisation de l’AMF permet de venir en aide à des victimes lorsqu’un cabinet et ses dirigeants agissent de manière frauduleuse. «Il fallait prouver qu’au moment où les gens ont investi dans les fonds Norbourg que Vincent Lacroix était président de Groupe Futur», explique Mme Ferderber.

Le Groupe Futur était passé dans le giron de Norbourg et de son président Vincent Lacroix dans le cadre d’une acquisition en 2003.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Sam 27 Jan - 16:33

Richardl Forand, expert juricomptable dans le domaine de la fraude économique. (photo:Jean Doyon)


La Voix - Édition du 27 janvier 2007

La fraude en entreprise connaît une progression remarquable

Hélène Goulet

D'entrée de jeu, on pense aux fraudes majeures chez Enron, ou encore à celle des fonds Norbourg de Vincent Lacroix.

Pourtant, la fraude en entreprise n'est pas seulement l'apanage de grandes entreprises. Au contraire, elle connaît une progression remarquable ces dernières années autant dans les petites, que les moyennes et grandes entreprises.

Ce constat a été fait par Richard Forand, un expert en la matière et juricomptable qui procède régulièrement à des enquêtes concernant des fraudes économiques.

M. Forand prononçait, mercredi midi, une conférence sur le sujet organisée par la Chambre de commerce et d'industrie Sorel-Tracy métropolitain, et à laquelle ont assisté une quarantaine de commerçants locaux.

Les statistiques sont étonnantes, a-t-il fait remarquer, spécifiant toutefois qu'elles ne représentaient qu'une infime partie de l'ensemble des fraudes, car souvent les victimes ne portent pas plainte.

Selon ces statistiques, les fraudes au Canada représentent des pertes de 25 à 30 milliards de dollars par année. Plus de 100 000 cas sont rapportés annuellement à la police.

Et dans la plupart des cas, la plupart des victimes "n'ont jamais pensé que CETTE personne-là aurait commis une fraude. C'est un classique. Le fraudeur, c'est souvent quelqu'un qui est dans l'entreprise depuis longtemps, et en qui on a confiance, a-t-il laissé entendre.

Dans 85 % des fraudes, il s'agit de détournement d'actifs, que ce soit d'argent ou le vol de biens. Dans 12% des cas, on parle plutôt de corruption (pots de vin, cadeaux) et enfin, 5% des fraudes sont constituées d'états financiers frauduleux, tel que l'on a vu dans le cas d'Enron.

Pour devenir fraudeur, ça prend des opportunités et des motifs, précise M. Forand. Parmi les opportunités, la principale est un contrôle interne et comptable déficient. Il est remarquable, selon M. Forand, qu'une entreprise - même une grande entreprise - n'ait pas un plan de contrôle des dépenses internes adéquat. Une situation qui n'est pas rare, a-t-il constaté au cours de ses enquêtes.

Pour ce qui est des motifs, il y a bien sûr la cupidité. Mais il y a aussi la vengeance, l'idée d'un "emprunt" et la dépendance (toxicomanies, jeu compulsif). En général, le fraudeur ne se considère jamais comme un vrai criminel.

58% des fraudeurs sont des employés, alors que 36% sont des membres de la direction. Enfin, 6% des fraudeurs sont des hauts-dirigeants.

Souvent, le fraudeur est une personne qui prend très peu de vacances et qui travaille énormément.

Le montant moyen d'une fraude s'établit à 60 000 $ dans le cas d'un employé fraudeur, à 250 000 $ pour un membre de la direction, et à 500 000 $ pour un membre de la haute direction. 54% des fraudeurs sont des hommes, pour une fraude moyenne de 200 000 $, et 46% des femmes, pour une fraude moyenne de 60 000 $.

En terme d'âge, les fraudeurs de 31 à 35 ans réussissent à empocher une moyenne de 100 000 $, alors que chez les plus de 60 ans, le montant moyen volé est de 500 000 $.

Le niveau scolaire des fraudeurs s'établit comme suit : les fraudeurs possédant un niveau d'études secondaires (56,9%), réussit en moyenne à voler 70 000 $. Au niveau collégial, ce qui représente 10% des fraudeurs, le vol moyen est de 163 000 $. Enfin, les fraudeurs de niveau universitaire (32,7%) réussissent à voler des montants moyens de 243 000 $.

Cela prend de 18 à 24 mois aux enquêteurs pour découvrir les preuves d'une fraude, a fait savoir M. Forand.

Factures fictives, falsification de soumissions, irrégularités dans les achats, surfacturation, vol de biens. d'équipement, de fourniture de bureau, dons de cadeaux à des entreprises, extorsion, employés fictifs sur la liste de paie, fausses déclarations, vol de temps, comptes de dépenses gonflés, chèques contrefaits, voilà autant de façons utilisées par les fraudeurs, a constaté M. Forand.

En conclusion, ce dernier a invité les gens d'affaires à se doter d'une structure de contrôle stricte et d'une politique de procédures en cas de fraude, de façon à réagir sans panique lorsqu'une telle situation se présente. Il faut obtenir des preuves. Une mauvaise intervention peut augmenter le préjudice économique, a-t-il enfin conclu.
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MessageSujet: Re: Hebdos   Sam 21 Oct - 19:43

Le Reflet - Édition du 21 octobre 2006

Recours contre le vérificateur de Norbourg

Normand Laberge

DELSON - Malgré le recours collectif intenté contre lui dans l'affaire Norbourg, le vérificateur Rémi Deschambault nie toujours les allégations pesant contre lui et affirme qu'il pourra les contredire le cas échéant.

C'est ce qu'a déclaré le résidant de La Prairie lors de l'audience portant sur le recours collectif intenté par des investisseurs floués par Norbourg, il y a un mois. Au total, 17 personnes ou organismes font l'objet de ce recours collectifs.

Le juge Pierre Jasmin, de la Cour supérieure, a accepté la requête en recours collectif de 130 millions $ d'un groupe d'investisseurs contre le président de Norbourg, Vincent Lacroix, et l'Autorité des marchés financiers.

L'organisme de contrôle au Québec pourrait être tenu en partie responsable de la déconfiture de Norbourg et des pertes subies par les épargnants.

M. Deschambault a été le vérificateur externe des Fonds Norbourg de 2001 à 2004. Il agissait également comme comptable responsable des déclarations fiscales personnelles de Vincent Lacroix et de plusieurs des sociétés que ce dernier contrôlait.

Au sein du cabinet Beaulieu, Deschambault, M. Deschambault était l'associé responsables des dossiers de Vincent Lacroix et des entreprises contrôlées par ce dernier. Il était également membre du comité de surveillance de la Caisse populaire de La Prairie, auprès de laquelle plusieurs des société du Groupe Norbourg détenaient des comptes corporatifs. Celui de Norbourg gestion d'actifs (NGA) auprès de la caisse, qualifié de compte fantôme, n'est jamais apparu dans les états financiers de NGA.

À titre de vérificateur externe et responsable des déclarations fiscales personnelles de Vincent Lacroix, de son épouse et de nombreuses sociétés du Groupe Norbourg et des liens étroits entre celles-ci, M. Deschambault connaissait ou aurait dû connaître l'existence de ce compte fantôme, selon la requête.

"M. Deschambault aurait dû constater le détournement des fonds gardés par Northern Trust et transférés dans le compte fantôme de la caisse ou dans d'autres établissements bancaires de plusieurs sociétés du Groupe Norbourg, est-il écrit dans la requête. Il a manqué à son devoir de diligence en ne respectant pas les procédures et standards requis à titre de vérificateur externe des fonds communs de placement."

En ne respectant pas leurs obligations professionnelles, les membres du cabinet "auraient contribué à perpétuer les stratagèmes et malversations préjudiciables aux membres du groupe", peut-on également y lire.
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Enyl

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MessageSujet: Re: Hebdos   Sam 23 Sep - 18:40

L'Oeil Régional - Édition du 23 septembre 2006

Attentat à la bombe à Mont-Saint-Hilaire
Nuit mouvementée pour les voisins

Denis Bélanger

L'attentat à la bombe survenue dans la nuit de mardi à mercredi à Mont-Saint-Hilaire a semé tout un émoi chez plusieurs résidants de la rue Pineault.

Ce sont au moins 80 personnes qui ont reçu des policiers l'ordre d'évacuer rapidement leur résidence, car un colis suspect avait été déposé devant le 380, rue Pineault. Ils n'ont pu regagner leur résidence qu'après 2 h 30, soit après l'explosion de la bombe. Claudette Trudeau fait partie du lot des personnes évacuées. "Je m'apprêtais à regagner mon appartement lorsqu'une voisine m'a dit de quitter les lieux en raison d'une alerte à la bombe. J'ai assez été surprise d'entendre la nouvelle. La nuit de mardi à mercredi a été très stressante pour moi. Contrairement à d'autres personnes, je me suis éloignée le plus loin possible du secteur."

Pour sa part, Robert Grenier, qui demeure dans un édifice à logements, se demandait bien ce qui se passait lorsque l'alarme du bâtiment s'est déclenchée vers 22 h 30. "Les pompiers sont venus nous évacuer et nous ont dit d'aller nous réfugier dans un édifice situé un peu plus loin de la scène du crime, soit au 365, rue Pineault. J'ai préféré demeurer à l'extérieur pour regarder les policiers à l'œuvre."

M. Grenier estime qu'il n'a pas été ébranlé par l'explosion, qui a fait tout un vacarme. "Je suis un ancien combattant de guerre. J'ai vu pire comme situation, j'ai déjà été confronté à des torpilles."

Les policiers ont très bien su maîtriser la situation, de l'avis de Paul Riendeau et Solange Trudel, deux autres résidants du quartier qui ont également été évacués. "Ils se sont très bien occupé de nous. Ils nous ont temporairement fourni un toit pour que nous puissions dormir. Ils nous ont également offert de la nourriture. Nous les félicitons pour leur bon travail", affirment-ils.

Solange Trudel ajoute qu'elle n'a pas eu de difficulté à dormir. "Évidemment, je me suis réveillée lorsque la bombe a explosé."

Attentat relié à Norgbourg?
Yvon Fortin, la cible de l'attentat à la bombe, a eu bien de la difficulté à fermer l'œil cette nuit-là. L'homme était toutefois absent de sa résidence lorsque la bombe a été déposée devant sa porte. "Je revenais du travail aux alentours de 22 h et les policiers étaient déjà sur les lieux. La situation est extrêmement troublante pour moi. J'étais tout de même bien heureux de pouvoir regagner mon domicile après cette nuit mouvementée."

Planificateur financier, M. Fortin siège au comité de discipline de la Chambre de sécurité financière qui devait entendre mardi matin une plainte contre Vincent Lacroix, président-fondateur de Norbourg, accusé d'avoir détourné 70 millions de dollars. L'audience de M. Lacroix n'a toutefois pas eu lieu.

Yvon Fortin est également l'un des fondateurs d'un regroupement de conseillers en services financiers québécois fondé dans la foulée du scandale Norbourg.

"Je ne sais pas si l'attentat est relié à Norbourg. Ce sera à la Sûreté du Québec de le découvrir. Je suis un honnête citoyen et je ne me connais pas d'ennemis. Je ne comprends pas pourquoi quelqu'un a essayé de s'en prendre à moi", s'est contenté de dire l'homme.

Appel anonyme
À la suite d'un appel anonyme, les policiers de la Régie de police Richelieu-Saint-Laurent sont arrivés sur les lieux vers 22 h. Ils ont rapidement sollicité l'aide des artificiers de la SQ.

La bombe a explosé aux alentours de 2 h 30, alors que l'artificier tentait de la neutraliser. L'explosion n'a fait aucun blessé et n'a détruit que la porte d'entrée de la maison de M. Fortin.

Responsable de mener l'enquête, la SQ a refusé d'indiquer le type de bombe utilisée. Au moment de mettre sous presse, la porte-parole de la SQ, Chantal Mackels, avait peu de détails à communiquer. L'enquête se poursuit.



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MessageSujet: Re: Hebdos   Jeu 3 Aoû - 23:34

Valérie a écrit:
Enyl, au moins si on tombe sur ton courtier dans une banque, nos placements seront assurés. C'est la beauté de la chose lorsqu'on investit via une institution banquaire......Les banques et les Caisses ont règlé le scandale Norbourg auprès de leurs clients floués....ils ont vite réagi.....

Bizarre, c'est la première fois que j'entends ça. Je ne crois pas qu'aucune banque ou caisse n'ait remboursé un investisseur floué par lacroix et sa bande. Ça me semble impossible.
Par contre, je suis persuadé que le mouvement desjardins devrait nous rembourser le 18 960 000$ que lacroix lui a remis à même notre argent volé. Je ne crois pas que desjardins acceptera longtemps d'avoir été remboursé avec l'argent volé à 9200 investisseurs québécois. Alphonse Desjardins se retournerait dans sa tombe(et je suis persuadé que beaucoup de "membres" délaisseront desjardins si la décision est prise de ne pas nous remettre notre dû).
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Nico



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MessageSujet: Re: Hebdos   Jeu 3 Aoû - 21:08

Merci pour l'honneur!

C'est ça qui me fait C....., ils ont tous fait des placements dans les Bahamas! Et ils ont tous leurs passeports! On est en faillite au Québec et millionnaires aux Bahamas, quel indécence!!!!!

Coudons, c'est qui les Caves dans ce maudit scandale??????????
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MessageSujet: Re: Hebdos   

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